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Parcours de Regis Lamarche, membre du Club Delville

Parcours de Regis Lamarche, membre du Club Delville

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle chez Arthur Andersen pendant 4 ans. J’ai eu ensuite l’opportunité d’entrer dans l’univers du Private Equity en rejoignant une première équipe, Charterhouse, qui s’appelle aujourd’hui Chequers. Puis j’ai participé pendant 12 ans au développement de 21 Central Partners, société de gestion qui est liée au groupe Benetton. J’ai décidé début 2011 de participer à un nouveau projet de création d’une société de gestion avec plusieurs autres associés. Cette société s’appelle Women Equity Partners et nous sommes actuellement en cours de levée de fonds.

Quelles grandes responsabilités avez-vous eues ?

Ce sont celles d’un directeur au sein d’un fonds d’investissement. Cela consiste à prendre en charge les investissements, les sourcer, les analyser, instruire les dossiers d’investissement et négocier la dette auprès des banques, puis assurer le suivi actif des participations jusqu’à leur cession. Ce suivi implique d’être présent au sein de comités de surveillance ou de conseils d’administration.

Quelles sont les entreprises auxquelles vous avez participé au développement ?

Il en existe un certain nombre et je vais me limiter à deux exemples. Je peux citer tout d’abord la société Averys, qui intervient dans le domaine du rayonnage industriel. Avec 21 Centrale Partners, nous avons réalisé la sortie de bourse de cette société dont nous avons pris le contrôle. La société réalisait 12 millions d’euros d’EBITDA à notre entrée. Trois ans plus tard, son Ebitda avait doublé 24 millions d’euros. Entre temps, j’ai notamment accompagné activement le management dans l’acquisition structurante et complexe d’un concurrent basé en Turquie. Le groupe est ainsi devenu le 3ème acteur européen de son marché. J’ai aussi initié et suivi l’investissement dans le groupe Almaviva, spécialisé dans les cliniques MCO. L’objectif était de constituer avec un manager un groupe de cliniques sur la région Rhône-Alpes. Nous avons débuté par la reprise d’un premier établissement à Marseille; puis avons poursuivi notre stratégie avec quatre autres acquisitions. Dans ces deux exemples, j’ai eu une grande satisfaction à accompagner activement les managers dans le changement de statut et de dimension de leurs entreprises, notamment par la réalisation d’opérations de croissance externe.

Dans quels domaines agissez-vous ?

Je suis un investisseur généraliste considérant que la compétence sectorielle doit provenir essentiellement du dirigeant et de son équipe. Il paraît difficile pour un investisseur d’atteindre une compétence opérationnelle et sectorielle de même niveau que les dirigeants que nous accompagnons. Le vrai savoir-faire d’un fonds est d’identifier au sein d’un marché donné les meilleures équipes de management capables de piloter la croissance de leurs entreprises. Dès lors, ll s’agit pour les équipes d’investissement d’accompagner ces managers dans les opérations de haut de bilan, la structuration de leurs entreprises ou encore les opérations de croissance externe.

Quels sont vos critères d’investissement ?

Nous sommes cinq associés à avoir créé la société de gestion Women Equity Partners. Notre stratégie d’investissement est focalisée sur les PME rentables réalisant des chiffres d’affaires compris entre 10 et 50 millions d’euros, dirigées par des femmes ou affichant une mixité de leurs organes de direction. Nous adressons les entreprises en croissance, ayant un projet de développement clairement défini, avec des avantages concurrentiels reconnus sur des marchés présentant de fortes barrières à l’entrée, ayant à leur tête une équipe de management expérimentée capable d’accompagner la croissance. Nous intervenons dans tous les secteurs d’activités tout en refusant certains domaines pas souci d’éthique comme celui de l’armement, de l’alcool, du tabac, du clonage humain,… Pour toutes ces raisons, nous sommes convaincus que notre stratégie d’investissement permettra de générer des performances financières supérieures au marché tout en contribuant à l’émergence de « role models » de leadership entrepreneurial féminin.

Pourquoi favoriser la place des femmes au sein des comités de direction est-il un critère d’investissement ? À quelles valeurs êtes-vous attachées ? La création de ce fonds est liée à la rencontre avec Dunya Bouhassen qui a fondé il y a 2 ans une association pour promouvoir le rôle des femmes au sein des entreprises. Notre thèse d’investissement repose sur 3 éléments clés :

  • Les entreprises qui affichent la plus grande mixité de leurs organes de direction sont financièrement les plus performantes, tant en termes de marge d’exploitation que de rendement des fonds propres ; Elles ont été aussi plus résistantes depuis le début de la crise financière observée dès 2008, constituant ainsi une base solide pour des opérations de Private Equity ;
  • Ces entreprises sont nombreuses et constituent un vivier important de sociétés-cibles. Nous avons ainsi recensé 10.000 PME françaises correspondant à notre stratégie (rentables, réalisant des chiffres d’affaires compris entre 10 et 50 millions d’euros, dirigées par des femmes ou affichant une mixité de leurs organes de direction).
  • Ces entreprises sont sous-représentées dans les opérations de Private Equity, la proportion d’entreprises gérées par des femmes et supportées par un fonds d’investissement étant sensiblement inférieure à celle des entreprises gérées par des femmes dans l’univers des PME françaises (5% vs 12%).

Pour toutes ces raisons, nous sommes convaincus que notre stratégie d’investissement permettra de générer des performances financières supérieures au marché tout en contribuant à l’émergence de « role models » de leadership entrepreneurial féminin.

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