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Petit déjeuner du Club Delville avec Nicolas Bouzou

Le 28 mars 2012 s’est rassemblé le Club Delville autour du thème d’intervention de Nicolas Bouzou, économiste fondateur d’Asterès et chroniqueur sur Canal +: « Comment passer la crise: perspectives pour les entreprises ».

Compte-rendu de l’intervention de Nicolas Bouzou lors du petit déjeuner du Club Delville

Le premier petit déjeuner de l’année 2012 du Club Delville fut sous le signe du dynamisme.

Après qu’Anthony Baron et Patrick Abadie ont passé en revue l’augmentation d’activité de Delville Management malgré un contexte général difficile, le terrain ne pouvait être mieux préparé à l’intervention du tout autant dynamique Nicolas Bouzou, économiste fondateur d’Asterès.

« J’arrive avec une excellente nouvelle »

En effet, l’intervenant de la matinale de Canal+ continua sur cette thématique pour balayer la morosité dépressive de ce moment en annonçant d’emblée que les « gisements de croissance » n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui. En prenant de la hauteur, Nicolas Bouzou montre que l’économie est aux prémices d’une « période merveilleuse » grâce aux révolutions encore naissantes que nos aïeux jalouseraient. En s’ouvrant vers l’extérieur, il affirme qu’embrasser la mondialisation permettra aux entreprises françaises de trouver partenaires et collaborateurs et d’exploiter d’importantes sources d’opportunités.

Mais ce n’est pas sans alerter son auditoire : l’évolution permanente de la société amène une amélioration de la situation mondiale ; aux entreprises françaises de s’adapter. Nicolas Bouzou n’oublie pas de mentionner que si le solde global est positif, des organisations se développeront pendant que d’autres disparaîtront. En changeant systématiquement de perspective, le directeur d’Asterès modélise la gestion des entreprises prospères par références à Darwin et à la survie des lézards face à l’extinction des dinosaures. «Ce ne sont pas les plus gros qui survivent, ni même les plus forts, mais ceux qui s’adaptent». Pour les dirigeants d’entreprises, concrètement, c’est arriver «à lutter contre l’idée que demain sera pareil qu’aujourd’hui» en se demandant si «les croissances de certains secteurs d’activité peuvent entraîner la disparition du mien». Ainsi, on peut savoir à quoi s’attendre.

«Ca va secouer !»

Et le jeune économiste les aide à voir de ce que l’avenir des organisations sera fait. La crise des finances publiques et le rééquilibrage de la balance des dépenses publiques aura un impact direct très prochainement. Tout secteur dont l’activité est tirée par les dépenses publiques, dépenses sociales en tête, est mis en garde, tout comme ceux qui sont liés à la fiscalité. C’est par exemple les transports routiers ou les services à domicile. De plus, de nouvelles taxes apparaîtront pour pénaliser les activités qui iront à contre-sens de la nature de la croissance que l’on souhaite développer. «Ca va secouer !», alerte l’économiste qui s’attend à ce que la population soit montée dans le wagon des montagnes russes pour ces prochaines années. L’optimisme d’introduction semble bien estompé. En fait, Nicolas Bouzou ne doute pas sur la capacité d’innovation de la société, mais plus sur la capacité à modifier l’organisation institutionnelle de la France. La politique et les entreprises apparaissent comme deux mondes qui ne se comprennent pas. D’un côté, les hommes politiques ne connaissent pas les entreprises, de l’autre, les dirigeants ne sont pas impliqués dans la vie politique, quand bien même localement.

L’organisation institutionnelle de la France est un problème majeur

A travers la bonne nouvelle de départ, on s’aperçoit finalement que c’est par un alarmisme positif qu’il enjoint les dirigeants, tout en courbant l’échine, à emprunter la voie du dynamisme pour lutter contre l’idée que «90% des succès sont de notre fait et 90% des échecs sont dus à l’évolution défavorable de l’environnement».