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Interview de François Denis, Ancien Directeur Général France de Masternaut

François Denis, ancien Directeur Général France de l’entreprise de télématique Masternaut explique pourquoi il est favorable au management de transition.

Vous êtes?

Je viens de quitter l’entreprise Masternaut, leader européen de la télématique, dont j’étais le Directeur Général France. Je réalise actuellement des missions de consulting et suis à la recherche d’un nouveau challenge professionnel. Après l’obtention d’un MBA, j’ai principalement travaillé dans l’univers des services (B to B). J’ai notamment été le Directeur Général du loueur automobile Sixt.

Quel était le contexte et la problématique de votre dernière mission ?

Des actionnaires anglo-saxons (fonds d’investissement) avaient acquis l’entreprise Masternaut. Ces nouveaux investisseurs ont alors exigé que nous leur fournissions des données financières fiables et exhaustives. La Direction Financière de l’entreprise n’était pas en mesure de le faire. Nous avions donc besoin d’un manager expérimenté opérationnel immédiatement pour effectuer cette tâche. Plutôt que de solliciter un cabinet de chasse de tête pour trouver un nouveau DAF, ce qui aurait pris des mois, j’ai eu recours à un manager de transition.

Pourquoi avoir choisi Delville en particulier ?

J’ai choisi Delville par une recommandation de mon réseau. La mission a duré au total un an et demi. Deux managers de Delville, pour des raisons de disponibilité, se sont succédés, pour effectuer cette mission.

Quelles solutions les managers de transition ont-t-il mis en place lors de cette mission ?

Ils ont consolidé l’ensemble des données financières de l’entreprise car il existait de nombreuses incohérences. Ce fût un travail de fourmi. Les managers de transition, par ailleurs, ont remobilisé l’équipe de la Direction Financière en écoutant leurs suggestions.

Quels résultats ont été obtenus à l’issue de cette mission de management de transition?

La mission a été parfaitement réussie. Les actionnaires ont été pleinement satisfaits des résultats obtenus. Les chiffres étaient redevenus fiables et étaient donc en mesure d’être à nouveau audités. Les comptes pouvaient être à nouveau certifiés.

Le soutien apporté par Delville Management à cette mission s’est-il révélé décisif à son bon fonctionnement ?

Oui, absolument. Les managers proposés, parfaitement bilingues, se sont révélés très efficaces. Le site de la mission qui leur avait été confiée se situait à une heure de Paris. Il fallait accepter cette contrainte. Nous avons régulièrement effectué des feedbacks avec le cabinet.

Quels conseils donneriez-vous à une société faisant appel au management de transition pour la première fois ?

Une fois la décision prise, il est important de consacrer du temps à bien définir les contours de la mission, avec le manager et avec les dirigeants du cabinet de management de transition. Cette phase de préparation est indispensable pour éviter les fausses routes.

Quel bilan pouvez-vous faire de votre expérience avec Delville ?

Cette expérience a été très positive. Les deux managers de transition qui se sont succédés se sont montrés très complémentaires (gestion des hommes, approche biculturelle des enjeux…)

Quels conseils donneriez-vous à une société qui fait appel au management de transition pour la première fois ?

Il faut s’assurer du sérieux et de la réputation du cabinet, ce qui implique un très grand soin dans la sélection des candidats et dans le suivi de leurs missions.

Quel avenir voyez-vous pour le management de transition dans votre secteur ? Et en général ?

L’avenir du management de transition me paraît tout à fait favorable car il répond à des problématiques de résolution de solutions d’urgence. Les managers de transition sont bien souvent surdimensionnés par rapport aux postes qu’ils doivent occuper de manière provisoire. Ils n’éprouvent donc aucun problème d’adaptation, d’apprentissage. Ils appliquent des méthodes éprouvées dans d’autres contextes, en l’adaptant au contexte local, sans forcément connaître, au préalable, le secteur d’activité. Les managers de transition ont la capacité de mettre en œuvre leurs solutions dans les 48 heures où ils arrivent dans l’entreprise. Un manager de transition ne peut bénéficier de la traditionnelle période d’observation d’un manager recruté en CDI. Il doit être efficace et opérationnel sur le champ.

François Denis interviewé par Eric Delon

Pour en savoir plus sur le  management de transition.