Contactez-nous
partage
Presse

Synergie entre reclassement et management de transition, par Thomas Dieuleveut, Dirigeant de Cursus Management

Thomas Dieuleveut – Dirigeant de Cursus Management

Thomas Dieuleveut est pianiste de formation et dirigeant de Cursus Management, entreprise de reclassement et de coaching. Il nous livre son regard sur l’accompagnement des entreprises et les synergies possibles avec le management de transition.

Vous développez un système de coaching spécial qui s’appelle le piano coach. Qu’est ce que le piano coach ?

Cela s’appelle leadership et créativité, comment manager autrement ? Le piano coach. C’est basé sur un concept assez simple : comment le pianiste crée une harmonie à travers les 88 touches du piano. En le mettant en relation avec la diversité que comporte une entreprise, c’est se demander comment le manager réussit-il à créer l’harmonie en étant concentré sur le moment présent et dans une anticipation permanente. On amène également la personne dans le ressenti, l’intuition et la sensibilité plutôt que dans l’analyse et la réflexion.

Comment les managers appliquent-ils ensuite ces méthodes de coaching ?

Cela ne résout rien. Mais cela s’inscrit dans une démarche qui fait bouger les lignes et qui permet de travailler sur le long terme. Les managers communiquent ensuite différemment. Ils reconnectent des émotions enfouies depuis longtemps, prennent conscience de l’importance des relations interpersonnelles comme avec l’écoute, la prise de leadership, la respiration, le rythme… Le climat général s’améliore : les managers écoutent mieux, les collaborateurs trouvent mieux leur place. C’est aussi une expérience unique, puisqu’on amène peu les entreprises dans ce domaine.

Quelles entreprises réclament la formation de piano coach ?

On travaille avec des groupes comme EDF, le groupe de luxe Richemont, Salomon, l’ESC Chambéry…On travaille essentiellement avec des grands groupes pour l’instant. C’est encore peu présent en PME.

Vous exercez également une activité de reclassement au sein de votre entreprise. Dans quels contextes avez-vous aidé les entreprises?

Ce sont des contextes de restructurations. Nos accompagnements vont de quelques dizaines à quelques centaines de personnes. On a aussi eu à reclasser 3500 personnes pour Matra.

Quels sont les enjeux du reclassement ?

Lors d’un reclassement, le climat social est souvent tendu. On est garant de la paix sociale et cela peut influencer sur l’avenir de l’entreprise. L’enjeu est de passer le mieux possible une période délicate pour les salariés et pour l’entreprise. On peut permettre à des personnes de rebondir sur des postes identiques, une création d’entreprise ou une reconversion.

Quelles sont les clés du succès de l’accompagnement RH d’une entreprise ?

Il faut avoir une expertise avérée, une réelle bienveillance et du professionnalisme. On possède aussi un réseau de 30 agences en France qui nous permettent d’avoir la logistique et la taille critique pour pouvoir accomplir nos missions à bien.

La bienveillance suffit-elle à redresser une entreprise ?

Non, mais lorsque l’on est dans ces situations, la notion d’exemplarité est importante. Il faut créer une relation de confiance, à la fois avec le client, mais surtout avec le candidat. Il se rend vite compte de votre crédibilité, et pour que cela fonctionne, il doit décider de vous suivre.

Quel est votre point de vue sur le management de transition ?

Ce sont des partenaires potentiels. Ils interviennent souvent dans des contextes de changement, et vont devoir mettre en place des outils pour permettre à l’entreprise d’atteindre ses objectifs dans les meilleures conditions possibles. Ce sont les chefs d’orchestre, et Cursus Management pourrait être une partie de l’orchestre qui intervient dans la gestion du changement.

Selon vous, ils ne sont donc pas concurrents mais partenaires ?

Oui. Lors d’un plan de sauvegarde de l’emploi ou d’une restructuration, si un DRH de transition doit faire évoluer une structure, il va a fortiori travailler sur l’humain, et pourra faire appel à nous. Par nature, l’être humain a des résistances au changement, même si c’est pour de bonnes raisons. Et c’est là que notre cabinet peut accompagner le manager de transition.

Quelle est votre sentiment sur l’intervention d’un manager de transition dans une entreprise ?

Je pense que c’est fondamental. Le monde change très vite. L’entreprise doit s’adapter sans cesse ou ne peut que disparaître. L’entreprise doit vivre des changements, certaines sont proactives, d’autres réactives. Faire appel à quelqu’un pour accompagner une phase de transition est une action importante. C’est parfois le devenir de l’entreprise qui en dépend. Ils font un travail utile, exigeant, avec une forte pression. Je crois que toutes les entreprises n’ont pas le réflexe de prendre une compétence en externe.

Pourquoi ?

Je ne sais pas. Cela dépend de la culture de l’entreprise je pense. Certains estiment inutile d’utiliser des ressources externes que l’on possède en interne. Il y a des réticences, des freins. Même en ayant les ressources en interne, on ne pense pas à les préserver. C’est parfois dommage, voire dommageable. Un manager de transition a quand même un rôle exposé. Il a des entreprises qui possèdent les ressources mais qui ne veulent pas les fragiliser.

À propos du Club Delville

Comment avez-vous connu Delville Management ?

Delville Management cherchait un manager de transition dans le secteur RH. J’ai fait la démarche d’aller vers eux parce que dans le cas d’un cabinet de reclassement, Delville Management peut être un prescripteur. Le manager de transition pourrait avoir besoin d’un cabinet de reclassement.

Quelles sont les qualités de Delville Management ?

J’ai trouvé une équipe dynamique, sérieuse. Ils maîtrisent bien leur sujet, et je pense que nous nous sommes retrouvés sur nos valeurs, la manière de fonctionner et la démarche professionnelle.