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Double enjeu : croissance rapide et urgence managériale

Double enjeu : croissance rapide et urgence managériale

En octobre 2017, alors que l’entreprise n’a pas encore un an, la direction de l’entreprise est confrontée à l’absence fortuite de sa directrice commerciale. Face à cette urgence managériale, l’entreprise fait appel à Delville Management pour impliquer un manager de transition capable de prendre la relève.

L’entreprise est un équipementier automobile spécialisé dans la production de pièces plastiques destinées principalement aux véhicules utilitaires et aux poids lourds. Née début 2017 d’une fusion opérée par le fonds d’investissements Mutares entre les divisions Truck de Plastic Omnium et Mécaplast, l’entreprise doit revoir entièrement son organisation et ses méthodes. « Tout s’est fait extrêmement rapidement, raconte Monsieur Schueller, DRH . Nous sommes passés d’une entreprise de 700 personnes basée en Italie à un groupe de 2 700 collaborateurs et 16 usines réparties sur quatre continents. » La quasi-totalité de l’organisation administrative et commerciale est alors à construire quand la directrice commerciale doit subitement s’absenter. « Nous avons décidé de faire appel au cabinet Delville pour remplacer notre directrice commerciale et nous aider à consolider les équipes en place, mais aussi entretenir nos relations avec nos clients et prospecter sur de nouveaux marchés. Tout va très vite dans le monde automobile et il nous fallait avancer », poursuit Monsieur Schueller.

Un manager expérimenté et immédiatement opérationnel

Chez Delville, la recherche d’un manager de transition est lancée sous le contrôle de Colin Leisk, associé du cabinet et spécialiste de la transformation des organisations, dans le secteur automobile notamment. « Nous cherchions une personne immédiatement opérationnelle avec au moins 15 ans d’expérience managériale, explique-t-il. Le manager de transition était un excellent candidat : Patrick Farque connaît le secteur, les clients, et les « pièges » de cet univers compliqué. Mieux, Patrick Farque a rencontré et géré des situations d’entreprise difficiles au cours de sa carrière. Nous savions donc qu’il était à même d’avoir une vision et de prendre des décisions-clés pour l’entreprise. »

Après une formation d’ingénieur passée en Allemagne et quelques années chez un équipementier aéronautique, Patrick Farque rejoint en effet le monde automobile pour ne plus le quitter. « Cela fait environ 25 ans que j’évolue dans ce secteur, à des postes toujours très orientés commerce : responsable de zone, directeur des exportations, directeur commercial, etc. » Devenu manager de transition à la faveur d’une évolution de sa situation professionnelle, Patrick Farque apprécie « la diversité des environnements, des gens et des problématiques » que ce statut lui octroie. Il rejoint l’entreprise en novembre 2017 pour une mission de 4 mois. « J’étais là pour construire une direction commerciale. Dans les équipes fusionnées se trouvaient des gens venus d’entreprises différentes qui commençaient à se connaître mais il fallait mettre tout cela en musique, que les gens se comprennent pour travailler ensemble. Il fallait également rassurer les clients, leur expliquer les acquisitions et le nouveau fonctionnement. » Du côté de l’entreprise, on apprécie le regard extérieur de ce manager dont la présence est temporaire : « Du fait de leur statut, les managers de transition offrent une vision intéressante de nos problématiques. Ils sont sans doute aussi plus libres et indépendants dans leurs analyses. Patrick Farque a très vite proposé une analyse théorique puis est passé immédiatement à l’action. A la différence d’un cabinet de conseil, il ne nous dit pas comment faire, il fait avec nous », complète Monsieur Schueller.

L’importance d’une collaboration étroite

Patrick Farque lance en effet rapidement de premières actions, comme l’instauration d’une réunion vidéo hebdomadaire. L’objectif de cette réunion : favoriser les échanges entre des collaborateurs éloignés géographiquement pour renforcer la cohésion d’équipe. De son côté, le cabinet Delville reste impliqué dans le bon déroulement de la mission. « Mon rôle est de m’assurer que le manager est bien intégré dans l’entreprise, que la mission se déroule au mieux et que les objectifs définis en amont avec le client sont en passe d’être atteints, confirme Colin Leisk. Très souvent, le manager découvre que la situation est plus compliquée que prévu, ou qu’il faut résoudre d’autres problématiques plus profondes. Nous sommes alors à la disposition du manager et du client pour débattre d’une approche ou d’une difficulté et trouver des ressources supplémentaires. »

Aujourd’hui que la mission semble porter ses fruits,  Patrick Farque revient sur son intégration dans l’entreprise. « Bien sûr j’ai déjà entendu quelques réflexions sur le fait que j’étais de passage dans l’entreprise, raconte le manager, mais c’est aussi le jeu. Je crois malgré tout avoir réussi à m’intégrer en offrant une expérience et une expertise que les gens ont vite reconnues. L’enseignement majeur que j’ai tiré des différentes crises économiques et industrielles rencontrées au cours de ma carrière, est le suivant : tant qu’on n’est pas mort, on vit encore ! Je suis fondamentalement optimiste. Je suis là pour trouver des solutions, résoudre des problèmes. Cela ne m’empêche évidemment pas de valoriser les gens – au contraire ! – en leur demandant de m’expliquer telle ou telle chose. C’est du collectif. Je ne suis pas là pour jouer ma carrière mais pour remplir des objectifs. »

Alors que l’entreprise affiche aujourd’hui de grandes ambitions – et notamment le passage d’un chiffre d’affaires consolidé de 400 millions d’euros à 500 millions d’ici quelques mois – le bilan de la mission s’annonce réussi. « Un des points essentiels de ma mission a été de reconstruire un pipe de nouveaux projets commerciaux, avec en priorité le renouvellement d’un très gros projet véhicule Volvo, » raconte Patrick Farque, expliquant : « Le projet représente un peu plus de 150M€ sur la durée de vie du véhicule.  Nous avons bataillé dur de décembre à juillet pour finalement gagner ce marché et ainsi assurer du travail à l’usine d’Izernore jusqu’en 2028 » avant de déclarer « Mission accomplie ! »

« Le bilan est très positif, » certifie Monsieur Schueller, « j’ai beaucoup apprécié la méthode de travail Delville, avec une culture du résultat et une approche à la fois décontractée et très professionnelle, et enfin des interlocuteurs impliqués qui ne se laissent pas déborder par la pression ni les évènements. »

Après avoir prolongé la mission de quatre mois à neuf, l’entreprise vient justement de recruter le manager de transition en CDI.  « A peu près une mission sur cinq se solde par l’internalisation du manager » conclut Colin Leisk. « Notre manager apprécie d’y voir la reconnaissance d’un travail de qualité. »