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Compte-rendu du petit déjeuner du Club Delville avec Simon Baldeyrou, Directeur Général de Deezer

Delville Management, cabinet de management de transition premium, a reçu Simon Baldeyrou, Directeur Général de Deezer au Club Delville. Créé en août 2007 par Daniel Marhely et Jonathan Benassaya, Deezer est devenu, en quelques années, l’un des géants mondiaux de l’écoute de musique en streaming à la demande. Ancien banquier d’affaires, directeur financier et entrepreneur dans le secteur sportif, arrivé en 2009 chez Deezer et aujourd’hui Directeur Général de Deezer France, Simon Baldeyrou était l’invité du petit-déjeuner « printanier » du Club Delville. 

« Vous êtes le plus jeune intervenant à venir débattre avec les membres du Club Delville depuis le début des petits déjeuners » a souri Antony Baron, associé-fondateur de Delville Management en présentant son invité.

Un chiffre d’affaires très conséquent, près de 300 salariés (dont 100 développeurs), plus de 5 millions de clients payants, un catalogue de 30 millions de titres, une présence dans 182 pays, Deezer représente véritablement l’archétype de la success story à la française.

« Notre internationalisation a démarré en 2011 et s’est accélérée grâce notamment à notre partenariat stratégique avec Facebook. Concrètement nous « nous sommes implantés avec des équipes locales dans une quinzaine de pays, parmi lesquels les incontournables marchés européens mais aussi le Mexique, le Brésil ou la Thaïlande. Nous avons également plus de 50 experts à travers le monde pour proposer les meilleures musiques locales. En revanche, le service n’est pas encore disponible aux USA, c’est l’un de nos défis majeurs pour les prochains mois », explique Simon Baldeyrou. Selon ce dernier, le modèle du streaming musical sur lequel repose le succès de Deezer va s’imposer progressivement à l’échelle de la planète.

« Les experts prédisent qu’il n’y aura presque plus de ventes de CD dans 5 ans. Le modèle de téléchargement légal de type iTunes est lui aussi déjà en déclin. Aujourd’hui, le fait de posséder un album ou un titre devient de moins en moins indispensable pour les consommateurs. Nous sommes rentrés dans l’âge de l’accès », assure-t-il. En France, le streaming musical assure déjà 10% des revenus de l’industrie musicale. Chez Deezer, deux offres complémentaires sont aujourd’hui en place : l’écoute gratuite financée par la publicité et l’abonnement (10 euros par mois). « C’est le modèle freemium, du type Canal + », résume Simon Baldeyrou.

Parmi les enjeux majeurs du site figure l’ardente obligation de proposer le catalogue musical le plus large possible pour ses abonnés. « Ces derniers doivent pouvoir écouter ce qu’ils souhaitent en toutes circonstances ». Cependant, noyé dans un océan de titres, l’abonné doit pouvoir être guidé, accompagné pour pouvoir se constituer ou parfaire sa culture musicale. «Chaque semaine, dans le monde entier, nos experts éditoriaux proposent des nouveautés, sur la base des goûts et des réactions des utilisateurs, de leurs amis ou des experts musicaux de Deezer ».

Par ailleurs, nous accueillons des artistes pour qu’ils viennent jouer live dans le cadre des « Deezer Sessions », explique-t-il. Si la musique à volonté a de quoi satisfaire les internautes, elle pose quelques problèmes aux acteurs du streaming musical. « Pour chaque écoute, nous devons reverser quasiment une grande majorité de notre chiffre d’affaires réalisé aux ayants droits. D’où l’importance de nous internationaliser pour réaliser des économies d’échelle et de conclure des partenariats avec des acteurs solides comme les opérateurs téléphoniques », explique Simon Baldeyrou.

Grâce à la connaissance intime de la consommation des abonnés, Deezer peut fournir aux artistes des informations précieuses sur ces modes de consommation. « Nous savons si ce sont des hommes ou des femmes qui écoutent, si le titre est écouté 15 secondes ou 4 minutes. Ceci est très précieux pour les artistes qui, par ailleurs, avec notre système, touchent des revenus sur une longue période et non sur quelques mois lorsqu’ils sortent un disque de manière traditionnelle ».

L’organisation interne de l’entreprise ? « Plutôt que de recruter tous azimuts à l’extérieur, nous faisons évoluer les gens en interne et leur proposons sans cesse des challenges à court terme (3 à 6 mois) car le business évolue à une vitesse phénoménale. Nous devons nous adapter en permanence. Notre challenge est magnifique. Passer du statut de leader français du streaming musical à celui de pionnier à l’international ».

Bio Express : Simon Baldeyrou
Diplômé de l’université Paris XI, de l’université de Birmingham et de l’ESSEC
Depuis 2012 : Directeur Général de Deezer France
2009 : Directeur Général Adjoint de Deezer
2008 : Fondation de SBA Conseil (missions de conseil en finance)
2007 : Directeur des Finances du Comité d’Organisation de la Coupe du Monde de Rugby
2003 : Création de deux sociétés de conseil en marketing et finance dans le secteur sportif
2001 : Banquier d’Affaires chez Toulouse et Associés