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Actualités Delville Management


Notre marque évolue. Notre engagement demeure.
Une entreprise qui a changé de dimension
Il y a seize ans, Delville Management naissait avec une conviction simple : lorsqu'une entreprise traverse un moment critique de son histoire, elle a besoin de la bonne personne, au bon moment, capable d'agir immédiatement.
Depuis, cette conviction n'a pas changé. En revanche, notre entreprise, elle, a beaucoup évolué.
Au fil des années, Delville Management a franchi de nombreuses étapes et profondément transformé son modèle.
- Notre présence territoriale s'est renforcée avec des bureaux à Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse et Strasbourg, ainsi qu’en Allemagne, en Italie, en Espagne et même au Maroc.
- Nous avons structuré nos expertises par practices et élargi notre collectif, désormais composé de plus de 80 collaborateurs.
- Cette évolution s’est accompagnée d’une forte croissance de notre activité, avec plus de 1 700 missions réalisées depuis l’ouverture du cabinet et une communauté élargie de plus de 20 000 managers de transition qualifiés.
- Récemment, nous avons enrichi notre offre de management de transition avec le lancement de Delville Experts, une entité dédiée aux missions d’expertise métier intermédiaire.
- Enfin, en janvier 2026, nous avons significativement renforcé nos activités en Allemagne avec l’arrivée de cinq Senior Partners à Berlin, Düsseldorf, Hambourg, Mannheim et Sarrebruck, et une équipe de 10 personnes.
Nous avons évolué. Notre organisation aussi. Il nous a donc semblé nécessaire de mettre à jour notre identité pour refléter plus fidèlement ce que nous sommes devenus et ce que nous voulons incarner pour nos clients.
Derrière la marque : l’humain au cœur de notre métier
Au-delà de son expression visuelle, cette nouvelle marque a été pensée comme le reflet de notre manière de travailler, en remettant l’humain au centre.
Notre métier est avant tout une affaire de rencontres et d’engagement. Derrière chaque mission, il y a des dirigeants confrontés à des décisions majeures, des équipes en pleine transformation et des managers qui interviennent dans des contextes exigeants.
Lorsqu’un dirigeant fait appel à nous, il attend avant tout un partenaire de confiance capable de comprendre rapidement sa situation et de lui apporter une solution adaptée dans des délais très courts.
Cette attente de réactivité et d’excellence est au cœur de notre métier. Nous avons donc souhaité mettre davantage en lumière ce qui nous permet d’y répondre au quotidien : notre capacité à identifier le manager idéal sous 72 heures grâce à la combinaison de trois expertises complémentaires.
- D'abord, une forte expertise sectorielle : nos directeurs de practices sont des spécialistes de leur secteur. Leur expérience d'anciens dirigeants ou cadres expérimentés leur permet d'échanger de pair à pair avec nos clients, de comprendre rapidement leurs enjeux et d'identifier les expertises les plus pertinentes pour répondre à leurs problématiques.
- Ensuite, un ancrage local fort : présents au plus près des entreprises, en région comme à l'international, nos équipes connaissent les réalités économiques de leur territoire. Cette proximité favorise des échanges directs et la construction de relations durables avec nos clients comme avec nos managers, et de saisir rapidement les spécificités de chaque contexte pour accompagner chaque mission avec justesse, réactivité et efficacité.
- Enfin, une expertise métier dédiée : spécialisées par fonction, nos équipes de sourcing identifient les managers les plus adaptés à chaque mission, avec un process certifié. En travaillant étroitement avec les directeurs de practices et les équipes locales, elles croisent leurs expertises pour affiner la sélection et ne présenter à nos clients que les profils les plus pertinents au regard de leurs enjeux.
C'est la combinaison de ces trois dimensions qui nous permet d'aller vite sans sacrifier la qualité, de comprendre en profondeur, dès les premiers échanges les enjeux de nos clients, et d’identifier la personne la plus adaptée à chaque situation.
Cette étape est essentielle, mais elle ne constitue que le début de notre accompagnement : tout au long de la mission, nous assurons également un suivi rigoureux et structuré, afin de garantir son bon déroulement et l’atteinte des objectifs fixés.
Une ambition qui grandit, une exigence qui demeure
Cette nouvelle identité n’est pas une rupture. Elle accompagne l’évolution de Delville Management et notre ambition pour les années à venir.
Nous n’avons pas souhaité repartir d’une page blanche. Au contraire, nous avons choisi de conserver certains éléments constitutifs de notre logo historique et d’en étendre l’usage à l’ensemble de notre univers de marque.
Les formes qui composent notre identité visuelle ne sont pas uniquement graphiques. Elles traduisent plusieurs dimensions qui caractérisent Delville Management depuis sa création : la force du collectif, la qualité de nos accompagnements, notre capacité à créer des connexions entre les bonnes personnes au bon moment et notre engagement aux côtés des entreprises dans les moments qui comptent le plus pour elles.
En réinterprétant ces éléments à plus grande échelle, nous avons souhaité créer une continuité entre notre histoire et notre nouvelle expression de marque, tout en donnant davantage de visibilité à ce qui constitue le cœur de notre modèle.
La marque évolue. Notre engagement, lui, reste le même.
Avec cette pointe d’audace que nous espérons continuer à cultiver pour les années à venir.

Delville Experts, la nouvelle offre dédiée au middle management
Delville Management lance « Delville Experts » : une nouvelle offre pour démocratiser le management de transition
Déjà reconnu comme un acteur incontournable du management de transition haut de gamme, Delville Management annonce le lancement de “Delville Experts“, une nouvelle entité dédiée aux missions d’expertise métier sur le segment middle. L’objectif : répondre à une demande croissante des entreprises, pour des missions ponctuelles nécessitant une expertise métier à des tarifs ajustés. Une initiative stratégique qui ouvre le management de transition à une clientèle plus large, à la recherche de profils plus opérationnels pour les missions premium menées par Delville Management.
Un marché en pleine mutation
Le management de transition est aujourd’hui une solution prisée pour accompagner les entreprises dans des phases critiques. Il consiste à faire intervenir, pour une durée déterminée, des managers immédiatement opérationnels, capables de répondre à des enjeux urgents et stratégiques : remplacement d’un collaborateur, pilotage d’un projet critique, restructuration ou encore conduite du changement. Historiquement réservé à des missions impliquant des fonctions de direction, le management de transition observe depuis quelques années des transformations significatives auxquelles souhaite répondre Delville Experts.
Adresser une double demande, clients et managers indépendants
Depuis sa création en 2010, Delville Management s’est concentré sur les missions historiques du management de transition qui comprennent, entre autres, des enjeux de pilotage managérial fort. Mais, selon Patrick Abadie, fondateur et dirigeant, le marché évolue : «Aujourd’hui, nous détectons une demande croissante d’entreprises qui ont besoin non pas de dirigeants, mais d’experts opérationnels, capables d’intervenir rapidement sur des sujets précis. C’est ce marché que Delville Experts vient adresser. »
Cette nouvelle offre répond aussi à une tendance de fond : l’aspiration croissante des cadres middle à plus d’indépendance. «Beaucoup de professionnels cherchent aujourd’hui à travailler en mission, pour des clients, plutôt que pour un patron au sein d’une hiérarchie classique. Delville Experts leur ouvre cette porte, avec le même niveau d’exigence et de suivi qui fait la réputation du groupe», souligne Amaury de Vorges, nommé à la direction de Delville Experts et qui apporte à ce projet plus de 25 ans d’ expérience en cabinet de recrutement, d’intérim et de management de transition.
Un segment à fort potentiel
Le marché du management de transition sur les profils à 800 € jour représente près de cinq fois plus de missions que le segment premium. Avec Delville Experts, le cabinet entend capter une part significative de ce marché. « D’ici trois ans, notre ambition est que Delville Experts contribue à hauteur de 10 à 15 % de notre chiffre d’affaires », précise Patrick Abadie.
Avec Indigo Capital à ses côtés – partenaire minoritaire du groupe depuis 2024 – Delville Management bénéficie d’un soutien stratégique supplémentaire pour structurer et accélérer ce nouveau projet.
«Ce lancement est avant tout porté par notre ambition d’élargir notre offre et de répondre à de nouveaux besoins clients, tout en restant fidèles à nos valeurs », souligne Patrick Abadie.
Un ADN commun, une organisation dédiée
Si Delville Experts s’adresse à un nouveau segment, les standards restent les mêmes. « Nous voulons proposer à nos clients la même qualité de service, la même réactivité et le même accompagnement que pour nos missions premium », assure son directeur Amaury de Vorges.
Depuis sa création, Delville Management accompagne plus de 700 clients – ETI et grands groupes – dans des transformations critiques, en France comme à l’international. Avec Delville Experts, le cabinet affirme une ambition nouvelle : démocratiser l’accès au management de transition sans compromis sur l’excellence.
A propos de Delville Management :
Delville Management, cabinet pure player de référence en management de transition, accompagne ses clients dans leurs transformations à forts enjeux stratégiques en leur proposant l’implication temporaire de cadres dirigeants au sein de leur entreprise.

Delville Management renforce sa présence en Allemagne
Paris / Düsseldorf, janvier 2026 — Delville Management, acteur européen de référence du management de transition de dirigeants, annonce le renforcement significatif de ses activités en Allemagne avec l’arrivée de cinq senior partners : Markus Heimbrodt, Caspar von Gadow, Axel Steffen, Christian Lindner et Guido Anterist.
Aux côtés d’Ulrich von Fürstenberg, déjà implanté à Düsseldorf, et d’une équipe locale élargie, incluant Alexandra Scheidt, Directrice, ils forment désormais une équipe de dix professionnels au service des clients à Berlin, Düsseldorf, Hambourg, Mannheim et Sarrebruck.
Cette expansion marque une étape importante dans le développement européen de Delville. Les nouveaux partners cumulent plus de 60 ans d’expérience et ont mené plus de 600 missions de management de transition pour des groupes industriels, des entreprises du Mittelstand et des sociétés de services.
Leur arrivée permet à Delville Management de déployer en Allemagne son modèle, fondé sur un fort ancrage local, une expertise sectorielle approfondie, une grande réactivité et des processus de sélection rigoureux, sur plusieurs régions stratégiques du pays.
Renforcer la couverture du marché local
Grâce à cette équipe allemande renforcée, Delville Management pourra :
- assurer une présence locale directe dans cinq régions stratégiques, renforçant la proximité avec les clients et les écosystèmes économiques
- accroître sa capacité d’intervention rapide dans des situations managériales critiques (transition, transformation, stabilisation de crise, amélioration opérationnelle) ;
- offrir aux dirigeants allemands un accès au réseau européen de managers de transition de Delville, soutenu par des méthodologies communes et un cadre opérationnel partagé dans l’ensemble des pays.
Un modèle éprouvé en France, désormais déployé en Allemagne
Ce développement s’inscrit dans la continuité du modèle opérationnel régional mis en place par Delville Management en France depuis 2019, qui repose sur des associés implantés localement et travaillant en étroite collaboration avec les chefs d’entreprise, les comités exécutifs et les équipes opérationnelles afin d’apporter un soutien efficace dans les moments décisifs.
Le renforcement de la présence allemande suit la même approche, avec des partenaires locaux expérimentés, ancrés dans leurs économies régionales et capables de répondre rapidement et efficacement aux défis auxquels sont confrontés les dirigeants.
Une nouvelle étape dans la stratégie européenne de Delville
Delville a progressivement bâti une plateforme multi-pays, étendant sa présence en France, en Italie et en Espagne. En 2025, le groupe a également lancé Delville Experts, une entité dédiée au segment du middle management, élargissant encore sa capacité à répondre à une diversité accrue de besoins managériaux.
Le renforcement des opérations en Allemagne constitue une étape logique, compte tenu de la taille, de la complexité et du dynamisme du tissu industriel allemand, ainsi que de la demande croissante pour des solutions de management de transition à forte valeur ajoutée.
Déclarations de la direction
Patrick Abadie, Fondateur et Président, Groupe Delville
« L’Allemagne occupe une place centrale dans notre feuille de route européenne. Le renforcement de notre présence avec des partners locaux reconnus s’inscrit dans une stratégie de long terme : construire une organisation européenne fondée sur la proximité, l’excellence opérationnelle et la confiance.
Notre développement a toujours été progressif mais ambitieux, de l’ouverture de nos premiers bureaux régionaux en France en 2019, à notre expansion en Europe du Sud, jusqu’au lancement de Delville Experts en 2025. L’arrivée de cette équipe allemande ouvre un nouveau chapitre de cette trajectoire. Elle témoigne également de la dynamique et de la solidité de notre Groupe, qui continue de se développer en restant fidèle à ses valeurs et à ses principes opérationnels. Et ce n’est qu’un début. »
Eric Audoin, Associé – Directeur du bureau international et du bureau de Paris
« Notre approche a toujours été la même : investir d’abord dans les femmes et les hommes. Nous nous appuyons sur des associés expérimentés disposant de solides parcours opérationnels et de liens étroits avec les communautés économiques locales. Le management de transition est avant tout un métier de relation, où la crédibilité repose sur l’expertise locale. Les partners qui nous rejoignent connaissent en profondeur les réalités du marché allemand, des environnements industriels complexes aux attentes spécifiques des entreprises familiales du Mittelstand. Leur expérience, combinée aux processus structurés de Delville, nous permet d’accompagner encore plus efficacement les organisations allemandes. »Markus Heimbrodt et Caspar von Gadow, Managing Directors de Delville Management, Allemagne
« Rejoindre Delville Management nous permet de conjuguer notre expérience du marché allemand avec une organisation européenne reconnue pour sa rigueur, sa proximité avec les clients et ses fortes valeurs humaines. Nous partageons la même vision du management de transition : rapidité d’intervention, clarté des décisions et impact tangible. Ensemble, nous souhaitons bâtir une présence forte et durable dans les régions que nous accompagnons. »

Management de transition Metz
Lorsqu’une entreprise messine traverse une période charnière — remplacement soudain d’un dirigeant, transformation stratégique, projet critique à piloter — le recours au management de transition à Metz constitue une réponse rapide, fiable et efficace.
Chez Delville Management, ce sont les équipes de notre bureau Grand Est, basé à Strasbourg, qui accompagnent directement les entreprises implantées à Metz et dans tout le bassin lorrain. Grâce à un vivier de managers de transition expérimentés présents dans la région, nous sommes en mesure d’impliquer un manager de transition à Metz en mission en quelques jours seulement, avec un niveau d’exigence élevé et un suivi de mission de proximité.
➤ Vous avez un besoin ? Contactez notre bureau Grand Est
Pourquoi faire appel à Delville Management
pour une mission de management de transition à Metz ?
Un cabinet reconnu pour sa réactivité et son expertise
Grâce à notre vivier régional de managers de transition, ancré dans tout le Grand Est, nous mobilisons en moins de 72 heures un profil expérimenté de manager de transition à Metz parfaitement adapté aux enjeux des dirigeants des entreprises messines.
Les managers de transition que nous impliquons en mission sont tous des cadres de direction expérimentés, capables de prendre en main un service ou un projet dès leur arrivée.
Un ancrage territorial
Notre présence dans le Grand Est, via notre bureau de Strasbourg, garantit un accompagnement de proximité fondé sur une expertise métier solide et une expérience en situation critique éprouvée. Cette connaissance du contexte messin, de ses tissus industriels et tertiaires et des fonctions stratégiques PME / ETI / grands groupes ainsi que le suivi régulier des missions constituent des leviers essentiels pour sécuriser les projets sensibles et assurer la réussite des interventions menées auprès des entreprises de Metz.
Un accompagnement complet
Notre accompagnement repose sur un fonctionnement éprouvé. Nous proposons des solutions sur mesure pour entreprise, et un suivi de mission rigoureux effectué par :
- un Directeur de Mission localisé dans le Grand Est impliqué dans l’analyse du besoin, la sélection du manager et le suivi,
- un expert sectoriel interne, garant de la pertinence métier et de l’impact opérationnel dès les premiers jours.
On répond à vos questions sur le management de transition à Metz
Dans quels contextes faire appel à un manager de transition à Metz ?
Management relais Lorsqu’un poste clé devient vacant (DG, DAF, DRH, Directeur Industriel…), le manager de transition assure l’intérim management. Il prend immédiatement la direction opérationnelle, sécurise les sujets urgents et maintient la performance. Transformation ou réorganisation d’entreprise Dans les phases de croissance, de restructuration ou de digitalisation, notamment lors d’une conduite du changement ou de la gestion d’un projet stratégique, nous mettons à disposition un dirigeant expérimenté capable de piloter la transformation et d’accompagner les équipes. Gestion de crise & redressement / retournement Face à une dégradation de la performance, une situation RH critique ou un enjeu industriel majeur, le manager de transition apporte sang-froid, méthode et solutions rapides. Pilotage de projets stratégiques Fusion, carve-out, mise en place d’un nouvel ERP, lancement d’un site industriel, optimisation de la supply chain… Nos managers assurent un pilotage opérationnel robuste et orienté résultats, apportant une expertise en pilotage de projet reconnue dans tout le management de transition Grand Est.
Pourquoi le management de transition Metz séduit les entreprises ?
Capitale de la Moselle et pôle stratégique du Grand Est, Metz bénéficie d’un environnement économique où se côtoient industrie, logistique, énergie, numérique, services et activités publiques. La dynamique transfrontalière avec le Luxembourg et l’Allemagne accentue les enjeux d’agilité, de compétitivité et de structuration pour les entreprises locales. Les dirigeants messins font face à plusieurs défis récurrents :
- structurer une croissance rapide,
- piloter une transformation digitale,
- faire face à un départ imprévu dans les fonctions clés,
- renforcer la performance opérationnelle,
- conduire des projets stratégiques dans des délais courts.
Dans ce contexte, le recours à un cabinet de management de transition à Metz permet d’intégrer rapidement une ressource senior opérationnelle, capable d’apporter un regard neuf et des solutions concrètes.
Quelles sont les fonctions que Delville Management couvre dans ses missions de management de transition à Metz ?
Nous intervenons sur toutes les fonctions stratégiques de l’entreprise. Nos managers de transition à Metz peuvent notamment assumer les rôles suivants :
- Directeur Général (DG) | Direction Générale
- Directeur des Ressources Humaines (DRH, RH) | Direction des Ressources Humaines
- Directeur Financier / Directeur Administratif et Financier (DAF) | Direction financière
- Directeur Juridique | Direction Juridique
- Directeur Industriel | Direction Industrielle
- Directeur des Opérations (DOP) | Direction des Opérations
- Directeur Achats | Direction des Achats
- Directeur Supply Chain | Direction Supply Chain
- Directeur Logistique | Direction Logistique
- Directeur Qualité | Direction Qualité
- Directeur Commercial | Direction Commerciale
- Directeur Marketing
- Directeur des Systèmes d’Information et digital
- Directeur des Projets/Programmes | Direction des Projets
Quels secteurs d’activité notre cabinet accompagne-t-il ?
Notre cabinet de management de transition intervient auprès d’entreprises de toutes tailles (PME, ETI, filiales de groupes) dans des secteurs d’activité variés :
- Management de transition retail et distribution
- Management de transition finance et conseil
- Management de transition santé
- Management de transition juridique
- Management de transition supply chain et logistique
- Management de transition énergie et ressources
- Management de transition BTP et construction
- Management de transition informatique
- Management de transition agroalimentaire
- Management de transition secteur public et ONG
Delville Management, votre partenaire en management de transition à Metz
Les entreprises de Metz évoluent dans un environnement exigeant où réactivité, expertise et agilité sont indispensables.
Grâce à notre bureau Grand Est basé à Strasbourg, Delville Management propose des solutions de management de transition sur-mesure, capables de sécuriser vos projets et d’accompagner vos transformations.
➤Vous avez un besoin urgent ou souhaitez échanger sur un futur projet ?
Contactez notre bureau du Grand Est !

Delville Management renforce sa capacité d’accompagnement dans le Sud-Ouest
Paul Jaubert rejoint le bureau du Sud-Ouest de Delville Management, dirigé par Arnaud Mézière. Désormais basé à Bordeaux, il vient accroître les capacités d’intervention du cabinet sur l’ensemble du territoire couvert par le bureau en Nouvelle Aquitaine et Occitanie.
Répondre aux défis d’un territoire en mouvement
Depuis la création du bureau Sud-Ouest à Toulouse en 2023, Delville Management a déjà accompagné plus d’une trentaine de clients, grands groupes, ETI, PME ou start-up, sur des projets de transformation, pilotage de projets, retournement & redressement ou management relais.
Dans un contexte VUCA où les repères évoluent, les priorités changent et la complexité s’intensifie, les besoins en management de transition se multiplient. “L’agroalimentaire traverse des tensions, l’aéronautique et la défense sont en forte croissance, et d’autres secteurs comme la santé, l’énergie, la tech et les services montent en puissance. Pour accompagner au mieux les acteurs de la région dans cette dynamique, nous renforçons notre task force régionale. Paul vient ainsi soutenir l’équipe déjà en place afin de répondre encore plus efficacement aux attentes de nos clients”, analyse Arnaud Mézière.
Une équipe complémentaire
Avec Arnaud, Mélanie Chervet, Alanah Rookes et désormais Paul à Bordeaux, l’équipe du Sud-Ouest s’étoffe tout en restant agile. Une complémentarité de profils, de réseaux et d’expertises qui permet au cabinet de répondre au plus juste aux besoins des entreprises régionales.
Un retour aux sources, au cœur du territoire
Originaire de la région bordelaise, Paul connaît bien le terrain : les entreprises, leurs décideurs, leurs attentes. “Mon installation à Bordeaux, c’est un retour aux sources, mais aussi un vrai projet de terrain. Ce que j’aime, c’est aller à la rencontre des industriels, comprendre leur environnement de production, leurs tensions internes, leurs enjeux d’équipe”, explique-t-il.
Son ancrage local, familial et culturel lui confère une connaissance fine des codes et des dynamiques économiques du Sud-Ouest.
C’est précisément ce type de parcours que Delville Management valorise dans le cadre de sa stratégie de proximité. Pour accompagner au mieux les entreprises locales, le cabinet mise sur des profils ancrés dans leur territoire, comme Paul, capables de nouer des liens de confiance durables et de comprendre immédiatement les réalités du terrain et ses spécificités culturelles.
Une expertise au service des industriels locaux
Au-delà de son ancrage régional, Paul Jaubert apporte une solide expérience construite au fil d’un parcours varié. Ingénieur de formation, il a débuté dans le recyclage, la dépollution, puis le négoce international de métaux non ferreux. Il a ensuite évolué dans le recrutement avant de rejoindre le bureau de Lille de Delville Management en 2022.
Aujourd’hui, il met son expérience au service des entreprises du Sud-Ouest pour les accompagner dans leurs projets à forts enjeux stratégiques. « Je suis très enthousiaste à l’idée de contribuer au développement du bureau Sud-Ouest. C’est une belle aventure collective, au service d’un territoire que je connais bien et affectionne », souligne-t-il.
Vous êtes une entreprise implantée
à Bordeaux, Toulouse ou dans le Sud-Ouest
plus largement ?
Faites appel à l’expertise de Delville Management, cabinet de management de transition premium, pour répondre à vos enjeux de transformation, de réorganisation ou de croissance.
Notre bureau du Sud-Ouest mobilise rapidement les meilleurs talents pour vos besoins en management de transition à Bordeaux, management de transition à Toulouse et sur l’ensemble du territoire régional.

Delville Management ouvre un bureau en Espagne
Delville Management, cabinet de management de transition premium, poursuit son développement international avec l’ouverture d’un nouveau bureau à Madrid. Cette implantation stratégique vise à accompagner les entreprises espagnoles, franco-espagnoles et internationales au plus près de leurs enjeux de transformation. Le bureau est confié à Eric Selva, dirigeant expérimenté, à la fois profondément ancré dans le tissu économique espagnol et fin connaisseur du management de transition. Il est accompagné dans cette ouverture par Eric Audoin, responsable du développement international du cabinet.Contacter notre bureau en Espagne
Un marché en construction, une dynamique déjà bien réelle
Longtemps méconnu, le management de transition en Espagne gagne aujourd’hui du terrain. Le marché croît de +12 à +15 % par an, soutenu par une demande croissante liée aux opérations de structuration, de transformation et de croissance externe.
« En quelques mois, nous avons été sollicités pour des besoins en management de transition finance, RH, transformation ou SI », observe Eric Selva. « Ce sont des demandes portées par des organisations en quête de solutions efficaces, capables d’apporter rapidement un impact concret. »
L’enjeu reste toutefois pédagogique : faire connaître la valeur ajoutée d’un manager de transition. « Le manque de direction, on ne le voit pas tout de suite… mais on en paie le prix six mois plus tard. Notre rôle, c’est d’agir vite, de façon structurée, pour éviter cette dérive. »
L’expertise Delville Management : proximité, réactivité, exigence
Comme dans chacun de ses bureaux, Delville Management applique à Madrid un modèle d’accompagnement éprouvé : chaque mission est confiée à un binôme unique, composé d’un directeur de mission expert du secteur concerné, et d’un référent local implanté sur le territoire. À Madrid, ce référent local sera donc désormais Eric Selva, fin connaisseur du tissu économique espagnol.
Ce dispositif garantit une double adéquation : métier et culturelle, tout en permettant une grande rapidité d’action grâce à une présence locale forte et un réseau déjà opérationnel sur le territoire.
« Nous intervenons en moins de 72 heures, avec des profils immédiatement opérationnels », rappelle Patrick Abadie, Président-Fondateur. « Ce que nous apportons en Espagne, c’est une combinaison rare : une approche structurée du management de transition, et une connaissance fine des enjeux locaux. »
Une nouvelle étape dans le développement international
Avec Madrid, Delville Management renforce son maillage territorial européen. Le cabinet est désormais présent dans dix villes : Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Londres, Düsseldorf, Milan et Madrid. Un maillage conçu pour garantir proximité, qualité et réactivité sur toutes les missions.
Mais l’Espagne n’est pas seulement un marché dynamique de 48 millions d’habitants. C’est aussi une porte d’entrée naturelle vers l’Amérique latine. Déjà, plusieurs clients espagnols sollicitent Delville Management pour des missions étendues au Chili, au Pérou ou en Argentine. Le bureau de Madrid est ainsi pensé comme un futur hub euro-latino, à l’écoute des enjeux culturels et des spécificités régionales.
Si l’ouverture d’un bureau à Madrid est un choix stratégique pour Delville Management, c’est aussi, pour Eric Selva, un « retour à la maison ». Petit-fils d’immigrés espagnols, il a vécu plus de 20 ans en Espagne et y a mené l’essentiel de sa carrière : dirigeant de groupes de restauration, président d’un club de handball de première division, socio du Real Madrid, et vice-président de la Chambre de Commerce Française à Madrid pendant 17 ans.
Mais son ancrage dépasse le réseau : depuis 2016, Éric intervient comme consultant et manager de transition, des deux côtés des Pyrénées. Il connaît intimement les besoins des clients comme ceux des managers. « J’ai dirigé, j’ai restructuré, j’ai accompagné… et j’ai moi-même été manager de transition. Je sais exactement ce que vivent ceux que j’accompagne. »
Pour ceux qui croiseront sa route, Eric Selva incarne une facette essentielle du management de transition, celle du lien. Il parle volontiers de la dimension humaine de son métier, de ce plaisir qu’il trouve à accompagner, transmettre, ouvrir des portes. Un engagement qui résonne avec la vision de Delville Management : placer l’humain au cœur de la performance.
À propos de Delville Management
Fondé en 2010, Delville Management est un cabinet spécialisé en management de transition premium. Il accompagne les entreprises dans leurs transformations à forts enjeux stratégiques (management relais, restructuration, conduite du changement, pilotage de projets…).
Delville Management est présent à Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Londres, Munich, Milan et Madrid. Il s’appuie sur un réseau de 22 000 managers qualifiés. Plus de 1 500 missions ont été menées depuis sa création.

Management de transition à Clermont-Ferrand
Delville Management est un acteur premium du management de transition à Clermont-Ferrand, reconnu pour sa capacité à mobiliser rapidement des managers de transition expérimentés, immédiatement opérationnels et adaptés aux enjeux spécifiques du Puy-de-Dôme.
Grâce à un vivier exigeant de dirigeants et experts, notre bureau de management de transition à Lyon garantit une réponse sur mesure aux entreprises confrontées à une situation délicate : urgence managériale, transformation majeure, besoin d’un leadership temporaire ou recherche d’un dirigeant clé.
Sa présence dans la région AURA et sa compréhension du tissu économique clermontois en font un partenaire de choix pour les organisations industrielles et tertiaires implantées dans la région.
➤ Vous avez un besoin urgent en management de transition à Clermont-Ferrand ? Contactez notre bureau de Lyon.
L’expertise de notre cabinet de management de transition à Clermont-Ferrand
Un cabinet reconnu pour sa réactivité, son réseau, sa qualité de sélection et son ancrage territorial
1. Des experts prêts à intervenir sans délai
Nos managers sont choisis pour disposer d’un niveau d’expertise supérieur aux exigences de la mission. Résultat : une prise de poste immédiate, une adaptation rapide et un impact mesurable dès les premières semaines.
2. Une sélection rapide et hautement pertinente
Dès l’expression de votre besoin, nous mobilisons notre réseau et identifions en moins de 72 heures les managers les plus adaptés. Chaque profil est retenu pour sa maîtrise des enjeux ciblés.
3. Une double expertise pour un choix parfaitement ajusté
Le choix du manager repose aussi sur sa capacité à s’intégrer rapidement à vos équipes. Cette adéquation culturelle est également évaluée par un référent de nos bureaux en région à Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg ou à l’international au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Espagne.
4. Un suivi engagé pour sécuriser vos résultats
Notre implication se poursuit tout au long des missions de transition à Clermont-Ferrand. Nous assurons un pilotage régulier afin de mesurer l’avancement, garantir la qualité des livrables et ajuster les moyens si nécessaire.
Le management de transition Clermont-Ferrand : une approche humaine et sur-mesure adaptée aux spécificités du territoire
L’approche de notre cabinet de management de transition repose sur un accompagnement humain, rigoureux et collaboratif. Le cabinet veille à intégrer un manager capable de comprendre rapidement vos enjeux, de sécuriser vos équipes et de délivrer des résultats mesurables. Cette dimension humaine est essentielle dans une région où la transformation organisationnelle doit s’opérer en préservant la proximité et la culture du territoire.
Pourquoi Delville Management est un choix stratégique pour les entreprises du Puy-de-Dôme ?
Grâce à son bureau de management de transition à Lyon qui couvre toute la région Auvergne-Rhône-Alpes et à son savoir-faire, Delville Management est particulièrement bien positionné pour accompagner les entreprises locales (PME industrielles, sites de production, groupes en croissance ou entreprises en mutation) dans leurs missions de management à Clermont-Ferrand. Son ancrage territorial permet une compréhension fine des enjeux propres à une économie en mutation, innovante et réactive.
Pourquoi les entreprises locales font appel au management de transition à Clermont-Ferrand ?
Répondre rapidement aux situations de crise et aux urgences managériales
Dans un contexte où les situations de crise peuvent fragiliser les organisations (rupture managériale, baisse de performance, tensions sociales), le management de transition Clermont-Ferrand apporte une solution immédiate, pilotée par des experts capables d’agir vite et de stabiliser les équipes.
Remplacement d’un dirigeant clé et continuité du leadership
Le départ soudain d’un dirigeant clé n’est jamais neutre. Un manager de transition prend le relais, assure la continuité opérationnelle et prépare le terrain pour un recrutement pérenne. Ce remplacement temporaire sécurise la gouvernance et rassure les équipes.
Piloter des projets majeurs : transformation, supply chain, industrialisation
Les entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes font face à des enjeux importants : montée en puissance industrielle, optimisation de la supply chain, digitalisation, amélioration des performances. Une mission stratégique pilotée par un manager de transition à Clermont-Ferrand permet de structurer, accélérer et réussir ces projets critiques.
Le rôle du manager de transition dans les organisations du Puy-de-Dôme
Accélérer les transformations : numérique, organisationnelle, performance industrielle
Face à l’évolution rapide des marchés, les entreprises du Puy-de-Dôme doivent se transformer. Les managers de transition accompagnent ces étapes clés : réorganisation interne, transformation numérique, optimisation des processus, structuration d’une fonction, lancement d’un site ou d’une nouvelle activité.
Apporter un savoir-faire opérationnel immédiatement mobilisable
Le rôle d’un manager de transition repose sur une expertise pointue et une forte capacité d’adaptation. Il apporte un savoir-faire immédiatement opérationnel, issu de parcours dans des environnements exigeants : industrie, services, logistique, numérique ou agroalimentaire.
Mission de management de transition à Clermont-Ferrand : un levier d’efficacité et d’agilité
Le management de transition Clermont-Ferrand s’impose comme un levier stratégique pour renforcer la performance, absorber une crise ou franchir un cap de croissance. C’est une approche agile qui répond à des besoins concrets, sans engagement de long terme.
Comment se déroule une mission avec Delville Management ?
Analyse des besoins et sélection ciblée du manager de transition
Tout commence par une analyse détaillée de vos enjeux : contexte, objectifs, culture d’entreprise. Delville Management identifie ensuite le manager le plus adapté à votre mission, selon des critères de compétences, leadership, expérience sectorielle et adéquation humaine.
Déploiement rapide, accompagnement continu et pilotage rigoureux
Le manager entre en poste sous quelques jours. Il pilote la mission avec un objectif clair de résultats, tandis que Delville Management assure un suivi continu : ajustements, points d’étapes, alignement avec la direction et les actionnaires.
Des résultats mesurables et une transmission durable
Au terme de la mission, Delville Management veille à transmettre les acquis : outils, processus, méthodes, feuille de route. L’entreprise bénéficie ainsi d’une transformation durable et opérationnelle.
Comprendre le dynamisme économique de Clermont-Ferrand et du Puy-de-Dôme
Un territoire industriel et innovant au cœur de l’Auvergne-Rhône-Alpes
Le secteur industriel auvergnat est l’un des piliers de la région : pneumatique, agroalimentaire, mécanique, biotechnologies ou encore numérique. Clermont-Ferrand se distingue par son dynamisme économique, sa capacité d’innovation et son attractivité croissante qui peuvent générer de nombreux besoins en mangement de transition.
Les enjeux actuels des entreprises qui font appel au management de transition à Clermont-Ferrand
Entre montée en charge industrielle, recherche de talents, pression concurrentielle et adaptation aux nouveaux modèles, les entreprises du territoire doivent se transformer rapidement. Dans ce contexte, une mission de management de transition apporte une solution efficace pour franchir ce cap.
Conclusion
Le management de transition à Clermont-Ferrand via Delville Management est la solution idéale pour compléter avec succès et efficacité vos besoins de transformation.
➤ Contactez Delville Management pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure.

Management de transition Rennes : une réponse immédiate
Les entreprises rennaises font face à des transformations rapides, à des besoins de pilotage stratégique et parfois à des urgences managériales difficiles à absorber en interne. Dans ce contexte, le management de transition à Rennes s’impose comme une solution agile, efficace et directement opérationnelle.
Grâce à notre bureau de Nantes, Delville Management met à disposition des managers de transition à Rennes capables d’intervenir en quelques jours seulement pour sécuriser vos enjeux les plus critiques.
➤ Vous avez un besoin urgent en management de transition à Rennes ? Contactez notre bureau de Nantes.
L’expertise Delville Management dans votre mission de transition à Rennes
Les engagements de notre cabinet
1. Des managers immédiatement opérationnels
Nous mobilisons des managers de transition affichant plus de vingt ans d’expérience, habitués aux contextes de transformation, de restructuration ou de crise. Leur prise en main est instantanée : ils structurent les priorités, stabilisent les équipes et délivrent des résultats visibles dès les premières semaines.
2. Une sélection rapide et ultra-ciblée
En moins de 72 heures, nous vous présentons une short-list de profils parfaitement alignés avec vos enjeux. Chaque manager est sélectionné selon ses compétences, son expérience sectorielle et son adéquation avec la culture de votre entreprise rennaise.
3. Un réseau local fort et une connaissance terrain
Votre mission de management de transition à Rennes est supervisée par un Directeur de mission de notre bureau de Nantes, doté d’un large réseau de managers implantés en Bretagne. Cette proximité garantit une excellente compréhension du territoire, des pratiques locales et des dynamiques économiques propres à Rennes et à son agglomération.
4. Un accompagnement continu et mesurable
Nous ne nous contentons pas d’identifier le bon manager : nous assurons un suivi régulier tout au long de la mission. Objectifs, indicateurs, reporting… chaque étape est structurée pour garantir l’impact et la réussite de votre projet.
Notre approche spécifique : mobilisation via Nantes, réseau local, expertise éprouvée
Grâce à notre ancrage régional, nous garantissons une mobilisation rapide d’un manager de transition à Rennes, capable d’intervenir en présentiel et de déployer un plan d’action adapté au contexte breton.
En tant qu’acteur premium du management de transition, Delville Management a fait le choix d’un modèle fondé sur la proximité et l’expertise sectorielle.
Les entreprises rennaises bénéficient ainsi :
- de managers implantés en Bretagne et Pays de la Loire, capables d’intervenir rapidement,
- d’un réseau local solide,
- d’un accompagnement par un Directeur de mission connaissant le territoire, ses secteurs clés, son dynamisme et ses enjeux humains.
Comment fonctionne une mission avec Delville Management ?
- Diagnostic rapide : analyse du besoin, compréhension du contexte, des enjeux et de la situation.
- Sélection & mobilisation : présentation des managers en 72h, prise de poste en 5 jours.
- Pilotage & suivi : feuille de route, indicateurs de performance, ajustements.
- Transmission & sécurisation : transfert des compétences et passation en fin de mission.
Pourquoi faire appel à un manager de transition à Rennes dès maintenant ?
Votre besoin couvert par Delville Management via le bureau de Nantes
Les entreprises rennaises bénéficient d’une couverture directe grâce à notre bureau de Nantes, capable de mobiliser un manager de transition à Rennes en quelques jours. Contacter le bureau. Cette proximité assure :
-
- une intervention rapide,
- une connaissance fine du tissu économique breton,
- un suivi sur-mesure assuré par un Directeur de mission local.
Les avantages du management de transition
- Réactivité immédiate : mobilisation rapide d’un manager capable de stabiliser la situation, reprendre la direction ou piloter un projet urgent.
- Expertise pointue : intervention d’un profil hautement qualifié, doté d’un recul stratégique et d’une maîtrise technique permettant d’avancer vite.
- Regard neutre et objectif : une vision extérieure qui permet d’identifier les véritables leviers de décision et de trancher sans être impacté par l’historique interne, les tensions managériales ou les habitudes organisationnelles.
- Mission limitée dans le temps : intervention ciblée avec des objectifs définis et des résultats concrets attendus sur une période précise.
Pourquoi le management de transition est particulièrement pertinent à Rennes ?
Un territoire économique en pleine accélération Rennes attire des entreprises innovantes : numérique, cybersécurité, agroalimentaire, logistique, BTP… Cette dynamique crée des besoins réguliers en renfort managérial à Rennes. Des entreprises confrontées à des enjeux complexes Montées en puissance industrielles, recrutements difficiles, transformations digitales, croissance rapide… autant de contextes où un manager de transition Rennes apporte une expertise immédiatement opérationnelle. Un besoin croissant d’interventions structurantes en Bretagne De plus en plus d’entreprises recherchent une intervention manager de transition Bretagne capable de piloter des transformations sensibles ou de sécuriser une fonction clé. Nos managers accompagnent notamment :
- des interventions ciblées pour prendre le relais sur une direction critique via un manager relais Rennes et répondre à des besoins d’interim management à Rennes ;
- des projets de conduite du changement ou de transformation d’entreprise en Bretagne nécessitant une expertise de haut niveau ;
- du pilotage de transformation à Rennes lors de phases d’accélération ou de restructuration ;
- de la direction de projet en transition en Bretagne et à Rennes, particulièrement dans l’industrie et les services ;
- des besoins mobilisant un expert management de transition Bretagne déjà ancré sur le territoire.
Ces besoins illustrent à quel point le recours à un manager de transition Bretagne devient un levier stratégique pour sécuriser les trajectoires de croissance et de transformation des entreprises rennaises.
Les fonctions couvertes par Delville Management
- Directeur Général (DG)
- Directeur des Ressources Humaines (DRH, RH)
- Directeur Financier / Directeur Administratif et Financier (DAF)
- Directeur Juridique
- Directeur Industriel
- Directeur des Opérations (DOP)
- Directeur Achats
- Directeur Supply Chain
- Directeur Logistique
- Directeur Qualité
- Directeur Commercial
- Directeur Marketing
- Directeur des Systèmes d’Information et digital
- Directeur des Projets/Programmes
Les secteurs d’intervention à Rennes et en Bretagne
Les secteurs d’activité sur lesquels Delville Management intervient en région Bretagne sont nombreux. Parmi eux :
- Management de transition aéronautique
- Management de transition agroalimentaire
- Management de transition banque et assurance
- Management de transition BTP et construction
- Management de transition énergie et ressources
- Management de transition finance et conseil
- Management de transition luxe
- Management de transition médico-social
- Management de transition retail et distribution
- Management de transition santé
- Management de transition secteur public et ONG
- Management de transition supply chain
- Management de transition technologie et médias
- Management de transition transport et logistique
Contactez-nous dès aujourd’hui
Pourquoi choisir Delville Management pour un besoin à Rennes ?
Parce que notre cabinet de management de transition réactivité, expertise métier et accompagnement humain local pour sécuriser vos enjeux les plus stratégiques.
Un acteur premium du management de transition
Delville Management est un cabinet de management de transition reconnu pour sa capacité à intervenir vite, mobiliser les meilleurs managers et garantir un pilotage rigoureux des missions.
Conclusion
Le management de transition à Rennes est une solution idéale pour renforcer vos équipes, accélérer vos projets ou traverser une période complexe. Grâce à notre bureau de Nantes, nous mobilisons rapidement un manager adapté à vos enjeux.
➤ Contactez Delville Management pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure.

Management de transition Marseille
Vous recherchez un manager de transition à Marseille pour piloter un projet stratégique, gérer une situation de crise ou assurer un relais managérial ?
Notre cabinet de management de transition met à votre disposition des dirigeants immédiatement opérationnels, dotés d’une forte expertise sectorielle, disponibles rapidement dans toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au-delà.
Contactez nous pour recevoir, sous 72 heures, le profil adapté à votre besoin.
Votre besoin de management de transition à Marseille ou en région PACA
Qu’il s’agisse de gérer un management de crise, d’un remplacement temporaire de direction, d’une fusion-acquisition nécessitant une conduite du changement, ou d’une transformation d’entreprise, nos managers de transition à Marseille apportent une réponse immédiate et pragmatique.
Leur mission : stabiliser, transformer ou relancer votre organisation dans des délais maîtrisés grâce à des solutions managériales rapides et un accompagnement sur mesure.
Delville Management intervient auprès de PME, ETI et filiales de groupes internationaux implantés à Marseille, Aix-en-Provence, Toulon ou Nice. Notre bureau régional de management de transition à Lyon dispose d’un réseau solide de managers de transition expérimentés capables d’intervenir rapidement sur Marseille et dans toute la région PACA, afin de vous proposer un profil adapté à votre culture d’entreprise et à vos enjeux spécifiques.
Pourquoi choisir Delville Management pour vos missions à Marseille ?
Choisir Delville Management, c’est faire le choix d’un partenaire de proximité premium, reconnu pour la qualité de son accompagnement et son exigence opérationnelle.
- Réactivité garantie : un premier contact dans les 24 heures, un profil ciblé sous 72 heures, un démarrage de mission sous 5 jours.
- Vivier local et national : nos managers de transition sont implantés partout en France, et notamment dans la région Sud-Est.
- Approche sur mesure : chaque mission de transition repose sur un plan d’action clair, élaboré par le manager de transition. Un binôme local – composé d’un expert métier et d’un directeur de mission – l’accompagne pour garantir le bon déroulement de la mission.
- Accompagnement humain et expertise locale : nous valorisons la transmission des savoir-faire et la cohésion interne, gages d’une transformation durable.
Nos interventions couvrent les besoins en management opérationnel et en management temporaire sur des postes de cadre dirigeant : direction générale, finance, RH, opérations, DSI, supply chain, etc.
On répond à vos questions sur le management de transition à Marseille
Comment se déroule une mission de management de transition à Marseille ?
Chacune des mission de transition à Marseille est prise en charge par notre bureau de management de transition à Lyon, implanté au cœur de la région PACA, et suit une méthodologie éprouvée, alliant écoute, réactivité et résultat :
- Diagnostic : compréhension des enjeux et du contexte de l’entreprise.
- Sélection sur mesure : proposition d’un manager de transition expérimenté, aligné sur vos objectifs et votre culture.
- Pilotage de mission :
- mise en œuvre du plan d’action par le manager de transition,
- suivi des indicateurs,
- reporting régulier avec des points de suivis organisés entre le client, le manager et Delville Management.
- Transfert de compétences : à la fin de la mission, le manager consolide les acquis et prépare la continuité.
En moyenne, une mission dure 6 à 12 mois, avec des résultats visibles dès les premières semaines. Nos managers interviennent aussi bien pour des entreprises en transformation que pour des organisations souhaitant renforcer leurs équipes sur une période clé.
Quels sont les secteurs que nous accompagnons ?
- Management de transition retail et distribution
- Management de transition finance et conseil
- Management de transition santé
- Management de transition juridique
- Management de transition supply chain et logistique
- Management de transition énergie et ressources
- Management de transition BTP et construction
- Management de transition informatique
- Management de transition agroalimentaire
- Management de transition secteur public et ONG
Quels sont les profils des managers de transition ?
- Directeur Général (DG)
- Directeur des Ressources Humaines (DRH, RH)
- Directeur Financier / Directeur Administratif et Financier (DAF)
- Directeur Juridique
- Directeur Industriel
- Directeur des Opérations (DOP)
- Directeur Achats
- Directeur Supply Chain
- Directeur Logistique
- Directeur Qualité
- Directeur Commercial
- Directeur Marketing
- Directeur des Systèmes d’Information et digital
- Directeur des Projets/Programmes
Pourquoi le management de transition séduit les entreprises de Marseille ?
Marseille, deuxième métropole de France, s’impose comme un pôle économique stratégique du Sud. Son port, l’un des plus importants d’Europe, en fait un hub logistique majeur. La ville attire également des investissements dans l’énergie, la santé, le numérique et les services. Cette vitalité s’accompagne d’un besoin croissant d’agilité managériale : gestion de projets complexes, digitalisation, structuration de filiales, croissance externe… Le management de transition à Marseille offre une solution concrète pour traverser ces périodes charnières avec sérénité, grâce à une conduite du changement maîtrisée et des dirigeants capables de prendre des décisions stratégiques rapidement.
Quels sont les contextes de missions fréquemment rencontrés à Marseille et en région PACA ?
- Management de crise ou restructuration : mobilisation rapide d’un dirigeant expérimenté pour stabiliser la situation.
- Management relais : prise de poste temporaire suite à un départ inattendu ou un congé prolongé.
- Management de transition RH / DAF / DSI : accompagnement ciblé sur les fonctions support et stratégiques.
- Transformation d’entreprise et accompagnement transformation Marseille : pilotage de projets complexes et de changements structurels.
- Recrutement temporaire de dirigeant : sécurisation de la continuité opérationnelle avec un manager hautement qualifié.
- Fusion-acquisition : gestion de la phase d’intégration et coordination des équipes dans un contexte sensible.
Ces exemples illustrent la diversité des missions de transition que nous menons auprès des entreprises en transformation sur Marseille et dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Contactez Delville Management pour un accompagnement sur mesure à Marseille !
Vous êtes dirigeant à Marseille, dans la région PACA ou au-delà, et vous faites face à un enjeu managérial, stratégique ou organisationnel ?
Nos experts locaux vous accompagnent avec réactivité, confidentialité et efficacité, grâce à une expertise sectorielle éprouvée et des dirigeants immédiatement opérationnels.
Contactez dès aujourd’hui Delville Management pour bénéficier d’un accompagnement en management de transition à Marseille, conçu sur mesure pour votre entreprise, avec un cabinet premium de management de transition reconnu pour son expertise locale et internationale.

Directeur de transition
Pourquoi choisir Delville Management pour trouver votre Directeur de transition ?
1) Notre méthodologie d’intervention rapide
Chez Delville Management, cabinet de management de transition pure player reconnu, nous déployons une méthodologie éprouvée : audit stratégique initial, définition des objectifs, sélection ciblée des profils, suivi rigoureux tout au long de la mission. Cette approche garantit des interventions efficaces aux effets mesurables.
Notre équipe vous accompagne à chaque étape, pour faire de chaque mission une réussite managériale et opérationnelle.
2) Un vivier de dirigeants qualifiés
Notre réseau se compose de managers de transition expérimentés, capables de prendre en main une direction en moins de 72h. Ils peuvent assumer plusieurs rôles au sein de l’entreprise, selon les besoins : CEO de transition, DAF de transition, DRH de transition, Directeur Commercial de transiton… Voir la liste complète de nos métiers.
Chaque profil est sélectionné pour son expertise sectorielle et sa capacité à faire évoluer les organisations..
3) Une sélection sur mesure en moins de 72h
En cas de besoin urgent, notre cabinet management de transition est capable de proposer un Directeur de transition opérationnel en moins de trois jours. Notre processus de sélection est basé sur un matching précis entre vos attentes, vos enjeux et les compétences des dirigeants pressentis.
4) Accompagnement durant toute la mission
Notre accompagnement ne se limite pas à la mise en relation. Chez Delville Management, nous assurons un accompagnement de bout en bout : définition du cadre de mission, suivi des indicateurs de performance, réunions de bilan, préparation de la passation.
Notre rôle est de garantir une prise en charge fluide, efficace et aux effets pérennes.
Qu’est-ce qu’un Directeur de transition ?
Définition du rôle Directeur de transition
Le Directeur de transition (ou manager de transition) est un cadre dirigeant expérimenté, mobilisé temporairement pour piloter un projet, diriger une transformation, régler une situation de crise ou encore assurer la continuité managériale dans une entreprise. Ce professionnel intervient avec une grande réactivité pour apporter des solutions concrètes à des enjeux urgents et complexes, en s’appuyant sur une expertise opérationnelle et une forte capacité de prise de décision. Sa mission est toujours limitée dans le temps, mais hautement stratégique : il doit atteindre des objectifs clairs et mesurables, apporter de la valeur dans un contexte de changement et garantir une mise en œuvre rapide des actions nécessaires. Son rôle est de permettre à l’organisation de franchir un cap critique, tout en assurant une continuité managériale sans rupture. Le métier connaît un essor important sur le marché du travail, notamment dans les environnements en mutation rapide. Cette fonction est devenue un levier stratégique pour de nombreuses entreprises cherchant agilité, performance et sécurité dans leurs projets de transformation ou de redressement d’activité.
Quelle est la différence entre un manager de transition et un directeur intérimaire ?
Le manager de transition, dont le Directeur de transition est une figure emblématique, peut intervenir dans divers contextes : transformation, gestion de projets, gestion de crise, mais aussi en management relais. Ce qui le distingue du directeur intérimaire, c’est avant tout son statut externe à l’entreprise. Il n’est pas intégré à l’organigramme permanent, ce qui lui permet d’évoluer avec neutralité, sans être affecté par les tensions politiques internes. Cette posture extérieure lui confère une grande liberté d’action et une capacité à enclencher rapidement des changements profonds, même lorsqu’ils sont impopulaires. Là où le directeur intérimaire s’inscrit dans une logique de continuité, le manager de transition est missionné pour produire un impact mesurable, sur une durée limitée, avec une obligation de résultats.
Quelles sont les compétences d’un bon Directeur de transition ?
Leadership et prise de décision rapide
Le Directeur de transition est un décideur aguerri, capable de fédérer rapidement les collaborateurs autour d’un objectif commun, même dans un contexte instable. Il sait faire preuve d’autorité naturelle, tout en maintenant un dialogue constructif avec l’ensemble des parties prenantes. Sa force réside dans sa capacité à trancher rapidement, tout en tenant compte des réalités opérationnelles et humaines de l’entreprise.
Capacité d’adaptation et neutralité
Chaque mission s’effectue dans un environnement différent. C’est pourquoi un bon manager de transition sait s’adapter aux spécificités culturelles, managériales et sectorielles de chaque entreprise. Il conserve une posture neutre, sans enjeux politiques internes, ce qui lui permet de prendre des décisions sans biais et de désamorcer les conflits.
Vision stratégique et exécution opérationnelle
Le Directeur de transition conjugue vision stratégique et efficacité opérationnelle. Il comprend les enjeux business, les traduit en objectifs clairs et les met en œuvre avec méthode. Son rôle consiste à transformer une vision en résultats concrets, tout en assurant un pilotage rigoureux. Cette double compétence – direction et exécution – fait de lui un acteur clé du changement.
Expérience multisectorielle
La diversité des missions accomplies permet au Directeur de transition d’avoir une vue élargie des enjeux de l’entreprise. Il s’appuie sur une solide expérience acquise dans différents secteurs : industrie, retail, santé, finance, supply chain, etc. Cette polyvalence sectorielle nourrit son agilité, sa créativité et sa capacité à proposer des solutions adaptées aux attentes de chaque client.
Tout savoir sur le Directeur de transition
Quelle est la durée moyenne d’une mission de Directeur de transition ?
En moyenne, une mission de management de transition dure entre 6 et 12 mois. La durée peut varier selon la complexité du projet ou les objectifs à atteindre.
Combien coûte un Directeur de transition ?
Le tarif journalier d’un Directeur de transition se situe généralement entre 1 200 € et 2 000 € HT selon l’expertise requise, le niveau de responsabilité du poste, le secteur d’activité et la durée de la mission.
Peut-on recruter définitivement un Directeur de transition ?
Oui, certaines missions débouchent sur une embauche en CDI. Toutefois, la logique du management de transition repose avant tout sur une mission ponctuelle, avec des résultats attendus sur une durée définie.
Quelle est la différence entre un Directeur de transition et un consultant ?
Un consultant apporte un regard extérieur et formule des recommandations stratégiques. Le Directeur de transition, quant à lui, combine ce regard neuf avec une capacité d’action immédiate. Il analyse la situation, identifie les leviers d’amélioration et met en œuvre lui-même les décisions nécessaires. En plus de conseiller, il prend la direction d’un service ou d’un projet, pilote les équipes et garantit l’atteinte des résultats opérationnels sur le terrain. Son implication directe et son statut externe lui permettent d’agir avec neutralité et efficacité.
Comment se déroule une mission avec Delville Management ?
Notre processus démarre par une phase d’écoute et de compréhension du besoin. Puis nous sélectionnons un ou plusieurs profils de dirigeants qualifiés que nous vous présentons dans les 72 heures. Une fois un profil validé, celui-ci intègre vos équipes en moins de 5 jours ouvrés. Un suivi régulier est assuré tout au long de la mission pour en mesurer les résultats, ajuster les actions si besoin, et garantir une fin de mission structurée.
Dans quels secteurs intervenez-vous ?
Nous intervenons dans des secteurs très variés : juridique, finance et conseil, santé… En savoir plus !
Contactez-nous pour trouver votre Directeur de transition
Vous souhaitez confier une mission stratégique, un projet de transformation d’entreprise ou une situation de crise à un expert ? Faites appel à Delville Management pour trouver le manager de transition le plus adapté à vos enjeux.
Nos équipes sont à votre écoute pour définir votre besoin et vous proposer une solution sur mesure, dans les meilleurs délais.
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Notre nouveau bureau de management de transition à Milan
Avec l’ouverture d’un bureau de management de transition à Milan dirigé par Alessandro Reitelli, Delville Management poursuit son expansion internationale. Ce nouveau bureau vise à offrir un accompagnement local et de proximité aux entreprises présentes ou souhaitant s’implanter en Italie.
Pourquoi ouvrir un bureau à Milan ?
Milan est un centre stratégique pour l’économie italienne et européenne. Capitale financière de l’Italie, elle abrite de nombreuses entreprises internationales et locales, et se distingue par son dynamisme dans des secteurs comme la mode, l’industrie manufacturière, la finance, et le luxe.
Delville Management a déjà accompagné plusieurs entreprises à Milan dans leurs transitions stratégiques, et l’ouverture de ce bureau marque une étape pour renforcer notre service sur le terrain, avec une équipe locale.
Ce bureau répond à notre engagement de fournir à nos clients actuels et futurs des solutions de management de transition adaptées aux spécificités du marché italien.
Alessandro Reitelli, un expert aux commandes
Alessandro Reitelli, Directeur du bureau de Milan, apporte plus de 25 ans d’expérience à des postes de direction dans divers secteurs à l’international. Ancien CEO pour la France et l’Europe du Sud chez ME Group, il a également occupé un poste de Senior Advisor chez Qualium Investissement pour le marché italien. Son parcours l’a amené à diriger des entreprises dans les secteurs des énergies renouvelables, des technologies et des services. Il possède une solide expertise en développement commercial, en gestion de transitions complexes et en leadership international, ayant piloté des équipes en France, en Italie, au Danemark, et en Afrique du Nord.
Son expérience, combinée à une connaissance approfondie du marché italien, fait de lui un atout de premier plan pour Delville Management.
Un modèle international, mais local
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, nous allions une expertise sectorielle spécialisée à une connaissance approfondie des marchés locaux pour offrir des solutions sur mesure et adaptées aux spécificités régionales de nos clients.
“Notre ambition est d’assurer une combinaison parfaite entre expertise sectorielle, connaissance du marché local et proximité géographique”, explique Patrick Abadie. Cette approche se traduit concrètement à Milan, où chaque mission est supervisée par Alessandro Reitelli, expert du marché italien, et un directeur de practice spécialisé dans le secteur d’activité de l’entreprise cliente.
Ce tandem permet d’accompagner les entreprises avec une vision à 360° : d’un côté, une expertise pointue des enjeux sectoriels, et de l’autre, une maîtrise fine des attentes et pratiques locales.
Développer des synergies entre nos équipes
L’ouverture de ce bureau renforce notre réseau et les synergies entre nos différentes équipes en Europe.
En favorisant les échanges et la collaboration, nous renforçons notre capacité à mobiliser rapidement les compétences nécessaires pour chaque mission, tout en garantissant une continuité dans la qualité de l’accompagnement que nous offrons à nos clients à travers le monde.
Cette dynamique est essentielle pour accompagner les entreprises dans leurs projets stratégiques, que ce soit pour des restructurations, des fusions, ou des transformations organisationnelles.
Le mot de la fin : une ouverture porteuse de promesses
”Cette implantation à Milan marque une nouvelle phase dans notre développement international. Elle nous permet d’accompagner nos clients, tant locaux qu’européens, avec l’expertise et la rigueur qui font notre succès. En collaborant étroitement avec nos autres bureaux, nous créons un réseau de compétences unique, capable de relever les défis de demain.” – Patrick Abadie.

REF 2024 : le pouvoir en mouvement
La REF 2024 (Rencontre des Entrepreneurs de France 2024), organisée par le MEDEF, s’est imposée cette année encore comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques.
À l’ombre des grands débats mondiaux, cette sixième édition s’est articulée autour d’une thématique ambitieuse : le Pouvoir. Un sujet vaste, exploré sous tous ses angles, de l’innovation technologique aux contre-pouvoirs démocratiques, en passant par les défis environnementaux.
Le pouvoir politique : une influence grandissante
Le choix de centrer cette édition sur le pouvoir politique n’est pas anodin. Avec un nombre sans précédent d’élections dans le monde cette année, la capacité à agir devient un défi stratégique pour les entreprises.
Les discussions ont mis en lumière comment les bouleversements politiques influencent directement les décisions économiques. Qu’il s’agisse de démocraties établies ou de régimes illibéraux, ces changements façonnent l’avenir des marchés, redéfinissant ainsi le rôle des acteurs économiques.
Innovation et technologie : le pouvoir de transformer
L’impact de la science et de la technologie sur notre société a été un autre axe majeur de la session. Le débat intitulé “Quand la science change le monde” a souligné les avancées technologiques comme leviers de transformation. Il a également posé des questions essentielles sur les défis éthiques qu’elles engendrent.
Plusieurs figures emblématiques étaient présentes comme Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur, et Sébastien Missoffe, directeur général de Google France. Leur présence a permis de nourrir des échanges riches et inspirants sur l’avenir technologique.
Économie européenne : entre transition et compétitivité
L’économie européenne se trouve à un carrefour. Entre la nécessité de financer la transition vers une économie verte et celle de rester compétitive sur la scène mondiale, les débats ont abordé des questions complexes.
Comment financer cette transition tout en maintenant un haut niveau d’innovation ? Les discussions ont notamment mis en avant la complexité de ces enjeux dans un contexte de tensions géopolitiques et de transformation numérique.
Contre-pouvoirs et désinformation : un nouveau champ de bataille
Le pouvoir des contre-pouvoirs et la montée en puissance des fake news ont également été des sujets au cœur des débats. Dans une société où l’information circule de plus en plus vite, parfois au détriment de la vérité, il devient vital de repenser les mécanismes de régulation. Les intervenants ont exploré les moyens de lutter contre la désinformation, notamment à travers des stratégies visant à renforcer la résilience démocratique.
C’est précisément dans ce contexte mouvant que l’expertise d’un cabinet de management de transition prend tout son sens. Face à ces défis, pouvoir compter sur des leaders capables d’orienter les entreprises avec agilité et discernement peut être un atout majeur. Les managers de transition, forts de leur expérience, peuvent aider les entreprises à naviguer dans ces périodes d’incertitude et de transformation.
Une REF 2024 innovante et inspirante
Au-delà des débats, la REF 2024 s’est distinguée par son format innovant et sa convivialité. Un “village des adhérents” a permis aux participants de tisser des liens, d’échanger avec les intervenants, et de découvrir des initiatives surprenantes. Cette édition a su marier réflexion de fond et rencontres stimulantes, offrant ainsi aux participants une vision prospective des enjeux économiques actuels.
En conclusion, la REF 2024 a une nouvelle fois démontré sa capacité à être un catalyseur de réflexion et d’action pour les entrepreneurs. Elle a non seulement offert un espace de dialogue sur les défis contemporains, mais a aussi encouragé l’innovation et l’engagement collectif pour un avenir plus résilient et prospère.

Signaux faibles d'une crise d'entreprise : comment les détecter avant la procédure collective
Signaux faibles d'une crise d'entreprise : comment les détecter avant la procédure collective
Une crise d'entreprise ne surgit presque jamais sans prévenir. Bien avant la cessation des paiements, des indices discrets apparaissent : un ratio qui se dégrade, un client stratégique qui espace ses commandes, un turnover inhabituel. Savoir les repérer permet au dirigeant de garder la main sur la trajectoire de son entreprise, plutôt que de la subir.
Qu'est-ce qu'un signal faible en entreprise ?
Un signal faible est un indicateur qui, pris isolément, semble anodin, mais qui révèle en réalité l'amorce d'une difficulté à venir. Il peut s'agir d'une légère dégradation d'un ratio financier, d'un client important qui espace ses commandes, ou d'une démission inattendue au sein de l'équipe dirigeante. Ce qui compte n'est pas le signal pris seul, mais la répétition et la convergence de plusieurs signaux dans le temps.
Contrairement à une crise déclarée, qui impose des mesures d'urgence souvent contraignantes, la détection précoce ouvre un éventail beaucoup plus large de solutions : réajustements stratégiques, recherche de financement, réorganisation, ou recours à une procédure amiable comme le mandat ad hoc ou la conciliation.
Les principaux signaux faibles à surveiller
Ces signaux se répartissent en quatre grandes familles, qu'il est utile de suivre simultanément plutôt qu'isolément.
- Les signaux financiers
Une trésorerie qui se dégrade constitue souvent la première alerte visible.
D’autres indices doivent être surveillés :
- l’allongement des délais fournisseurs ;
- l’augmentation du besoin en fonds de roulement ;
- le recours croissant au découvert ;
- l’érosion progressive des marges.
Une activité soutenue ne garantit donc pas la solidité financière. L’entreprise peut gagner des clients tout en détruisant de la liquidité.
- Les signaux opérationnels
Les difficultés apparaissent souvent sur le terrain avant d’atteindre les comptes.
Elles peuvent prendre plusieurs formes :
- des retards de livraison répétés ;
- une hausse des non-conformités ;
- des incidents de production récurrents ;
- la multiplication de solutions de contournement ;
- une dégradation du taux de service.
Ces anomalies peuvent révéler un sous-investissement, des responsabilités mal définies ou une perte de maîtrise des processus.
- Les signaux humains et sociaux
Les équipes perçoivent parfois les fragilités avant les indicateurs financiers.
Plusieurs comportements doivent alors attirer l’attention :
- un turnover inhabituel ;
- une hausse de l’absentéisme ;
- le départ de profils clés ;
- le désengagement du management intermédiaire ;
- des alertes internes régulièrement ignorées.
Ces signaux peuvent traduire une perte de confiance ou une fatigue profonde de l’organisation.
- Les signaux stratégiques et commerciaux
La crise peut aussi venir d’un modèle devenu moins adapté au marché.
Les principaux indices sont :
- la perte de clients stratégiques ;
- une dépendance excessive à un donneur d’ordre ;
- la baisse du taux de renouvellement ;
- une pression croissante sur les prix ;
- l’absence de transformation malgré l’évolution du marché.
Ces signes peuvent révéler une perte de compétitivité ou une fragilisation du modèle économique.
Cette lecture croisée est approfondie dans notre livre blanc consacré au restructuring. N'hésitez pas à le consulter, il détaille les signaux financiers, opérationnels et stratégiques à surveiller.
Attention, aucun de ces signaux, pris isolément, n'annonce à lui seul une crise. C'est leur accumulation et leur convergence dans le temps qui doivent alerter : par exemple, une dégradation de trésorerie qui coïncide avec un turnover inhabituel dans l'équipe commerciale et une hausse des réclamations clients dessine un tableau bien plus préoccupant que chacun de ces éléments pris séparément.
Des outils publics et privés pour objectiver la situation
Le dirigeant n'est pas seul face à cette veille. Des outils existent, à des degrés de sophistication différents, pour objectiver la situation d'une entreprise.
- L'outil « Signaux Faibles » de l'État, qui croise des données publiques et passées pour estimer un risque d'entrée en procédure collective à 18 mois, à l'usage des administrations partenaires.
- Les indicateurs bancaires : un dialogue régulier avec son banquier permet souvent de faire remonter des signaux avant qu'ils ne soient visibles ailleurs, notamment sur les tensions de trésorerie.
- Les outils de pilotage internes : tableaux de bord partagés entre la direction financière, la direction commerciale et les ressources humaines, pour croiser les indicateurs plutôt que de les analyser en silos.
- Les indicateurs opérationnels : Les retards, rebuts et incidents révèlent parfois la crise avant les résultats financiers.
Ces outils ne remplacent pas le jugement du dirigeant, mais ils objectivent des tendances qu'un ressenti, aussi affûté soit-il, peut avoir du mal à détecter à temps.
Comment structurer une veille des signaux faibles
La détection efficace des signaux faibles ne repose pas sur la seule vigilance individuelle du dirigeant : elle suppose une approche structurée.
- Mettre en place un tableau de bord d'indicateurs clés, actualisé mensuellement, plutôt que de tout surveiller de façon informelle.
- Croiser les sources : finance, exploitation, ressources humaines et relation client, pour repérer les corrélations anormales.
- Former les managers de proximité à faire remonter les signaux faibles sans attendre qu'ils s'aggravent.
- Documenter les décisions prises face à chaque signal, ce qui constitue aussi un élément de protection pour le dirigeant en cas de contentieux ultérieur.
Le rôle du dirigeant face aux signaux faibles
Le dirigeant occupe une position particulière face aux signaux faibles : il est à la fois celui qui doit les détecter et celui dont la responsabilité personnelle est engagée s'il ne les traite pas. Cette double casquette explique pourquoi la détection précoce ne peut pas reposer uniquement sur son intuition, aussi expérimentée soit-elle.
Passer du ressenti à une analyse objectivée est souvent l'étape la plus difficile. Un dirigeant vit son entreprise au quotidien et peut avoir du mal à distinguer une difficulté passagère d'un signal structurel. C'est pourquoi les experts du redressement d'entreprise recommandent systématiquement de faire intervenir un regard extérieur, expert-comptable, avocat ou manager de transition, dès les premiers doutes, plutôt que d'attendre une dégradation plus nette de la situation.
Cette objectivation permet également d'identifier le moment de bascule entre des difficultés conjoncturelles, qui se résorbent avec des ajustements limités, et des difficultés structurelles, qui appellent une transformation plus profonde du modèle économique ou de l'organisation.
Ce qui se passe si les signaux sont ignorés
La procédure collective marque rarement le début des difficultés. Elle révèle plutôt une crise dont les effets sont déjà installés. Un signal faible non traité peut, par accumulation, conduire à une cessation des paiements et à l'ouverture d'une procédure collective. Au-delà de l'impact opérationnel, le dirigeant qui n'a pris aucune mesure de prévention raisonnable s'expose à une mise en cause de sa responsabilité : faute de gestion, action en comblement de passif en cas de procédure collective, voire interdiction de gérer dans les situations les plus graves.
Quelles solutions dès les premiers signaux
Détecter tôt permet de mobiliser des solutions souples et confidentielles, avant que la situation ne s'aggrave :
- Une consultation discrète avec son expert-comptable ou un avocat spécialisé en entreprises en difficulté.
- Le recours à un mandat ad hoc ou à une conciliation, procédures amiables et confidentielles permettant de négocier avec les créanciers.
- L'intervention d'un manager de transition, pour objectiver la situation et piloter les premiers ajustements avant que les marges de manœuvre ne se réduisent.
Aller plus loin sur les signaux faibles
Notre livre blanc décrypte les alertes financières, opérationnelles et stratégiques qui précèdent souvent un retournement.
Il présente aussi les décisions permettant de reprendre le contrôle avant que les marges de manœuvre ne disparaissent.
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FAQ
Un signal faible signifie-t-il que l'entreprise va nécessairement rencontrer une procédure collective ?
Non. Un signal faible pris isolément ne signifie pas automatiquement que l'entreprise va connaître de graves difficultés. Il doit néanmoins être analysé et traité avant qu'il ne s'accumule avec d'autres signaux.
Quels sont les premiers signaux financiers à surveiller ?
La dégradation de la trésorerie disponible, l'allongement des délais de paiement fournisseurs, le recours croissant aux découverts bancaires et la baisse des marges sont parmi les signaux financiers les plus fréquemment cités.
Existe-t-il un dispositif gratuit pour se faire aider en cas de signal faible ?
Oui. Le Centre d'Information sur la Prévention des difficultés des entreprises (CIP) propose un accompagnement gratuit et confidentiel aux dirigeants qui identifient des signaux de fragilisation.
À partir de combien de signaux faut-il s'inquiéter ?
Il n'existe pas de seuil universel. Ce qui doit alerter, c'est la convergence de plusieurs signaux sur une période courte, par exemple une dégradation de trésorerie combinée à un turnover inhabituel ou à une perte de client stratégique.
Un manager de transition peut-il intervenir dès les premiers signaux, avant toute procédure ?
Oui, et c'est même le moment le plus favorable pour agir. Intervenir en amont d'une procédure collective permet de conserver un maximum d'options : réorganisation, recherche de financement, ou procédure amiable, avec un accompagnement opérationnel dédié.

Que faire quand une procédure collective est ouverte : les premières actions à mener
Que faire quand une procédure collective est ouverte : les premières actions à mener
Le jugement d'ouverture d'une procédure collective marque une rupture nette dans la vie de l'entreprise. Dans les jours qui suivent, certaines actions ne se négocient pas : elles conditionnent la suite de la procédure et la protection du dirigeant. Voici comment réagir efficacement, sans perdre de temps sur l'essentiel.
Notre livre blanc sur le restructuring approfondit cette phase décisive. Il analyse les priorités qui structurent les premières semaines d’un retournement. N’hésitez pas à le consulter !
Ce qui change dès le jugement d'ouverture
Dès que le tribunal rend son jugement d'ouverture, sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire, plusieurs effets s'appliquent immédiatement, sans attendre la suite de la procédure :
- Gel des poursuites individuelles : les créanciers ne peuvent plus engager ou poursuivre une action en paiement contre l'entreprise à titre individuel.
- Gel du paiement des dettes antérieures : l'entreprise ne peut plus régler les créances nées avant le jugement d'ouverture, ce qui lui permet de reconstituer sa trésorerie disponible.
- Ouverture d'une période d'observation, d'une durée initiale de 6 mois, renouvelable, pendant laquelle un diagnostic complet de la situation est réalisé.
- En sauvegarde et en redressement judiciaire, le dirigeant reste en fonction, mais sous surveillance ou assistance d'un administrateur judiciaire selon la décision du tribunal. En liquidation judiciaire, il est dessaisi de ses pouvoirs de gestion.
Les acteurs à connaître dès l'ouverture
Comprendre qui fait quoi permet d'éviter les erreurs de communication et de coopérer efficacement dès les premiers jours :
- Le mandataire judiciaire représente collectivement les créanciers et centralise les déclarations de créances.
- L'administrateur judiciaire, lorsqu'il est nommé, assiste ou remplace le dirigeant pour les actes de gestion, selon l'étendue de sa mission.
- Le juge-commissaire autorise les actes importants et tranche les difficultés courantes de la procédure.
- Un représentant des salariés est associé à la procédure lorsque l'effectif de l'entreprise le justifie.
Les premières actions à mener par le dirigeant
Dans les jours qui suivent le jugement d'ouverture, cinq actions doivent être engagées sans délai :
1. Rassembler l'ensemble des documents comptables et financiers
Relevés bancaires des trois derniers mois, bilans et prévisions de trésorerie, balance et grand livre, liste des créances et des dettes avec justificatifs, contrats en cours (baux, assurances, prêts), fiches de paie et attestations URSSAF. Ces documents seront demandés très rapidement par le mandataire ou l'administrateur judiciaire.
2. Sécuriser la trésorerie disponible
Établir un plan de trésorerie à court terme, en tenant compte du gel des dettes antérieures, pour identifier précisément les marges de manœuvre financières pendant la période d'observation. En pratique, la visibilité doit porter sur plusieurs semaines. Les experts de notre livre blanc sur le restructuring recommandent un suivi glissant des flux sur 8 à 13 semaines. Cet horizon permet d’anticiper les tensions. Il facilite aussi les arbitrages entre dépenses, continuité d’activité et besoins opérationnels.
3. Informer les équipes et les partenaires clés
Une communication claire, sans minimiser ni dramatiser la situation, limite les rumeurs en interne et rassure les partenaires commerciaux dont la relation reste nécessaire à la poursuite de l'activité.
4. Coopérer pleinement avec le mandataire ou l'administrateur judiciaire
La qualité de la coopération dès les premiers échanges influence directement l'appréciation que portera le tribunal sur la gestion du dirigeant, notamment en cas de contestation ultérieure.
5. Se faire accompagner par un professionnel expérimenté
Expert-comptable, avocat spécialisé en droit des entreprises en difficulté, ou manager de transition selon les besoins : un accompagnement structuré permet de sécuriser les décisions prises pendant la période d'observation et de préparer la suite, plan de continuation, cession ou, dans les cas les plus difficiles, liquidation.
Les erreurs à éviter dans les premiers jours
- Continuer à régler des créanciers antérieurs au jugement d'ouverture, ce qui est interdit et peut engager la responsabilité du dirigeant.
- Retarder la transmission des documents demandés par le mandataire judiciaire.
- Prendre des décisions de gestion importantes sans l'autorisation du juge-commissaire lorsque celle-ci est requise.
- Laisser la communication interne se faire par la rumeur plutôt que par une information structurée.
Le calendrier des premières semaines
Au-delà des cinq actions prioritaires, la période d'observation suit un rythme qu'il est utile d'anticiper dès le jugement d'ouverture.
- Semaine 1 : rassemblement des documents, premier contact avec le mandataire ou l'administrateur judiciaire, information des équipes.
- Semaines 2 à 4 : premiers échanges avec les principaux créanciers et partenaires, ajustement du plan de trésorerie, remontée des premiers éléments de diagnostic.
- Mois 2 et 3 : approfondissement du diagnostic économique et social, premières pistes de plan de redressement ou de recherche de repreneur.
- Fin de période d'observation : présentation au tribunal des conclusions et de la solution retenue, plan de continuation, cession ou liquidation.
Ce calendrier n'est pas figé, il dépend de la complexité du dossier et de la durée effective de la période d'observation accordée par le tribunal. Il donne néanmoins un repère utile pour ne pas se laisser dépasser par les échéances.
Pourquoi se faire accompagner par un manager de transition à ce stade
La période d'observation impose au dirigeant de continuer à faire tourner l'activité tout en répondant aux exigences de la procédure, un double enjeu difficile à porter seul. Un manager de transition apporte à ce stade une capacité opérationnelle immédiate pour piloter le quotidien de l'entreprise, préparer le plan présenté au tribunal, et sécuriser la coopération avec les organes de la procédure, sans faire porter cette charge supplémentaire sur une équipe de direction déjà sous tension.
Les issues possibles de la procédure collective
La période d'observation se conclut par l'une des trois issues suivantes, selon les conclusions du diagnostic établi avec le mandataire ou l'administrateur judiciaire.
Le plan de continuation
Lorsque l'activité est jugée viable, le tribunal arrête un plan de continuation : l'entreprise poursuit son activité sous la direction du dirigeant, avec un échéancier de remboursement des créanciers pouvant s'étaler jusqu'à dix ans en redressement judiciaire.
La cession totale ou partielle
Si un repreneur se manifeste au cours de la procédure, le tribunal peut arrêter un plan de cession, totale ou partielle, permettant de sauvegarder tout ou partie de l'activité et de l'emploi, même si le dirigeant en place ne poursuit pas l'aventure.
La liquidation judiciaire
Lorsque le redressement est manifestement impossible, la procédure est convertie en liquidation judiciaire : l'activité s'arrête, sauf maintien temporaire autorisé par le tribunal, et un liquidateur est nommé pour vendre les actifs et désintéresser les créanciers selon l'ordre légal.
Quelle que soit l'issue envisagée, la qualité du diagnostic et des premières actions menées dès l'ouverture pèse directement sur les options qui resteront disponibles au moment où le tribunal devra trancher.
FAQ
Combien de temps dure la période d'observation après l'ouverture d'une procédure collective ?
Elle dure initialement 6 mois, renouvelable, sans pouvoir excéder 18 mois au total pour une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.
Le dirigeant continue-t-il à gérer son entreprise après l'ouverture d'une procédure collective ?
En sauvegarde et en redressement judiciaire, oui, mais sous surveillance ou assistance d'un administrateur judiciaire selon la mission fixée par le tribunal. En liquidation judiciaire, le dirigeant est dessaisi de ses pouvoirs de gestion.
Quel délai pour déclarer une créance après l'ouverture d'une procédure collective ?
Les créanciers disposent d'un délai de 2 mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au Bodacc pour déclarer leur créance auprès du mandataire judiciaire ou du liquidateur.
Quels documents le mandataire judiciaire demande-t-il en priorité ?
En priorité : les relevés bancaires récents, les bilans et prévisions de trésorerie, la liste des créances et dettes avec justificatifs, ainsi que les contrats en cours et les éléments sociaux (paie, URSSAF).
Un manager de transition peut-il intervenir pendant une procédure collective en cours ?
Oui. Il peut intervenir en soutien du dirigeant ou de l'administrateur judiciaire pour piloter l'activité au quotidien, préparer le plan présenté au tribunal et sécuriser la mise en œuvre des décisions prises pendant la période d'observation.

Manager de transition en restructuring : rôle, mission et valeur ajoutée
Manager de transition en restructuring : rôle, mission et valeur ajoutée
Quand une entreprise doit se redresser vite, sous la pression de la trésorerie, des créanciers ou des actionnaires, le recours à un manager de transition spécialisé en restructuring change la donne. Contrairement au consultant, il ne se contente pas de recommander : il prend la responsabilité opérationnelle du redressement. Pour aller plus loin, notre livre blanc consacré au restructuring propose une lecture opérationnelle du retournement. Il décrypte notamment les signaux faibles, le pilotage du cash et la gouvernance de crise.
Qu'est-ce qu'un manager de transition en restructuring ?
Un manager de transition en restructuring est un dirigeant expérimenté, mandaté pour une durée déterminée, chargé de piloter le redressement d'une entreprise en difficulté. Il intervient directement dans l'opérationnel : il prend des décisions structurantes, engage des actions mesurables et assume la responsabilité des résultats, dans des délais souvent contraints par la trésorerie ou par une procédure judiciaire en cours.
Ce rôle se distingue nettement du conseil en stratégie. Là où le consultant formule des recommandations, le manager de transition en restructuring les met en œuvre lui-même, en s'appuyant sur son expérience du terrain et sa capacité à décider vite, sans le filet d'un historique interne.
Les missions d'un manager de transition en restructuring
Diagnostic et cadrage de la situation
Dès sa prise de fonction, le manager de transition analyse les signaux faibles, souvent visibles avant la dégradation financière. Ils peuvent être opérationnels, commerciaux ou stratégiques. Ensuite, il réalise un diagnostic complet de la situation : analyse de la trésorerie et de l'endettement, audit de l'organisation et des processus, identification des causes de la dégradation, structurelles ou conjoncturelles. Ce diagnostic conditionne l'ensemble du plan d'action qui suit.
Élaboration et pilotage du plan de restructuration
Sur la base du diagnostic, il structure un plan de retournement : arbitrages entre liquidité, rentabilité et stabilité de l'organisation, plans de réduction des coûts, réorganisation des équipes et des fonctions clés, mise en place d'indicateurs de suivi. Il pilote ensuite l'exécution de ce plan au quotidien, en ajustant la trajectoire selon les résultats obtenus.
Gestion des relations avec les parties prenantes
Le redressement d'une entreprise ne se joue pas seulement en interne. Le manager de transition dialogue avec les banques et les créanciers pour négocier des délais ou un réaménagement de la dette, avec les instances représentatives du personnel lorsque des réorganisations sociales sont nécessaires, et assure une communication de crise cohérente, en interne comme en externe.
Dans quels contextes faire appel à un manager de transition en restructuring ?
- Une trésorerie sous tension ou des résultats en dégradation continue.
- Une procédure amiable (mandat ad hoc, conciliation) ou une procédure collective en cours, nécessitant un pilotage opérationnel renforcé.
- Une cession d'actifs ou une réorganisation post-fusion à sécuriser.
- Une situation sociale sensible, nécessitant un dirigeant neutre pour porter les décisions difficiles.
La durée de ce type de mission est généralement plus longue que celle d'un management relais classique : entre 6 et 18 mois, le temps de stabiliser l'activité et de transmettre les outils de pilotage à l'équipe en place.
La valeur ajoutée du manager de transition en restructuring
Trois éléments distinguent ce profil des autres formes d'accompagnement :
- Une expertise opérationnelle immédiatement mobilisable, sans montée en compétence préalable.
- Une vision neutre et objective, sans les biais ou les liens émotionnels qui peuvent freiner un dirigeant interne face à des décisions difficiles.
- Une logique de résultats mesurables : le manager de transition est jugé sur des indicateurs concrets, pas sur des recommandations.
Cependant, l’efficacité de la mission ne repose pas uniquement sur le profil du manager. Elle dépend aussi du cadrage et du suivi de son intervention.
Chez Delville Management, chaque mission est accompagnée par des professionnels ayant eux-mêmes exercé des fonctions de direction. Ce suivi permet de challenger la trajectoire, de sécuriser les arbitrages et de maintenir l’alignement avec le mandat initial.
Associés, ils font du management de transition un levier privilégié lorsque l'entreprise doit démontrer, à ses créanciers comme à ses actionnaires, qu'elle reprend la main sur sa trajectoire.
Manager de transition ou consultant : quelle différence ?
La différence est avant tout une question de posture et de responsabilité. Le consultant analyse et recommande, puis transmet ses conclusions à la direction, qui reste seule décisionnaire de la mise en œuvre. Le manager de transition, lui, intègre l'entreprise avec un mandat opérationnel : il prend la responsabilité des décisions, en répond devant la direction et les parties prenantes, et reste jusqu'à ce que la situation soit stabilisée.
Comment se déroule une mission de manager de transition en restructuring
Au-delà des missions elles-mêmes, une intervention de ce type suit généralement un déroulé en quatre temps, qui structure la relation entre le manager de transition, la direction et les actionnaires ou créanciers.
Le cadrage initial
Avant la prise de poste, le mandat est formalisé avec précision : périmètre d'intervention, objectifs chiffrés, indicateurs de succès, gouvernance de suivi avec les actionnaires ou les créanciers. Ce cadrage conditionne la légitimité du manager de transition dès son arrivée. Le cabinet accompagne cette phase. Il sécurise le choix du profil, clarifie le mandat et organise le suivi de mission. Ce cadrage conditionne la légitimité du manager dès son arrivée.
Le diagnostic et les premières décisions
Les premières semaines sont consacrées au diagnostic et aux décisions les plus urgentes : sécurisation de la trésorerie, arbitrages sur les priorités, premiers échanges avec les partenaires financiers. C'est souvent la phase la plus dense de la mission.
Le pilotage du plan de redressement
Le cœur de la mission consiste ensuite à exécuter le plan défini, en pilotant les équipes au quotidien et en rendant compte régulièrement de l'avancement aux parties prenantes, actionnaires, créanciers ou tribunal selon le contexte.
La transmission et la sortie de mission
En fin de mandat, le manager de transition prépare sa sortie : transmission des outils de pilotage mis en place, clarification de la gouvernance à venir, et le cas échéant accompagnement du successeur, pour que les résultats obtenus se pérennisent au-delà de la mission.
Restructuring : ce qui fait la différence dans un retournement d’entreprise
Une procédure protège l’entreprise. Pourtant, elle ne crée ni stratégie, ni valeur, ni dynamique de rebond.
Notre livre blanc propose une lecture concrète du retournement. Il aborde les signaux faibles, le pilotage du cash et la gouvernance sous contrainte. Il analyse également la reprise du contrôle opérationnel et la recréation durable de valeur.
Fondé sur des situations réelles et des témoignages de professionnels, il éclaire les décisions qui structurent les premières semaines.
Télécharger le livre blanc restructuring
FAQ
Quelle est la durée moyenne d'une mission de manager de transition en restructuring ?
Ce type de mission dure généralement entre 6 et 18 mois, selon la gravité de la situation et l'ampleur du plan de redressement à mettre en œuvre.
Le manager de transition en restructuring remplace-t-il le dirigeant en place ?
Cela dépend du mandat. Il peut prendre une fonction de direction générale à part entière, ou intervenir en soutien d'un dirigeant en place, notamment sur les volets financier ou opérationnel les plus critiques.
Quelle différence entre un manager de transition en restructuring et un administrateur judiciaire ?
L'administrateur judiciaire est un mandataire de justice désigné par le tribunal dans le cadre d'une procédure collective, avec des pouvoirs encadrés par la loi. Le manager de transition est mandaté directement par l'entreprise, en dehors ou en complément d'une procédure judiciaire, avec un mandat opérationnel défini contractuellement.
Dans quels secteurs le management de transition en restructuring est-il le plus demandé ?
Ce type de mission est particulièrement fréquent dans l'industrie, la distribution, les services aux entreprises et la construction, secteurs où les cycles de trésorerie et les enjeux sociaux rendent les situations de crise plus fréquentes.

Interim management : définition, rôle et fonctionnement
Interim management : définition, rôle et fonctionnement
L'interim management consiste à confier temporairement une fonction de direction à un manager externe expérimenté, mobilisé rapidement pour piloter une mission précise : remplacer un dirigeant absent, conduire une transformation, gérer une crise ou sécuriser un projet stratégique. Cette solution apporte une expertise immédiatement opérationnelle, sans alourdir durablement la structure. Ce guide en détaille la définition, l'origine, le déroulé d'une mission et la différence avec le management de transition.
Qu'est-ce que l'interim management ?
L'interim management, ou management de transition, est une pratique qui consiste à intégrer pour une durée déterminée un manager de transition au sein d'une entreprise afin de répondre à un besoin immédiat. Ces professionnels interviennent souvent dans des contextes sensibles : retournement d'entreprise, restructuration, transformation organisationnelle, pilotage de projet, conduite du changement ou prise de relais d'un cadre dirigeant exceptionnellement absent (congé maternité, arrêt maladie, départ inattendu).
Le rôle d'un manager de transition ne se limite pas à combler un poste vacant. Il agit comme un véritable levier de performance : il apporte un regard extérieur, stabilise la situation, structure un plan d'action et transmet ses méthodes aux équipes. Cette approche convient autant aux grands groupes qu'aux PME, et s'appuie sur trois atouts : une mise en place rapide, des compétences ciblées et une flexibilité adaptée à chaque contexte.
Origine et histoire du terme
Le concept est né en Grande-Bretagne dans les années 1980, sous le nom d'interim management. Il répondait alors à un besoin de gestion de crise sur des périodes définies, notamment lors d'opérations de restructuration. La pratique a depuis gagné une dimension stratégique plus large, qui dépasse la simple gestion de crise pour englober le pilotage opérationnel, la conduite du changement et le management relais. Cette évolution accompagne la transformation continue des organisations modernes, soumises à des cycles de changement de plus en plus courts.
Interim management ou management par intérim : ne pas confondre
L'interim management se distingue nettement du management par intérim. Le management par intérim désigne souvent l'occupation provisoire d'un poste, sans responsabilité stratégique majeure. L'interim management, lui, repose sur une forte composante managériale : le manager de transition ne se contente pas d'assurer une présence, il porte une vision, prend des décisions et engage des résultats mesurables sur des enjeux critiques.
Interim management ou management de transition : quelle différence ?
Ces deux expressions sont souvent employées de façon interchangeable, mais une nuance d'usage les sépare.
- Interim management : expression d'origine anglo-saxonne qui met l'accent sur l'expertise temporaire mobilisée pour des postes-clés.
- Management de transition : expression privilégiée en France qui évoque une dimension stratégique plus large comprenant la conduite d'évolutions organisationnelles ou culturelles et le pilotage de projets complexes.
En pratique, les deux approches se rejoignent. Un cabinet comme Delville Management combine la réactivité de l'interim management et la profondeur stratégique du management de transition pour proposer une réponse adaptée à chaque entreprise.
Quand faire appel à l'interim management ?
Les managers de transition interviennent dans plusieurs contextes critiques ou stratégiques :
- Gestion de projet : définir les objectifs, coordonner les équipes et respecter délais et budgets.
- Conduite du changement : accompagner un changement majeur comme par exemple une restructuration ou une fusion, assurer une communication claire et favoriser l'adhésion des parties prenantes.
- Retournement d'entreprise : redresser une organisation en difficulté en réorganisant les processus, en optimisant les coûts et en stabilisant la performance.
- Management relais : assurer la continuité d'une fonction-clé devenue vacante tout en préparant la passation, y compris en situation d'urgence managériale.
Comment se déroule une mission d'interim management ?
Une mission suit un déroulé structuré en quatre étapes :
- Identification des besoins : un diagnostic approfondi, mené avec les parties prenantes, cerne les attentes, les défis et les compétences managériales nécessaires. Il fixe un cadre d'intervention clair et réaliste.
- Sélection du manager de transition : le cabinet mobilise son réseau pour identifier le profil adapté aux enjeux de la mission. Chaque profil est évalué sur ses compétences, son expérience sectorielle et sa capacité à s'intégrer rapidement à la culture de l'entreprise.
- Intégration et pilotage : le manager prend ses fonctions immédiatement, établit un plan d'action priorisé et ajuste ses interventions au fil de points de suivi réguliers.
- Transmission et sortie de mission : le manager documente ses actions, formule des recommandations et organise une passation fluide, laissant l'entreprise dans une position renforcée.
Les bénéfices de l'interim management
- Réactivité : un profil présenté sous 72 heures opérationnel immédiatement, là où un recrutement classique prend plusieurs mois.
- Expertise ciblée : un savoir-faire pointu, mobilisé pour la durée exacte du besoin.
- Vision externe : un regard neuf, libre des habitudes et enjeux politiques internes, utile pour débloquer des situations complexes.
- Résultats mesurables : des objectifs clairs, un budget défini et un impact durable pour l'organisation.
Questions fréquentes
L'interim management et le management de transition, est-ce la même chose ?
Dans les faits, oui. « Interim management » est le terme anglo-saxon, « management de transition » son équivalent français à connotation plus stratégique. Les deux désignent la mobilisation temporaire d'un manager externe expérimenté.
Combien de temps dure une mission d'interim management ?
La durée dépend du besoin : de quelques mois pour une vacance de poste à plus d'un an pour une transformation d'ampleur. La mission est toujours bornée par des objectifs définis dès le départ.
Pour quelles entreprises l'interim management est-il adapté ?
Pour toutes : grands groupes comme PME. Ce qui compte, c'est l'existence d'un enjeu critique (projet, crise, transformation, remplacement) justifiant une expertise immédiatement opérationnelle.
Conclusion
Dans un environnement économique mouvant, l'interim management s'impose comme un allié stratégique pour accélérer une transformation, surmonter une crise ou renforcer temporairement une équipe dirigeante. En combinant réactivité et profondeur stratégique, il permet aux entreprises de relever leurs défis avec agilité.
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Comment réussir le retour au bureau de ses équipes ?
Le retour au bureau est revenu au centre des discussions dans de nombreuses entreprises. Pourtant, le sujet ne se résume plus à une opposition entre télétravail et présentiel.
Lors d’une Delville Academy consacrée à cette question, Doriane Bettinger, Partner People & Transformation, et Vivien Cocquet-Huard, consultant en transformation chez Parella, ont partagé leur retour d’expérience auprès d’organisations confrontées à ces arbitrages.
Leur constat est clair : après plusieurs années d’expérimentation du travail hybride, la question n’est plus de savoir s’il faut revenir au bureau, mais comment faire du présentiel un levier utile pour l’entreprise et ses équipes.
À retenir
- Le retour au bureau ne signifie pas la fin du télétravail.
- La présence doit répondre à des usages clairement identifiés.
- Le bureau conserve une valeur forte pour la cohésion, la coordination et la créativité.
- Les managers jouent un rôle déterminant dans l’organisation du travail hybride.
- Il n’existe pas de modèle universel : chaque entreprise doit construire son propre équilibre.
Retour au bureau : pourquoi le sujet revient aujourd’hui ?
Le télétravail s’est durablement installé dans les organisations. Pour autant, de nombreuses entreprises réévaluent aujourd’hui leur modèle de fonctionnement.
Comme le souligne Vivien Cocquet-Huard :
« Le télétravail reste installé mais le mode hybride se réajuste. »
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs : l’optimisation des espaces de travail, les enjeux de coordination entre équipes, les difficultés d’intégration de nouveaux collaborateurs ou encore la volonté de préserver une culture d’entreprise commune.
Pour les intervenants, il ne s’agit pas d’un retour en arrière. L’enjeu consiste plutôt à trouver un équilibre entre les bénéfices du télétravail et ce que la présence physique permet encore de mieux accomplir.
Pourquoi la présence au bureau doit retrouver un sens
L’un des messages centraux de l’intervention est que le présentiel ne peut plus être considéré comme une évidence.
Les collaborateurs ont pris l’habitude d’organiser leur travail avec davantage d’autonomie. Dans ce contexte, demander un retour au bureau sans en expliquer la finalité risque de susciter incompréhension ou résistance.
La question devient donc : qu’apporte concrètement le bureau ?
Pour Doriane Bettinger, certaines dimensions restent particulièrement difficiles à reproduire à distance :
- la création de lien entre les collaborateurs ;
- l’intégration des nouveaux arrivants ;
- la transmission de la culture d’entreprise ;
- la coordination rapide entre équipes ;
- la détection des signaux faibles ;
- les démarches de créativité collective.
Comme elle le résume :
« On est plus créatif lorsqu’on est ensemble dans une pièce. »
Le bureau retrouve ainsi sa pertinence lorsqu’il est associé à des usages précis plutôt qu’à une simple obligation de présence.
Pourquoi un retour au bureau imposé produit souvent l’effet inverse
Les intervenants mettent en garde contre une approche exclusivement fondée sur des règles de présence.
Lorsqu’un retour au bureau est perçu comme une mesure de contrôle ou comme la remise en cause d’un acquis, plusieurs difficultés peuvent apparaître :
- une perte de confiance ;
- des tensions entre managers et collaborateurs ;
- une multiplication des exceptions individuelles ;
- des irritants organisationnels.
Le risque est alors de créer de la présence sans créer de valeur.
Comme le souligne Doriane Bettinger :
« Le bureau peut être rempli sans être utile. »
Des collaborateurs peuvent être présents physiquement tout en passant leur journée en visioconférence. À l’inverse, des moments collectifs bien préparés peuvent produire davantage de cohésion et d’efficacité qu’une présence imposée plusieurs jours par semaine.
Les trois questions qu’un dirigeant doit se poser avant toute décision
Pour éviter ces écueils, les intervenants proposent une réflexion structurée autour de trois questions.
Pourquoi revenir ?
Cette première question porte sur l’objectif recherché. Quel collectif souhaite-t-on renforcer ? Quelle culture veut-on transmettre ? Quelle place souhaite-t-on donner à la présence dans le fonctionnement de l’entreprise ?
Pourquoi faire revenir ?
Il s’agit ensuite d’identifier les activités qui bénéficient réellement du présentiel : coordination, arbitrages, créativité, intégration ou encore partage d’informations sensibles.
Dans quelles conditions revenir ?
Enfin, les modalités concrètes doivent être cohérentes avec les objectifs poursuivis. Les espaces, les équipements et l’organisation du travail doivent soutenir les usages attendus.
Pour les intervenants, ces trois questions constituent un préalable indispensable avant toute évolution des règles de présence.
Les quatre leviers pour réussir le retour au bureau
Une fois le cadre clarifié, plusieurs leviers peuvent être activés.
Donner du sens à la présence
Le premier levier consiste à expliquer clairement pourquoi certaines activités gagnent à être réalisées ensemble. Plus les collaborateurs comprennent la finalité de leur présence, plus l’adhésion est naturelle.
Adapter les espaces aux usages
Les espaces doivent être conçus en fonction des besoins réels des équipes. Collaboration, concentration, réunions ou échanges informels ne nécessitent pas les mêmes environnements de travail.
Organiser le travail hybride
Le rôle du management est essentiel pour définir des rythmes collectifs cohérents, structurer les rituels d’équipe et éviter que chacun n’organise sa présence de manière totalement indépendante.
Améliorer l’expérience collaborateur
Enfin, la qualité des espaces, des équipements et des services contribue à rendre la présence plus fluide et plus utile au quotidien.
Quel rôle pour le management de transition ?
Dans une entreprise qui revoit son organisation du travail, un DRH de transition peut contribuer à :
- clarifier les objectifs du modèle hybride ;
- aligner les pratiques managériales ;
- accompagner les équipes dans le changement ;
- structurer les nouveaux rituels de fonctionnement ;
- faciliter le dialogue entre direction, managers et collaborateurs.
Son rôle n’est pas de décider du niveau de présence, mais de sécuriser la mise en œuvre d’une transformation qui touche à la fois l’organisation, le management et l’expérience collaborateur.
Existe-t-il un modèle idéal de retour au bureau ?
La réponse des intervenants est claire : non.
Il n’existe ni proportion idéale entre télétravail et présentiel, ni modèle applicable à toutes les entreprises.
Chaque organisation doit construire son propre équilibre en fonction de ses métiers, de sa culture et de ses objectifs.
L’enjeu n’est donc pas de reproduire une recette universelle, mais d’identifier les usages qui justifient la présence et d’ajuster progressivement le modèle retenu.
Ce qu’il faut retenir
Le débat sur le retour au bureau a évolué. La question n’est plus de choisir entre télétravail et présentiel, mais de déterminer ce que la présence permet d’accomplir de mieux.
Les entreprises qui réussissent cette transition sont celles qui donnent du sens à la présence, organisent des moments collectifs utiles et accompagnent leurs managers dans l’animation du travail hybride.
Autrement dit, un retour au bureau réussi repose moins sur une règle de présence que sur une réflexion claire autour des usages, de la coordination et du collectif.

Management de l’innovation spatiale : orchestrer les acteurs clés
Management de l’innovation : en 2025, c’est le mot d’ordre de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), qui déploie une stratégie 2040 audacieuse, pour faire de l’Europe un acteur majeur de l’économie spatiale. Derrière les satellites Sentinel et les infrastructures comme IRIS2, ce sont des projets gigantesques, hautement techniques, à forts enjeux stratégiques. Autant de dimensions qui appellent à un pilotage rigoureux, agile et visionnaire. Un terrain d’expression idéal pour les experts du management de transition aéronautique, spatial et défense.
L’espace : un terrain de jeu grandeur nature pour le management de l’innovation
Des ambitions politiques aux chantiers concrets
La stratégie ESA 2040 donne le ton : penser l’espace comme un levier stratégique pour l’Europe. Mais derrière les annonces ambitieuses se cachent des projets très concrets, d’une intensité managériale rare.
- Déployer 350 téraoctets de données par jour avec Copernicus, le programme européen d’observation de la Terre qui collecte en continu des données satellites sur le climat, les océans, les forêts, ou encore la qualité de l’air…
- Bâtir un réseau de satellites de communication résilients et sécurisés avec IRIS2, une infrastructure européenne conçue pour garantir des communications spatiales protégées, fiables et autonomes, notamment dans les situations de crise ou pour des usages gouvernementaux….
- Lancer des initiatives publiques-privées pour stimuler l’émergence de microlanceurs européens…
- Etc.
Une innovation collective à orchestrer
Face à l’ampleur et à la complexité des projets spatiaux portés par la stratégie ESA 2040, innover ne s’improvise pas. Il ne s’agit plus “seulement” de poser des satellites en orbite, mais de transformer des ambitions politiques et économiques en résultats concrets. Pour cela, l’agence s’appuie sur une dynamique constante d’innovation, rendue possible par la mobilisation conjointe de start-up, d’industriels, de chercheurs et d’acteurs publics.
Cela exige un management de l’innovation exemplaire, une coordination internationale millimétrée et une capacité à faire travailler ensemble tous ces acteurs. Notre cabinet de management de transition peut intervenir sur ce type de configuration : transformer sans perturber, accélérer sans compromettre, encadrer sans freiner. Surtout, il peut favoriser la coordination entre les différents acteurs impliqués, un enjeu central dans ce type de projet.
La coordination au cœur du management de l’innovation spatiale
Naviguer dans un écosystème composite
Avec plus de 1.800 start-up incubées, le spatial européen rassemble à la fois des start-up rapides et souples, et des institutions plus structurées et procédurières. Bien que très différents dans leurs façons de procéder, ces deux types d’acteurs sont régulièrement amenés à collaborer. En effet, les projets spatiaux, par leur ampleur, leur complexité technique et leurs financements mêlant public et privé, exigent la participation de nombreux acteurs : jeunes pousses innovantes, grandes entreprises industrielles, agences publiques, laboratoires de recherche…
La diversité des acteurs impliqués rend indispensable une coordination fine, sans laquelle les projets risquent de se gripper ou de prendre du retard. Il faut s’assurer que chacun, malgré ses méthodes et priorités propres, avance dans la même direction.
Faciliter l’avancement des projets complexes
Dans ce type de projet, le manager de transition spatial est généralement missionné par une entreprise, une start-up ou une organisation publique pour piloter un projet stratégique ou accompagner une phase de transformation. Même s’il n’intervient qu’au sein d’une structure, il doit composer avec tout l’écosystème du projet. Son rôle consiste alors à faciliter les interactions, clarifier les responsabilités, ajuster les temporalités. Il agit comme un lien opérationnel entre les différentes logiques pour maintenir une dynamique de projet cohérente et fluide.
Prenons l’exemple du programme LEO Cargo Return Service. Un apport initial de 25 millions d’euros par l’ESA a permis d’attirer 150 millions d’euros de financements privés, illustrant l’effet levier que peut produire une stratégie d’investissement public bien ciblée. Ce type de cofinancement nécessite une coordination rigoureuse et une capacité à gérer plusieurs parties prenantes. Un manager de transition peut être mobilisé pour structurer ce type de projet et en garantir l’avancement, tout en s’adaptant à des environnements complexes.
Conclusion – Vers une Europe qui innove autrement
Le programme ESA 2040 rappelle une chose essentielle : l’innovation n’est pas qu’une affaire de technologie. C’est une affaire de femmes et d’hommes capables de la piloter. Dans les grands groupes industriels, les ETI, comme dans les start-up en croissance, ces profils sont rares.
Face à l’accélération des transitions technologiques, environnementales et organisationnelles, une chose est sûre : le management de l’innovation est plus que jamais une compétence stratégique. Dans ce contexte, le management de transition peut jouer un rôle précieux.

Neutralité carbone et aviation : un objectif 2050 sous turbulence
Le secteur aérien est responsable de 2,5 à 3 % des émissions mondiales de CO2 (source).
Face à ce constat, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Un défi de taille, alors que le volume des vols devrait doubler d’ici là, passant à 15,4 millions par an en Europe.
L’équation est donc complexe. Comment réduire les émissions nettes tout en absorbant une croissance soutenue du trafic aérien ?
Le management de transition est une solution à envisager.
Pourquoi agir sans attendre pour la neutralité carbone dans l’aviation ?
Des délais incompressibles
2050, c’est demain à l’échelle du secteur aéronautique. Un avion reste en service entre 20 et 25 ans, ce qui signifie que les décisions prises aujourd’hui façonneront encore le transport aérien en 2050.
Parallèlement, le développement et l’industrialisation de nouvelles technologies comme l’hydrogène, nécessitent plusieurs décennies avant une adoption à grande échelle.
Ainsi, Airbus prévoit par exemple ses premiers avions à hydrogène pour 2035, mais leur déploiement dans les flottes commerciales prendra encore de nombreuses années.
Une réglementation de plus en plus contraignante
Les réglementations deviennent également de plus en plus strictes.
L’Union européenne envisage d’élargir son système de quotas carbone aux vols extra-européens, ce qui pourrait renchérir le coût du transport aérien.
Par ailleurs, l’augmentation de la taxe sur les billets d’avion et la fin des exonérations fiscales sur le kérosène sont également sur la table.
Ne pas agir dès maintenant, c’est risquer un choc économique pour le secteur.
Une pression sociétale qui redéfinit les attentes du secteur
Enfin, la pression sociétale monte. Les voyageurs sont de plus en plus attentifs à leur empreinte carbone, ce qui influe directement sur leurs choix de mobilité. Selon l’ADEME, la proportion de personnes déclarant ne pas prendre l’avion pour leurs loisirs a bondi de 36 % à 56 % entre 2018 et 2023. Si les compagnies aériennes ne prennent pas des mesures concrètes pour réduire leur impact environnemental, cette tendance pourrait se poursuivre.
Les consommateurs, toujours plus soucieux de leur empreinte écologique, risquent de privilégier des alternatives moins polluantes comme le train, ce qui affecterait directement les résultats économiques du secteur.
Adapter son modèle dès aujourd’hui devient un enjeu stratégique pour préserver la compétitivité et répondre aux attentes sociétales croissantes.
Quelles solutions pour décarboner l’aviation ?
1 – Les gains d’efficacité
Le renouvellement des flottes avec des avions plus performants est un premier levier, avec des gains d’efficacité de 15 à 25 %. Airbus et Boeing misent sur ces avancées pour réduire l’empreinte des vols.
2 – Les carburants alternatifs
Les carburants alternatifs (SAF) représentent une autre solution. Aujourd’hui, leur part est infime, mais elle devra atteindre 70 % en 2050. Le défi réside dans la production : la biomasse et les e-fuels nécessitent d’énormes ressources énergétiques. En France, il faudrait 90 TWh pour produire les SAF requis en 2050, soit 20 % de la production électrique nationale actuelle.
3 – Les nouvelles technologies
D’autres technologies, comme l’hydrogène et l’électrification des courts trajets, sont également à l’étude, mais leur mise en œuvre ne se fera pas avant 2035-2040. L’hydrogène, par exemple, pose encore des défis de stockage et de distribution. Ainsi, Airbus prévoit par exemple un premier avion à hydrogène pour 2035, mais son adoption généralisée dépendra de la mise en place d’infrastructures adaptées. Pour ce qui est des avions électriques, ceux-ci restent limités par l’autonomie et le poids des batteries. L’électrification pourrait être viable pour les vols régionaux, mais reste peu réaliste pour les longs courriers.
4 – Une meilleure régulation de la demande
Enfin, la maîtrise de la demande est de plus en plus évoquée comme un levier incontournable par certains experts du secteur. L’Union européenne et divers organismes réfléchissent à des mécanismes tels que l’instauration de taxes écologiques sur le kérosène ou une augmentation des billets d’avion, dans l’objectif d’inciter à une réduction des vols non essentiels et de financer la transition énergétique.
Faire appel au management de transition
Face à ces défis, structurer la transition devient essentiel pour les industriels de l’aviation. Le management de transition aéronautique, spatial et défense permet d’intégrer rapidement des compétences précises pour piloter des projets stratégiques et accélérer l’adoption de solutions bas-carbone.
Notre cabinet de management de transition mobilise, en 72 heures, des experts capables d’accompagner la modernisation des flottes, l’intégration des carburants alternatifs et l’optimisation industrielle. L’objectif : accompagner la croissance du trafic aérien, qui devrait doubler d’ici 20 ans, tout en respectant les engagements environnementaux.
Christophe Caro
Lucas Gonguet
Directeur des practices et de la practice Aerospace & Defense
07 81 85 39 51BusinessManager06 73 24 38 25

Quand l’industrie automobile répond à l’appel du secteur de la défense
Depuis l’annonce en 2022 d’une « économie de guerre » par Emmanuel Macron, le secteur de la défense cherche à changer d’échelle. Mais entre ambition politique et réalité industrielle, un gouffre persiste. Produire massivement, rapidement et dans des délais contraints : tel est désormais le défi. Il ne s’agit plus seulement d’investissements, mais aussi d’organisation.
Car le modèle de production français, calibré pour le temps de paix, peine à se transformer. Les infrastructures industrielles ne sont pas encore en mesure de répondre à cette accélération. Or, la demande augmente, et avec elle la nécessité d’un tissu industriel capable d’adapter ses cadences à l’urgence stratégique.
Un parallèle historique : quand la voiture se militarise
Le rapprochement entre automobile et défense s’inscrit dans une dynamique ancienne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient réorienté leur appareil industriel : en quelques mois, les usines de Ford ou de GMC avaient cessé de produire des voitures pour assembler des obus, des canons ou encore des bombardiers.
Au total, 3,6 millions de véhicules militaires avaient été construits par l’industrie automobile américaine durant le conflit.
Aujourd’hui, dans un autre contexte mais avec une même urgence de montée en cadence, ces savoir-faire — cadence, standardisation, maîtrise des coûts — trouvent une résonance évidente avec les exigences actuelles de l’industrie de défense.
Pourquoi le secteur de l’automobile ?
La production automobile repose sur des cadences élevées, des coûts maîtrisés et une exigence constante de qualité. C’est précisément ce que recherche la défense, notamment pour des équipements comme les munitions, les composants mécaniques, ou les châssis adaptés à des véhicules légers blindés et maintenant les drones.
Les usines automobiles sont rompues aux processus de production rationalisés et aux méthodes de lean manufacturing et d’amélioration continue. Elles savent industrialiser un produit complexe en un temps record, en cherchant en permanence à optimiser les délais, la qualité et les volumes.
Cette expertise, aujourd’hui largement intégrée dans l’automobile, pourrait être précieuse pour la défense, en quête de montée en cadence.
Les équipementiers, clé de voûte du réarmement
Attention, ce n’est pas tant vers les constructeurs (Renault, Stellantis…) que la défense se tourne, mais bien vers les équipementiers. Pourquoi ? Parce qu’ils disposent d’une expertise technique pointue et d’une flexibilité plus forte.
« Les équipementiers automobiles sont ceux qui ont la capacité d’adaptation la plus rapide », analyse le journal Capital. Ils maîtrisent les pièces mécaniques, l’électronique embarquée, les systèmes d’assemblage : tout ce qui peut être transposable dans les chaînes de production de défense.
Ce positionnement s’explique aussi par la nature des besoins exprimés par la défense : composants standards, produits en série, inspirés de technologies issues de l’automobile comme les châssis renforcés ou des systèmes embarqués spécifiques.
Et maintenant ? Une alliance à structurer
Le rapprochement entre automobile et défense est en marche. Mais il reste à structurer les ponts, à fiabiliser les flux, à transformer les chaînes.
Les équipementiers auto disposent des savoir-faire. La défense a les besoins. Le management de transition peut jouer le rôle de catalyseur pour concrétiser ce rapprochement et le faire monter en puissance.
Le rôle du management de transition dans cette hybridation
Pour passer efficacement de la théorie à l’action, les industriels doivent franchir plusieurs étapes : aligner les processus qualité, adapter les ressources, reconfigurer les chaînes de production.
Notre cabinet de management de transition accompagne les équipementiers de l’automobile qui souhaitent mettre leur expertise au service de la défense. En parallèle, nous intervenons auprès des industriels de l’armement pour faciliter l’intégration concrète de ces compétences dans leurs organisations.
Notre valeur ajoutée repose sur :
- une practice dédiée au management de transition aéronautique, spatial et défense.
- une expertise également reconnue dans le secteur automobile.
- un réseau de managers opérationnels expérimentés issus à la fois des secteurs automobile, aéronautique, spatial et défense.
- une capacité à déployer rapidement des compétences ciblées en production, supply chain ou ingénierie qualité, selon les besoins spécifiques du projet.
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Management de transition pour les femmes : une voie d’avenir
Management de transition pour les femmes : seulement 30 % des managers de transition sont des femmes. Mais leur nombre ne cesse d’augmenter depuis 10 ans. Longtemps perçu comme un bastion masculin, ce métier connaît une transformation silencieuse mais bien réelle.
Et si, justement, les femmes étaient parfaitement taillées pour ce rôle ? Si ce modèle professionnel répondait aux aspirations d’une nouvelle génération de cadres féminins ? Décryptage.
Le management de transition pour les femmes, un accélérateur de carrière au mérite
Le management de transition agit comme un accélérateur de carrière fondé sur la compétence, non sur le genre. Là où certaines femmes peinent encore à franchir des paliers hiérarchiques à cause de freins invisibles – plafond de verre, manque de reconnaissance, promotions différées – ce modèle professionnel change la donne.
Ce qui compte ici, c’est l’impact : l’expertise et la capacité à prendre les rênes dans des contextes complexes. Et dans ces missions à haute responsabilité, les femmes managers ont toute leur place.
D’ailleurs, les recruteurs du secteur l’affirment : ce qui prime, ce sont les résultats, le leadership de terrain et l’expérience opérationnelle. Rien d’autre.
Une réponse aux attentes de flexibilité et d’alignement
Le management de transition propose aussi une autre manière d’envisager sa carrière. Choisir ses missions. Gérer son rythme. Gagner en liberté. Pour de nombreuses femmes, c’est une façon concrète de concilier responsabilités professionnelles et vie personnelle.
Ce modèle séduit en particulier celles qui, après un poste fixe à forte charge ou une pause dans leur carrière, souhaitent reprendre le contrôle. Elles y trouvent un cadre où elles peuvent imposer leur tempo, tout en apportant une valeur stratégique à l’entreprise.
Un environnement encore inégal… mais en mutation
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2014, les femmes représentaient 14 % des managers de transition. Aujourd’hui, elles avoisinent les 30 %, et dans certaines fonctions comme les RH, elles rattrapent peu à peu les hommes (source : France Transition). La progression est lente, mais elle s’installe durablement.
Ce changement s’explique aussi par une évolution des mentalités. La fonction de manager de transition est de plus en plus ouverte aux profils expérimentés, quel que soit leur parcours. Et le besoin des entreprises en transformation rapide pousse à dépasser les préjugés. Ce qui compte, c’est l’efficacité et la capacité à s’intégrer vite.
Une richesse d’approche reconnue
Des études comme celle de l’Observatoire SKEMA montrent que les entreprises qui s’ouvrent à une plus grande mixité sont plus rentables et plus résilientes. La diversité, notamment dans les fonctions de direction, est un levier de performance, pas un slogan.
Les femmes managers de transition apportent une vision complémentaire, souvent plus transversale, et une manière différente d’aborder le changement. Ce sont des atouts, pas des exceptions.
En route vers une nouvelle équation du leadership
Au sein de notre cabinet, 55 % de nos effectifs internes sont féminins. Et nous accompagnons activement les femmes qui souhaitent se lancer dans le management de transition, en les aidant à valoriser leurs parcours et à oser prendre le lead.
Car l’enjeu n’est pas de créer un management féminin ou masculin. L’enjeu, c’est d’accorder une vraie place au talent, à la capacité de décision et à l’expérience, sans filtre.
Le management de transition n’est pas un plan B. C’est un plan A pour celles qui veulent impacter, innover, transformer. Pour celles qui refusent de laisser leur ambition s’éroder face à des structures rigides.
Dans un monde du travail en pleine reconfiguration, les femmes qui choisissent cette voie inventent une nouvelle forme de leadership : agile, engagée, assumée.
Et si vous étiez la prochaine ? Consultez notre cabinet de management de transition !
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Financement transition écologique : comment s’y prendre ?
Financement transition écologique : un enjeu stratégique pour les entreprises françaises. Selon une étude OpinionWay de 2025 pour Les Echos et Equans, 90 % des PME et ETI industrielles estiment indispensable de réduire leur empreinte carbone. Pourtant, face à la complexité des aides, 71% peinent à transformer cette ambition en actions concrètes.
Un cap clair… mais un parcours obscur
L’engagement vers la décarbonation n’est plus à prouver. Selon la même étude, 77 % des entreprises interrogées surveillent activement leurs émissions de gaz à effet de serre. Un chiffre qui grimpe à 88 % pour les structures de plus de 500 salariés. Parallèlement, 75 % affirment avoir intégré des principes d’économie circulaire dans leurs pratiques. Enfin, une large majorité des dirigeants (91 %) considèrent cette transition comme un effort à inscrire dans la durée, impliquant des adaptations progressives.
Mais attention : 72 % d’entre eux pointent du doigt le coût élevé de la transition écologique, et 71 % des PME et ETI industrielles la complexité des dispositifs proposés. Un paradoxe s’installe : tout le monde veut avancer, mais rares sont ceux qui savent par où commencer.
« Ce n’est plus pourquoi décarboner qu’on se demande, mais comment », résume Pierre Hardouin, DG France d’Equans.
Et cette question du comment reste encore trop souvent sans réponse.
Des aides au financement de la transition écologique multiples, mais peu lisibles
Le gouvernement ne ménage pas ses efforts : diagnostics climatiques, prêts verts, certificats d’économie d’énergie, subventions de l’ADEME… les outils d’aide au financement de la transition écologique sont nombreux et puissants. Ils peuvent représenter un soutien financier important : jusqu’à 300 000 € pour des projets de R&D écologique, 5 millions d’euros de prêts sur 10 ans via Bpifrance, ou encore des incitations fiscales comme la réduction d’impôt pour les entreprises mettant à disposition des vélos pour leurs salariés.
Pour y voir plus clair, des dispositifs comme le Climatomètre, le programme “Baisse les watts” ou encore le Diag Décarbon’action permettent d’évaluer l’impact environnemental d’une activité et d’identifier les premières pistes d’action.
Malgré cela, beaucoup d’entreprises, notamment les PME, se retrouvent démunies face à la diversité des guichets, la complexité des conditions d’éligibilité ou encore le manque de lisibilité sur les délais. En l’absence d’une stratégie claire et d’un accompagnement adapté, la transition écologique peine à se concrétiser.
Le management de transition, une solution pour faciliter le financement de votre transition écologique
C’est ici que le management de transition prend toute sa valeur. En intégrant temporairement un manager de transition dans votre organisation, vous bénéficiez d’une ressource experte pour structurer votre transition écologique, piloter les premières étapes de la feuille de route et activer rapidement les bons leviers.
Il est chargé de bâtir un plan d’actions cohérent avec les objectifs réglementaires, tout en tenant compte des contraintes industrielles de l’entreprise. Pour cela, il supervise un ensemble d’étapes clés :
- la réalisation d’un diagnostic environnemental complet,
- le choix des bons outils d’analyse (bilan GES, climatomètre, etc.),
- l’identification des principaux leviers de décarbonation,
- la mobilisation des équipes internes et des parties prenantes,
- la coordination de la rédaction des dossiers de demande d’aides,
- le lien avec les organismes instructeurs (ADEME, Bpifrance, etc.),
- l’anticipation des critères d’éligibilité,
- et la planification optimale des étapes de financement.
Il orchestre l’ensemble du processus, en veillant à la conformité réglementaire et à la qualité des livrables. Son expertise technique et administrative permet de maximiser les chances d’obtention des aides, tout en réduisant les délais de traitement. Grâce à son intervention ciblée, l’entreprise peut engager efficacement sa transition, tout en sécurisant son financement.
Pour approfondir…
⇨ Retrouvez tous les dispositifs disponibles sur la plateforme Transition écologique des entreprises, un portail public centralisé qui recense les aides, accompagnements et ressources proposés par les acteurs institutionnels (ADEME, CCI, CMA, Bpifrance…) pour concrétiser votre projet de transition écologique.
⇨ Besoin d’un accompagnement sur-mesure ? Faites appel à notre cabinet de management de transition. Nous mobilisons des managers de transition pouvant intégrer votre entreprise sous 5 jours pour vous aider à obtenir le financement public adapté à votre projet de transition écologique.
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Industrie en AURA, en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine
Avec des bassins industriels parmi les plus dynamiques de France, les régions Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), Occitanie et Nouvelle-Aquitaine continuent d’attirer projets, talents et investissements étrangers.
Cette vitalité économique, si elle offre des opportunités majeures, impose aussi aux entreprises locales de relever des défis complexes pour maintenir leur compétitivité. À ce titre, le recours au management de transition est une solution à envisager pour bénéficier d’un accompagnement de proximité décisif afin de sécuriser et piloter leurs projets à forts enjeux.
AURA, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine : des régions industrielles en pleine transformation
L’industrie en AURA, en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine se distingue par une dynamique forte, portée par des projets structurants. À Grenoble, Lyon, Montpellier, Toulouse ou Bordeaux, les entreprises industrielles multiplient les projets ambitieux.
Focus
AURA
En AURA, 146 projets d’investissements étrangers ont été enregistrés en 2024, plaçant la région au 4ᵉ rang des régions les plus attractives d’Europe (source : Baromètre EY 2025).
En parallèle, selon le Baromètre industriel de l’Etat 2025, la région a vu émerger 32 nouveaux sites industriels en 2024.
Ce positionnement s’appuie sur un écosystème industriel dense et diversifié.
À Lyon, par exemple, Sanofi a investi 40 millions d’euros pour moderniser son site de Gerland, avec deux nouvelles plateformes de bioproduction.
Focus Occitanie – Nouvelle-Aquitaine
L’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine confirment elles aussi leur attractivité, avec 114 projets d’investissements étrangers en 2024 (source : Baromètre EY 2025).
Cette dynamique s’explique par la vitalité des filières stratégiques de la région Occitanie, notamment l’aéronautique, la défense ou encore l’agroalimentaire.
La Nouvelle-Aquitaine se distingue quant à elle par son fort potentiel de développement industriel avec des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la chimie verte ou les matériaux innovants.
Face à cette montée en puissance, les enjeux s’intensifient : réorganisation des chaînes de production, intégration de technologies de pointe, gestion de la montée en compétences, adaptation aux exigences environnementales…
Autant de défis qui nécessitent un pilotage expert et une capacité d’exécution rapide.
Structurer ses projets industriels avec les expertises adaptées
Face à ces mutations, de nombreuses entreprises de l’industrie AURA, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine sollicitent des expertises externes pour piloter leurs transformations. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’appuyer sur le management de transition pour structurer et accélérer leurs projets stratégiques.
En particulier, le cabinet de management de transition Delville Management accompagne les industriels sur leurs enjeux critiques à travers des typologies de missions adaptées :
- Management relais : assurer l’intérim d’une fonction stratégique et garantir la continuité des opérations de l’entreprise.
- Gestion de projets : définir et exécuter un plan stratégique en respectant un budget et un calendrier.
- Conduite du changement : accompagner les transformations en prenant en compte les facteurs humains et matériels.
- Retournement d’entreprise : diagnostiquer et réorganiser l’entreprise en crise pour restaurer sa rentabilité.
Que ce soit pour l’un ou l’autre des cas de figure, l’intervention d’un manager de transition expérimenté permet d’apporter une expertise opérationnelle immédiatement mobilisable.
Delville Management : un ancrage régional au service des industriels stratégiques
Pour répondre aux attentes spécifiques des entreprises de l’industrie en AURA, en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Delville Management s’appuie sur ses bureaux de proximité.
Nos implantations en région accompagnent les entreprises de tous secteurs : retail et distribution, énergie, agroalimentaire, secteur public, luxe, etc. Plus spécifiquement :
Management de transition Lyon
Notre bureau de Lyon accompagne les industriels de la région AURA via des missions spécifiques par exemple en :
- management de transition santé
- management de transition automobile
- management de transition chimie
- etc.
Management de transition Toulouse
Notre bureau situé à Toulouse soutient tout particulièrement, grâce à notre practice Aerospace & Defense, les entreprises de ce secteur.
Dans un contexte où le trafic aérien devrait doubler d’ici vingt ans, les industriels doivent accélérer leur montée en puissance pour répondre à la demande.
Contactez nos directeurs de bureaux
Philippe Jauffret
Arnaud Mézière
Directeur région AURA07 78 81 28 07Directeur région Occitanie et Nouvelle-Aquitaine06 09 24 10 56

Réglementation sur les emballages : comment s’adapter ?
« Réglementation sur les emballages » : voilà un sujet qui fait grimacer bien des entreprises, tous secteurs confondus, tant les enjeux sont nombreux et complexes.
Les nouvelles règles sont entrées en application le 11 février 2025. Leur mise en œuvre progressive se poursuivra jusqu’au 12 août 2026. L’objectif est de réduire les déchets liés aux emballages, qui représentent près de 80,5 millions de tonnes par an en Europe (source : Agence Européenne pour l’Environnement). Autant dire que les entreprises, quel que soit leur secteur, doivent rapidement revoir leurs processus. Elles peuvent compter sur le management de transition pour les accompagner dans leur mise en conformité.
Qui sont les acteurs concernés par la réglementation sur les emballages ?
La réglementation sur les emballages concerne une large variété d’acteurs : les fabricants d’emballages, bien sûr, mais aussi les producteurs de biens de consommation, les distributeurs, les entreprises de vente en ligne, les chaînes de restauration rapide, et même les importateurs. Tous ces acteurs ont un rôle à jouer car les nouvelles obligations ne se limitent pas à la production : elles s’étendent au design des produits, au choix des matériaux, aux modalités de distribution et jusqu’à la gestion des déchets. Les plateformes d’e-commerce comme Amazon, les enseignes de grande distribution, mais aussi les petites structures artisanales vendant à l’international sont ainsi directement visées. Le règlement inclut également les produits en provenance de pays tiers : ceux-ci devront se conformer aux normes européennes pour pouvoir entrer sur le marché de l’UE.
Certaines dérogations sont prévues, notamment pour le domaine médical, les produits dangereux ou les aliments sensibles.
Un cadre législatif ambitieux et détaillé
Le nouveau règlement européen sur les emballages (PPWR) fixe trois piliers : réduction, réemploi et recyclage. Concrètement, les entreprises doivent limiter le suremballage et réduire le vide dans les colis à un maximum de 40 %. Elles doivent aussi interdire l’utilisation de plastiques comme le PVC et garantir que tous les emballages soient recyclables d’ici 2030.
Pour les années 2030 et 2040, des objectifs précis ont été fixés par les autorités européennes. Par exemple, les fabricants devront s’assurer que les bouteilles en plastique à usage unique intègrent au moins 30 % de matériaux recyclés d’ici 2030, puis atteindre un seuil ambitieux de 65 % en 2040. Mais au-delà de ces chiffres, c’est une logique de conception qui évolue : d’ici janvier 2030, quel que soit le matériau employé — carton, papier, plastique — chaque emballage devra être pensé dès l’origine pour être compatible avec les filières de recyclage existantes.
Aussi, un système d’étiquetage harmonisé au sein des 27 pays indiquera le taux de recyclabilité des emballages, noté de A (supérieur ou égal à 95 %) à C (supérieur ou égal à 70 %). Cette mention sera obligatoire, même pour les produits importés.
Les types d’emballages désormais interdits
Dès 2025, l’interdiction de certains formats d’emballages comme les mini-shampoings d’hôtel ou les sachets plastiques pour fruits et légumes de moins de 1,5 kg entrera en vigueur. Les restaurants, bars et hôtels devront aussi abandonner les portions individuelles de condiments, sauces ou crèmes à café. De plus, les enseignes de vente à emporter devront permettre aux clients d’apporter leurs propres contenants, sans frais supplémentaires.
Comme le souligne la Direction des affaires juridiques, les sanctions prévues en cas de non-conformité sont significatives : elles peuvent aller d’amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’interdiction de mise sur le marché, selon la gravité des infractions.
Un exemple d’adaptation : Amazon se lance dans l’emballage sur mesure
Parmi les acteurs qui anticipent ces changements, Amazon se distingue. Depuis 2024, le géant du e-commerce a déployé en Europe des machines automatisées qui conçoivent des emballages sur mesure. Résultat : moins de vide, moins de matériaux gaspillés et une meilleure efficacité logistique. Rappelons qu’en France, Amazon représente près de 20 % du commerce en ligne (source : Les Echos).
Selon Marc Lolivier, délégué général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), « la protection de l’environnement devient un critère déterminant dans le choix des consommateurs ». En d’autres termes, optimiser ses emballages ne permet pas seulement de respecter la réglementation, c’est aussi un levier commercial.
Le management de transition comme solution face à la réglementation sur les emballages
Face à ces transformations, notre cabinet de management de transition peut vous accompagner. Concrètement, nos managers de transition accompagnent les entreprises dans plusieurs domaines :
- Diagnostic opérationnel : cartographier les flux d’emballage et identifier les zones de non-conformité.
- Pilotage de projets : mettre en œuvre les changements réglementaires, du choix des matériaux à la refonte des process.
- Formation des équipes : diffuser les bonnes pratiques en interne.
Se conformer à la réglementation sur les emballages représente sans aucun doute un défi. Pourtant, c’est aussi une opportunité pour renforcer sa compétitivité. Réduire ses déchets, c’est alléger ses coûts, améliorer son image de marque et s’inscrire dans une démarche durable.
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Cyberattaques contre les distributeurs : prévenir l’inévitable
En 2024, le nombre de cyberattaques envers les distributeurs a bondi de 33 % dans le monde. Ce chiffre seul donne le ton. Le cabinet Check Point Research dénombre 1 415 attaques par semaine contre les acteurs du retail. Derrière cette hausse, des enseignes françaises comme Auchan, Boulanger ou Cultura, toutes victimes d’intrusions numériques de grande ampleur. Des millions de données personnelles envolées, des systèmes d’encaissement paralysés, des pertes financières abyssales. Et surtout, une question : qui sera le prochain ?
Dans ce contexte, certains acteurs s’appuient désormais sur le management de transition pour renforcer leur résilience numérique.
Une cible de choix pour les hackers
Un terrain d’attaque favorable
Les distributeurs français offrent aux cybercriminels un terrain de jeu privilégié. Leurs systèmes d’information sont vastes, ouverts et interconnectés. Ils gèrent des bases de données clients gigantesques et collaborent avec une multitude de fournisseurs dont la sécurité informatique est souvent moins robuste.
Comme le résume Yann Bonnet, du Campus Cyber : « Les distributeurs ont des surfaces d’attaque très larges ». Les cybercriminels le savent. Résultat : des milliers de tentatives d’intrusion chaque semaine.
Des attaques récurrentes et variées
Parmi les plus fréquentes, on retrouve :
- Le vol de données : identifiants et mots de passe liés aux cartes de fidélité siphonnés en quelques secondes.
- Le chantage aux fausses données : des hackers menacent de diffuser de prétendues bases de données volées pour obtenir une rançon.
- Les rançongiciels (ransomwares ou RAAS) : ils prennent en otage des pans entiers du système (encaissement, e-commerce…), paralysant toute l’activité.
Et tout cela, souvent grâce à une arme redoutable : l’ingénierie sociale. Les cybercriminels exploitent les traces numériques laissées par les salariés ou les clients (adresses mails, publications sur les réseaux sociaux, habitudes d’achat…) pour s’introduire dans les systèmes.
Des conséquences lourdes et durables
Les effets d’une attaque sont multiples :
- Financiers, comme l’a illustré le cas de Marks & Spencer, privé de 30 millions de livres sterling après une attaque survenue à Pâques.
- Opérationnels, avec des systèmes mis à l’arrêt pendant plusieurs jours.
- Réputationnels, car perdre la confiance des clients, c’est perdre du chiffre d’affaires.
Et souvent, ces attaques étaient invisibles depuis… six à neuf mois.
Anticiper les cyberattaques plutôt que de les subir : des solutions à activer
Des solutions techniques existent :
- La formation des salariés aux bons réflexes numériques.
- La cartographie des zones de risque.
- L’usage de hackers éthiques pour tester les failles.
- Et bien sûr, le chiffrement des données sensibles.
L’État lui-même s’implique : le 18 septembre 2025, un exercice de crise d’ampleur, baptisé REMPAR25, réunira plus de 600 entités privées et publiques, afin de les préparer à une attaque simulée. On peut parier que nombre d’acteurs de la grande distribution en feront partie.
Le management de transition, une parade agile et humaine
Une réponse rapide et expérimentée
Dans un contexte où les menaces évoluent sans cesse, le management de transition retail permet d’introduire immédiatement un profil expert qui, dès son premier jour, saura mettre en place des process afin de limiter vos risques de subir une cyberattaque. Les professionnels de notre practice retail savent auditer, évaluer les failles, structurer un plan de cybersécurité, et surtout agir vite.
Une culture de la vigilance à mettre en place
Il est essentiel de former les collaborateurs. Toutefois, instaurer une culture de la vigilance à long terme constitue une démarche encore plus structurante. Nos managers de transition mettent en place des protocoles de prévention, sensibilisent les équipes, établissent des processus de gestion de crise. Ils transforment l’organisation de l’intérieur.
Gérer la crise, puis reconstruire
En cas d’attaque, un manager de transition devient le chef d’orchestre :
- Il coordonne les équipes techniques, juridiques et communication.
- Il sécurise les flux critiques.
- Il restaure l’activité tout en gérant la pression des parties prenantes.
Loin de se limiter à la technique, cette mission est humaine, stratégique et systémique.
Ne pas attendre l’attaque pour agir
Les distributeurs français font désormais partie du paysage des cibles récurrentes des cyberattaques.
Attendre l’incident pour réagir, c’est s’exposer à des pertes souvent irréversibles. Mettre en place dès maintenant une gouvernance cyber, c’est garantir sa résilience demain.
Et si la meilleure des assurances, c’était un cabinet de management de transition ?

Management de transition en Italie : un levier sous-estimé
Management de transition Italie : D’après une étude de l’INIMA (International Network of Interim Manager Associations) publiée en juillet 2024, 85% des managers de transition italiens étaient en mission en 2024 en Italie. Ce taux d’occupation, supérieur à la moyenne européenne, traduit une forte tension sur le marché. Il reflète un besoin croissant de flexibilité et de réactivité dans un environnement économique devenu plus incertain. Crise sanitaire, guerre en Ukraine, accélération digitale… Les entreprises italiennes, souvent familiales et de taille intermédiaire, se retrouvent confrontées à des transformations rapides. Dans ce contexte, le management de transition est devenu un allié stratégique.
Un besoin né des turbulences
Les dernières années ont bouleversé l’économie italienne. La pandémie puis la guerre en Ukraine ont mis en évidence les limites structurelles de nombreuses entreprises. Faiblesses organisationnelles, manque de réactivité, dépendance aux marchés traditionnels… Le constat est sans appel : beaucoup de structures peinent à s’adapter seules.
Face à cette réalité, les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs de soutien à la transformation. Mais dans les faits, ce sont surtout les entreprises elles-mêmes qui ont pris les devants. Résultat : le recours à des managers de transition n’a jamais été aussi fréquent.
Quelles missions pour les entreprises italiennes ?
Les entreprises italiennes ont généralement recours au management de transition dans les situations suivantes :
- Transmission d’entreprise et passation intergénérationnelle
- Retournement d’entreprise
- Réorganisation post-crise
- Amélioration de la performance opérationnelle
- Recherche de partenaires industriels ou financiers
Le point commun de toutes ces situations ? Un besoin rapide de leadership expérimenté, capable de stabiliser, décider, restructurer.
Notre cabinet de management de transition peut vous accompagner dans ces différents contextes, ainsi que sur des missions plus largement de conduite du changement.
➤ Un marché très privé et très spécifique
Les organisations italiennes qui sollicitent des missions en management de transition sont souvent soumises à une forte pression de performance. Ces entreprises, majoritairement des acteurs privés comme des PME ou ETI, recherchent des profils immédiatement opérationnels, capables d’agir avec agilité et de produire des résultats concrets sans délai. La culture d’intervention est très orientée business.
Les missions concernent majoritairement l’industrie, la finance, le BTP et les services aux entreprises, comme le souligne la commission internationale de France Transition. Elles requièrent des expertises pointues, souvent doublées d’une excellente connaissance des procédures locales, notamment juridiques et/ou fiscales.
Au-delà des compétences techniques, les qualités humaines font la différence. Leadership, diplomatie, capacité à embarquer des équipes dans des contextes tendus : voilà ce qu’on attend aujourd’hui d’un manager de transition en Italie.
➤ Une particularité : la structure familiale des entreprises
Environ 85 % des entreprises italiennes sont familiales selon les données publiées par le Centro Studi delle Camere di Commercio Guglielmo Tagliacarne. Et cela pose un défi bien spécifique aux entreprises : la transmission entre générations.
Dans ce contexte, l’intervention d’un manager externe – neutre, expérimenté et focalisé sur les enjeux business – peut débloquer des situations parfois figées depuis des années. Celui-ci apporte une véritable valeur ajoutée :
- en posant un cadre de gouvernance clair,
- en apaisant les tensions éventuelles,
- en relançant une dynamique de croissance durable.
➤ M&A, digitalisation, internationalisation : les nouveaux virages
Outre les questions de gouvernance, les entreprises italiennes doivent aussi faire face à de nouveaux enjeux : fusions-acquisitions, transformation digitale, conquête de nouveaux marchés. Ces projets complexes nécessitent des profils capables de piloter le changement sans perturber l’activité.
Delville Management à Milan : une réponse locale et expérimentée
C’est dans ce contexte en mutation que Delville Management a choisi d’implanter un bureau à Milan début 2025. Dirigé par Alessandro Reitelli qui dispose de 25 ans d’expérience dans des fonctions de direction internationale, ce bureau permet d’intervenir rapidement et efficacement sur l’ensemble du territoire italien.
« Le besoin exprimé par les entreprises italiennes est clair : elles recherchent des profils opérationnels capables de s’adapter rapidement et d’agir concrètement pour faire avancer leurs projets. » affirme Alessandro. Le management de transition répond à ce besoin.
Notre organisation allie ancrage local et vision stratégique. Notre bureau de Milan, fort de sa connaissance du terrain, s’appuie également sur un réseau d’experts métiers et sectoriels répartis en France et à l’international pour accompagner les missions de ses clients avec des compétences ciblées.
Une opportunité plus qu’un outil de crise
Le management de transition en Italie n’est plus seulement un recours en cas d’urgence. Il devient un levier stratégique pour piloter la transformation, accélérer les projets et transmettre les savoirs. Pour Delville Management, Milan n’est pas une simple antenne. C’est une base opérationnelle solide, au service des entreprises italiennes en mouvement. Nous sommes pleinement engagés sur le sujet du management de transition Italie, que nous abordons avec une approche locale, agile et connectée aux besoins concrets du terrain.
Vous souhaitez en savoir plus ou discuter de vos besoins en toute confidentialité ? Contactez-nous pour être mis en relation avec un expert.
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La Chine et le luxe : de l’addiction au désamour
Chine et luxe : quel avenir ?
Longtemps moteur de croissance pour les grandes maisons de luxe, la Chine semble aujourd’hui tourner la page de son âge d’or dans ce secteur. Le marché, qui représentait près d’un tiers du luxe mondial, subit un net recul, avec une baisse des ventes de l’ordre de 20 à 22 % en 2024, selon Bain & Co.
Malgré ce contexte difficile, il serait prématuré de tirer un trait définitif sur la Chine. Les grands noms du luxe, comme Chanel ou Louis Vuitton, poursuivent leurs investissements, conscients que ce marché reste stratégique. Mais pour s’adapter aux mutations du consommateur chinois et faire face à ce ralentissement, les entreprises doivent impérativement repenser leurs stratégies. Faire appel au management de transition luxe peut s’avérer décisif.
Pourquoi la Chine se détourne-t-elle du luxe ?
➤ Une crise économique majeure qui affecte le marché du luxe en Chine
“L’économie chinoise ne va pas bien. Cela met énormément de pression sur les jeunes », explique Sylvia, une trentenaire chinoise interrogée par le journal Les Échos.
Depuis la pandémie de Covid-19, la Chine fait face à un net ralentissement économique. Face à ce contexte difficile, les priorités évoluent : la santé, les voyages et les expériences priment désormais sur l’achat de produits ostentatoires.
Joëlle de Montgolfier (Bain & Co) précise que le luxe a perdu 50 millions de consommateurs dans le monde sur les deux dernières années, principalement des millennials et de la Gen Z, dont le pouvoir d’achat est fragilisé par le chômage.
➤ Une crise de confiance et un marché immobilier dégradé
La crise immobilière joue un rôle central. David Dubois, professeur à l’Insead, rappelle que plus de 70 % de l’épargne des ménages chinois est investie dans la pierre.
La chute des prix de l’immobilier a profondément altéré leur sentiment de sécurité financière, limitant leur appétence pour les achats de luxe.
➤ Le « luxury shame » : quand le luxe devient indécent
Autre élément clé : la montée du « luxury shaming », amplifiée par le programme de « prospérité commune » du gouvernement. Aujourd’hui, afficher des signes extérieurs de richesse est mal vu, voire proscrit dans certains milieux professionnels. « Ne plus se vêtir, dans l’entreprise ainsi qu’en rendez-vous, de manière ostentatoire », recommande ainsi une note interne d’une banque d’affaires pékinoise.
Selon un article du Journal du Luxe, ce phénomène traduit un profond changement socioculturel : il ne s’agit plus seulement d’une question économique, mais d’un rejet de valeurs associées à l’excès et à l’individualisme. Les consommateurs chinois préfèrent désormais des expériences plus discrètes et personnalisées, et privilégient la qualité et le sens à la démonstration de richesse.
➤ Des politiques tarifaires dissuasives
Le maintien de prix élevés en Chine accentue le désamour. Martin Crépy, senior partner chez Simon Kucher, souligne que les « it-bags » peuvent coûter jusqu’à 30 % plus cher qu’en Europe. Rebutée, une partie de la clientèle chinoise se tourne vers l’étranger, notamment le Japon, ou vers le marché de la seconde main.
➤ La Chine n’a cependant pas pour autant déserté le luxe
Comme le rappelle Joël Hazan, expert du luxe : « La clientèle chinoise n’a pas abandonné le luxe pour autant. Elle a signifié que la manière dont beaucoup d’acteurs se sont adressés à elle ne correspondait plus à ses aspirations. » Les investissements se poursuivent donc, à l’image du hub d’innovation Moncler Genius à Shanghai ou des nombreuses ouvertures prévues chez Bulgari, Tiffany & Co et Hermès.
Comment le management de transition peut-il accompagner les maisons de luxe ?
Dans ce contexte complexe, marqué par une consommation plus sélective et raisonnée, le management de transition devient un levier stratégique. Nos expertes Sophie et Emma, référentes chez Delville Management pour le secteur du luxe, accompagnent les entreprises dans des plans d’action adaptés, par exemple pour :
➤ Repenser le positionnement produit :
Avec la montée du « luxury shame », il devient pertinent de travailler sur des gammes plus discrètes, avec un storytelling valorisant savoir-faire plutôt qu’ostentation. Un manager de transition spécialisé peut piloter ces ajustements stratégiques et aider à repositionner l’offre.
➤ Activer les leviers technologiques :
Face à une clientèle chinoise plus sélective, l’innovation devient un vrai levier de distinction. Un manager de transition peut piloter des projets autour de la blockchain, des NFT ou des objets connectés pour renforcer transparence, authenticité, image de marque et apporter une expérience client différenciante. De quoi inscrire le luxe dans une nouvelle ère, plus en phase avec les attentes digitales du marché.
➤ Optimiser la stratégie géographique :
Puisque certaines clientèles chinoises consomment désormais à l’étranger, notamment au Japon, des managers expérimentés peuvent orchestrer l’ouverture de boutiques dans des zones plus dynamiques ou réajuster les implantations existantes pour maximiser la rentabilité.
➤ Ajuster la politique tarifaire :
Les écarts de prix entre la Chine et d’autres marchés pénalisent les ventes locales. Un manager de transition peut accompagner la refonte de la politique commerciale pour réduire ces disparités et rendre l’achat local plus attractif.
➤ Optimiser la supply chain et le S&OP :
Face à une demande plus imprévisible, un manager de transition ajuste la supply chain et le S&OP pour mieux aligner stocks et ventes, afin de réduire les invendus.
➤ Réinventer l’expérience client :
Un manager de transition peut accompagner la refonte de la politique commerciale et œuvrer à enrichir l’expérience client avec des services personnalisés ou exclusifs, pour redonner envie de consommer localement.
➤ Garantir la résilience opérationnelle :
Dans un marché où la visibilité reste faible et la reprise incertaine avant 2026, un manager de transition assure la continuité des activités et prépare l’entreprise aux prochaines phases de croissance.
Contactez nos experts du luxe pour adapter votre stratégie en Chine
Sophie Macieira-Coelho
Emma Benichou
Directrice de mission Luxe06 19 43 02 51BusinessManager06 62 65 27 31
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Taxes douanières sur les médicaments : comment anticiper ?
Taxes douanières sur les médicaments importés aux Etats-Unis : une surtaxe de 25 % sur les traitements importés menace l’équilibre du secteur. Le management de transition apparaît alors comme une solution stratégique pour aider les laboratoires à anticiper le choc.
Taxes douanières sur les médicaments : l’industrie pharmaceutique européenne face à la tempête
Après avoir imposé des taxes douanières à la Chine, le candidat républicain Donald Trump a annoncé fin février une nouvelle offensive économique : une surtaxe de 25 % sur les médicaments importés aux États-Unis. Si cette menace se concrétise, elle pourrait bouleverser l’équilibre de l’industrie pharmaceutique mondiale. Le management de transition santé apparaît alors comme une solution stratégique pour aider les laboratoires à anticiper le choc. Recourir à des experts permettrait d’élaborer rapidement des stratégies adaptées et d’atténuer les effets de cette nouvelle donne économique.
Quels sont les laboratoires les plus exposés et quelles stratégies adopter pour minimiser l’impact des menaces fiscales ?
Les laboratoires européens en première ligne
Les États-Unis représentent le premier marché mondial pour l’industrie pharmaceutique. Avec des prix plus élevés qu’ailleurs et une consommation massive de médicaments, ce marché est vital pour de nombreux laboratoires. Selon la FDA (Food and Drug Administration, l’agence américaine de régulation des médicaments), la moitié des sites produisant les médicaments vendus aux États-Unis sont situés à l’étranger.
En 2023, les États-Unis ont importé pour plus de 176 milliards de dollars de produits pharmaceutiques de l’étranger, selon les données commerciales américaines. Une surtaxe de 25 % pourrait donc sérieusement affecter les industriels européens.
Parmi les plus exposés :
- Novo Nordisk, leader des traitements contre le diabète, réalise 57 % de ses ventes aux États-Unis.
- Sanofi, dont 45 % du chiffre d’affaires provient de ce marché, grâce notamment au succès de Dupixent et Beyfortus.
- GSK, avec 51 % de son activité aux États-Unis, notamment grâce à son vaccin Shingrix.
D’autres groupes comme AstraZeneca (39 %), Bayer (13 %) et Merck (8 %) sont moins touchés, mais restent largement concernés.
Face à ces risques, il devient essentiel pour les laboratoires d’anticiper et de s’adapter. Le management de transition peut les aider à repenser leurs stratégies industrielles et commerciales pour atténuer l’impact de ces nouvelles contraintes.
Le secteur pharmaceutique sous pression
Historiquement, les médicaments échappaient aux politiques protectionnistes. Mais cette fois, la donne change. L’industrie pharmaceutique représente le deuxième poste du déficit commercial américain après l’automobile, et Trump entend réduire ce déséquilibre en imposant une surtaxe de 25% sur les médicaments importés.
Si cette taxe entre en vigueur, les laboratoires devront repenser leurs stratégies de production, de tarification et de distribution pour préserver leur compétitivité sur le marché américain. L’impact sera encore plus marqué pour les fabricants de médicaments génériques, qui misent sur des prix bas pour rester compétitifs. Ainsi, les industriels du secteur pharmaceutique, dont beaucoup exportent vers les États-Unis, risquent de voir leurs marges se réduire drastiquement, rendant leur positionnement plus fragile face aux laboratoires locaux.
Un impact considérable des taxes douanières sur les médicaments
Pour les laboratoires européens, cette surtaxe pourrait fortement affecter leur compétitivité sur le marché américain. Ils seront confrontés à un dilemme : absorber une partie des coûts pour éviter d’augmenter leurs prix, ce qui réduirait leurs marges, ou bien répercuter la hausse sur leurs clients, au risque de perdre des parts de marché face à des concurrents locaux non impactés par ces taxes.
De plus, les laboratoires les plus dépendants des exportations vers les États-Unis pourraient voir leurs volumes de vente chuter, fragilisant leur rentabilité et limitant leurs capacités d’investissement. À terme, les entreprises les plus vulnérables risquent d’être contraintes de revoir leur stratégie, en réduisant leurs investissements en innovation ou en réorganisant leurs opérations pour s’adapter à cette nouvelle réalité économique.
Management de transition : une solution pour anticiper
Face à cette menace, les laboratoires ne peuvent pas rester inactifs. C’est ici que le management de transition santé peut jouer un rôle clé. Notre cabinet de management de transition peut proposer aux laboratoires confrontés à cette nouvelle donne économique une shortlist d’experts issus du secteur pharmaceutique, parfaitement adaptés à leurs besoins spécifiques sous 72 heures.
Une fois validé par le client, le manager de transition choisi intègre immédiatement l’entreprise, définit un plan d’action structuré et met en œuvre les mesures nécessaires pour assurer une adaptation rapide et efficace.
Parmi les stratégies envisageables :
Relocalisation de la production : Investir dans des sites de fabrication aux États-Unis, à l’image de Novo Nordisk qui a récemment racheté l’américain Catalent.
Optimisation des chaînes d’approvisionnement : Diversifier les sources de production et renforcer les capacités industrielles locales.
Révision des modèles tarifaires et commerciaux : Identifier des leviers pour absorber l’impact des nouvelles taxes sans compromettre la rentabilité.
Négociation et lobbying : Négocier, mettre en place et déployer des stratégies d’influence pour limiter la portée des mesures protectionnistes.
Une industrie pharmaceutique à l’épreuve du protectionnisme
Si les menaces de Trump se concrétisent, l’industrie pharmaceutique devra s’adapter rapidement. Loin d’être une fatalité, cette situation représente aussi une opportunité pour repenser les stratégies industrielles et commerciales. Grâce au management de transition, les laboratoires peuvent anticiper, ajuster et préserver leur compétitivité dans un marché en mutation.
L’avenir de la pharma européenne aux États-Unis dépendra de sa capacité à répondre avec agilité à ces nouveaux défis. N’hésitez pas à contacter nos experts :
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Crise du cuir italien : l’industrie face à ses défis
La Toscane, épicentre mondial de la maroquinerie de luxe, est en proie à une crise qui menace ses ateliers et ses savoir-faire.
En 2023, la production de cuir italien a chuté de 30 %, un coup dur pour un secteur phare pour l’économie italienne et le luxe mondial.
Cette situation met en lumière l’urgence pour les entreprises de s’adapter face à des mutations profondes.
L’industrie italienne du cuir : une excellence en péril
L’Italie reste le leader européen incontesté de la tannerie et de la maroquinerie, réalisant deux tiers de la production européenne et occupant la première place en valeur dans l’exportation mondiale de cuirs finis.
Pourtant, le secteur est sous pression. La contraction du marché chinois, le changement des habitudes de consommation et la baisse des commandes des grandes maisons de luxe telles que Gucci ou Prada aggravent la situation.
Par exemple, Bally a récemment annoncé la fermeture de son atelier à Lastra a Signa, entraînant 55 licenciements.
Cette crise est également marquée par des chiffres alarmants : 182 entreprises de maroquinerie ont cessé leurs activités en Toscane en 2023. Le chômage partiel autorisé a bondi de 214 %, affectant même des entreprises autrefois prospères travaillant pour des maisons prestigieuses.
Une transformation inévitable
“2025 sera cruciale pour sauver des pans entiers de notre manufacture”Emanuele Orsini, président de l’organisation patronale Confindustria
Face à ces défis, des voix s’élèvent pour repenser le modèle.
Stefano Zecchi, président de la section mode de Confindustria Toscane, appelle à une reconversion des chaînes de production. Selon lui, il ne suffit plus de s’adresser uniquement aux grandes marques du luxe.
Une diversification vers des segments premium, tels que les sacs de moyenne gamme (300 à 500 dollars), pourrait offrir des perspectives nouvelles.
Les entreprises du secteur doivent également moderniser leurs infrastructures et renforcer leur résilience financière. C’est ici qu’un accompagnement stratégique devient essentiel pour éviter les faillites et préparer un avenir plus solide.
Delville Management :
l’expertise locale au service de vos transformations
En Italie, notre bureau de management de transition, dirigé par Alessandro Reitelli, joue un rôle clé auprès des entreprises italiennes. Fort de plus de 25 ans d’expérience, Alessandro met à profit sa compréhension approfondie des spécificités locales du marché italien. En collaboration avec Sophie Macieira-Coelho, Directrice de Mission Luxe & Retail et experte en restructuring, ils unissent leurs forces pour vous soutenir dans l’anticipation de la crise du cuir italien.
Notre approche ? Offrir des solutions sur mesure, adaptées à chaque entreprise et situation. Voici comment nous intervenons pour transformer la crise en opportunité :
Diagnostic stratégique et planification :
Nous réalisons une analyse approfondie des défis spécifiques des ateliers de maroquinerie pour proposer des stratégies adaptées, qu’il s’agisse de diversification, de repositionnement ou encore de restructuration financière.Accompagnement opérationnel :
Accompagnés d’Alessandro et de Sophie, les managers de transition expérimentés que nous impliquons en mission interviennent directement sur le terrain pour redresser les opérations, optimiser les processus et réduire les coûts.Adaptation aux enjeux du secteur du luxe :
Grâce à notre connaissance approfondie du secteur du luxe, nous aidons les entreprises à se repositionner sur des segments porteurs et à maintenir des relations avec les grandes maisons du luxe, tout en explorant de nouveaux marchés.
Faire appel au management de transition
La crise actuelle du cuir italien est un appel à l’action.
Notre cabinet de management de transition est là pour accompagner les acteurs clés de ce secteur dans leur transformation, garantissant la pérennité de leur savoir-faire et leur compétitivité. Notre bureau de management de transition Italie, combiné à l’expertise de notre practice dédiée au management de transition luxe, sauront vous trouver le manager de transition idéal sous 72 heures pour répondre à vos enjeux stratégiques.
N’hésitez pas à les contacter !
Alessandro Reitelli
Sophie Macieira-Coelho
Directeur du bureau de management de transition Italie
+39 39 39 777 292Directrice de mission management de transition luxe+336 19 43 02 51
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Femmes managers de transition : où en sont-elles ?
Femmes managers de transition – se rapproche-t-on de la parité ?
28 % des postes exécutifs du CAC40 sont désormais occupés par des femmes en 2024 selon Boursorama. Une avancée positive, certes, mais est-ce suffisant ? Chez Delville Management, cabinet de management de transition, nous croyons fermement en l’importance de la parité. Pourtant, il faut bien l’admettre, le secteur du management de transition est encore loin d’être exemplaire en la matière.
Parce que la transparence est l’une des valeurs fondamentales de notre cabinet, nous avons à cœur de partager ouvertement les réalités actuelles de notre secteur en matière de parité hommes-femmes. Pour cela, nous nous appuyons sur les chiffres récents du Baromètre Managers de France Transition édition 2024, une étude annuelle réalisée auprès de 2457 acteurs du management de transition. Ce baromètre permet d’identifier les tendances précises concernant le profil et les évolutions de l’activité des managers de transition en France, même si ces données montrent clairement que le secteur est encore loin de la parité souhaitée.
Anticiper les difficultés pour mieux protéger l’emploi
Selon le récent Baromètre Managers de France Transition, les femmes managers de transition restent largement minoritaires. En effet, seulement 22 % des managers de transition sont des femmes, contre 78 % d’hommes.
Si l’on se concentre sur le taux journalier moyen (TJM) sur le marché du management de transition par métier (homme ou femme indifférencié), voici les chiffres partagés par France Transition :
- Directeur Général de transition : 1294€
- Directeur de la Transformation : 1306€
- Directeur des Systèmes d’Information : 1200€
- Directeur des Achats, Directeur Industriel, Directeur Marketing, DRH de transition, Directeur Financier, Directeur Juridique : autour de 1100€
Or, on observe que les femmes sont majoritairement présentes sur des fonctions support, telles que :
- DRH de transition : 24 %
- DAF de transition : environ 17 %
À l’inverse, les hommes dominent les fonctions les plus rémunératrices de direction générale ou de direction de la transformation.
Cette répartition inégale accentue des écarts de salaire significatifs : le taux journalier moyen (TJM) des femmes managers de transition est inférieur de 11 % à celui des hommes.
Ces écarts ne s’expliquent cependant pas uniquement par le choix des postes, puisque par exemple, à poste équivalent on constate également des disparités, avec un pic à 23 % d’écart sur les fonctions de Direction Générale.
D’autres facteurs influent également comme le nombre d’années d’expérience légèrement inférieur chez les femmes (en moyenne plus jeunes de 2 ans que leurs homologues masculins), même si cela ne suffit pas à justifier de tels écarts.
Delville Management s’engage
Chez Delville Management, nous avons pleinement conscience d’évoluer dans un secteur où la parité demeure loin d’être atteinte. À notre échelle, nous essayons d’agir concrètement pour garantir l’équité salariale, la diversité des profils et éviter de contribuer aux dynamiques d’inégalités observées dans notre secteur.
Nous cherchons à faire au mieux pour que notre écosystème reflète la société dans laquelle nous évoluons.
Ainsi, en premier lieu, nos équipes en interne comptent aujourd’hui 54 % de femmes, pour 46% d’hommes. Un déséquilibre qui correspond plus ou moins à celui que l’on observe en France. En effet, en 2023, selon un rapport démographique de l’Insee, les femmes représentaient 51,6 % de la population en France.
Dans un second temps, et malgré un nombre de candidatures pour devenir manager de transition qui demeure moins élevé de la part des femmes, nous veillons à continuer à encourager toutes les candidatures.
Notre Directrice Générale Associée, Alexandra Cadic, explique notre démarche de façon claire :
« Nous intégrons les enjeux de parité directement dans notre processus de sélection, tant dans la constitution de nos équipes internes que dans celle de notre réseau de managers de transition et dans l’élaboration de leurs TJM. Notre volonté ? Assurer une rémunération équitable et valoriser équitablement les talents féminins et masculins. »
Le management de transition : un secteur qui se prête bien au principe de la parité
Chez Delville Management, nous sommes convaincus que le secteur du management de transition est particulièrement adapté à l’application effective des principes d’égalité hommes-femmes pour plusieurs raisons :
Une approche basée sur les compétences et les résultats
- Le management de transition repose avant tout sur des compétences spécifiques, l’expertise et la capacité à générer rapidement de la valeur pour l’entreprise.
- La sélection des managers se fait davantage sur la base de leur expérience et de leurs résultats passés que sur des critères traditionnels (ancienneté, réseau interne, etc.), réduisant ainsi les biais de genre.
Une plus grande flexibilité favorisant l’inclusion des femmes
- Les missions de transition offrent une flexibilité accrue en termes de durée et d’organisation du travail, ce qui peut attirer des femmes cherchant à concilier vie professionnelle et personnelle.
- Cette flexibilité permet également aux femmes d’accéder plus facilement à des postes à responsabilité sans être contraintes par des carrières linéaires ou bloquées par un plafond de verre.
N’hésitez plus et déposez votre candidature pour rejoindre notre réseau de managers de transition !
Un souci de transparence
Nous considérons la transparence comme un levier essentiel du changement. Partager ouvertement les chiffres du secteur issus du Baromètre France Transition 2024 est pour nous une manière de rester lucides et d’encourager le dialogue sur les enjeux majeurs de la parité dans le management de transition. Si les résultats présentés ne sont pas encore ceux d’une égalité idéale, ils montrent le chemin restant à parcourir. Nous entendons bien y contribuer activement par nos pratiques quotidiennes.
IA & industrie pharmaceutique
L’essor de l’IA dans l’industrie pharmaceutique : une révolution en cours
Au sein de l’industrie pharmaceutique, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) transforme profondément les processus de recherche, de conduite des essais cliniques et des chaînes de production et d’approvisionnement des médicaments. L’IA redéfinit l’ensemble des étapes de la chaîne de valeur pharmaceutique.
D’après l’étude « S&P Global Rating » publié par le BCG, l’industrie pharmaceutique devrait dédier 22 Mds $ à l’IA d’ici 2027. En France, le plan Innovation Santé France 2030 prévoit l’investissement de 400 M € d’ici là. Cette dynamique pose des questions stratégiques, techniques, mais aussi éthiques.
L’IA : un levier pour accélérer la découverte de médicaments
L’IA permet aux laboratoires pharmaceutiques de réduire significativement les temps de développement des médicaments.
Grâce au machine learning et à l’analyse prédictive, les chercheurs identifient plus rapidement les molécules prometteuses.
Sanofi s’appuie sur des algorithmes d’IA pour explorer de vastes bases de données regroupant des informations sur des millions de composés chimiques.
Cette méthode a considérablement accéléré le processus d’identification de candidats prometteurs, notamment dans le domaine de l’immunologie.
Cela permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi d’accélérer la mise sur le marché des traitements.
Cette avancée représente un réel avantage pour les patients en attente de solutions thérapeutiques innovantes.
Gestion des données cliniques : enjeux de sécurité et de transparence
L’optimisation des essais cliniques est un autre domaine où l’IA montre tout son potentiel.
En analysant d’énormes volumes de données, l’IA aide à identifier les patients idéaux, ceux dont les caractéristiques répondent le mieux aux critères de l’essai, et en prédisant les éventuels effets secondaires.
Cela réduit les coûts et accélère le développement de nouveaux médicaments.
Cependant, l’utilisation de l’IA dans la gestion des données cliniques suscite des questions sur la sécurité et la confidentialité des données patients.
Avec des volumes de données toujours plus importants, le secteur pharmaceutique doit renforcer ses systèmes de sécurité afin de prévenir les cyberattaques et les fuites de données.
En effet, la protection des données de santé est essentielle, et la réglementation comme le RGPD impose aux entreprises des standards stricts.
En parallèle, la transparence devient un enjeu central. Les autorités de santé exigent une documentation détaillée sur le fonctionnement des algorithmes utilisés pour éviter tout biais ou discrimination.
Gestion des données cliniques : enjeux de sécurité et de transparence
Cependant, l’utilisation de l’IA dans la gestion des données cliniques suscite des questions sur la sécurité et la confidentialité des données patients. Avec des volumes de données toujours plus importants, le secteur pharmaceutique doit renforcer ses systèmes de sécurité pour prévenir les cyberattaques et les fuites de données. En effet, la protection des données de santé est essentielle, et la réglementation comme le RGPD impose aux entreprises des standards stricts.
En parallèle, la transparence devient un enjeu central. Les autorités de santé exigent une documentation détaillée sur le fonctionnement des algorithmes utilisés pour éviter tout biais ou discrimination. Ainsi, l’intégration de l’IA implique des investissements dans la sécurité des systèmes, mais aussi dans la formation des équipes pour garantir une utilisation éthique et sécurisée de ces technologies.
Vers une production plus efficace et des approvisionnements sécurisés
À mesure que les usines se digitalisent, l’il transforme également les processus de production dans l’industrie pharmaceutique.
En intégrant des systèmes automatisés pilotés par des algorithmes avancés, elle permet d’optimiser les processus de production, de distribution et de logistique.
Ces technologies sont capables de prévoir les pannes d’équipement, d’améliorer la gestion des stocks et d’optimiser la chaîne d’approvisionnement. Ainsi, elle contribue à guider l’industrie pharmaceutique vers une excellence opérationnelle accrue.
Les avantages de l’IA sont ici indéniables pour garantir des processus plus fluides, même en contexte de crise sanitaire, où la demande peut varier fortement.
Un secteur en mutation avec Delville Management comme partenaire de choix
En définitive, l’intégration de l’IA dans l’industrie pharmaceutique représente une opportunité majeure d’innovation et d’efficacité. Néanmoins, elle pose aussi des défis d’ordre technique, financier, et éthique. Dans ce cadre, faire appel à un manager de transition expérimenté peut offrir un soutien stratégique et opérationnel pour une adoption réussie de l’IA.
ENVIE DE FAIRE APPEL AU MANAGEMENT DE TRANSITION DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ ?
Votre entreprise souhaite faire appel au management de transition santé ? Vous travaillez dans le secteur pharmaceutique et envisagez d’intégrer l’IA dans vos processus ?
Contactez notre cabinet de management de transition pour être accompagné par un manager de transition expérimenté, capable de guider vos équipes dans cette transformation et de garantir une mise en œuvre efficace et sécurisée.
N’hésitez pas à remplir notre formulaire de contact entreprises ou à contacter directement nos experts pour mettre en place une mission de management de transition :
- Fanny Debbi, Directrice de la practice Life Sciences (06 09 27 37 68)
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Béton décarboné : enjeux et perspectives pour le BTP
Béton décarboné : le BTP n’a plus le choix. Alors que le secteur génère 25 % des émissions de CO₂ en France, les innovations se multiplient pour rendre la construction plus durable sans compromettre la performance.
Les évolutions réglementaires : une pression croissante sur le secteur
Depuis l’entrée en vigueur de la RE2020, les constructeurs doivent respecter des seuils d’émissions de CO₂ plus stricts pour les bâtiments neufs. Cette réglementation impose une réduction progressive des émissions du béton, et sera révisée tous les trois ans.
D’autres mesures viennent renforcer cette transformation : taxe carbone, critères environnementaux renforcés dans les appels d’offres, pression des investisseurs. Résultat : les acteurs du BTP doivent rapidement adapter leurs stratégies, repenser leurs approvisionnements et intégrer de nouvelles compétences.
C’est là que le management de transition BTP et construction prend tout son sens. Il permet aux entreprises du secteur de mobiliser rapidement des experts pour piloter cette transformation et éviter de subir ces nouvelles contraintes.
Notre cabinet de management de transition vous accompagne via des missions de management de transition pour vous aider à vous adapter aux évolutions réglementaires du secteur du BTP.
Pourquoi le béton est-il si polluant ?
Le béton est responsable de 25 % des émissions de CO₂ du secteur du bâtiment. L’une des raisons principales réside dans la fabrication du ciment : le clinker, ingrédient clé du ciment, nécessite une cuisson à 1 450 °C pendant 18 heures, générant 98 % des émissions du béton. En France, les cimentiers émettent chaque année 10 millions de tonnes de CO₂, soit 2,5 % des émissions nationales (source).
Au-delà du ciment, la consommation de granulats (sable, gravier) a triplé en vingt ans, entraînant un impact écologique massif. La décarbonation du béton doit donc s’attaquer à ces deux enjeux : réduire la quantité de clinker et trouver des alternatives aux granulats naturels.
Béton décarboné, ciments alternatifs… des solutions concrètes émergent
Pour relever ce défi, plusieurs solutions émergent :
- Des ciments alternatifs : Hoffmann Green Cement Technologies produit déjà 300 000 tonnes de ciment sans clinker chaque année. Julien Blanchard, président et co-fondateur de Hoffmann Green Cement Technologies, témoigne pour les Chroniques Delville “On divise par 5 les émissions de CO2 par rapport aux ciments traditionnels. Et ce sont des ciments de qualité identique voir largement supérieur. Et nous faisons notre place sur le marché de la construction et du bâtiment.”
- Les bétons bas carbone : Nexity s’est associé à Lafarge pour utiliser la gamme ECOPact, permettant 30 à 70 % de réduction des émissions de CO₂.
- Le recyclage et les matériaux biosourcés : Chanvre, miscanthus, lin… des alternatives sont testées pour alléger l’empreinte du béton.
- L’intelligence artificielle au service du béton : À Nantes, un pôle de recherche en partenariat avec Edycem et Centrale Nantes utilise l’IA pour prédire les comportements des bétons bas carbone et améliorer leur durabilité. Cette dynamique locale autour de la construction durable offre un terrain propice aux entreprises souhaitant s’adapter. Notre bureau de management de transition Nantes accompagne déjà les acteurs du BTP de la région pour accélérer l’intégration de ces innovations.
Les risques pour les entreprises du BTP
Ne pas s’adapter à cette transition représente un danger stratégique :
Hausse des coûts liée aux nouvelles taxes et normes environnementales.
Interdictions réglementaires rendant certains matériaux obsolètes.
Perte de compétitivité face aux entreprises qui adoptent des solutions bas carbone.
Les leaders du secteur prennent déjà des mesures. Vinci Construction vise 90 % de bétons bas carbone d’ici 2030, et d’autres grands groupes accélèrent leur transition pour éviter ces risques.
Management de transition BTP et construction : un levier pour accélérer la transformation
Le passage aux bétons bas carbone impose des changements structurels, nécessitant de nouvelles expertises en gestion de projet, en supply chain et en innovation. Beaucoup d’entreprises du BTP n’ont pas les ressources en interne pour piloter efficacement cette transition.
Faire appel à un cabinet de conseil en conduite du changement et au management de transition BTP et construction permet d’intégrer rapidement des experts capables de mettre en place ces nouvelles solutions, d’optimiser les coûts et d’assurer la conformité réglementaire.
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Conclusion : le béton de demain sera durable, ou ne sera pas
Le secteur du BTP fait face à une transformation inévitable. Entre réglementations strictes, nouvelles technologies et pression des investisseurs, la course au béton décarboné est lancée.
Pour rester compétitives, les entreprises doivent agir vite et s’appuyer sur des expertises adaptées. Le management de transition est aujourd’hui un levier clé pour réussir cette mutation. Les solutions existent, encore faut-il savoir les mettre en œuvre efficacement.

Traçabilité textile : un impératif de transparence dans l’industrie
Alors que les consommateurs demandent davantage de transparence, et que des régulations comme la directive CS3D imposent une vigilance accrue, la traçabilité textile devient essentielle.
Dans l’industrie textile, retracer l’origine d’un vêtement relève d’un véritable défi. Quelles entreprises ont contribué à sa fabrication ? Où et dans quelles conditions le tissu a-t-il été produit ? Avec quelles matières premières ? Ces questions révèlent la complexité croissante des chaînes d’approvisionnement, souvent mondialisées et opaques.
Un impact environnemental colossal
L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Elle représente environ 8 à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis d’après l’ADEME. Cette production massive est également gourmande en ressources naturelles : fabriquer un simple t-shirt nécessite plus de 2 000 litres d’eau, selon le journal TIME, l’équivalent de ce qu’une personne boit en trois ans.
En outre, la fast fashion — connue pour ses cycles de production courts et ses coûts bas — est un contributeur majeur à la pollution de l’eau. Elle est responsable de 20 % des eaux usées mondiales – indique le journal. Ces chiffres mettent en lumière l’urgence de revoir les méthodes de production et de privilégier des pratiques plus durables. C’est dans ce contexte que la traçabilité joue un rôle central, permettant de mieux contrôler l’origine des matériaux, de réduire les impacts et de promouvoir une mode plus responsable.
Les enjeux de la traçabilité textile
La traçabilité dans l’industrie textile répond à plusieurs besoins stratégiques :
Réduire les risques sociaux et environnementaux
Les chaînes d’approvisionnement textile impliquent souvent de multiples sous-traitants répartis à travers le monde, compliquant le suivi des pratiques sociales et environnementales. L’absence de transparence peut dissimuler des conditions de travail précaires, des violations des droits humains ou des impacts écologiques majeurs. En identifiant chaque acteur de la chaîne, les entreprises peuvent instaurer des contrôles pour garantir des pratiques plus responsables et éthiques.
Se conformer à des régulations exigeantes
La directive CS3D impose un devoir de vigilance aux grandes entreprises européennes sur l’ensemble de leur chaîne de valeur, avec des obligations croissantes à partir de 2027. Celles-ci incluent l’évaluation rigoureuse des impacts environnementaux et sociaux, la traçabilité des processus de fabrication, et la publication régulière de rapports de conformité. Cette régulation s’appliquera à toutes les entreprises de plus de 1 000 salariés, incitant l’ensemble du secteur à repenser ses pratiques.
Renforcer la confiance des consommateurs
Les clients, de plus en plus sensibles à l’éthique, attendent des marques qu’elles démontrent clairement leur engagement en matière de RSE. Une étude de la Haute école de conseil en image révèle que 78,14 % des Français sont prêts à payer plus pour un article de mode éco-conçu, dont ils connaissent précisément l’origine et l’impact. Intégrer la transparence au cœur de sa stratégie devient donc un levier puissant pour fidéliser les clients et se démarquer sur un marché très compétitif.
Les innovations au service de la traçabilité
1. La blockchain :
un outil clé pour une traçabilité complète
La blockchain est une technologie décentralisée qui permet de documenter chaque étape d’un processus de production sous forme de blocs de données sécurisés et infalsifiables. Lorsqu’un acteur de la chaîne — agriculteur, usine de filature ou fabricant — effectue une action, comme expédier un lot de coton ou teindre un tissu, cette information est enregistrée dans le registre. Chaque bloc contient des données précises, telles que l’origine du matériau, ses certifications, et le fournisseur impliqué. Par exemple, un lot de coton récolté en Inde pourrait être ajouté au registre avec son certificat biologique et ses informations de traçabilité.
À chaque étape de transformation (filature, tissage, confection), ces données sont enrichies, créant ainsi une traçabilité dynamique et complète jusqu’à la livraison au point de vente. Des outils comme TrusTrace ou FibreTrace exploitent cette technologie pour rendre ces données accessibles en temps réel. Les marques peuvent alors utiliser des QR codes ou des étiquettes NFC intégrées aux vêtements pour transmettre ces informations aux consommateurs. En scannant l’étiquette, un client peut visualiser le parcours complet du produit, renforçant ainsi la transparence et la confiance dans les engagements éthiques de la marque.
Cependant, intégrer la blockchain nécessite un travail approfondi de préparation et de coordination, souvent piloté par des experts capables de restructurer les processus internes des entreprises.
2. Outils collaboratifs :
centraliser les informations pour plus d’efficacité
Les plateformes collaboratives sont une autre réponse aux enjeux de traçabilité, offrant aux entreprises et à leurs fournisseurs un espace unique pour échanger des données critiques. Ces solutions numériques permettent aux fournisseurs de renseigner des informations comme l’origine des matières premières, les audits de conformité ou les certificats environnementaux. Ces données sont ensuite structurées dans un format clair et standardisé, accessible aux marques.
Pour les entreprises, l’avantage principal réside dans la centralisation et la simplification des processus de collecte d’information, réduisant considérablement les efforts nécessaires pour suivre les chaînes complexes. Les fournisseurs, quant à eux, trouvent dans ces outils une opportunité de valoriser leurs bonnes pratiques. En mettant à jour leurs profils avec des données fiables et vérifiées, ils peuvent se différencier et fidéliser leurs partenaires commerciaux.
Ces plateformes incluent également des fonctionnalités d’analyse comparant les pratiques à des normes reconnues, comme les certifications ISO ou les labels écologiques. Elles signalent les écarts ou zones à améliorer, et génèrent des recommandations ciblées pour aider les entreprises et leurs partenaires à renforcer leur conformité. Parmi ces outils, Trace For Good figure parmi les exemples d’innovations efficaces dans ce domaine.
Cependant, tout comme la blockchain, l’adoption de ces solutions exige une approche stratégique et un accompagnement sur mesure pour garantir une intégration harmonieuse. C’est ici que le rôle des managers de transition prend tout son sens, en orchestrant ces changements complexes avec efficacité et expertise.
3. Autres innovations prometteuses
Capteurs IoT : une surveillance en temps réel des chaînes de production
Les capteurs IoT (Internet des objets) jouent un rôle clé pour garantir le respect des normes de production et de transport dans l’industrie textile. Ces dispositifs collectent et transmettent en temps réel des données précises sur des paramètres critiques, comme la température, l’humidité ou les vibrations lors du transport. Par exemple, pour une cargaison de laine ou de tissus organiques, ces capteurs peuvent s’assurer que les conditions de stockage respectent les standards requis, évitant ainsi toute détérioration.
Lorsqu’un écart est détecté — une température trop élevée ou une humidité excessive —, une alerte automatique est envoyée aux parties prenantes. Cela permet de réagir immédiatement, de corriger les problèmes et d’éviter des pertes coûteuses. Ces données, intégrées dans des plateformes collaboratives ou des systèmes de gestion, permettent aux marques de documenter leur conformité tout au long de la chaîne logistique. L’ajout de capteurs IoT est particulièrement efficace dans le suivi des textiles fragiles ou des produits nécessitant un stockage spécifique, renforçant ainsi la transparence et la fiabilité des processus.
Certifications automatisées : une validation rapide de la conformité
Les certifications automatisées modernisent et simplifient le processus de vérification de la conformité des fournisseurs. Contrairement aux audits traditionnels, souvent chronophages et coûteux, ces outils utilisent des algorithmes pour analyser et croiser des données provenant de diverses sources : systèmes internes des entreprises, bases de données externes ou encore rapports de conformité préexistants.
Par exemple, une marque textile peut utiliser ces outils pour vérifier si un fournisseur respecte les normes environnementales locales ou s’il détient les certifications nécessaires, comme celles de la Global Organic Textile Standard (GOTS) ou du Fairtrade. Ces outils identifient automatiquement les lacunes dans la documentation ou les écarts par rapport aux standards, générant des recommandations précises pour remédier aux problèmes.
En s’appuyant sur l’automatisation, les entreprises gagnent en rapidité et en efficacité, tout en réduisant le risque d’erreurs humaines. Ces solutions sont particulièrement utiles dans les chaînes d’approvisionnement complexes impliquant des dizaines de fournisseurs dispersés à travers le monde.
L’accompagnement par le management de transition
Mettre en place une traçabilité efficace demande non seulement des outils, mais aussi une expertise adaptée. C’est là qu’il peut être pertinent de faire appel à un cabinet de management de transition. Le rôle des managers de transition ? Structurer et accélérer ces transformations grâce à des méthodologies éprouvées :
Cartographie des chaînes logistiques
L’audit des chaînes d’approvisionnement commence par l’identification des fournisseurs clés et des zones de vulnérabilité dans les flux. Cela inclut l’analyse des pratiques des sous-traitants, des risques liés à leur localisation géographique, et des impacts environnementaux ou sociaux potentiels. Cette étape permet aux entreprises de cibler efficacement les actions correctives.
Implémentation des outils
Déployer des solutions technologiques demande une approche stratégique. Ces outils doivent être choisis en fonction des besoins spécifiques de l’entreprise et intégrés dans ses systèmes existants. Cela inclut la configuration des logiciels, le recueil des données pertinentes, et la validation de leur conformité aux réglementations internationales.
Formation et sensibilisation
Adopter de nouveaux outils technologiques ne suffit pas. Former les équipes internes est essentiel pour leur permettre de maîtriser ces innovations, les accepter et de les exploiter pleinement. Cela passe par des ateliers pratiques, des sessions de sensibilisation sur l’importance de la traçabilité, et l’intégration de cette démarche comme une composante stratégique des opérations quotidiennes.
Besoin d’un manager de transition pour vous aider à tracer vos fournisseurs ?
La traçabilité textile n’est plus un simple enjeu réglementaire, mais un levier stratégique. Elle permet de répondre aux attentes des consommateurs, de renforcer la compétitivité des marques et de contribuer à une industrie plus éthique.
En combinant innovations technologiques et accompagnement spécialisé via le management de transition, les entreprises peuvent transformer ce défi en opportunité et s’inscrire durablement dans l’avenir.
Contactez-nous au 01 46 04 52 77 ou sur notre formulaire de contact entreprise.

Fermetures d’usines en France, une crise multisectorielle
Une vague de fermetures d’usines inquiétantes en France
Depuis septembre 2024, une quarantaine de sites industriels en France sont menacés de fermeture ou de réduction d’effectifs, impactant au total plus de 7 500 emplois, d’après un rapport des Échos basé sur des remontées de terrain.
Cette vague, qui touche des régions traditionnellement industrielles comme les Hauts-de-France, le Grand Est et l’Ouest, rappelle des périodes sombres telles que la crise de 2008-2009. Alors que des groupes tels que Michelin, Valeo et ArcelorMittal annoncent des plans sociaux ou des réorganisations, la nécessité d’un accompagnement spécialisé devient une évidence.
Une crise économique et industrielle sans précédent récent
Depuis plusieurs mois, les signaux d’alerte se multiplient. La fin du bouclier tarifaire énergétique début 2024 a entraîné une hausse des coûts de production pour de nombreux industriels. Ce phénomène, combiné à une stagnation de la consommation et à des perspectives économiques moroses, a pesé lourdement sur les marges des entreprises.
À titre d’exemple, dans les Hauts-de-France, 173 procédures de prévention impliquant 17 000 salariés ont été ouvertes entre janvier et octobre 2024, soit plus du double de l’année précédente, selon les chiffres du tribunal de commerce de Lille.
La filière automobile, déjà fragilisée par sa transition vers l’électrique, entraîne des répercussions sur l’ensemble de ses sous-traitants, particulièrement vulnérables aux transformations rapides du secteur.
Autre exemple, en Isère et dans le Rhône, d’après le journal Les Echos, 5 000 emplois seraient menacés suite aux difficultés de Vencorex, un fabricant de composants pour peintures industrielles, placé en redressement judiciaire.
D’après la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), les plans sociaux sont désormais beaucoup plus fréquents et concernent tous les secteurs industriels. Cette dynamique met en lumière un besoin urgent de solutions adaptées pour répondre aux défis croissants de restructuration et de préservation de l’emploi.
Le management de transition : un levier stratégique dans les plans de sauvegarde
Face à cette crise multisectorielle, notre cabinet de management de transition peut jouer un rôle déterminant. En période de turbulences, l’intervention de managers externes permet de piloter des projets complexes, comme par exemple les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), tout en préservant l’activité résiduelle et en limitant les impacts humains.
Un accompagnement sur-mesure dans les PSE
Le management de transition s’impose comme une solution agile pour gérer les restructurations d’entreprise. L’expertise de ces intervenants externes couvre plusieurs dimensions :
Diagnostic stratégique :
Identifier les faiblesses opérationnelles et proposer des ajustements rapides.Planification des actions :
Élaborer un plan de redressement réaliste, aligné sur les objectifs.Mise en œuvre opérationnelle :
Piloter les réorganisations tout en assurant la continuité des activités.
Une réponse humaine à une crise sociale
Au-delà des enjeux financiers, ces missions revêtent une forte dimension humaine. Dans un contexte où 43 % des entreprises de taille intermédiaire envisagent de réduire leur activité, selon une enquête menée par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, il est apparaît indispensable d’accompagner les salariés touchés par les restructurations.
Le rôle des managers de transition ne se limite pas à la gestion des coûts. Ces experts apportent une neutralité bienvenue pour dialoguer avec les parties prenantes et maintenir leur engagement tout en limitant les risques de tensions internes, fréquent en situation de gestion de crise. Ils concilient à la fois des objectifs de performance avec des objectifs plus humains pour veiller au bien-être des équipes.
Un avenir à reconstruire ensemble
La crise actuelle met en lumière la fragilité structurelle de l’industrie française face aux chocs externes. Si des mesures immédiates sont nécessaires pour préserver l’emploi et les compétences, il est tout aussi crucial d’anticiper les transformations à venir. Le management de transition, par son approche flexible et pragmatique, constitue un levier clé pour réconcilier les besoins économiques avec les impératifs sociaux.
D’après les données récentes de la Dares, le nombre de procédures de plans de sauvegarde de l’emploi au 3ème trimestre 2023 s’élève à 112, soit une hausse de 37% en un an, reflétant une intensification des restructurations dans tous les secteurs industriels. Dans un tel contexte, la capacité des entreprises à déployer des stratégies rapides et adaptées devient essentielle pour éviter des impacts sociaux trop lourds.
Grâce à l’agilité et à l’expertise des managers de transition que nous impliquons en mission, il est possible de transformer des situations critiques en opportunités de relance, en préservant à la fois l’activité et les emplois.

Impacts de la taxe de solidarité sur les billets d’avion
Taxe de solidarité sur les billets d’avion : le choc fiscal du PLF 2025″ use_theme_fonts=
Le triplement de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), avait été récemment annoncé par le gouvernement, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2025. La censure imposée par le gouvernement Barnier a suspendu cette mesure, initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier. Toutefois, elle pourrait être réexaminée dans un avenir proche. En effet, Amélie de Montchalin, la nouvelle ministre en charge des comptes publics, a déclarée être favorable à une hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion lors d’une interview accordée au Parisien début janvier.
Cette décision vise à générer près de 1 milliard d’euros par an, avec 850 millions provenant des compagnies aériennes régulières et 150 millions de l’aviation d’affaires. Ce choc fiscal pourrait survenir dans un secteur déjà fragilisé par la crise sanitaire et les défis économiques globaux.
Un coup dur pour le secteur aérien
Si la loi est adoptée, les modifications apportées à la TSBA toucheront particulièrement les vols court-courriers, où la taxe passera de 2,63 à 9 euros en classe éco et de 20,27 à 30 euros en classe affaires. Cette hausse significative des coûts de billets pourrait détourner les passagers vers des alternatives comme le train, plus compétitif sur les courtes distances et en phase avec les attentes environnementales croissantes.
Le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes (SCARA) a déjà exprimé de vives inquiétudes, qualifiant cette taxation de “suicide pour la filière” en l’absence d’étude d’impact ou de concertation. Le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) et l’association des aéroports UAF ont également mis en garde contre une destruction massive des liaisons aériennes, notamment sur les aéroports régionaux, menaçant ainsi des milliers d’emplois.
Un impact profond sur les entreprises du secteur aérien
Pour Air France, principal contributeur à la TSBA avec déjà plus de 140 millions d’euros par an, la hausse prévue pourrait se traduire par un surcoût additionnel de 270 millions d’euros, dont 150 millions ne pourront probablement pas être répercutés sur les passagers. Bien que l’amendement n’ait pas encore été voté, la compagnie avait déjà anticipé cette hausse en augmentant le prix de ses billets d’avion et a dû revenir en arrière et offrir une possibilité de remboursement aux passagers surtaxés, provoquant une colère des syndicats de voyagistes.
Cette taxation accrue risquerait de faire de la France le pays d’Europe où le transport aérien est le plus taxé, rendant les aéroports français moins compétitifs par rapport à leurs homologues étrangers. Cela pourrait entraîner une déviation du trafic vers des hubs internationaux, posant de nouveaux défis pour la pérennité des compagnies françaises et leur capacité à attirer et retenir les passagers.
L’intermédiation, un atout pour le secteur aérien
Face à ces défis, les managers de transition peuvent jouer un rôle essentiel en proposant des pistes et solutions concrètes pour aider les compagnies aériennes à anticiper et à gérer cette crise :
Rationalisation et optimisation
Les managers de transition apportent une perspective extérieure précieuse pour repérer des zones d’optimisation où des économies peuvent être réalisées. Ils analysent les coûts opérationnels, optimisent les processus existants et réorganisent les flux logistiques. Ils rationalisent les opérations et de réduisent les dépenses tout en maintenant l’efficacité des services.
Gestion de la relation client
Face à une hausse des tarifs des billets d’avion, les managers de transition contribuent à structurer efficacement la communication avec les clients. Ils aident à expliquer les raisons des ajustements tarifaires de manière claire et proactive, afin de préserver la confiance des clients et de limiter les impacts négatifs que pourraient avoir ces hausses sur l’image de la compagnie.
Transformation écologique
Même en période de crise fiscale, les managers de transition intègrent des initiatives durables dans les stratégies globales. Ils veillent à ce que les projets de décarbonation, comme l’adoption de technologies économes en énergie, soient compatibles avec les contraintes financières, tout en renforçant la résilience environnementale des compagnies.
ANTICIPER LES CRISES DU SECTEUR AÉRIEN GRÂCE AU MANAGEMENT DE TRANSITION
Le triplement de la taxe aérienne imposerait aux compagnies aériennes de revoir rapidement leurs stratégies. En s’appuyant sur le management de transition et plus spécifiquement sur le management de transition transport et logistique, elles pourraient identifier des solutions adaptées à ces nouvelles contraintes, minimiser les impacts financiers et poser les bases d’une croissance durable et innovante.
Faites appel à notre cabinet de management de transition pour vous accompagner.

IA : vers une pénurie du cuivre ?
IA et pénurie de cuivre :
vers une crise de l’industrie ?
D’ici 2050, l’intelligence artificielle (IA) pourrait faire grimper la demande en cuivre à des sommets. Le géant américain de la production d’acier BHP prévoit que celle-ci atteindra 3,4 millions de tonnes par an, en grande partie à cause des besoins en centres de données et en microprocesseurs.
Par ailleurs, ce métal est aussi au cœur de la transition énergétique, indispensable pour soutenir les infrastructures bas carbone.
L’IA, une soif insatiable pour le cuivre
L’essor de l’IA repose sur des infrastructures gourmandes en cuivre.
Les algorithmes complexes et réseaux neuronaux exigés par l’IA demandent une énorme capacité de traitement. Pour cela, des puces informatiques puissantes sont nécessaires. Or, ces dernières dépendent fortement du cuivre pour dissiper efficacement la chaleur et assurer une excellente conductivité électrique. Les data centers, où sont stockées et traitées les données, consomment ainsi de grandes quantités de cuivre.
En 2023, les centres de données représentaient environ 1 % de la consommation mondiale de cuivre. D’ici 2050, ce chiffre pourrait atteindre 7 % d’après la directrice financière de BHP. Ainsi, à mesure que l’IA se développe, la demande en cuivre explose.
Cuivre et énergies renouvelables : une dépendance croissante
La transition énergétique, notamment l’éolien et le solaire, repose également sur une consommation importante de cuivre. Contrairement aux énergies fossiles, les énergies renouvelables nécessitent une vaste infrastructure pour capter, transmettre et stocker l’énergie. Le cuivre est essentiel à chacune de ces étapes.
Par exemple, une éolienne contient environ 5 tonnes de cuivre. Les systèmes photovoltaïques quant à eux nécessitent un réseau complexe de câblage qui demande beaucoup de cuivre pour acheminer l’électricité (selon Dataconomy).
Un dilemme pour l’avenir de la transition énergétique
La création de nouvelles mines de cuivre est un processus extrêmement long. Il faut en moyenne entre 12 et 26 ans pour ouvrir une nouvelle mine. Selon Jeff Currie, stratège chez Carlyle, cette lenteur, combinée à une demande en forte hausse, pourrait faire grimper le prix du cuivre à 15 000 dollars la tonne, contre environ 9 450 dollars la tonne actuellement.
Cette hausse des prix pose un risque pour plusieurs secteurs. L’automobile, en pleine transition vers les véhicules électriques, est particulièrement exposée. Chaque véhicule électrique utilise quatre fois plus de cuivre qu’un modèle thermique. L’industrie des énergies renouvelables, qui repose sur ce métal pour la construction des infrastructures vertes, est également en première ligne (selon Dataconomy).
Alors que l’IA et les énergies renouvelables stimulent la demande en cuivre, les industries devront revoir leurs stratégies pour mieux gérer ces ressources. Garantir un équilibre entre innovation technologique et durabilité des ressources devient indispensable.
Le rôle clé du management de transition
Dans ce contexte, le management de transition peut apporter des solutions rapides et efficaces. Un manager de transition peut restructurer les chaînes d’approvisionnement, identifier des alternatives au cuivre et optimiser les processus pour limiter l’impact des hausses de prix. Il peut aussi accompagner les entreprises dans l’adoption de nouvelles technologies économes en cuivre, sans compromettre la compétitivité.
Conclusion : un futur incertain, mais des solutions possibles
L’essor de l’IA et de la transition énergétique génèrent une demande exponentielle en cuivre. Ce métal, au cœur de la révolution industrielle et écologique, est soumis à une pression croissante. Les entreprises devront faire preuve de réactivité et d’agilité pour naviguer dans cette nouvelle ère.
BESOIN D’UN MANAGER DE TRANSITION ?
Vous souhaitez anticiper la hausse des prix du cuivre afin de trouver des solutions alternatives ? Notre cabinet de management de transition intervient rapidement pour vous aider à affronter ces défis. Nous trouvons pour vous le manager de transition idéal pour répondre à vos besoins spécifiques.
Contactez-nous, via notre formulaire de contact entreprises.

Baromètre France Transition 2024 : portrait des managers de transition
Le Baromètre France Transition 2024 offre un nouveau regard sur les managers de transition et l’écosystème dans lequel ils évoluent.
Avec plus de 3 150 professionnels interrogés, cette étude est la plus représentative du secteur en France. Au-delà des chiffres, elle révèle des dynamiques captivantes. Qui sont ces managers ? Quelles sont leurs missions ? Pourquoi ce métier séduit-il de plus en plus ? Pour ceux qui envisagent de franchir le pas, Delville Management est un allié de taille.
Une nouvelle génération de managers émerge
Le management de transition attire une population diversifiée. Bien que la moyenne d’âge soit de 56 ans, désormais 53 % des managers de transition ont moins de cinq ans d’expérience en management de transition. C’est un signe clair de renouvellement et de rajeunissement de cette population.
Pourquoi cette évolution ? Le métier offre des défis et opportunités de carrières variés, en ligne avec les aspirations des talents d’aujourd’hui. En effet, le management de transition couvre un large panel de métiers parmi lesquels :
- Directeur Général (DG)
- Directeur des Ressources Humaines (DRH, RH)
- Directeur Financier / Directeur Administratif et Financier (DAF)
- Directeur Juridique
- Directeur Industriel / Directeur des Opérations (DOP)
- Directeur Achats / Supply Chain / Directeur Logistique
- Directeur Qualité
- Directeur Commercial et Marketing
- Direction systèmes d’information et digital
- Direction projets/programmes
Les secteurs abordés par le management de transition sont également nombreux : retail et distribution, supply chain, finance et conseil, santé, secteur public et ONG, transport et logistique, énergie et ressources, BTP et construction, technologie et média, agroalimentaire…
Les secteurs les plus représentés restent l’industrie (91 %) et les services (86 %), mais la distribution gagne du terrain avec près de 60 % des managers ayant une expérience dans ce domaine.
En somme, cette diversité permet aux managers de transition faisant appel à des cabinets de se voir proposer de nombreuses missions adaptées à leurs envies et leurs expériences professionnelles.
Une présence régionale et internationale essentielle
Près de 50 % des missions se concentrent en Île-de-France. Ainsi, Delville Management a choisi de renforcer sa présence en région pour mieux répondre aux besoins des entreprises locales et offrir des missions de proximité à ses managers de transition. Le cabinet a ouvert des bureaux à Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, en complément de ses implantations à Paris, Londres, Munich et Milan.
Cette stratégie vise à garantir un accompagnement de qualité. Chaque manager de transition est soutenu par un expert local du marché sur lequel évolue l’entreprise, et par un expert de son secteur de marché. Ce double accompagnement permet une compréhension approfondie des enjeux, tout en offrant une proximité géographique qui facilite l’intégration, le suivi et la réussite des missions.
Grâce à ce dispositif, les managers bénéficient de toutes les clés pour réussir : leur expertise personnelle, associée au soutien de Delville Management, leur permet de relever les défis avec efficacité et d’assurer des résultats alignés sur les objectifs stratégiques des clients.
L’intermédiation, un atout pour les managers
Selon le Baromètre de France Transition, 46 % des missions sont intermédiées par des cabinets comme Delville Management. Cette intermédiation n’est pas qu’un simple relais. Elle est un véritable levier pour accéder à des missions variées et de qualité. Grâce à un large réseau, Delville connecte rapidement les managers aux entreprises, évitant ainsi les périodes de latence entre deux missions, souvent source de stress.
Mais ce n’est pas tout. Delville Management accompagne ses managers à chaque étape, depuis l’intégration jusqu’à la réussite de la mission. Ce soutien est essentiel pour maximiser l’impact et assurer une performance optimale.
N’hésitez pas à consulter les avis de nos clients et managers de transition :
Des missions variées qui répondent aux attentes des managers
Les missions en management de transition sont tout sauf monotones. En 2023, 33 % des missions concernaient la transformation, 30 % le remplacement temporaire et 19 % la gestion de crise. Pourquoi cela compte-t-il ? Parce que l’une des principales préoccupations des managers de transition, selon le Baromètre, est d’être occupé par des missions intéressantes et stimulantes.
Chez Delville Management, ces opportunités permettent aux managers de transition de laisser leur empreinte, tout en développant de nouvelles compétences. Cette diversité motive, stimule et engage ceux qui recherchent des expériences professionnelles riches et variées.
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Directive CS3D : l’apport du management de transition
La directive CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence Directive), récemment adoptée par le Parlement européen, impose aux entreprises de nouvelles obligations en matière de droits de l’homme, d’environnement et de gouvernance.
Cette directive vise à garantir que les entreprises identifient, préviennent, atténuent et, le cas échéant, mettent fin aux incidences négatives de leurs activités sur ces domaines.
Ces exigences s’appliquent tant au niveau interne qu’au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.
Les entreprises concernées par la directive CS3D
Les nouvelles règles s’appliquent aux entreprises européennes et aux sociétés mères employant plus de 1 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires net de plus de 450 millions d’euros au niveau mondial.
Les franchises et les entreprises non européennes atteignant ces mêmes seuils de chiffre d’affaires dans l’UE sont également concernées.
Les obligations
La directive CS3D impose les points suivants aux entreprises :
- Devoir de vigilance : Identifier, prévenir et atténuer les impacts négatifs de leur activité sur les droits de l’homme et l’environnement.
- Politique publique : Publier une politique de diligence raisonnable en durabilité, qui inclut des informations sur la façon dont elles identifient et gèrent les risques pour les droits de l’homme et l’environnement.
- Évaluation des impacts : Évaluer et publier régulièrement les impacts réels et potentiels de leur activité.
- Mesures préventives/correctives : Mettre en œuvre des actions pour gérer les impacts négatifs.
- Mécanisme de plainte : Permettre aux parties prenantes de signaler des impacts environnementaux négatifs ou des violations des droits de l’homme.
- Communication : Rapporter publiquement des efforts et mesures prises.
- Responsabilité : Être responsable des dommages causés par leur activité ou celle de leurs partenaires commerciaux dans la chaîne de valeur et subir des sanctions en cas de non-respect.
- Formation : Former les employés et partenaires sur les obligations de diligence raisonnable en matière de durabilité.
Ces obligations visent à garantir que les entreprises européennes et celles opérant dans l’UE adoptent des pratiques responsables et transparentes, réduisant ainsi leur impact négatif sur la société et l’environnement.
Calendrier d’application
Pour donner aux entreprises le temps nécessaire pour se conformer aux nouvelles exigences, la directive prévoit une mise en application progressive :
- À partir de 2027 : Les entreprises comptant plus de 5 000 employés et générant un chiffre d’affaires mondial dépassant 15 milliards d’euros devront se conformer.
- À partir de 2028 : Les entreprises ayant plus de 3 000 employés et un chiffre d’affaires global de plus de 900 millions d’euros seront concernées à leur tour.
- À partir de 2029 : Toutes les autres entreprises relevant du champ d’application de la directive, soit celles ayant plus de 1 000 employés et un chiffre d’affaires mondial supérieur à 450 millions d’euros, devront se conformer.
Cette gradation permet aux différentes catégories d’entreprises d’avoir le temps de se préparer aux exigences de la directive.
Les risques en cas de non-conformité
En cas de non-conformité, les entreprises risquent de lourdes sanctions. Elles pourront se voir infliger des amendes pouvant atteindre jusqu’à 5 % de leur chiffre d’affaires net mondial.
En outre, elles devront répondre des préjudices causés par le non-respect de leurs obligations. Cela inclut l’indemnisation complète des victimes des incidences négatives.
Ces sanctions soulignent l’importance d’une mise en conformité rigoureuse et proactive.
Le rôle des managers de transition
Dans ce contexte exigeant, les managers de transition de Delville Management se positionnent comme des partenaires de choix pour aider les entreprises à naviguer dans ce nouvel environnement réglementaire.
Leur expertise pourra vous servir notamment sur les points suivants :
- Évaluation et priorisation des risques
Les managers de transition apportent une méthodologie éprouvée pour identifier et hiérarchiser les risques. Cela garantit que les entreprises répondent aux exigences de la directive CS3D de manière structurée et efficace.
- Mise en œuvre des outils et processus
Ils aident à la mise en place des outils de vérification nécessaires, tirant parti de solutions technologiques avancées pour assurer une conformité continue. Leur expérience en gestion de projet est essentielle pour le déploiement rapide et efficace de ces systèmes.
- Accompagnement au changement
Les managers de transition jouent un rôle clé dans la conduite du changement organisationnel. Ils aident à intégrer les nouvelles pratiques liées à la directive CS3D au sein de l’entreprise, assurant une transition en douceur et minimisant les perturbations opérationnelles.
- Formation et sensibilisation
Ils fournissent également des formations et des programmes de sensibilisation pour les équipes internes. Cela garantit que tous les niveaux de l’organisation comprennent et soutiennent les mesures prises pour répondre aux nouvelles obligations réglementaires.En conclusion, l’entrée en vigueur de la directive CS3D représente un défi considérable pour les entreprises. Cependant, c’est aussi une opportunité de renforcer leurs pratiques en matière de gouvernance et de responsabilité sociale.
Delville Management, avec son expertise en management de transition, se positionne comme un allié de choix pour accompagner les entreprises dans cette transformation.
En faisant appel à nos services, les entreprises peuvent aborder cette période de changement avec confiance et sérénité, assurées de respecter les nouvelles normes tout en poursuivant leur développement.
Pour en savoir plus sur la façon dont notre cabinet de management de transition peut accompagner votre entreprise dans la mise en conformité avec la directive CS3D, contactez-nous.

Les défis de l’industrie pharmaceutique en France
L’industrie pharmaceutique française est confrontée à une série de défis complexes qui déterminent son paysage et son avenir.
Parmi ceux-ci, trois se distinguent particulièrement : l’innovation, l’accès à l’innovation médicale et la digitalisation.
Le défi de l’innovation dans l’industrie pharmaceutique
L’innovation reste un pilier central de l’industrie pharmaceutique française. Toutefois, le processus de développement de nouveaux médicaments demeure long, coûteux et incertain. Les entreprises doivent investir massivement dans la recherche et le développement pour découvrir de nouveaux traitements, tout en naviguant dans un environnement réglementaire strict. La complexité croissante des maladies accentue encore ce défi.
Le défi de l’accès à l’innovation médicale
L’accès à l’innovation médicale est crucial pour garantir que les patients français bénéficient des dernières avancées thérapeutiques.
Les contraintes budgétaires croissantes dans le système de santé français exercent une pression supplémentaire sur l’accès à l’innovation médicale. Les négociations entre les autorités de santé, les entreprises pharmaceutiques et les payeurs pour déterminer les prix et les conditions de remboursement des médicaments innovants peuvent parfois retarder l’accès des patients à ces traitements.
D’autres obstacles persistent en raison d’infrastructures de santé inégales et d’inégalités économiques. Surmonter ces défis nécessite une collaboration étroite entre l’industrie pharmaceutique, les autorités de santé et les organismes de remboursement pour assurer un accès équitable aux médicaments innovants.
Le défi de la digitalisation et de l’IA dans l’industrie pharmaceutique
La digitalisation et l’intelligence artificielle (IA) transforment également l’industrie pharmaceutique française, de la découverte de médicaments, la recherche clinique à la prestation des soins de santé. Cependant, leur intégration comporte des défis en matière de confidentialité des données, de réglementation et de développement de compétences techniques adaptées.En conclusion, l’industrie pharmaceutique en France doit relever des défis multidimensionnels qui exigent une approche équilibrée et collaborative pour garantir un accès équitable à des traitements innovants tout en assurant la viabilité économique des entreprises et la qualité des soins aux patients.Forts de notre expertise, Delville Management vous propose de démarrer une mission en management de transition pour vous aider à relever ces défis.
En collaborant avec nos experts du secteur pharmaceutique, vous bénéficiez d’un accompagnement sur mesure afin d’identifier des profils pertinents, hautement qualifiés et dotés de compétences variées.
Avec l’aide de notre cabinet de management de transition, surmontez ces défis et ouvrez la voie à un avenir prometteur pour l’innovation médicale en France.Nous contacter
Fanny Debbi, notre directrice de notre practice en management de transition santé et experte dans le secteur de l’industrie pharmaceutique s’engage à vous accompagner dans vos défis opérationnels.
Elle dispose d’une expertise approfondie dans le secteur de la santé, acquise chez des leaders comme Pfizer et Baxter.

Contexte de l’industrie : entre défis et opportunités
Le contexte actuel de l’industrie est complexe.
La remise en jeu des échéances des Prêts Garantis par l’État (PGE), combinée à la fin progressive du bouclier tarifaire énergétique, crée un contexte économique difficile pour l’industrie française. Alors que les entreprises font face à ces défis financiers, l’inflation persistante et les taux d’intérêt élevés soulignent davantage la nécessité d’une restructuration. Pourtant, au milieu de ces défis, émergent également des opportunités de transformation économique.
Des hausses de charges qui pèsent sur l’industrie
Suite à la crise du COVID le gouvernement français avait pris des mesures pour soutenir l’industrie. Il avait notamment mis en place des prêts garantis par l’État (PGE) pour aider les entreprises à maintenir leur liquidité et poursuivre leurs activités. Cependant, après une période de suspension des remboursements, le poids des échéances des Prêts Garantis par l’État (PGE) pèse désormais lourdement sur les trésoreries déjà fragilisées des entreprises. Et cela malgré la prolongation de la durée de remboursement pour trois ans annoncée par Bercy en début d’année 2024.
Par ailleurs, l’Etat avait également mis en œuvre en 2021 un bouclier tarifaire pour contenir l’augmentation des prix dans un contexte de crise énergétique. Toutefois, depuis le 1er février 2024, dans le cadre de la cessation graduelle du bouclier, les industries subissent désormais une élévation conséquente des tarifs de l’électricité.
Transformation économique : opportunités et défis
L’inflation, bien que décroissante, exerce également une pression sur les entreprises, accentuée par les demandes croissantes de hausses salariales.
Parallèlement, les taux d’intérêt stagnent, entravant l’accès au crédit, dans un contexte de besoin d’investissement fort, notamment pour décarboner l’industrie depuis l’adoption de la loi industrie verte fin 2023. Cette transition vers des méthodes de production plus respectueuses de l’environnement nécessite d’importants investissements dans de nouvelles technologies. Le remplacement des moteurs thermiques par des électriques menace les fonderies spécialisées, dont les composants deviennent obsolètes, nécessitant une adaptation rapide de ces industries.
Cette dynamique de transformation touche divers secteurs, dont l’industrie automobile contrainte à une restructuration. Cependant, cette période offre également des opportunités, avec l’émergence de nouveaux produits tels que les batteries pour véhicules électriques, stimulant la demande de main-d’œuvre qualifiée et favorisant la croissance.
- Certains secteurs, comme l’aéronautique, résistent mieux que prévu et cherchent à augmenter leur capacité de production en recrutant massivement. Un besoin en management de transition aéronautique, spatial et défense ?
- De même, l’industrie nucléaire, en relance, répond aux enjeux de décarbonation et d’indépendance énergétique, nécessitant des investissements et le développement de nouvelles compétences techniques. N’hésitez pas à recourir au management de transition énergie et ressources.
Le management de transition dans l’industrie
En somme, les entreprises doivent s’adapter et se restructurer pour saisir les opportunités offertes par ces transformations, dans un paysage économique en constante évolution. Cela souligne l’importance de l’agilité et de l’innovation dans ce processus.
Repenser les modèles d’affaires est essentiel. Les entreprises doivent non seulement s’adapter pour survivre mais aussi envisager des stratégies pour prospérer dans l’avenir.
À l’avant-garde de ces initiatives de retournement d’entreprise, Delville Management, cabinet de conseil en conduite du changement, intervient régulièrement dans des contextes industriels complexes, apportant une expertise précieuse en gestion de crise et communication de crise.
Le secteur industriel représente une part significative des missions de transition menées par le cabinet, avec actuellement 49% des missions attribuées à ce secteur.
Dans ce contexte, nos managers de transition experts en restructuration d’entreprise sont prêts à vous accompagner pour surmonter vos défis et saisir vos opportunités de changement.Nous contacter

Les tendances du marché des fusions et acquisitions en France en 2023
Delville Management, deuxième acteur du management de transition en France, accompagne ses clients dans leurs transformations à forts enjeux stratégiques.
Par conséquent, les managers de transition que nous impliquons en mission interviennent entre autres dans le cadre de changement d’actionnaires, fusion et acquisition (M&A).
Le M&A et le management de transition : un duo stratégique
Le management de transition, en tant que levier stratégique, repose sur l’intervention immédiate d’un manager expert et opérationnel dans le domaine. En effet, doté d’une expertise pointue, ce manager de transition accompagne l’entreprise dans les spécificités des opérations de fusions-acquisitions.
Ainsi, les objectifs tels que les synergies opérationnelles, la diversification des activités et l’optimisation des coûts deviennent atteignables grâce à une exécution réussie des opérations M&A.
Ensemble, faisons le point sur les tendances du marché du M&A :
Nombre d’opérations de fusions-acquisitions en France du 1er trimestre 2015 au 1er trimestre 2023″ use_theme_fonts=
*Sources Statista 2023
Dans un premier temps, ces chiffres présentent le nombre d’opérations de fusions-acquisitions en France entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2023.
Dans un deuxième temps, les années 2018 et 2019 ont été marquées par un nombre important de fusions-acquisitions d’entreprises en France.
Enfin, l’année 2022 détermine une véritable transition : elle enregistre une chute des dispositifs M&A pour en atteindre 342 opérations M&A au premier trimestre 2023.
Un contexte économique et géopolitique en cause
Divers facteurs ont renforcé ce ralentissement :
- Premièrement, l’incertitude économique, et plus globalement la baisse de confiance des dirigeants (en France au Q1 2022, seuls 36% des dirigeants se disaient confiants en l’économie française selon le baromètre BDO).
- Puis, l’escalade de l’inflation fragilisant les résultats de nombreuses sociétés ou entamant leurs liquidités jusqu’ici abondantes.
- Ensuite, l’augmentation des taux d’intérêt (7 augmentations de la part de la FED et 4 de la part de la BCE en 2022) impactant l’effet de levier utilisé pour le financement des acquisitions.
Les fonds d’investissement se sont notamment retirés en 2022 par rapport en 2021, n’y trouvant plus leur compte dans la rentabilité des affaires à reprendre.
- Enfin, la volatilité des marchés financiers avec des valorisations plus faibles, diminuant les capacités d’acquisition des plus gros acteurs (à titre d’exemple, le CAC40 baisse de 9,5% en 2022 et le S&P500 de -20%… sa pire année depuis 2008 !).
Cependant, l’une des tendances à plus long terme en matière de transactions est caractérisée par les perturbations liées à la technologie.
Pour finir, les révolutions technologiques permettent aux entreprises de réduire leurs coûts et de séduire une clientèle nouvelle.
Un marché dominé par l’Amérique du Nord
L’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) continue de dominer le marché, avec 47% du volume global des transactions mondiales en 2022 (source : Bloomberg Law) – soit une proportion relativement stable depuis 5 ans.
Les champions du M&A en 2022 : la cession de logiciels
Bloomberg Law met en exergue que les logiciels sont restés le secteur n° 1 dans le monde des fusions et acquisitions pour le 10e trimestre consécutif au troisième trimestre 2022. Les transactions de fusions et acquisitions impliquant des cibles dans l’industrie du logiciel ont atteint leur volume de transactions le plus élevé au deuxième trimestre 2022 (178 milliards de dollars) avant de chuter de 49% à 91,4 milliards de dollars au troisième trimestre 2022.
C’est pourquoi, l’industrie technologique ont dû faire face à de violents bouleversements (licenciements massifs, facteurs géographiques et politiques …).
De ce fait, les logiciels pourraient céder leur première place en 2023, marquant un changement majeur dans le marché des fusions et acquisitions.
Cessions & acquisitions : tendance des opérations en 2023″ use_theme_fonts=
La guerre en Ukraine qui se prolonge, les taux qui devraient être annoncés encore à la hausse ces prochains mois, et des valorisations toujours mises à mal : de toute évidence, 2023 conserve les fondamentaux de 2022 !
Néanmoins, une reprise du niveau de transactions en Europe est à envisager par rapport à 2022.
En tout cas, c’est ce que démontre l’étude du cabinet CMS et de Mergermarket dans le cadre de laquelle 330 entreprises & fonds de private equity européens ont été interrogés.
Divers facteurs laisseraient présager une reprise
- Premièrement, 73 % des décideurs s’attendent à ce que le niveau de l’activité de fusions et acquisitions en Europe augmente au cours des 12 prochains mois, contre seulement 53 % l’année dernière, marquant une augmentation de 20%.
Presque tous envisagent actuellement des fusions et acquisitions.
- Deuxièmement, dans ce contexte difficile, de nombreuses entreprises liquident leurs actifs pour consolider leurs bilans.
Pour d’autres, l’attente d’une situation plus favorable n’est plus possible, ne laissant d’autre choix que de céder.
Mécaniquement, une hausse significative des cessions d’entreprises en difficulté est à prévoir.
- Troisièmement, les conditions actuelles favorisent les repreneurs qui, disposant de liquidités, exercent une pression sur les valorisations des sociétés.
La recherche de bonnes opportunités, notamment des sociétés en difficultés ou des valorisations basses, constituera certainement le premier des leviers des mois à venir.
- Quatrièmement, 87 % des entreprises et fonds d’investissements s’attendent à des difficultés de financement par rapport à l’année passée, en raison des hausses des taux et du renforcement des bilans des banques.
L’heure du bilan 2023 approche, et cette année devrait suivre la même tendance que 2022, avec un volume d’affaires décroissant du marché mondial des fusions-acquisitions.
En revanche, en suivant la logique des tendances de marchés, une forte hausse des opérations de fusions et acquisitions est à prévoir dans les mois à venir.

Les subtilités du restructuring dans un environnement économique volatil
Restructuring, de quoi s’agit-il ?
Dans un environnement économique fragilisé et en perpétuelle évolution, le restructuring est une expertise souvent décrite comme un métier d’urgentiste, destiné à sauver les entreprises en difficulté.
Associé à la culture du rebond, le restructuring, retournement d’entreprise ou restructuration rassemble les opérations indispensables à la réorganisation d’une entreprise en difficulté.
Lorsqu’on parle de restructuring, on désigne souvent la sous-performance d’exploitation, les difficultés financières ou la crise de trésorerie.
En outre, le retournement d’entreprise peut désigner une opération de gestion, qui consiste à réorganiser une organisation dans l’objectif d’atteindre une configuration nouvelle pour remédier à sa situation.
Le restructuring : une expertise complexe
Dans l’inconscient collectif, le restructuring repose sur la mise en œuvre d’opérations visant à assurer la rentabilité d’une entreprise, on pense alors aux licenciements ou à la fermeture d’usines.
Ce n’est cependant pas toujours le cas : il existe différents types de restructuration d’entreprises associés à une réorganisation et dont l’objet peut être préventif, sans systématiquement générer de licenciements.
C’est le cas par exemple pour de multiples entreprises qui sont retrouvées en risque à la suite de la crise de la COVID-19, et pour lesquelles il a fallu travailler la réorganisation sans qu’il ne soit question de déposer le bilan. Traduire le restructuring comme un synonyme de dépôt de bilan serait bien trop réducteur.
A quelles expertises doit-on faire appel pour assurer une mission de retournement ?
Le restructuring rassemble les professionnels dédiés à l’assistance aux entreprises et aux organisations en difficulté (cabinet d’audit, de stratégie, de conseil, d’avocats, de banques d’affaires, etc.).
On dénombre trois principales catégories d’acteurs : les débiteurs (l’entreprise par exemple), les créanciers (les banques par exemple) et les actionnaires (ceux de l’entreprise en question).
La spécificité de ce secteur est qu’il requiert une certaine technicité tant financière que juridique.
L‘expert du restructuring peut intervenir sans procédure judiciaire, dans le cadre d’une procédure amiable intégrant un mandat ad’hoc ou d’une conciliation. Son expertise intervient également dans le cadre de procédures collectives de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.
D’où la nécessité de disposer de connaissances financières et juridiques expertes pour mener à bien de telles procédures.
Davantage démocratisé et de moins en moins tabou, le marché du restructuring propose de nombreuses opportunités pour les professionnels actuels, et pour les futurs acteurs du secteur.
Delville Management, au cœur des missions de restructuring
Delville Management intervient dans le cadre de situations sensibles et fragiles, notamment dans le secteur de l’industrie souvent concerné par des contextes de production nécessitant une réorganisation pour permettre la survie de l’entreprise.

Les tendances du management de transition en 2023
France Transition, Fédération des acteurs du Management de Transition, a dévoilé les résultats de son Baromètre pour le premier semestre de 2023. Il s’agit d’une analyse approfondie des données du marché issues des entreprises de management de transition. Ce baromètre révèle les tendances et les évolutions significatives du management de transition en France.
Une croissance exceptionnelle du management de transition
Le secteur du management de transition est en constante évolution, et les données depuis 2016 témoignent d’une progression continue. Cependant, le 1er semestre de 2023 se distingue par une croissance exceptionnelle de +35 % par rapport à la même période en 2022.
Lorsqu’on compare cette croissance avec le second semestre de 2022, où la progression était déjà significative, atteignant +27 %.
Tout comme au cours des trois années précédentes, le premier trimestre 2023 a été particulièrement dynamique, enregistrant une hausse des résultats de 20 %. Cette performance exceptionnelle confirme que le management de transition est une solution qui devient incontournable pour les entreprises en période de transition et de changement.
La montée en puissance des missions de management relais
L’une des évolutions les plus marquantes réside dans la montée en puissance des missions de management relais, qui représentent désormais la moitié des missions réalisées. Comparé à 2019, le management relais est passé de 42 % à 51 % au 1er semestre 2023.
Les missions de gestion du changement, qui représentaient 20 % en 2019, ont presque été réduites de moitié, atteignant désormais 10 % de l’activité.
Cette évolution révèle un changement dans les priorités des entreprises et une adaptation des besoins en matière de management de transition.
Les missions de management relais sont aujourd’hui le cœur battant de l’activité, capturant 52 % de l’attention, tandis que les deux secteurs dominants demeurent celui de l’industrie et des services.
Les tendances marquantes du management de transition en France
Au sein du paysage du management de transition au 1er semestre 2023, plusieurs tendances et évolutions sont à noter, notamment en ce qui concerne les différentes typologies de missions.
Le secteur financier maintient sa position de leader avec une croissance de 3 % au premier semestre 2023, soulignant la demande constante d’expertise financière dans un contexte économique en mutation.
Le secteur industriel se démarque également consolidant ainsi son rôle clé dans le management de transition.
Le secteur des services représente désormais un quart du marché, confirmant son importance croissante, tandis que la distribution enregistre une baisse de 6 %, suggérant des défis spécifiques liés à ce secteur.
En ce qui concerne les besoins exprimés en matière de management de transition, plusieurs tendances géographiques et sectorielles se dégagent. C’est en Île-de-France que l’on enregistre le volume de missions de management de transition le plus important avec 54 %.

Evolutions et perspectives du métier de DAF
Sophie Macieira Coelho, Directrice de mission Luxe Retail et Retournement d’entreprise chez Delville Management, cabinet de management de transition, intervient sur le plateau de l’Agora des DAF et répond aux questions de Julie Guénard quant aux évolutions et aux perspectives du métier de Directeur Administratif et Financier, qu’il soit permanent ou DAF de transition.
Dans cet échange, Sophie met en lumière le rôle du DAF, ses responsabilités changeantes, l’impact de la numérisation et de l’automatisation, ainsi que les compétences clés requises pour exceller dans ce domaine en constante évolution.
Quel est le rôle du directeur administratif et financier ?
Sophie Macieira Coelho explique que le rôle d’un DAF peut varier en fonction de l’entreprise, bien qu’il repose sur un socle d’expertises fondamental.
Le DAF est chargé de garantir la gestion administrative et financière rigoureuse de l’entreprise.
Ses responsabilités intègrent la gestion de la comptabilité, le contrôle financier, l’utilisation d’outils d’aide à la décision, la gestion de la trésorerie et du suivi budgétaire, ainsi que la garantie de la fiabilité et de l’intégrité des données.
Numérisation et automatisation : impact sur l’évolution du métier de DAF et tendances à venir
La digitalisation de la fonction du DAF est en cours depuis plus de deux décennies, avec la dématérialisation des aspects comptables et l’automatisation des processus.
L’émergence de technologies telles que le Machine Learning et l’Analyse Prédictive, révolutionnent la fonction.
Le métier de Directeur Administratif et Financier continue d’évoluer avec les changements économiques et les révolutions technologiques.
Les Directeurs Administratifs et Financiers doivent s’adapter, développer de nouvelles compétences et être prêts à embrasser de nouvelles opportunités.

Presse – Le Figaro Emploi se penche sur les tendances du management de transition
Interview de François Le Ménahèze, Directeur de mission Restructuring
« Recrutement : Recherche urgente de directeur financier pour entreprise sous tension »
Les managers de transition sont très demandés en ce moment. Beaucoup d’entreprises sont dans une situation difficile. Elles ont besoin de compétences financières pour passer ce cap.
Tendances du management de transition : Quelles sont les fonctions les plus demandées ?
Le cabinet de management de transition Delville Management identifie une forte demande pour des postes de DAF de transition et de Trésorerie.
Quels secteurs sont concernés ?
Il n’y a pas de profil type d’entreprises, sont concernés l’ensemble des entreprises. Des PME aux grands groupes avec tout type de secteurs : industries, services, santé, etc…
Pour un poste de Direction Financière ou de Trésorerie, la durée moyenne des missions est de huit mois environ.
Une formation est-t-elle requise ?
François Le Ménahèze indique que la rémunération va dépendre de la taille de l’entreprise mais surtout du type de mission, de sa durée et de sa complexité. Il est également important de disposer d’une solide formation de base en retournement d’entreprise ou alors un passage dans un cabinet d’audit en plus de cumuler de l’expérience.
Quels dossiers reviennent régulièrement sur le bureau du DAF de transition ?
Les missions sont nombreuses : garder ou non les activités consommatrices de cash ? Se concentrer sur son cœur de business? Investir ou non? Revoir son actionnariat? Profiter d’opportunités pour des rachats? Toutes ces interrogations nécessitent de la part du DAF de transition une solide expérience amont.
Et après que font les managers de transition à l’issue de la mission de transition ?
Les managers de transition restent au sein de l’entreprise à l’issue de leur mission de transition pour 15 à 20% d’entre eux. Les autres managers de transition continuent leur métier de transition dans d’autres entreprises. Un conseil que donne François Le Ménahèze : pour retourner dans un emploi stable, cela se fait souvent en termes d’adaptabilité, de savoir-faire et d’élargissement du champ d’action dans leur nouvelle entreprise.
Pour découvrir l’article complet, rendez-vous sur Le Figaro Emploi.

Classement Décideurs Magazine des “cabinets de Management de Transition”
Décideurs Magazine vient de publier le Classement 2022/2023 des “cabinets de Management de Transition“.
Delville Management confirme sa position de Leader dans la catégorie “Excellent”.

- Track Record:
“Delville Management conseille de nombreuses entreprises dans leur transformation et intervient également pour des missions de restructuration. Cette année, les associés ont particulièrement été mobilisés par l’accompagnement d’entreprises en croissance. L’ouverture d’un bureau à Munich et la cooptation d’un nouvel associé spécialisé en restructuring confirme le développement du cabinet. la structure s’étend à l’ensemble de l’Hexagone et vers l’international. Elle s’inscrit dans une démarche RSE. Delville Management participe également à des associations comme Entrepreneurs dans la ville. La satisfaction de ses clients se trouve au cœur des valeurs des équipes. La proximité avec leurs managers reste sans faille.”
Accédez au palmarès : 👉 https://www.leadersleague.com/fr/classements/ressources-humaines-management-de-transition-classement-2022-cabinet-de-conseils-france

Managers de transition – Finance : Un marché en ébullition
Le management de transition finance, un marché en ébullition ? Delville Management y répond à travers le témoignage de Patrick Abadie (Fondateur) dans un article pour le journal Option Finance.
Des chiffres en constante croissance
Après une crise-covid qui a fortement impacté le marché du management de transition, les chiffres du secteur sont revenus à un niveau considérable. Chaque année on recense plus de 3 000 missions et un chiffre d’affaire de 500 millions d’euros, un chiffre qui devrait doubler dans les 5 prochaines années d’après Patrick Abadie. Enfin le nombre de missions chez les adhérents de France Transition a augmenté de 50 % entre le premier semestre 2022 et celui de 2021.
Qu’en est-il des managers de transition dans la finance ?
Aujourd’hui, le contexte est toujours en faveur des managers de transition opérant dans le milieu de la finance. Les missions s’articulent autour du pilotage du BFR, de la renégociation de la dette ou des pactes d’actionnaires et la demande des entreprises est très importante. En effet d’après France Transition le métier de la finance est en tête et ne cesse de progresser (24 % des missions confiées à des managers de transition au premier semestre 2022, contre 22,5 % l’an passé).Mais comment expliquer ce succès ? Aujourd’hui, les délais de recrutement de financiers sont très longs encore plus lorsqu’il s’agit d’un poste en région ou d’un poste à haute responsabilité. Ensuite le taux de turnover est assez important, les DAF restent deux fois moins longtemps qu’auparavant. Le manager de transition est donc la solution parfaite pour l’entreprise puisqu’il lui donne plus de temps pour recruter le bon profil en CDI.
L’augmentation, ces dernières années, de 6 à 8 mois de la durée moyenne des missions des managers de transition illustre d’ailleurs en partie les difficultés des entreprises à recruter ces profils en poste fixe.Retrouvez la totalité de l’article sur le site d’Option Finance en cliquant “ici”.
[Automobile] Management de transition en Direction Financière
Jean-Marc Métais analyse le recours au management de transition, les qualités des PME et les différences culturelles au sein d’une Direction financière. Jean-Marc Métais est Directeur Financier du Groupe SORA Composites ayant plus de 20 ans d’expériences dans le secteur automobile, aéronautique ou des biotechnologies.
Quelles sont les différences culturelles entre les entreprises cotées et les PME ?
Au cours de ma carrière, j’ai remarqué que les PME familiales ont une vision très marquée de l’avenir. La vision stratégique est claire et appartient au patron. Le souci de diversification est important pour assurer la pérennité. L’aspect relationnel est aussi primordial. Ce sont des personnes passionnées, qui sont avides d’une réalisation pérenne et non d’un retour sur investissement rapide. Cependant, les PME manquent souvent d’organisation, d’expertise, et de moyens : informatiques et humains principalement.
Une grande entreprise en revanche est très structurée, dispose de moyens et laisse peu de place à la diversification. C’est une expérience importante en début de carrière, car très formateur.
“L’enjeu du secteur automobile en Europe de l’ouest est de garder l’avantage technologique”
Quelle influence la taille de l’entreprise a-t-elle sur sa réactivité ?
Dans le secteur automobile par exemple, la réactivité des PME leur permet :
de saisir des commandes moyenne série immédiatement
d’être très orientées innovation, plus que les grands constructeurs eux-mêmes.
Une PME peut sortir une nouvelle pièce de carrosserie en 9 mois environ. Pour une grande société, il faut au moins le double.
On a pu constater récemment les conséquences d’un manque d’innovation de 1975 à 2000 pour les constructeurs automobiles d’Amérique du Nord. L’enjeu du secteur automobile en Europe de l’ouest est de garder l’avantage technologique, en priorité sur des véhicules très haut de gamme. Beaucoup d’innovations pourront s’étendre ensuite au reste de la gamme. Le groupe SORA Composites pour lequel je travaille depuis 6 ans s’adapte donc en travaillant à 50% en France et 50% à l’export. De plus, l’entreprise a pu se diversifier dans les secteurs bus, camions, matériels agricoles et travaux publics, les abribus, et même s’insérer sur le secteur des bateaux ou du solaire. Nous sortons ainsi de la crise avec une grande avance technologique.
Comment la maison-mère influence-t-elle la gestion financière ?
Dans les grandes sociétés cotées, les normes imposées sont très importantes et respectées sans le moindre écart. En général, l’application des normes se fait en suivant les prérogatives des commissaires aux comptes sur chaque pays. Il y a plus de flexibilité dans une PME.
La gestion est très centralisée dans un grand groupe. Le service trésorerie est déconnecté de la comptabilité et les relations se font uniquement avec le chef comptable. En revanche chez SORA Composites, j’ai par exemple constitué deux tableaux de bord communs pour les trésoreries des filiales. Un tableau de position hebdomadaire, un tableau prévisionnel à 5-6 mois. Dans une PME, il faut être rapidement opérationnel et pouvoir juger. Ce dernier tableau nous permet d’envisager des solutions par anticipation. Le budget, le reporting mensuel et d’autres chiffres clés, permettent un suivi. Nous sommes en mesure de mobiliser et de transporter sur site une équipe pluridisciplinaire pour une action urgente. J’ai vu des redressements spectaculaires: le plus difficile peut être de les maintenir. De même, en moins de 3 semaines, nous avons répondu à un Administrateur pour être à la tête d’un site de 300 personnes, sans rupture des livraisons clients.
La maison mère donne des instructions, fixe les délais, assure la formation, fait évoluer les reporting selon une définition unique pour répondre aux besoins du management. Ceci n’est pas aussi simple à implanter dans un groupe à forte croissance par acquisitions successives.
“Il faut utiliser l’expérience des managers de transition”
Et au niveau du management ?
Un Directeur Financier d’une PME va devoir s’adapter en fonction des urgences, des goûts et des compétences des équipes.
La culture influence énormément le management. En France, on est par nature résistant au changement, plus qu’au Royaume-Uni. Dans les pays de l’Europe de l’Est, il n’y a aucun sentiment qui inciterait à remettre en cause ou à compléter l’organisation en place.
Aujourd’hui, je remarque que le travail est beaucoup plus orienté sur l’animation de projets, pour lesquels on s’appuie souvent sur des partenaires extérieurs : commissaires aux comptes, avocats fiscaux, juridiques, experts comptables… La complexité est plus grande et le recours à des spécialistes extérieurs est aujourd’hui plus fréquent.
Comment s’adapter rapidement à une culture financière différente ?
Notre domaine d’activités est relativement bien structuré. Pour le reste, tout dépend du DAF et peu de l’entreprise dans laquelle on travaille. Cela dépend de la personnalité même des responsables. Un Directeur Financier a besoin de communiquer pour transmettre de manière adéquate ses besoins en interne et, la stratégie du groupe en externe. Le plus simple est d’être visible immédiatement.
Que pensez-vous du recours au management de transition ?
C’est un domaine récent qui n’est pas encore mature. Il faut bien utiliser l’expérience des managers de transition. J’ai déjà vu de jeunes auditeurs dans le secteur des fusions acquisition proposant des évolutions ou des restructurations sans une perception complète de la situation. Cela ne se fait pas comme ça. L’expérience et l’expertise me semblent être une clé indispensable de la crédibilité.
J’ai vu agir deux managers de transition au sein de l’entreprise où je suis, et les situations pour engager un manager de transition peuvent être différentes :
- Une absence sur longue période. Le service est organisé mais il faut continuer à l’animer, le temps de combler cette absence.
- La mise en place d’une nouvelle organisation. C’est une mission où l’on pose un diagnostic et on met une stratégie ou une structure en place.
- La gestion d’une situation de crise qui est donc sous-traitée à un Expert.
Quelles sont les clés du succès rencontré par le management de transition ?
Il faut emmener l’organisation grâce à la confiance que le manager de transition va insuffler. Il faut pour cela une grande écoute (analyse, diagnostic) pour se faire admettre et montrer rapidement qu’on représente un apport réel dès le début de sa phase action. Et ceci a 2 niveaux : le top management qui a commandé la mission et les personnes concernées. L’objectif de la mission doit être le même et clair pour tous.
La phase action ne doit pas être trop rapide non plus, parce que certaines personnes peuvent décrocher. S’attacher plusieurs leaders compétents afin que le projet n’échoue pas après plusieurs semaines est important également.

Transparence salariale : piloter la mise en conformité
A retenir
- Échéance clé : La directive européenne 2023/970 impose une transparence totale d’ici juin 2026 pour toutes les entreprises.
- Recrutement : Obligation d’afficher une fourchette de rémunération dès l’offre d’emploi et interdiction de demander l’historique salarial.
- Droit à l’information : Les salariés pourront exiger les niveaux de rémunération moyens par poste et par sexe.
- Seuil d’alerte : Un écart de rémunération non justifié de plus de 5 % déclenche une obligation de correction immédiate.
- Risques : Sanctions financières et renversement de la charge de la preuve au détriment de l’employeur.
La transparence salariale n’est plus une option managériale mais une exigence légale imminente. Issue de la directive (UE) 2023/970, cette réglementation vise à garantir le principe “à travail égal, salaire égal” en brisant le tabou du secret des rémunérations. Pour les dirigeants, ce passage à l’équité salariale représente une transformation profonde des processus RH et de la culture d’entreprise.
Qu’est-ce que la transparence salariale selon la directive européenne ?
La transparence salariale se définit comme l’obligation pour les employeurs de fournir des informations claires sur les critères de rémunération et les niveaux de salaires pratiqués au sein de l’organisation. Elle repose sur le droit des travailleurs à accéder à des données objectives pour vérifier l’absence de discrimination, notamment entre les femmes et les hommes. La directive déplace la responsabilité : il incombe désormais à l’employeur de prouver que sa politique salariale est équitable.
Calendrier et obligations : ce que les dirigeants doivent anticiper
L’anticipation est cruciale pour éviter les blocages opérationnels. Voici les étapes clés de la mise en conformité :
ÉchéanceTaille de l’entrepriseObligation principaleJuin 2026Toutes entreprisesTransposition en droit nationalJuin 2027> 250 salariésPremier reporting annuelJuin 2027150 à 249 salariésReporting (puis tous les 3 ans)Juin 2030100 à 149 salariésPremier reporting (puis tous les 3 ans)
Recrutement : la fin de l’opacité dès la première interaction
La directive transforme radicalement l’acquisition de talents. Les entreprises ont désormais l’obligation d’indiquer la rémunération initiale ou une fourchette précise sur l’offre d’emploi, ou au plus tard avant le premier entretien.
Parallèlement, une interdiction historique entre en vigueur : l’employeur ne peut plus interroger un candidat sur son historique salarial. Cette mesure vise à éviter que les inégalités de rémunération ne se propagent d’un emploi à l’autre. Pour les recruteurs, cela nécessite de définir des grilles de salaires rigoureuses basées sur la valeur du poste et non sur le pouvoir de négociation de l’individu.
Nouveaux droits des salariés et obligations de l’employeur
Le texte européen instaure un droit à l’information sans précédent. Tout collaborateur peut demander à connaître le niveau de rémunération moyen, ventilé par sexe, des collègues effectuant un travail de valeur égale.
Les entreprises doivent également rendre publics les critères d’évolution utilisés pour déterminer les progressions de carrière et de salaire. Un point de vigilance majeur pour la direction est le seuil d’alerte de 5 %. Si un reporting révèle un écart injustifié de plus de 5 % entre les genres, l’entreprise est tenue de mener une évaluation conjointe avec les partenaires sociaux et d’engager des corrections immédiates.
Sanctions et risques : un renversement de la charge de la preuve
Le non-respect de ces règles expose l’entreprise à des risques juridiques et financiers lourds. La directive prévoit une indemnisation totale pour le salarié lésé, incluant les arriérés de salaire et les bonus perdus.
Le changement majeur réside dans le renversement de la charge de la preuve : en cas de litige, c’est à l’employeur de démontrer qu’il n’y a pas eu de discrimination. Au-delà des amendes, le risque de réputation est réel. Une entreprise perçue comme opaque ou inéquitable verra son attractivité et sa marque employeur s’effriter sur un marché des talents déjà tendu.
Conduite du changement : gérer la levée du secret salarial
La réussite de cette transition repose sur la capacité de la gouvernance à gérer l’aspect humain. La levée du secret salarial peut générer des tensions sociales fortes si elle n’est pas accompagnée d’un discours pédagogique.
L’enjeu est de passer d’une culture du secret à une culture de l’équité. Les managers doivent être formés pour justifier les rémunérations par des compétences et des performances factuelles. Cette transformation culturelle est essentielle pour maintenir la cohésion interne et la confiance envers la direction lors de la révélation des grilles salariales.
Sécuriser l’exécution : quand faire appel à une expertise externe ?
La mise en conformité avec la transparence salariale demande une rigueur d’exécution que les équipes RH internes, déjà sollicitées, ne peuvent pas toujours absorber seules. L’intervention d’un DRH de transition via le cabinet de management de transition Delville Management constitue une réponse opérationnelle pour sécuriser cette phase critique.
Un expert en management de transition peut intervenir pour piloter l’audit à blanc des rémunérations, restructurer les grilles de salaires ou encore mener le dialogue avec les partenaires sociaux. Cette approche permet de traiter le sujet avec la réactivité nécessaire grâce à une proposition de profils sous 72 heures, tout en garantissant une neutralité indispensable pour désamorcer les tensions internes.
Conclusion : faire de la transparence un levier de performance
La transparence salariale est bien plus qu’une contrainte réglementaire ; c’est un levier de modernisation du dialogue social. En structurant leur politique de rémunération dès aujourd’hui, les dirigeants sécurisent non seulement leur conformité juridique, mais renforcent également l’engagement de leurs collaborateurs autour d’un projet d’entreprise équitable et performant.
Source :
- Directive (UE) 2023/970 du Parlement européen et du Conseil
- Rapports de l’OCDE sur l’égalité salariale des genres
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Manager de transition : salaire et leviers
A retenir
- Chez Delville Management, la rémunération repose sur l’Honoraire Journalier Moyen (HJM), situé entre 800 € et 3 000 € selon l’enjeu stratégique.
- Six facteurs clés influencent ce montant : la complexité, le profil, le lieu, la durée, le statut juridique et l’accompagnement par un cabinet de management de transition.
- Le coût d’une mission est un investissement opérationnel dont le ROI se mesure à la sécurisation de l’exécution et à la rapidité des résultats.
Manager de transition : salaire moyen par fonction
Dans l’écosystème du management de transition, on ne raisonne plus en salaire mais en tarif journalier. Pour un cabinet premium comme Delville Management, cette valeur se traduit par l’Honoraire Journalier Moyen (HJM). Il se situe entre 800 € à 3 000 € HT par jour de mission, reflétant la séniorité “C-Level” de nos managers.
Les moyennes du marché (Source France Transition) :
CatégorieHJM / TJMCommentaireDirection Générale1 294 €Forte responsabilité stratégiqueTransformation1 306 €Missions critiques de changementDSI (IT)1 250 €Enjeux de digitalisationDirection Juridique1 042 €Contraintes réglementaires et conformitéFonctions Commerciales988 €Missions souvent moins critiquesRSE867 €Missions d’accompagnement, impact moindre sur court terme
Manager de transition : salaire et coût global
Pour un dirigeant d’entreprise ou un operating partner de fonds d’investissement, aborder la question de la rémunération du manager de transition nécessite de sortir du cadre du recrutement classique.
Contrairement au CDI, où l’on investit sur un potentiel à long terme, le management de transition est une solution de “commando” : on paie pour un impact immédiat, une expertise rare et une disponibilité totale dans un délai très restreint et un contexte d’urgence.
Il est donc primordial de distinguer la rémunération nette que l’expert perçoit de la facturation totale de la mission, laquelle englobe la valeur ajoutée du cabinet et la couverture des risques opérationnels.
6 facteurs qui impactent la rémunération du manager de transition
Comprendre le prix d’une mission, c’est analyser les variables qui font osciller le curseur du HJM. Voici les six piliers qui déterminent le coût final.
1. La complexité et le contexte de la mission
C’est le premier levier de valorisation. Une mission de management relais (remplacer un DAF durant un congé maladie par exemple) n’a pas la même valeur qu’une gestion de crise (conflit social, risque de dépôt de bilan) ou qu’un retournement d’entreprise. Plus l’enjeu financier ou humain est élevé, plus le manager doit faire preuve de “leadership de crise”. Cette capacité à trancher et à assumer la responsabilité opérationnelle dans l’urgence justifie une tarification premium.
2. Le profil et la séniorité du manager
Un Directeur Général de transition n’est pas un consultant. C’est un ancien dirigeant qui a déjà géré des PME, des ETI ou des filiales de grands groupes. Son tarif dépend de ses “faits d’armes” : a-t-il déjà mené une fusion-acquisition complexe ? A-t-il déjà redressé une unité de production en difficulté ? Chez Delville, nous privilégions des profils ayant déjà exercé des fonctions de direction au plus haut niveau pour garantir cette légitimité immédiate.
Voici selon Cadremploi, l’impact estimé du niveau de séniorité sur le niveau de salaire des managers :
3. Le lieu et la dimension internationale
La géographie joue un rôle non négligeable. Si le marché français est stable, les missions internationales demandent des compétences linguistiques, une capacité d’adaptation culturelle et souvent une mobilité totale. En moyenne, ces missions bénéficient d’une prime de sur le tarif journalier pour compenser l’éloignement et la complexité logistique. Delville Management possède des bureaux à l’international, notamment en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Maroc pour vous prémunir des ces frais et vous accompagner au plus près de vos besoins.
4. La durée et la réactivité de mise en œuvre
La majorité des missions de transformation s’étendent sur 6 à 18 mois. Cependant, l’urgence est un facteur de coût. Un cabinet capable de proposer un profil qualifié sous 72 heures pour un démarrage sous 5 jours mobilise une infrastructure et un réseau qui sécurisent le client. À l’inverse, des interventions de long terme à temps partiel managérial permettent d’ajuster le budget pour des entreprises aux ressources plus limitées.
5. Le statut juridique, les charges et l’assurance
Le revenu net de l’expert dépend de son mode d’exercice.
- Société de portage salarial : Le manager délègue sa gestion, paie des frais de gestion et des cotisations sociales, et reçoit un bulletin de paie.
- Indépendant : Il facture ses honoraires en direct mais doit financer sa propre assurance responsabilité civile professionnelle. Cette assurance est capitale : elle protège le manager et le client en cas d’erreur de gestion ou de décision impactante durant la mission.
6. L’accompagnement par un cabinet spécialisé
Le tarif d’un manager inclut la valeur ajoutée du cabinet de management de transition. Chez Delville Management, cela signifie un suivi “miroir” par un Directeur de Mission expérimenté (shadow management). Ce suivi garantit que la mission ne dévie pas de ses objectifs initiaux et que le manager dispose d’un appui stratégique constant pour débloquer des situations complexes.
Pourquoi choisir un cabinet premium comme Delville Management ?
Faire appel à Delville Management, ce n’est pas simplement recruter un expert, c’est sécuriser une trajectoire d’entreprise.
- Une expertise de pair à pair : Nos associés ont eux-mêmes été dirigeants. Ils ne se contentent pas de lire des CV, ils comprennent les enjeux de gouvernance et de leadership.
- Une culture de l’exécution : Nos managers ne rendent pas des rapports ; ils mettent en œuvre et produisent des résultats mesurables.
- Un réseau de confiance : Nous disposons d’un réseau qualifié de managers dont les références sont systématiquement vérifiées, ce qui élimine le risque d’erreur de casting dans des moments critiques.
Vous souhaitez devenir manager de transition pour réaliser des missions à impact ? N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire dédié !
Conclusion : du coût à l’investissement opérationnel
Le débat sur le manager de transition : salaire et honoraires ne doit pas être une question de “coût de ressource”, mais de ROI (Retour sur Investissement).
Combien coûte un mois de vacance au poste de DG ? Quel est le prix d’une transformation ratée ?
Le management de transition est une réponse agile à des situations de tension financière, humaine ou temporelle. En investissant dans un expert de haut niveau, les dirigeants et les fonds d’investissement s’achètent avant tout de la sérénité et la certitude que les décisions nécessaires seront prises et exécutées.
Source :
- France Transition :Baromètre Managers 2024
- Cadre Emploi : Fiche métier du manager de transition
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Le manager de transition supply chain : un levier de ROI
A retenir
- Le manager de transition supply chain assure la continuité des flux logistiques et la protection du taux de service lors d’une gestion de crise ou d’un remplacement au pied levé.
- À la différence du conseil, il prend le pilotage direct de la chaîne de production et sécurise l’exécution des prestations logistiques.
- L’intervention s’effectue sous 5 jours avec un focus sur des résultats mesurables : réduction du BFR, optimisation des stocks et du ROI…
N’hésitez pas à consulter notre cabinet de management de transition :
Sélection de profils sous 72h
Démarrage mission sous 5 jours
+1500 missions réalisées Dans un contexte de volatilité des marchés, le recours au management de transition supply chain est une solution stratégique pour sécuriser l’exécution opérationnelle.
Que le manager de transition supply chain pallie une vacance ou conduise une transformation, cet expert transforme des flux complexes en leviers de performance mesurables.
Qu’est-ce qu’un manager de transition supply chain ?
Un Directeur Supply Chain de transition est un cadre dirigeant opérationnel mandaté pour synchroniser les flux (approvisionnements, production, distribution) et garantir la continuité d’activité durant une période de crise ou de transformation.
Quelle est la différence entre un consultant et un manager de transition ? Alors que le consultant analyse et recommande des schémas directeurs, le manager de transition agit, tranche et assume la responsabilité opérationnelle des décisions. Il n’est pas un conseiller extérieur, mais un membre de la direction à part entière qui stabilise les équipes et sécurise la chaîne de production. Contrairement à un recrutement en CDI, son intervention est délimitée dans le temps, libérée des enjeux de politique interne, et focalisée sur une mission de conduite du changement ou de redressement.
Vous souhaitez vous renseigner pour démarrer une mission de management de transition en supply chain ? Contactez-nous !
Pourquoi solliciter un expert en logistique de transition ?
Les entreprises décident de faire appel à un manager de transition supply dans trois contextes principaux où la réactivité est critique :
- Situations d’urgence (Vacance managériale) : en cas de départ soudain d’un titulaire, le remplacement au pied levé via une mission de management relais permet de maintenir l’activité sans rupture de service. L’objectif est de sécuriser la chaîne d’approvisionnement dès les premières heures.
- Transformation et digitalisation : le déploiement d’un nouvel ERP, d’un WMS (Warehouse Management System) ou d’un TMS (Transport Management System) nécessite une expertise technique pour sécuriser l’exécution.
- Gestion de crise et retournement : face à une dégradation brutale du taux de service ou à des goulots d’étranglement sur la chaîne de production, le manager rétablit la fluidité des flux sous forte pression.
Quelles sont les missions concrètes et l’expertise technique attendue ?
L’intervention d’un manager de transition supply chain repose sur un pragmatisme de terrain et une maîtrise des outils de pilotage modernes. Parmi ses missions :
- Audit flash et diagnostic : Dès son arrivée, le manager évalue la maturité de la chaîne logistique et définit un plan de remédiation immédiat.
- Pilotage S&OP et planification : Il met en adéquation la capacité de la stratégie de production avec la demande réelle pour éviter les surstocks.
- Optimisation des stocks et entrepôts : Le manager engage des actions directes pour réduire les stocks dormants, impactant immédiatement le besoin en fonds de roulement (BFR).
- Management des prestataires logistiques : Il renégocie et pilote les contrats avec les 3PL/4PL pour garantir une performance durable.
- Direction d’équipe : Il encadre le responsable supply chain et fédère les collaborateurs autour d’objectifs de performance clairs.
Quels sont les bénéfices et le coût (TJM) d’une mission ?
Faire appel à un cabinet de transition en supply chain offre un accès privilégié à un vivier de directeurs logistiques immédiatement opérationnels.
Les bénéfices sont directs : un regard extérieur neutre, une exécution sécurisée et des résultats mesurables. Concernant le TJM manager de transition (Taux Journalier Moyen), il s’envisage comme un investissement sur la performance. Contrairement à un recrutement classique, ce coût est compensé par l’absence de charges fixes et un ROI rapide sur le BFR et le taux de service.
L’approche de Delville Management permet de proposer une shortlist de profils qualifiés sous 72 heures, assurant un démarrage de mission sous 5 jours pour répondre à l’urgence managériale.
Conclusion : faire de votre supply chain un levier de résilience
Le manager de transition supply chain sécurise la continuité d’activité là où les structures classiques atteignent leurs limites. En transformant une organisation souvent perçue comme un centre de coûts en un levier de rentabilité, il garantit la pérennité de l’entreprise. Dans un environnement instable, l’expertise technique associée à une forte capacité d’adaptation reste le meilleur rempart contre l’incertitude.
Sources pour aller plus loin :
- ASLOG (Association Supply Chain Logistique) : Benchmarks et tendances de la performance logistique.
- France Transition : Fédération des acteurs du Management de Transition.
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Carve-out : comment piloter le détourage pour sécuriser la valeur ?
A retenir
- Le carve-out est une séparation opérationnelle complexe qui exige l’autonomie totale de l’entité cédée dès le premier jour (Day 1).
- La réussite de l’opération repose sur une maîtrise technique rigoureuse, notamment via l’Apport Partiel d’Actif (APA) et les accords de transition (TSA).
- L’objectif final est un cash-out optimisé : toute défaillance dans l’exécution opérationnelle détruit directement la valeur de sortie pour l’actionnaire.
- Le recours au management de transition permet de gérer le volet « Change » (la séparation) sans paralyser le « Run » (l’activité courante) de l’entreprise.
Le carve-out figure parmi les opérations de M&A les plus complexes, techniquement et humainement. Contrairement à une cession de titres classique, il impose de séparer physiquement et juridiquement une branche d’activité. L’objectif est d’en faire une unité autonome capable de fonctionner sans sa maison-mère dès la signature finale. Dans un contexte de désinvestissement, la priorité des dirigeants est de mener cette transition sans rompre la continuité d’exploitation, tout en garantissant la valeur finale de l’actif.
Qu’est-ce qu’un carve-out ? Définition et mécanismes clés (APA)
Le carve-out est une opération de détourage qui consiste à séparer une branche d’activité, une filiale ou un actif d’un groupe pour en faire une entité indépendante, généralement avant une vente ou une introduction en bourse.
En France, le véhicule juridique privilégié est l’Apport Partiel d’Actif (APA). Ce mécanisme permet à une société d’apporter une partie de son patrimoine (actifs et passifs) à une autre structure. Si l’APA offre un cadre légal protecteur et une transmission universelle de patrimoine limitée à la branche apportée, il reste un outil qui nécessite une exécution opérationnelle rigoureuse pour ne pas rester une simple « coquille vide ».
Il convient de distinguer cette démarche du carve-in, qui est l’opération inverse : la réintégration d’une activité acquise au sein d’une structure existante pour générer des synergies.
Les 3 facteurs clés d’un détourage réussi : la méthode Delville Management
Pour qu’un carve-out ne devienne pas un centre de coûts imprévus, trois piliers opérationnels doivent être maîtrisés.
1. L’anticipation stratégique (Juridique & Social)
Un détourage se prépare en amont du closing autour de trois axes majeurs :
- Juridique : Sécurisation des licences de propriété intellectuelle et des contrats tiers.
- Fiscal : Identification des impacts liés à la séparation des flux.
- Social : Gestion du changement d’employeur et maintien du dialogue social pour éviter toute paralysie.
2. La maîtrise critique des TSA (Transition Service Agreements)
Les TSA sont les accords de transition définissant les services (RH, IT, Finance) que le cédant continue de fournir temporairement à l’entité détourée. Ces accords sont critiques : ils garantissent la survie opérationnelle de l’entité pendant qu’elle construit ses propres fonctions supports. Un pilotage expert évite que le TSA ne devienne un « cordon ombilical toxique » qui prolongerait inutilement la dépendance et les coûts.
3. Le Leadership de transition
Au-delà de la communication, le succès repose sur la capacité à maintenir l’engagement des « key people ». Un leadership de terrain est indispensable pour absorber l’incertitude et limiter les résistances au changement durant la phase de transition.
Pourquoi le pilotage d’un carve-out excède souvent les ressources internes ?
Réussir une séparation d’actifs tout en maintenant la performance de l’entreprise d’origine relève du défi structurel.
L’enjeu du « Double Agenda » : Les dirigeants permanents font face à une saturation cognitive : ils doivent piloter la croissance de l’entreprise (le « Run ») tout en supervisant une séparation d’actifs d’une complexité rare (le « Change »). Mener les deux de front sans renfort externe conduit souvent à une dégradation de la performance courante ou à un échec du détourage.
L’expertise C-Level vs Conseil : Là où un cabinet de conseil produit des analyses, le pilotage d’un carve-out exige une posture de décideur. Un manager de transition, fort d’une expérience de DG ou de DAF, possède la légitimité nécessaire pour trancher des arbitrages SI sensibles ou mener des négociations sociales. Sa valeur réside dans sa capacité à agir et à assumer la responsabilité opérationnelle.
La garantie d’exécution (Cash-out) : La valeur nette encaissée par l’actionnaire, ou cash-out, est directement corrélée à la qualité du détourage. Une exécution maîtrisée limite les clauses d’ajustement de prix dévastatrices et les garanties de passif trop lourdes, sécurisant ainsi le prix de vente final.
Le rôle du manager de transition : l’exécution sous haute pression
Dans les contextes de carve-out, le management de transition apporte une réponse opérationnelle sécurisante.
- Réactivité critique (72h) : Lorsqu’une opération s’accélère ou dérape, notre cabinet de management de transition mobilise un expert C-level en 72 heures, capable d’être opérationnel sous 5 jours.
- Culture du résultat : Le manager prend les manettes. Il pilote la séparation des systèmes d’information (SI), supervise la clôture des comptes détourés et assume les décisions du « Day 1 ».
- Gestion de la pression : En absorbant la charge mentale liée aux risques financiers et humains, le manager de transition restaure la sérénité nécessaire pour que le client reste concentré sur ses enjeux de long terme.
Questions fréquentes sur le détourage d’activité
Quelle est la différence entre un carve-out et une cession de titres ? Dans une cession de titres, on vend une entité juridique existante. Dans un carve-out, on doit extraire une activité d’une structure pour créer une nouvelle entité autonome avant sa cession.
Quels sont les enjeux spécifiques d’un carve-out IT ? Le carve-out IT consiste à séparer les infrastructures, les logiciels et les données de l’entité cédée pour garantir son autonomie. L’enjeu est d’assurer la continuité de service tout en supprimant toute dépendance technologique vis-à-vis du vendeur.
Pourquoi les TSA sont-ils le point de rupture d’un détourage ? Les TSA définissent la survie opérationnelle immédiate. S’ils sont mal négociés, ils créent une dépendance coûteuse pour le repreneur et une charge opérationnelle prolongée pour le cédant.
Comment optimiser son cash-out grâce à une préparation opérationnelle ? Un actif prêt à l’emploi (ready-to-operate) réduit le risque perçu par l’acheteur. Une préparation minutieuse limite les baisses de prix post-audit et sécurise le montant final encaissé par le vendeur.
Sources :
- Code de Commerce : Dispositions sur l’Apport Partiel d’Actif (APA).
- PWC : Analyse d’approche stratégique du carve-out.
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Apport partiel d’actif : sécuriser le pilotage et l’exécution
A retenir
- L’apport partiel d’actif permet de transmettre une branche autonome d’activité sans dissoudre la société apporteuse.
- Le choix entre régime de droit commun et régime des scissions conditionne la transmission du passif et la neutralité fiscale.
- La réussite de l’opération dépend de la précision du traité d’apport, de la valorisation par le commissaire aux apports et du dépôt au greffe du tribunal de commerce.
- Au-delà du juridique, la continuité opérationnelle et le pilotage du carve-out sont les véritables vecteurs de création de valeur.
L’apport partiel d’actif est un outil de reconfiguration stratégique par lequel une société transmet à une autre une partie de ses éléments d’actif et de passif. À la différence d’une fusion, l’apporteuse survit juridiquement. En contrepartie de son apport, elle reçoit des titres émis par la société bénéficiaire. Pour les dirigeants et investisseurs, ce mécanisme est un levier de réorganisation interne ou de croissance, à condition d’en maîtriser la complexité juridique et l’exécution terrain.
Qu’est-ce que l’apport partiel d’actif ?
L’apport partiel d’actif est un mécanisme de restructuration où une société transmet une branche autonome d’activité à une autre, en échange de titres de capital, sans être dissoute.
On entend par branche autonome un ensemble capable de fonctionner par ses propres moyens techniques, humains et financiers.
Quels sont les enjeux de l’apport partiel d’actif ?
L’enjeu majeur réside dans la structuration du capital social de la société bénéficiaire. En contrepartie des apports en nature effectués, cette dernière procède à des augmentations de capital et remet des titres à la société apporteuse. Pour que l’opération soit opposable, le projet doit être déposé au greffe du tribunal de commerce et publié, garantissant la transparence vis-à-vis des tiers.
Le régime juridique et fiscal : choisir le cadre de l’opération
La flexibilité de l’apport partiel d’actif repose sur le choix du régime juridique encadré par le Code de commerce.
Le régime de droit commun vs le régime des scissions
Sous le régime de droit commun, le transfert d’actifs s’effectue au cas par cas, sans transmission universelle de patrimoine automatique. À l’inverse, si les parties optent pour le régime des scissions, la société bénéficiaire est substituée à l’apporteuse pour l’ensemble des droits et obligations liés à la branche transmise, incluant la solidarité des dettes.
L’article 210 A du CGI et la neutralité fiscale
Le régime fiscal de faveur (Art. 210 A du CGI) permet de réaliser l’apport en neutralité fiscale, en reportant l’imposition des plus-values latentes sur les biens apportés. Dans certains contextes, notamment si l’apport ne concerne pas une branche complète d’activité, un agrément administratif préalable peut être requis pour sécuriser ce bénéfice.
Les étapes clés du traité d’apport à la réalisation opérationnelle
La mise en œuvre débute par la rédaction du traité d’apport, document contractuel listant précisément les actifs, les passifs et les modalités de rétroactivité comptable.
S’agissant souvent d’une société par actions, le commissaire aux apports certifie la valeur des actifs pour protéger l’équité entre anciens et nouveaux actionnaires. La validation finale en Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) sécurise juridiquement le transfert vis-à-vis des tiers.
Pourquoi le succès d’un apport partiel d’actif repose sur l’exécution ?
Le risque principal d’un apport partiel d’actif est opérationnel. Le détourage (carve-out) doit isoler les ressources sans rompre la continuité des services partagés (IT, RH, Finance).
Dans ces phases de transformation complexes, la réactivité est cruciale. Notre cabinet de management de transition intervient lorsque le besoin de sécuriser l’exécution devient prioritaire. En mobilisant des managers de transition expérimentés sous 72 heures, le cabinet permet de pallier une vacance managériale ou de piloter l’intégration de la branche apportée. Ces experts C-level assurent le relais entre la décision stratégique et la réalité du terrain, garantissant que la valeur de l’apport ne se dilue pas dans une mise en œuvre défaillante.
Conclusion : Anticiper le
L’apport partiel d’actif est un outil de transformation puissant qui nécessite une vision claire du “Day One”. Si le cadre légal et le régime fiscal offrent la structure, c’est la qualité du pilotage humain et opérationnel qui détermine la réussite finale. Pour les dirigeants, sécuriser cette exécution est le meilleur gage de sérénité et de performance durable.
Sources :
- Code de Commerce : Articles L236-16 à L236-21.
- Code Général des Impôts : Article 210 A.
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Spin-off : enjeux stratégiques et clés d’une exécution réussie
A retenir
- Définition spin-off : Le spin-off consiste, pour une société mère, à détacher une branche d’activité pour en faire une entité juridique indépendante, dont les actions sont distribuées à ses propres actionnaires.
- Objectif stratégique : Cette opération vise à simplifier le portefeuille du groupe et à libérer le potentiel d’une filiale en lui offrant sa propre gouvernance et son autonomie financière. *
- Sécurisation opérationnelle : La réussite repose sur la continuité des opérations dès le “Day One”, une phase critique sécurisée par l’appui d’un DG de transition ou d’un DAF de transition mobilisables sous 5 jours.
Le spin-off est un levier puissant de création de valeur, mais c’est aussi l’une des transformations les plus exigeantes pour un dirigeant. Si la logique financière est souvent limpide, le passage à l’autonomie opérationnelle soulève des défis d’exécution majeurs. Pour la société mère, l’enjeu est de se recentrer sans se désorganiser. Pour la filiale, il s’agit de s’émanciper sans perdre en performance.
Pourquoi les sociétés mères choisissent-elles le spin-off ?
Le recours au spin-off répond généralement à une volonté de clarification stratégique. En procédant à une scission, le groupe poursuit plusieurs objectifs :
- Le recentrage (Core Business) : Se séparer d’activités périphériques pour concentrer les capitaux et le management sur les métiers prioritaires.
- La valorisation boursière : Mettre fin à la décote souvent appliquée aux groupes diversifiés. En devenant indépendante, la filiale est évaluée par les investisseurs selon ses performances propres et son secteur spécifique.
- L’indépendance de décision : Dotée de sa propre agilité, la nouvelle structure peut recruter, investir et nouer des partenariats de manière plus ciblée.
Qu’est-ce qu’un spin-off et comment fonctionne cette scission ?
Le spin-off est une opération de scission où une société mère distribue les actions d’une filiale à ses actionnaires. Cette nouvelle entité devient juridiquement et stratégiquement indépendante, sans transaction financière directe entre les deux structures.
Contrairement à une vente d’actifs (carve-out), il n’y a pas de transfert de cash : les actionnaires de la maison mère reçoivent des actions de la nouvelle société au prorata de leur participation initiale. L’entité créée dispose alors de son propre conseil d’administration et assume la pleine responsabilité opérationnelle de ses résultats.
Quels sont les impacts d’un spin-off pour l’organisation ?
Au-delà de l’aspect juridique, le spin-off engendre un basculement profond dans la gestion quotidienne:
- Une gouvernance dédiée : La nouvelle entreprise installe une équipe de direction focalisée à 100% sur son marché.
- Une structure de coûts propre : Elle doit recréer ou externaliser ses fonctions supports (IT, RH, Finance) qui étaient auparavant mutualisées par le groupe.
- Une culture d’entreprise renouvelée : Le détachement est souvent l’occasion d’insuffler un esprit entrepreneurial et une plus grande agilité au sein des équipes.
Comment sécuriser l’exécution opérationnelle du
Sécuriser le “Day One” d’un spin-off consiste à garantir que la filiale dispose de ses propres processus et d’une gouvernance capable de piloter l’activité dès la première minute d’autonomie. Cette phase de détourage opérationnel est complexe et nécessite une expertise que les directions en place n’ont pas toujours le temps de porter en interne.
Le management de transition permet de sécuriser ces étapes critiques:
- Un DG de transition peut prendre les commandes pour piloter la séparation opérationnelle, assurant la continuité des résultats pendant que le recrutement d’une direction permanente est finalisé.
- Un DAF de transition peut intervenir pour structurer l’autonomie financière, mettre en place les nouveaux reportings et sécuriser la trésorerie de la nouvelle entité.
Pourquoi le management de transition est-il la réponse aux situations de scission ?
Face à l’urgence d’une scission, notre cabinet de management de transition mobilise sous 5 jours des dirigeants expérimentés (C-level). Ces experts ne se contentent pas de conseiller : ils assurent le pilotage réel du spin-off, tranchent les dossiers complexes et assument la responsabilité opérationnelle des décisions jusqu’à la stabilisation de la nouvelle entité.
Chaque mission est suivie par des professionnels ayant eux-mêmes exercé des fonctions de direction, capables de comprendre les enjeux réels des dirigeants au-delà des modèles théoriques. Cette approche humaine et engagée garantit que la scission devienne une réalité opérationnelle performante et sécurisée.
Sources :
- Étude Deloitte : “Global Corporate Divestiture Survey“.
- PwC : “Spin-off : le levier stratégique pour libérer le potentiel caché de vos activités“
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Dirigeants : pourquoi et comment réussir votre cash-out ?
A retenir
- Le cash-out permet à un dirigeant de monétiser une partie de ses actifs professionnels tout en conservant le pilotage de l’entreprise.
- Contrairement au cash-in, les fonds sont perçus par l’actionnaire cédant et non par la trésorerie de la société.
- Cette opération sécurise le patrimoine du fondateur mais impose une rigueur de gestion accrue pour rassurer les nouveaux partenaires financiers.
- Le management de transition intervient pour maintenir la performance opérationnelle lorsque le dirigeant est mobilisé par les enjeux du deal.
Qu’est-ce qu’une opération de cash-out ? Définition et enjeux.
Le cash-out est une opération de réorganisation du capital qui permet à un dirigeant-actionnaire de transformer une partie de ses actifs professionnels en liquidités personnelles immédiates. Concrètement, il cède une fraction de ses titres — soit à un investisseur tiers, soit à une société de reprise (holding) qu’il contrôle — pour diversifier son patrimoine sans quitter ses fonctions de direction.
La distinction avec le cash-in est fondamentale :
- Cash-in : Les fonds entrent dans les caisses de la société pour financer des investissements (recrutements, R&D, croissance externe).
- Cash-out : Les fonds sont versés à l’actionnaire qui vend ses titres.
Pour le dirigeant d’une PME ou d’une ETI, l’enjeu est de concilier la protection de son patrimoine privé avec une nouvelle phase de développement pour sa structure.
Pourquoi réaliser un cash-out ?
Réaliser un cash-out répond généralement à des besoins de structuration précis :
- La diversification du patrimoine : Pour de nombreux entrepreneurs, l’essentiel de leur fortune est concentré dans leur outil de travail. Le cash-out permet de “sortir du risque” une partie de cette valeur.
- La réorganisation de la gouvernance : L’opération coïncide souvent avec l’entrée de fonds d’investissement (capital-développement) qui apportent une discipline de gestion et un réseau stratégique.
- La préparation d’une transmission progressive : C’est une étape de transition idéale pour organiser un passage de témoin tout en restant impliqué opérationnellement dans la réussite du nouveau cycle.
Dans certains contextes de restructuration, cette opération peut s’accompagner d’un carve-out, visant à isoler une activité spécifique pour la valoriser séparément avant de réorganiser le capital.
Le cash-out au cœur du montage LBO (Owner Buy-Out)
Le mécanisme le plus fréquent est l’OBO (Owner Buy-Out). Le dirigeant vend ses titres à une holding de reprise financée par dette bancaire, lui permettant de monétiser son capital tout en conservant le contrôle de la gestion.
Le succès de ce montage repose sur un impératif : l’entreprise doit générer des cash-flows constants pour rembourser la dette de la holding. Le moindre ralentissement opérationnel peut alors fragiliser l’ensemble du montage financier. Cela place la structure sous une pression de performance accrue.
Pourquoi l’appui de Delville Management est-il stratégique ici ?
L’intervention d’un cabinet de management de transition répond à un enjeu critique : le risque d’exécution. Lors d’un cash-out, le dirigeant est inévitablement accaparé par les négociations, les audits et la structuration bancaire. Or, c’est précisément à ce moment que l’entreprise doit afficher une santé de fer pour sécuriser sa valorisation.
Delville Management intervient sur deux axes opérationnels :
- Continuité de gestion : Un manager de transition expérimenté peut épauler le dirigeant sur des fonctions clés (Direction Financière, Direction des Opérations) pour s’assurer que le business ne stagne pas durant le deal.
- Sécurisation du plan de marche : Les nouveaux actionnaires exigent souvent une accélération des résultats post-opération. L’apport d’un expert de haut niveau permet de mettre en œuvre ces transformations sans déstabiliser les équipes internes.
Encadrement juridique et financier du cash-out
Réussir son cash-out exige une préparation technique rigoureuse avec des conseils spécialisés (avocats, banquiers d’affaires, experts-comptables) pour sécuriser trois points critiques :
- La valorisation des titres : Elle doit être cohérente avec le marché pour éviter tout grief d’abus de droit.
- Le pacte d’associés : Ce document fixe les nouvelles règles du jeu, les clauses de sortie et les prérogatives des nouveaux actionnaires.
- L’équilibre financier : Veiller à ce que le remboursement de la dette n’étouffe pas la capacité d’investissement et de croissance future de l’entreprise.
Conclusion : faire du cash-out un succès durable
Le cash-out est un levier puissant de liberté pour le dirigeant. Cependant, il ne doit pas être perçu comme une fin en soi, mais comme le début d’un nouveau cycle de performance. La réussite finale dépend de la capacité de l’entreprise à maintenir son excellence opérationnelle malgré le changement de structure du capital.
Source :
- Credipro – Maximiser le cash-out et valeur d’entreprise
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Changement technologique : clés d’une adoption réussie
A retenir
- Le changement technologique est une composante majeure du changement organisationnel global. Il redéfinit la structure même de l’entreprise.
- Identifier les types de changements (incrémental ou radical) est crucial pour adapter l’intensité du pilotage et le budget temps.
- La réussite d’une transition ne dépend pas de l’outil, mais de l’équilibre entre la maîtrise des nouvelles technologies et l’adhésion humaine.
- Le management de transition est le levier privilégié pour sécuriser la productivité des entreprises lors des phases de rupture critique.
Le changement technologique n’est plus un simple sujet technique relégué aux départements informatiques. Il est devenu le cœur battant de la stratégie d’entreprise. Dans un environnement instable et hautement concurrentiel, l’intégration des nouvelles technologies conditionne directement la survie et la productivité des entreprises. Pour un dirigeant, appréhender ce mécanisme est la première étape pour transformer une menace d’obsolescence en un levier de croissance durable.
Qu’est-ce que le changement technologique en entreprise ?
Le changement technologique en entreprise est l’intégration de nouveaux procédés techniques, outils ou méthodes visant à transformer l’organisation et ses flux de production. Chaque technologie implantée modifie les interactions humaines, les hiérarchies et la gestion des données.
Il ne faut pas le confondre avec une simple mise à jour logicielle. C’est une mutation qui englobe l’acquisition d’outils et, surtout, l’évolution des compétences des collaborateurs. C’est un processus systémique où la valeur n’est créée que lorsque l’outil est pleinement assimilé par le corps social de l’entreprise.
Les différents types de changement : de l’optimisation à la rupture
Comprendre les types de changement permet au décideur d’ajuster le niveau de leadership et les ressources nécessaires. On distingue deux catégories fondamentales :
- Le changement technologique incrémental : Il s’agit d’une amélioration continue des technologies existantes (ex : mise à jour d’un ERP, automatisation d’une tâche simple). Le risque est maîtrisé, l’adoption est fluide car elle ne remet pas en cause le socle de compétences actuel.
- Le changement technologique radical (ou de rupture) : Il remplace une technologie existante par une solution totalement nouvelle (ex : passage au Cloud natif, intégration de l’IA générative). Ce type de changement exige un “désapprentissage” des anciennes méthodes et une restructuration profonde, augmentant mécaniquement le risque de résistance.
Les facteurs clés qui conduisent au changement technologique
Pourquoi une organisation doit-elle initier sa mutation technique ? Quatre facteurs principaux dictent cette nécessité :
- La pression concurrentielle : La nécessité absolue de réduire les coûts opérationnels et les cycles de mise sur le marché pour rester compétitif.
- L’évolution de la demande : Des clients qui exigent désormais une transparence totale, une réactivité immédiate et une personnalisation poussée.
- La conformité et la cybersécurité : Les cadres réglementaires (RGPD, NIS2) imposent des standards technologiques de plus en plus complexes et non négociables.
- L’obsolescence des systèmes : Le coût de maintien des systèmes hérités (legacy) finit par dépasser l’investissement requis pour une nouvelle solution.
Pourquoi l’adoption du changement technologique échoue-t-elle souvent ?
Malgré des budgets massifs, de nombreux projets de transformation n’atteignent pas leurs objectifs initiaux. Les obstacles sont rarement techniques, ils sont managériaux :
- La résistance psychologique : La peur de l’inconnu ou de la perte de valeur métier liée à l’automatisation. C’est le frein principal au changement organisationnel.
- Le coût caché de la transition : Au-delà du prix d’acquisition, le coût de la formation et la baisse temporaire de productivité lors de la phase d’apprentissage sont souvent sous-estimés.
- Le fossé des compétences : La vitesse de l’innovation technologique dépasse parfois la capacité d’absorption des équipes en place.
- L’absence de vision stratégique : Adopter l’outil pour l’outil, sans lien explicite avec la performance opérationnelle, garantit le désintérêt des collaborateurs.
L’impact du changement technologique sur l’entreprise
À l’échelle de l’organisation, l’impact se cristallise sur trois dimensions critiques :
- Sur la structure : Les organisations tendent à devenir plus horizontales et collaboratives, portées par des outils qui cassent les silos d’information.
- Sur les métiers : On observe une migration des tâches répétitives vers des rôles à plus haute valeur ajoutée, exigeant une agilité cognitive accrue.
- Sur la culture d’entreprise : Le changement technologique impose le passage d’une culture de l’expertise figée à une culture de l’apprentissage permanent.
6 leviers stratégiques pour favoriser l’adoption technologique
Pour garantir la productivité des entreprises, la méthodologie de déploiement doit être rigoureuse :
- Démystifier la technologie : Rendre l’outil accessible et expliquer concrètement son utilité métier.
- Impliquer dès la genèse : Faire participer les utilisateurs finaux au choix et au paramétrage des solutions.
- Le leadership par l’exemple : L’implication visible de la direction est la condition sine qua non de la crédibilité du projet.
- L’accompagnement sur mesure : Substituer aux formations généralistes un coaching continu et contextualisé.
- La communication proactive : Répondre à la question « Qu’est-ce que cela change pour moi ? » pour lever les freins individuels.
- L’ajustement agile : Accepter de faire évoluer le projet en fonction des retours d’expérience du terrain.
Mesurer le succès : les KPIs de la transition
Un changement réussi doit se traduire par des indicateurs de performance tangibles :
- Taux d’adoption et d’usage : Volume de collaborateurs utilisant réellement les nouvelles fonctionnalités au quotidien.
- Vitesse de montée en compétence : Temps nécessaire pour que les équipes retrouvent, puis dépassent, leur niveau de productivité antérieur.
- ROI technologique : Mesure des gains d’efficience (réduction des cycles, baisse du taux d’erreur) et rentabilité directe de l’investissement.
Sécuriser l’exécution : l’impératif du pilotage opérationnel
C’est ici que la théorie de la conduite du changement se heurte à la réalité du terrain. Dans les phases de rupture radicale ou de crise technologique, le temps est l’ennemi. Si les ressources internes sont saturées ou si le leadership fait défaut, le projet s’enlise et met en péril l’activité.
Dans ces contextes de forte tension, le management de transition apporte une réponse opérationnelle immédiate. Contrairement au conseil stratégique, un manager de transition, tel que mobilisé par notre cabinet de management de transition, intervient en “pair à pair”. Expert de l’exécution, il ne se contente pas d’analyser les freins ; il les lève en prenant des décisions de pilotage concrètes. En intervenant sous quelques jours, il stabilise les équipes, sécurise le déploiement et garantit que le changement technologique produise des résultats mesurables pour l’entreprise et ses actionnaires.
Vers une agilité stratégique continue
Le changement technologique n’est plus un projet ponctuel, mais une composante continue de l’agilité stratégique. En plaçant l’humain au centre de l’exécution, les dirigeants transforment la technologie en un actif stratégique plutôt qu’en une contrainte subie.
L’agilité opérationnelle, soutenue par une expertise externe ponctuelle et de haut niveau, devient alors le facteur différenciant des leaders de demain.
Sources :
- Constance Chalchat – La technologie, menace ou levier de la conduite du changement ?
- McKinsey – Rapports sur les perspectives de transformation
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Les 4 types de changements en entreprise
A retenir
- Identifier la nature d’un changement organisationnel est le préalable indispensable à toute décision de pilotage. Il faut :
- distinguer le changement marginal (ajustement) du changement radical (rupture).
- identifier si le changement est proactif (évolution) ou réactif (crise).
- L’enjeu n’est pas la méthode, mais la capacité d’exécution immédiate.
- Le management de transition agit comme un levier de sécurisation pour les transformations complexes
Tableau récapitulatif des 4 types de changements organisationnels
Type de ChangementNatureDéclencheurEnjeu principalIncrémentalÉvolutifOptimisation interneAmélioration continueRadicalDisruptifRupture technologique / PivotSurvie et nouveau modèleProactifAnticipéChangement stratégiqueAvantage concurrentielRéactifSubiGestion de crise / Retournement Urgence et sécurisation
Maîtriser les types de changements : de l’intention à l’exécution
Réussir un changement organisé, c’est savoir passer de la stratégie aux résultats concrets. Pour un dirigeant, le risque n’est pas le projet lui-même, mais l’écart entre l’ambition et la réalité du terrain.
Qualifier précisément auquel des 4 types de changements correspond votre situation permet deux actions immédiates :
- Choisir les bons leviers : on ne pilote pas un ajustement de processus (incrémental) comme on pilote une fusion ou une rupture technologique (radical).
- Désamorcer les blocages : adapter votre gouvernance dès le départ permet de transformer l’incertitude des équipes en une exécution sécurisée.
L’enjeu est de sortir du “cadre conceptuel” pour entrer dans une phase de pilotage réel où chaque décision produit un impact mesurable.
1. Le changement incrémental ou changement continu
Le changement incrémental consiste en une amélioration constante du cadre existant au sein de l’entreprise, sans en bouleverser les fondations. Il vise à optimiser la performance globale par des ajustements successifs.
Dans ce contexte, la conduite du changement porte sur l’ajustement des processus et l’engagement des ressources humaines.
Même dans ces phases de transition fluides, l’apport d’une expertise externe peut s’avérer nécessaire en cas de surcharge des équipes ou de besoin de sécurisation des processus.
2. Le changement radical et structurel
Le changement radical marque une rupture nette avec le modèle établi. Il est souvent imposé par un changement technologique ou une rupture stratégique majeur, tel qu’une fusion-acquisition ou un pivot industriel.
Ici, la résistance au changement est maximale au sein des équipes car les repères disparaissent. Le succès d’un changement radical bien mené repose sur la vitesse et la clarté des décisions.
3. Le changement proactif : l’anticipation
Le changement proactif est une démarche volontaire. Le dirigeant anticipe les mutations pour sécuriser les parts de marché futures avant que la nécessité ne devienne une urgence.
C’est un levier de leadership puissant qui permet de construire sereinement le futur de l’organisation. L’enjeu est la mobilisation des équipes autour d’une vision de long terme, tout en maintenant l’efficacité du pilotage opérationnel au quotidien.
4. Le changement réactif : le pilotage dans l’urgence
Le changement réactif intervient généralement dans un contexte de gestion de crise ou de retournement d’entreprise. La priorité est alors de préserver la valeur et de sécuriser les actifs sous pression temporelle.
Comment gérer un changement imposé par l’urgence ?
La gestion d’un changement subi repose sur une réactivité élevée et la mise en œuvre de mesures correctives immédiates. Dans cette configuration, le droit à l’erreur est quasi nul. La priorité absolue est la sécurisation des processus critiques et la restauration rapide d’une culture du résultat.
Le management de transition : une réponse opérationnelle globale
Le management de transition constitue une réponse opérationnelle agile pour les 4 types de changements. Il ne se limite pas aux situations de crise.
Qu’il s’agisse de pallier une vacance managériale lors d’un changement incrémental ou de piloter un changement structurel complexe, un manager de transition peut intervenir pour sécuriser l’exécution. Chez Delville Management, cabinet de management de transition, nos managers ne se contentent pas de conseiller : ils pilotent et mettent en œuvre les décisions pour garantir la sérénité du client, quel que soit le degré d’urgence de la situation.
Sources :
- McKinsey & Company – Dossier sur la “Corporate Transformation”
- Harvard Business Review – travaux sur les concepts de changement incrémental vs radical
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Réussir son changement stratégique
A retenir
- Le changement stratégique est un type de changement organisationnel.
- Le changement stratégique est une rupture délibérée avec le modèle actuel de l’entreprise pour adapter l’entreprise aux mutations de son marché.
- La réussite ne se joue pas sur le papier, mais dans la discipline d’exécution réelle et l’alignement de la gouvernance.
- L’adhésion des équipes repose sur la clarté de la vision et la compréhension des bénéfices individuels et collectifs.
- Pour les situations complexes ou urgentes, le management de transition apporte une réponse immédiate et sécurise les résultats.
Qu’est-ce que le changement stratégique en entreprise ?
Le changement stratégique est une transformation profonde des orientations et du modèle économique d’une organisation visant à assurer sa pérennité. Ce n’est pas un simple ajustement technique, mais une rupture volontaire avec les anciennes habitudes pour garantir la croissance face à une mutation du marché (concurrence, technologie, réglementation).
Exemple concret : Imaginez une entreprise industrielle historique qui vendait uniquement des machines. Pour rester compétitive, elle décide de passer à un modèle d’abonnement incluant la maintenance prédictive. Ce changement impacte le métier, l’organisation commerciale et la gestion financière.
➤ Découvrir les autres types de changements en entreprise.
Quel est l’enjeu du changement stratégique pour les dirigeants d’entreprise ?
Pour les dirigeants l’enjeu est double : il s’agit de redéfinir une trajectoire créatrice de valeur tout en maintenant la continuité des opérations. Ce processus ne se limite pas à une intention ; il exige une transformation réelle des processus et des comportements pour transformer une vision en résultats mesurables.
Les 3 piliers d’une transformation stratégique réussie
Pour qu’une transformation dépasse le stade de l’intention, elle doit s’appuyer sur trois piliers opérationnels.
1. Des instances de décision alignées et présentes
Un changement stratégique peut s’enliser si la direction n’est pas totalement d’accord sur la marche à suivre. Les décideurs doivent parler d’une seule voix et prendre des décisions tranchées. Si le comité de direction hésite, les équipes sur le terrain décrochent.
Illustration : Lors d’une fusion, si les deux directions ne s’entendent pas sur l’organigramme final dès le premier mois, l’incertitude gagne l’organisation et la productivité chute.
2. Une exécution pilotée par les résultats
La stratégie est une intention alors que l’exécution est une discipline. Il faut une feuille de route précise avec des indicateurs clés (KPI). L’entreprise doit pouvoir ajuster ses actions en fonction des obstacles rencontrés sans perdre de vue le but final.
Illustration : Par exemple, pour un projet de digitalisation d’une chaîne logistique, il est préférable de procéder par étapes : tester sur un site pilote, mesurer les gains d’efficacité, puis déployer à grande échelle.
3. Le facteur humain au cœur de l’action
Pourquoi le facteur humain bloque-t-il parfois la stratégie ? Parce que la résistance au changement est une réaction naturelle. La surmonter nécessite un leadership incarné et une pédagogie constante pour montrer comment la transformation simplifie le quotidien des collaborateurs.
Illustration : Pour le lancement d’un nouvel outil CRM, il ne suffit pas d’installer le logiciel. Il faut accompagner chaque utilisateur pour lui démontrer comment cet outil va l’aider à gagner plus de contrats.
Pourquoi le passage à l’action est-il le point critique ?
De nombreux projets de changement stratégique échouent lors de la phase de déploiement. Si le conseil stratégique permet de définir le “quoi”, il laisse souvent les dirigeants seuls face au “comment”.
Le pilotage réel de transformations complexes demande une présence constante sur le terrain et une capacité à prendre des responsabilités opérationnelles immédiates. Dans un contexte où les équipes internes sont déjà mobilisées, l’exécution peut ralentir. Ce ralentissement augmente les risques financiers et humains. C’est ici que la capacité à piloter, trancher et mettre en œuvre devient le facteur de différenciation entre un succès et un échec stratégique.
Quand faire appel à un manager de transition pour piloter votre changement ?
Le recours au management de transition est pertinent lorsque le changement s’inscrit dans une forte pression temporelle ou une complexité organisationnelle. Contrairement à un consultant, un manager de transition impliqué en mission par notre cabinet de management de transition ne se contente pas de recommander. Il pilote, tranche et assume la responsabilité opérationnelle des décisions.
Cette solution est particulièrement efficace dans les situations suivantes :
- Urgence managériale ou vacance de poste :
Besoin de lancer la transformation dans un délai très contraint ? Nous vous proposons une sélection de managers de transition sous 3 jours pour répondre à votre besoin.
- Expertise C-level spécifique :
Notre réseau de plus de 20 000 managers de transition qualifiés nous permet de vous proposer très rapidement le profil de plusieurs dirigeants ayant déjà mené des transformations similaires.
- Besoin de neutralité :
Vos équipes manquent de recul pour mener par elles-mêmes la transformation ? Nos managers de transition apportent un regard extérieur expert pour lever les blocages internes et accélérer la prise de décision.
Conclusion : pérenniser le changement par la culture du résultat
Le changement stratégique n’est pas une destination mais une capacité à évoluer en permanence. Sa réussite repose sur l’équilibre entre une vision claire et une exécution terrain impeccable. Pour les dirigeants, la clé est de s’entourer des bonnes expertises au moment opportun afin de transformer un risque en une opportunité de croissance réelle.
Source :
Harvard Business Review France : article sur la gestion du changement.
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Changement structurel : piloter la transformation
A retenir
- Le changement structurel est un type de changement organisationnel qui implique un réalignement profond de l’organisation pour répondre à des enjeux de performance ou de survie.
- La réussite d’une telle transformation repose sur une exécution sécurisée et une capacité à trancher rapidement.
- L’impact sur les collaborateurs, les processus et la culture doit être piloté avec pragmatisme pour éviter la paralysie opérationnelle.
- Le recours au management de transition permet de stabiliser l’entreprise et de garantir des résultats mesurables dans un délai contraint.
Face aux ruptures de marché, le changement structurel ne relève plus de l’ajustement, mais de la nécessité. Pour le dirigeant, l’enjeu dépasse le simple redécoupage de l’organigramme : il s’agit de transformer l’architecture de l’entreprise pour garantir sa pérennité.
Qu’est-ce que le changement structurel en entreprise ?
Le changement structurel désigne une modification profonde, globale et durable de la structure d’une organisation. Contrairement aux ajustements marginaux, il impacte les fondations : la hiérarchie, la répartition des pouvoirs et les modes de coordination.
On distingue généralement plusieurs types de changements de structure :
- La restructuration fonctionnelle : remise à plat des lignes de report pour gagner en agilité.
- La fusion-acquisition : intégration d’entités nécessitant une harmonisation rapide des systèmes et des cultures.
- Le passage à une organisation matricielle : pour combiner expertise sectorielle et ancrage territorial.
L’objectif est de restaurer l’efficacité opérationnelle dans des contextes à forts enjeux, souvent marqués par une pression temporelle ou financière.
Pourquoi engager un changement structurel ? Les déclencheurs clés
La décision d’entamer un changement de structure répond à des ruptures critiques dans le cycle de vie de l’entreprise:
- L’obsolescence du modèle actuel : une baisse de rentabilité indique souvent que la structure freine la performance.
- L’hyper-croissance ou transformation : le passage de PME à ETI impose de structurer les fonctions pour sécuriser l’exécution.
- La crise ou le retournement : dans l’urgence, modifier la structure est le levier principal pour sauvegarder l’activité.
Dans ces situations, la capacité du leadership à piloter réellement la transformation, et non seulement à la définir, est le facteur de succès déterminant.
Les impacts du changement structurel au sein de l’entreprise
Un changement de cette ampleur impose une transformation profonde des dynamiques organisationnelles.
- Collaborateurs et postes : Les périmètres de responsabilité évoluent, ce qui nécessite une gestion humaine centrée sur la sérénité du client et des équipes.
- Processus opérationnels : Les flux d’information doivent être réalignés pour éviter toute vacance managériale ou perte de contrôle.
- Culture d’entreprise : Le passage à de nouveaux modèles exige des preuves par l’exemple et une forte culture du résultat.
Exemple : Une industrie pivotant vers une production agile doit non seulement adapter son outil technique, mais surtout faire évoluer ses cadres vers des modes de pilotage axés sur l’exécution immédiate.
Comment réussir son changement structurel ? De la stratégie à l’exécution
Beaucoup de transformations s’arrêtent au stade théorique. Pour les décideurs, la valeur réside dans le pilotage réel.
- Définir une vision claire : les objectifs doivent être factuels et orientés vers des résultats mesurables.
- Sécuriser l’exécution : c’est ici que le recours à un cabinet de management de transition apporte une valeur ajoutée différenciante. En mobilisant des managers de transiton expérimentés (C-level), l’entreprise s’assure d’une prise de responsabilité opérationnelle immédiate. Notre cabinet propose des profils qualifiés sous 72 heures.
- Agir avec réactivité : dans des contextes critiques, la capacité à réagir vite est une nécessité stratégique pour maintenir la continuité.
Gérer les risques et les blocages lors de la transition
Tout changement structurel génère des résistances. Le risque majeur est le blocage ou l’échec de l’exécution. Pour lever ces freins :
- Adoptez un discours de pair à pair : l’expérience éprouvée est plus crédible que les modèles académiques.
- Soyez factuel et rassurant : la clarté des informations limite l’incertitude durant la transformation.
- Assumez la responsabilité opérationnelle : en période de flou, l’organisation a besoin de leaders capables de trancher et de mettre en œuvre.
Faire du changement structurel un levier de croissance durable
Le changement structurel est une étape nécessaire à la croissance et à la résilience de l’entreprise. S’il représente un défi humain et financier, il constitue une opportunité de moderniser sa gouvernance et de sécuriser son exécution. En s’appuyant sur une expertise opérationnelle réactive, les dirigeants transforment ces situations complexes en résultats mesurables.
Sources :
- Changement d’organisation : les ressorts d’une conduite de projet réussie, Rapport de l’Anact.
- Management du changement – Stéphanie Missonier
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Les 3 types de restructuration d’entreprise
A retenir
- La restructuration n’est pas une fin en soi, mais un levier pour atteindre de nouveaux objectifs stratégiques.
- On distingue trois piliers fondamentaux : financier (le passif), organisationnel (les processus) et stratégique (le modèle).
- Chaque transformation s’appuie sur des dimensions juridiques et fiscales strictes pour sécuriser la continuité.
- Le succès d’une opération dépend de la neutralité du pilotage et de la vitesse d’exécution.
Face à une crise brutale ou à une évolution de marché, identifier le bon type de restructuration est la première étape pour garantir la pérennité des actifs. Pour un dirigeant ou un investisseur, il ne s’agit pas seulement de traiter une difficulté, mais de piloter une mutation profonde pour restaurer la valeur.
Comprendre la restructuration : définition et enjeux
Qu’est-ce que la restructuration d’entreprise ? Elle se définit comme une réorganisation profonde du passif financier, des processus opérationnels ou de la structure juridique d’une entité. Elle intervient lorsqu’une adaptation marginale ne suffit plus à assurer la survie ou la compétitivité de l’organisation.
Loin d’être uniquement un outil de traitement des difficultés, elle constitue un levier de transformation positive pour aligner l’entreprise sur ses nouveaux impératifs de marché.
La restructuration financière : restaurer la solvabilité
La restructuration financière vise prioritairement le passif du bilan. Elle est souvent déclenchée par une tension critique sur la trésorerie ou une incapacité à honorer les échéances de la dette (rupture de covenants bancaires, par exemple). L’objectif immédiat est d’acheter du temps pour permettre le redressement opérationnel.
Cette démarche passe généralement par :
- la renégociation ou le rééchelonnement de la dette auprès des partenaires bancaires.
- la recapitalisation ou l’entrée de nouveaux investisseurs.
- une gestion stricte du cash-burn et une optimisation du besoin en fonds de roulement (BFR).
La restructuration organisationnelle et opérationnelle : l’efficience terrain
La restructuration organisationnelle s’attaque directement au compte de résultat. Son objectif est l’amélioration de la performance opérationnelle et la réduction des coûts de structure pour restaurer l’EBITDA.
Cette phase exige des actions concrètes sur la chaîne de valeur :
- Supply chain : optimisation des flux et des achats.
- Processus : rationalisation de l’outil de production.
- Ressources humaines : redimensionnement des effectifs et gestion des enjeux sociaux.
La réussite repose sur la capacité à transformer l’organisation sans déstabiliser l’exploitation courante, en maintenant un engagement fort des équipes clés.
La restructuration stratégique : anticiper le marché
La restructuration stratégique intervient pour modifier le périmètre d’activité de l’entreprise afin d’atteindre des objectifs stratégiques à long terme. Elle est essentielle lorsque le business model actuel est menacé par une mutation de marché.
Les leviers privilégiés incluent :
- La cession de branches d’activité non stratégiques.
- Des opérations de croissance externe ciblées.
- Le repositionnement du business model face à une disruption technologique.
Dimensions juridiques et fiscales : sécuriser l’opération
Toute restructuration d’entreprise s’appuie sur un cadre juridique et fiscal strict pour prévenir les risques de conformité. Prenons le cas d’opérations de fusions, de scissions ou d’apports partiels d’actifs, qui font partie des types de restructurations d’entreprise les plus courants. Dans ce types de cas, chaque montage doit être rigoureusement encadré pour optimiser le coût de la transaction.
Ces aspects sécurisent la transformation, notamment lors de la mise en œuvre de procédures préventives (mandat ad hoc, conciliation) ou collectives.
Pourquoi le pilotage externe sécurise-t-il la restructuration ?
Pourquoi le pilotage externe est-il primordial en restructuration ? Car il apporte la neutralité et la vitesse d’exécution nécessaires là où les ressources internes sont souvent saturées par l’exploitation. Une restructuration réussie exige une expérience éprouvée des situations de haute pression.
Qu’il s’agisse de stabiliser les finances, de mener une restructuration organisationnelle ou de piloter un pivot stratégique, l’intervention d’un expert externe sécurise l’exécution. Notre cabinet de management de transition accompagne les entreprises en mettant à disposition des dirigeants expérimentés capables de prendre des responsabilités opérationnelles sous 5 jours, garantissant que la stratégie se traduise par des résultats immédiats sur le terrain.
Sources :
- Service-public.fr – Le cadre légal des restructurations d’entreprise
- ARE – Association pour le Retournement des Entreprises
Relecture :
Article relu par l’expert en retournement d’entreprise de Delville Management : Aldric Auer

Plan de restructuration d’entreprise : méthode et étapes clés
A retenir
- La restructuration d’entreprise est un levier de transformation stratégique, bien au-delà de la simple réduction de coûts.
- Le succès du retournement dépend d’un diagnostic “360°” (finance, RH, marché) et de la rapidité d’exécution.
- Le facteur humain, incluant la transparence et la qualité du dialogue social, est le principal déterminant du succès.
- L’anticipation des difficultés permet d’activer des leviers de prévention avant d’atteindre un stade critique.
Restructurer : un levier stratégique de survie et de performance
Pour un chef d’entreprise, le plan de restructuration d’entreprise ne doit pas être perçu comme un aveu d’échec, mais comme une réponse globale à une perte de compétitivité ou une rupture de marché. Un plan de restructuration est une réponse globale visant à rétablir la viabilité d’une entreprise par la réorganisation de ses actifs, de sa dette et de son modèle opérationnel.
Le dirigeant doit agir simultanément sur trois fronts :
1. La restructuration financière : Elle cible le bilan, la gestion de la dette et l’optimisation de la structure de capital.
2. La restructuration opérationnelle : Elle porte sur l’efficience des processus internes et de la chaîne de valeur.
3. La restructuration stratégique : Elle concerne le positionnement de l’offre et l’adéquation réelle au marché.
Ces démarches interviennent souvent dans des contextes de période de crise, de baisse de rentabilité ou lors d’une intégration post fusion acquisition. L’enjeu pour le dirigeant est alors de basculer d’une gestion courante à un pilotage de crise agile afin de modifier en profondeur son modèle organisationnel.
➤ Pour plus d’information, n’hésitez pas à consulter notre article sur les types de restructuration d’entreprise.
Étape 1 : Le diagnostic flash, socle du plan d’action
Le succès d’un plan de retournement repose sur un état des lieux sans concession. Ce diagnostic doit être réalisé dans un temps court pour identifier les causes réelles de la défaillance.
Au-delà de l’analyse financière (rentabilité, cash-flow et BFR), il est impératif de réaliser une analyse des forces et faiblesses structurelles. Cela implique d’évaluer les ressources humaines (compétences critiques, engagement) et d’étudier la position de l’entreprise sur son marché. Cette phase identifie les verrous organisationnels qui ralentissent la prise de décision.
Dans ce contexte, l’intervention d’un regard extérieur expert peut s’avérer nécessaire pour neutraliser les biais cognitifs et sortir du déni parfois présent chez les entreprises en difficulté.
Étape 2 : L’élaboration des scénarios de retournement
Une fois le diagnostic posé, le chef d’entreprise doit modéliser plusieurs trajectoires de sortie de crise. L’élaboration du plan d’action définit les leviers activables : pivot stratégique vers de nouveaux marchés, optimisation de la chaîne de valeur ou encore mutation des modes de production.
Le choix du scénario final résulte d’un arbitrage rigoureux entre l’impact financier, l’acceptabilité sociale et le délai de mise en œuvre. Pour être réaliste, ce plan doit prévoir la mobilisation des ressources nécessaires : anticiper les besoins en financement (prêts, investisseurs) et intégrer les outils technologiques ou humains indispensables. L’objectif est de sécuriser un cap clair et cohérent pour l’ensemble des parties prenantes.
Étape 3 : Le volet social et humain (dialogue et engagement)
Le volet humain est la pierre angulaire de toute restructuration. Si le licenciement économique est un levier fréquemment cité, il ne constitue pas une étape systématique. Un plan peut privilégier la mobilité interne, la formation ou la renégociation d’accords collectifs.
La transparence est ici vitale : une restructuration mal expliquée engendre anxiété et démobilisation. Le maintien d’un dialogue social de qualité, impliquant les instances représentatives du personnel (IRP) dès la phase de conception, limite les risques de blocage. Si le licenciement économique est inévitable, la rigueur juridique du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) doit s’accompagner d’une attention humaine réelle. C’est la condition pour préserver le climat social et retenir les talents clés.
Étape 4 : Le pilotage de l’exécution (mise en œuvre)
C’est lors de l’exécution que se joue la survie de l’organisation. Pour sécuriser un plan de restructuration, la règle d’or est de dissocier le pilotage de la crise de la gestion des affaires courantes (Business as Usual).
L’accompagnement des équipes est fondamental durant cette transition : formations aux nouveaux procédés et soutien au changement permettent d’aligner l’humain sur l’opérationnel. La mise en place d’une “War Room” assure un suivi quotidien via des indicateurs de performance (KPI) précis permettant d’ajuster le tir en temps réel.
Dans ces configurations sous haute tension, Delville Management préconise l’apport du management de transition. En occupant des fonctions de direction (Chief Restructuring Officer – CRO), le manager de transition impliqué en mission sous 5 jours par notre cabinet, apporte une neutralité indispensable pour trancher et une expérience métier spécifique à la gestion de crise. Son rôle est de servir de bras armé opérationnel au dirigeant pour sécuriser l’exécution et maintenir la confiance des partenaires financiers.
N’hésitez pas à contacter notre cabinet de management de transition ! Nous reprenons contact avec vous sous 24h pour répondre à votre urgence.
Étape 5 : Suivi, ajustement et pérennisation
Le retour à l’équilibre n’est qu’une étape. La réussite d’un retournement se mesure à la pérennité du nouveau modèle et à sa capacité à prévenir une nouvelle rechute. Il s’agit d’évaluer en permanence l’impact des décisions (coûts, productivité, climat social). La dernière phase consiste à stabiliser la nouvelle organisation pour ancrer les nouveaux modes de travail et pérenniser la performance retrouvée dans la durée.
Éviter la liquidation judiciaire : anticiper la procédure collective
Pour un dirigeant, le temps est l’ennemi. Anticiper les difficultés permet d’avoir recours aux outils de prévention (mandat ad hoc ou conciliation). Ces procédures confidentielles favorisent la renégociation des dettes sous l’égide d’un tiers. À l’inverse, une réaction tardive peut conduire à une procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire, voire à la liquidation judiciaire. Agir tôt reste la meilleure stratégie pour garder le contrôle de son destin et de sa structure organisationnelle.
Source :
Economie.gouv – Trouver des solutions pour son entreprise en difficulté
Relecture :
Article relu par l’expert en retournement d’entreprise de Delville Management : Aldric Auer
Quelle différence entre réorganisation et restructuration ?
A retenir
- La réorganisation est une démarche d’optimisation cherchant à améliorer l’agilité et l’efficacité des processus internes.
- La restructuration implique une modification profonde du périmètre, de la structure financière ou de l’effectif, souvent en réponse à une crise.
- Le succès de ces transformations repose sur un dialogue social de qualité et une exécution opérationnelle sécurisée.
- Le management de transition permet de piloter ces phases critiques avec une réactivité et une expertise terrain immédiates.
L’évolution constante des marchés impose aux entreprises une adaptabilité permanente. Pourtant, une confusion sémantique persiste souvent entre deux leviers de transformation majeurs. Comprendre la différence entre réorganisation et restructuration est essentiel pour calibrer la réponse managériale et juridique adéquate. Si l’une vise la performance fluide, l’autre répond à une nécessité de mutation structurelle, parfois vitale pour la pérennité de l’organisation.
Définitions et périmètres : qu’est-ce qu’une réorganisation et une restructuration ?
La réorganisation d’entreprise est un ajustement fonctionnel visant l’optimisation des structures organisationnelles et des processus. Elle ne modifie pas la substance de l’entreprise mais réagence ses expertises internes pour améliorer l’efficacité, clarifier les lignes de reporting ou intégrer de nouveaux outils. Elle est synonyme d’agilité et de performance durable.
À l’inverse, la restructuration d’entreprise est une mutation profonde touchant au périmètre stratégique, financier ou social de l’organisation. Elle intervient généralement pour corriger des déséquilibres importants et est souvent corrélée à une réduction des coûts ou à une redéfinition globale des activités. Contrairement à la simple réorganisation, la restructuration impacte directement la structure juridique de l’entreprise et ses engagements envers les tiers.
Signaux d’alerte : pourquoi et quand engager ces démarches ?
Le choix entre réorganiser ou restructurer dépend des signaux envoyés par l’environnement de l’entreprise. Un projet de réorganisation est souvent déclenché par des facteurs de croissance ou d’évolution : une fusion-acquisition, une transformation digitale ou la nécessité de faire évoluer les cultures d’entreprise. L’enjeu : adapter l’outil de travail pour maintenir un avantage compétitif.
La restructuration est plus fréquemment une réponse à des menaces sur la continuité d’activité. Elle devient nécessaire en cas de pertes financières récurrentes, de mutation brutale du marché ou de surendettement. Le dirigeant doit alors actionner un plan de restructuration pour sauvegarder l’entreprise. L’objectif n’est plus seulement l’optimisation des services, mais la survie et le redressement de la structure.
Quelles sont les étapes clés pour piloter la transformation ?
La réussite d’une transformation, quelle que soit son ampleur, exige une méthodologie rigoureuse. La première des étapes clés consiste à définir précisément les nouvelles structures cibles : une vision floue en phase de conception condamne l’exécution.
L’importance capitale du dialogue social constitue le second pilier. Que ce soit pour une réorganisation fonctionnelle ou un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), la concertation avec les représentants du personnel est un levier de sécurisation du projet. Gérer les impacts sociaux avec transparence permet de limiter la démobilisation des équipes. La clé de succès d’une restructuration réside dans l’équilibre entre la rigueur de l’exécution opérationnelle et la qualité du dialogue social, permettant au leadership de maintenir la confiance tout en menant des actions de rupture indispensables.
➤ Pour en apprendre plus sur la méthode, n’hésitez pas à consulter notre article sur comment construire un plan de restructuration d’entreprise.
L’exécution opérationnelle : sécuriser le passage à l’acte
Dans les phases de mutation, la difficulté n’est pas d’identifier les leviers, mais d’agir avec méthode et sang-froid. Le succès d’un projet de réorganisation ou d’un retournement complexe repose sur une capacité de pilotage totale, du diagnostic à l’exécution.
Le management de transition offre ici un levier de sécurisation. Libéré des enjeux de politique interne, un manager de transition définit le plan d’action et apporte la neutralité indispensable pour mener les arbitrages difficiles. Mandaté avec une autorité réelle, il ne se contente pas de stabiliser les nouvelles structures : il décide, tranche et met en œuvre. La capacité de notre cabinet de management de transition à mobiliser des dirigeants expérimentés sous 72 heures permet de reprendre le contrôle opérationnel d’une situation tendue et de garantir des résultats concrets.
Conclusion : choisir le bon dispositif pour une performance durable
En conclusion, la différence entre réorganisation et restructuration repose sur l’intensité du changement et la nature des enjeux. Si la première prépare l’avenir en affinant l’organisation, la seconde sécurise le présent en transformant les fondations. Dans les deux cas, la qualité de l’exécution et l’accompagnement humain restent les seuls garants d’une sortie de crise ou d’une montée en puissance réussie. Pour le dirigeant, savoir s’entourer de compétences opérationnelles externes est souvent le levier décisif pour transformer une situation de tension en un nouveau départ stratégique.
Source :
Harvard Business Review (HBR) : Réorganisation et restructuration
Relecture :
Article relu par l’expert en retournement d’entreprise de Delville Management : Aldric Auer

Briser le travail en silo en entreprise
Les essentiels à retenir sur le travail en silo en entreprise
- Le travail en silo freine le travail collaboratif, la prise de décision et le partage d’information entre équipes.
- Il est souvent le résultat d’une organisation cloisonnée et d’une culture d’entreprise peu tournée vers la transversalité.
- Briser les silos suppose de travailler sur les objectifs communs, les pratiques managériales et la mise en place d’outils collaboratifs adaptés.
- Le management de transition constitue un levier efficace pour décloisonner rapidement les organisations et installer une dynamique transverse durable, notamment dans les contextes de transformation ou de crise.
Un frein majeur à la performance collective
Dans de nombreuses organisations, le travail en silo reste un mode de fonctionnement largement répandu. Les équipes avancent chacune de leur côté, avec leurs propres objectifs, leurs outils et leurs priorités. Si ce type d’organisation peut sembler efficace à court terme, il génère en réalité une perte de temps, des frictions internes et une baisse de la performance globale. Comprendre le fonctionnement en silo et surtout savoir comment briser les silos est aujourd’hui un enjeu stratégique pour les dirigeants confrontés à des environnements complexes et en constante transformation.
Travail en silo : de quoi parle-t-on concrètement ?
Définition du travail en silo en entreprise
Le travail en silo désigne une organisation dans laquelle les équipes, services ou départements fonctionnent de manière indépendante, sans coordination réelle. Chaque entité poursuit ses propres objectifs, souvent sans tenir compte des interdépendances. On parle alors de travail en silos ou de silos organisationnels, un mode de fonctionnement qui limite fortement la performance collective.
Comment se manifestent les silos au quotidien ?
Travailler en silo se traduit par des situations très concrètes :
- un faible partage d’information entre services,
- des décisions prises sans concertation inter équipes,
- des doublons dans les mises en œuvre,
- des tensions liées à des priorités contradictoires.
Ce fonctionnement en silo complique la coordination, ralentit les projets et nuit durablement à l’efficacité globale de l’entreprise.
Pourquoi le travail en silo persiste dans les organisations ?
Les causes organisationnelles
Le travail en silo trouve souvent son origine dans la structure même de l’entreprise. Une organisation très hiérarchisée, des processus segmentés ou des responsabilités cloisonnées favorisent ce type de fonctionnement. Lorsque la performance est évaluée uniquement par service, la coopération devient secondaire, voire contre-productive.
Les causes managériales et culturelles
La culture d’entreprise joue également un rôle central. Un management centré sur le contrôle, l’absence de management participatif ou une faible culture du feedback renforcent les silos. À l’inverse, travailler de manière transverse suppose une culture de confiance, de responsabilisation et de coopération, qui ne s’improvise pas.
Les impacts du travail en silo sur la performance de l’entreprise
Un frein à la collaboration et à l’innovation
Le travail en silo limite le travail collaboratif et empêche le croisement des expertises. Les équipes innovent moins, car elles restent enfermées dans leur périmètre. Les opportunités sont manquées et les projets prennent du retard.
Des conséquences sur l’engagement des équipes
Lorsque les collaborateurs travaillent en silo, le sens se dilue. Ils ont du mal à comprendre la contribution de leur action aux résultats globaux. Cette situation génère frustration, désengagement et parfois des conflits inter équipes.
Un risque accru en période de transformation
En période de transformation, le fonctionnement en silo devient un véritable frein. Il ralentit la prise de décision, complique la coordination et fragilise les mises en œuvre. Dans ces contextes, décloisonner l’organisation est un prérequis indispensable à la réussite.
Comment briser les silos et travailler de manière plus transverse ?
Favoriser une collaboration transverse structurée
Briser les silos ne signifie pas supprimer les expertises métiers, mais mieux les articuler. Cela passe par la définition d’objectifs communs, la création d’instances de coordination et des rituels de travail partagés. Les espaces de travail, physiques ou digitaux, doivent encourager les échanges et la coopération.
Faire évoluer les pratiques managériales
Le management collaboratif est un levier clé pour sortir du travail en silo. Il implique de développer le leadership transversal, d’encourager la coopération et de responsabiliser les équipes. Le rôle du manager évolue : il devient facilitateur de la performance collective.
S’appuyer sur les bons outils
Les outils collaboratifs facilitent le partage d’information et le travail inter équipes, à condition qu’ils soient accompagnés d’une réflexion sur les pratiques. Sans changement managérial, leur mise en place reste largement inefficace.
Le management de transition face au travail en silo
Le management de transition : comprendre le principe et son intérêt face au travail en silo
Le management de transition consiste à confier, pour une durée déterminée, une mission stratégique ou opérationnelle à un dirigeant expérimenté externe à l’entreprise. Il intervient lorsque l’organisation fait face à des enjeux complexes : transformation, réorganisation, croissance rapide, crise ou remplacement managérial. Dans les situations de travail en silo, ce mode d’intervention prend tout son sens. Les silos sont souvent installés depuis longtemps, entretenus par des habitudes, des jeux d’acteurs ou une organisation figée. Le manager de transition, parce qu’il est externe et temporaire, peut agir sans être prisonnier de ces logiques. Contrairement à une démarche de conseil, le manager de transition est en responsabilité directe. Il ne se contente pas de formuler des recommandations : il pilote les équipes, prend des décisions, arbitre les priorités et met concrètement en œuvre les changements nécessaires pour décloisonner l’organisation.
Pourquoi un regard externe facilite le décloisonnement
Lorsqu’une entreprise fonctionne en silos, les freins sont rarement uniquement techniques. Ils sont aussi humains, culturels et politiques. Un regard externe permet d’objectiver les dysfonctionnements, de poser un diagnostic partagé et de recréer un cadre de confiance. Le manager de transition dispose de la légitimité nécessaire pour aligner les parties prenantes, fluidifier la prise de décision et remettre les objectifs communs au centre du fonctionnement collectif.
Le manager de transition comme catalyseur de transversalité
Face au travail en silo, le manager de transition agit comme un catalyseur. Il favorise la coopération inter équipes, clarifie les rôles et les responsabilités, et structure les modes de collaboration. Son action vise à installer une transversalité opérationnelle, au service de la performance. Parce qu’il intervient avec une logique de résultats et de transmission, le management de transition permet non seulement de briser les silos existants, mais aussi d’ancrer durablement de nouvelles pratiques collaboratives au sein de l’organisation.
L’expertise de Delville Management dans les contextes de décloisonnement organisationnel
Notre cabinet de management de transition accompagne les entreprises confrontées à des silos organisationnels persistants, notamment lors de phases de transformation, de réorganisation ou de forte croissance. Les managers de transition que nous impliquons en mission interviennent pour mettre en place rapidement une nouvelle dynamique de collaboration, tout en respectant la culture et les enjeux de l’entreprise. L’approche de Delville Management repose sur une forte proximité terrain, une capacité d’impact rapide et une attention particulière portée à l’humain, afin d’ancrer durablement les nouvelles pratiques.
Conclusion : dépasser le travail en silo pour renforcer durablement la performance collective
Le travail en silo n’est pas une fatalité. S’il est souvent le symptôme d’une organisation ou d’une culture managériale inadaptée, il peut être dépassé à condition d’agir simultanément sur les structures, les pratiques et les comportements.
Dans les moments clés de transformation, le management de transition constitue un levier puissant pour briser les silos et restaurer une performance collective durable.
➤ Contactez Delville Management pour vous accompagner :

Développer la résilience des entreprises
Les essentiels à retenir sur la résilience des entreprises
- La résilience des entreprises est devenue un enjeu stratégique pour faire face aux crises et assurer la continuité des activités.
- Elle repose sur une culture d’entreprise solide, des processus de décision efficaces et une gestion proactive des risques.
- En période de crise, la résilience permet non seulement de protéger le chiffre d’affaires, mais aussi de faire émerger de nouvelles opportunités.
- Le management de transition constitue un levier clé pour renforcer la résilience organisationnelle et piloter un retournement d’entreprise.
Qu’est-ce que la résilience des entreprises et pourquoi est-elle devenue stratégique ?
Issue à l’origine des travaux en psychologie, la notion de résilience renvoie à la capacité à surmonter l’adversité, à s’adapter et à continuer à se développer malgré les difficultés. Appliquée au monde professionnel, la résilience des entreprises désigne leur aptitude à faire face à l’incertitude, à absorber les chocs et à transformer les contraintes en leviers de progrès.
Elle repose avant tout sur des compétences humaines, individuelles et collectives, qui conditionnent la capacité de l’entreprise à s’adapter durablement dans des environnements instables ou en profonde mutation.
Pourquoi la résilience des entreprises est-elle devenue une compétence clé ?
L’environnement économique est devenu durablement incertain. Les crises à répétition et les transformations rapides mettent les organisations sous pression, aussi bien sur le plan opérationnel qu’humain. Dans ce contexte, la résilience des entreprises devient une compétence stratégique. Elle permet d’apprivoiser l’incertitude, d’élargir les perspectives et de préserver la capacité à décider et à agir, tout en assurant la continuité des activités et la protection du chiffre d’affaires.
Comment développer la résilience des entreprises ?
Pour être durable, la résilience des entreprises repose sur deux niveaux complémentaires : un socle humain et managérial, puis une déclinaison plus opérationnelle et stratégique. Clarifier cette articulation permet d’éviter les confusions et de renforcer l’efficacité des actions engagées.
Quels leviers humains pour renforcer la résilience des entreprises ?
La résilience organisationnelle s’ancre d’abord dans les dynamiques humaines. Elle repose sur plusieurs leviers qui jouent sur la capacité collective à rester mobilisée, engagée et solidaire, y compris dans les périodes d’incertitude.
- L’engagement des collaborateurs : Donner du sens à l’action, expliquer les décisions et associer les équipes aux transformations renforce leur capacité à faire face aux difficultés.
- La confiance : Elle permet de maintenir un climat de coopération, de limiter les tensions et de préserver la qualité des relations de travail, même sous pression.
- Le lien social et la mobilisation collective : Ils favorisent la performance dans la durée. En s’appuyant sur la diversité des talents et l’intelligence collective, l’entreprise renforce sa capacité d’adaptation et sa résilience face aux aléas.
Quels leviers opérationnels et stratégiques activer en période d’incertitude ?
Au-delà du socle humain, la résilience des entreprises repose sur des choix opérationnels et stratégiques clairs. Ceux-ci visent à sécuriser l’activité tout en préservant la capacité de projection sur le long terme.
- La structuration des processus de décision : Des circuits décisionnels clairs et resserrés permettent de gagner en réactivité, de réduire l’incertitude et d’éviter les blocages.
- L’anticipation et la gestion proactive des risques : Ils contribuent également à assurer la continuité des activités. Identifier les vulnérabilités, tester des scénarios et accepter une part d’adaptation progressive permettent de faire face aux situations imprévues sans désorganiser l’entreprise.
- La capacité à transformer l’adversité en opportunité : Cela constitue un marqueur fort de résilience. Les entreprises les plus robustes sont celles qui savent ajuster leurs priorités, faire évoluer leurs modèles et tirer des enseignements durables des périodes de tension.
Comment transformer une période de crise en nouvelles opportunités ?
Certaines entreprises parviennent à tirer parti des crises pour se réinventer. En questionnant leurs modèles économiques, leurs modes de fonctionnement ou leur offre, elles transforment les contraintes en nouvelles opportunités. La résilience des entreprises ne consiste pas seulement à surmonter les crises, mais aussi à en faire un levier de transformation. Cette capacité à apprendre et à évoluer renforce durablement leur position sur le marché.
En quoi le management de transition renforce-t-il la résilience des entreprises ?
Le management de transition constitue un levier opérationnel puissant pour renforcer la résilience des entreprises, notamment dans les situations complexes ou sensibles. L’intervention rapide d’un dirigeant expérimenté permet de sécuriser la prise de décision et de restaurer la confiance.
Un Directeur Général de transition joue un rôle clé en temps de crise : il pilote la continuité des activités, stabilise le chiffre d’affaires et met en place les actions nécessaires pour faire face à la situation. Dans les contextes les plus tendus, son expertise est déterminante pour conduire un retournement d’entreprise et inscrire l’organisation dans une trajectoire de redressement durable.
Pourquoi s’appuyer sur l’expertise de Delville Management en situation de crise ?
Delville Management accompagne les entreprises confrontées à des périodes de crise en mobilisant des managers de transition expérimentés, capables d’intervenir rapidement et efficacement.
L’approche de notre cabinet de management de transition repose sur une compréhension fine des enjeux humains, organisationnels et stratégiques. Elle permet de renforcer la résilience des entreprises, d’assurer la continuité et de préparer l’avenir avec pragmatisme et engagement.
Comment faire de la résilience un avantage compétitif durable ?
Faire de la résilience un avantage compétitif suppose de l’inscrire au cœur de la stratégie de l’entreprise. Anticiper les risques, renforcer les processus de décision, investir dans une culture d’entreprise solide ou encore faire appel au management de transition sont autant de leviers pour sécuriser la performance sur le long terme.

Dépasser la résistance au changement en entreprise
Les essentiels à retenir pour vaincre la résistance au changement
- La résistance au changement est un mécanisme normal, lié autant à la psychologie individuelle qu’à la culture d’entreprise.
- Les causes principales : peur de l’inconnu, perte de repères, manque de communication, habitudes ancrées, statut quo et zone de confort.
- Une conduite du changement structurée, transparente et participative réduit fortement les résistances.
- La réussite d’un projet de transformation dépend de l’implication des collaborateurs, de l’accompagnement au changement et d’une mise en place progressive.
- Le management de transition apporte une expertise opérationnelle pour piloter la gestion du changement et sécuriser les transformations complexes.
Comprendre la résistance au changement : un phénomène normal et prévisible
En entreprise, la résistance au changement n’est pas un dysfonctionnement — c’est une réaction humaine naturelle. Toute transformation perturbe l’équilibre existant : processus, relations de travail, perceptions du rôle de chacun. Cette instabilité entraîne souvent une peur de l’inconnu, une crainte de perte de compétences ou simplement la volonté de préserver une zone de confort.
Sur le plan humain, plusieurs causes reviennent systématiquement :
- le manque de visibilité sur les impacts personnels,
- la crainte d’une charge de travail accrue,
- la perception d’un risque sur l’emploi ou le statut,
- des expériences passées de changements mal menés.
Sur le plan organisationnel, la culture d’entreprise peut accentuer la résistance. Une organisation attachée au statut quo, peu habituée à challenger ses pratiques, réagira plus fortement. L’absence de communication structurée, un manque d’écoute ou une mise en place trop rapide peuvent aussi faire naître des frictions.
➤ Comprendre ces ressorts est la première étape de la conduite du changement organisationnel.
Quelles sont les principales causes de résistance au changement ?
1. Les causes individuelles
Chaque collaborateur vit le changement à son rythme. La célèbre courbe du changement, élaborée par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross, illustre les phases psychologiques traversées lors d’une transition :
- choc,
- déni,
- résistance,
- acceptation,
- engagement.
Ces phases expliquent en grande partie l’origine des réactions individuelles face à un projet de transformation et notamment les résistances au changement. Les causes individuelles les plus fréquentes sont :
- la peur de perdre le contrôle,
- la remise en question des compétences,
- le sentiment de ne pas être suffisamment accompagné,
- le manque de sens perçu autour du projet de transformation.
2. Les causes collectives
À l’échelle d’une équipe ou d’un service, la résistance devient un phénomène social. Elle s’explique alors par plusieurs facteurs collectifs :
- habitudes ancrées dans la culture d’entreprise,
- dynamique de groupe défavorable,
- incompréhension des objectifs stratégiques,
- manque de leadership clair et incarné.
3. Les causes de la résistance liées au projet lui-même
La mise en place d’un changement mal préparé peut aggraver les frictions :
- objectifs imprécis,
- chef de projet insuffisamment légitimé,
- calendrier irréaliste,
- manque de formation ou de moyens,
- absence d’accompagnement au changement dès le départ.
Identifier précisément la cause de la résistance est indispensable pour choisir les bons leviers.
Comment réduire efficacement la résistance au changement ?
1. Donner du sens et communiquer avec transparence
Un changement accepté est un changement compris. Les dirigeants doivent exposer clairement :
- pourquoi la transformation est nécessaire,
- ce qu’elle va changer concrètement,
- comment elle sera pilotée,
- et quels bénéfices seront obtenus à long terme.
Cette communication doit faire l’objet d’une réelle gestion de projets. Elle doit être régulière, factuelle et incarnée, notamment par le Directeur Général, les managers et le Directeur de Projet.
2. Adopter un management participatif
L’implication des collaborateurs est un levier puissant pour réduire la résistance au changement. Le management participatif encourage le dialogue, l’écoute active et la co-construction des solutions (découvrir : les différents types de management). Quelques bonnes pratiques :
- créer des groupes de travail,
- organiser des ateliers d’expression des craintes et besoins,
- associer les équipes à la construction du plan d’action,
- valoriser les contributions individuelles.
Plus un collaborateur se sent acteur, moins il résiste.
3. Accompagner, former et sécuriser la transition
La résistance diminue fortement lorsqu’on propose :
- des formations ciblées,
- un coaching individuel ou collectif,
- un renforcement des compétences,
- un support opérationnel disponible dès la mise en place.
L’objectif est de montrer que la transformation ne met pas en danger les individus, mais qu’elle constitue une opportunité d’évolution.
4. Structurer la gestion du changement dans la durée
Le changement ne se limite pas à un lancement. Pour réussir le changement organisationnel, il faut un pilotage régulier, des points d’étape, une évaluation des résultats et un ajustement continu.
Le rôle clé du management de transition face à la résistance au changement
Dans les périodes de transformation, un manager de transition apporte une expertise rare : celle d’un dirigeant opérationnel capable de piloter le changement tout en sécurisant la dimension humaine.
Quand faire appel à un manager de transition ?
Un Directeur de la Transformation, un Directeur Général de transition ou un DRH de transition peuvent par exemple intervenir lorsque :
- l’entreprise doit mener un projet de transformation complexe,
- des résistances fortes perturbent la mise en place du changement,
- il faut un leader neutre, légitime et immédiatement opérationnel,
- les équipes manquent de visibilité ou de confiance.
Le manager de transition est souvent perçu comme un facilitateur, capable de restaurer la cohésion, d’insuffler du sens et d’assurer un pilotage rigoureux.
Qu’est‑ce que le management de transition ? Le management de transition consiste à confier à un dirigeant ou expert opérationnel, immédiatement disponible, une mission stratégique et temporaire pour piloter une transformation, résoudre une crise ou renforcer une direction clé lorsque l’entreprise doit agir vite.
Pourquoi un cabinet de conseil en conduite du changement est-il déterminant ?
Un cabinet de conseil en conduite du changement comme Delville Management apporte :
- une méthodologie éprouvée pour maîtriser la résistance,
- un diagnostic rapide et objectif,
- un pilotage de projet solide,
- un accompagnement au changement structuré,
- une expertise humaine, managériale et organisationnelle.
L’approche sur mesure permet de déployer un projet de transformation en limitant les frictions et en maximisant la réussite du projet.
Conclusion
La résistance au changement est inévitable, mais elle peut être anticipée, comprise et transformée en moteur collectif. Les entreprises qui réussissent leurs transformations sont celles qui associent communication, participation, accompagnement et pilotage expert.
➤ Contactez Delville Management, cabinet de management de transition, pour piloter vos projets de transformation.

Culture d’entreprise : un enjeu pour le manager de transition
Dans un contexte où les organisations font face à des transformations rapides, la culture d’entreprise devient un repère essentiel pour garantir cohésion, performance et engagement. Cet article explore son rôle stratégique, les leviers permettant de la renforcer et la manière dont un manager de transition peut s’y intégrer rapidement, accompagner l’alignement culturel, relever les défis de la mission et ajuster la culture aux nouveaux enjeux — tout en préservant l’ADN de l’entreprise et en soutenant la réussite de la transformation.
Qu’entend-on par « culture d’entreprise » ?
Quelle est la définition de la culture d’entreprise ?
La culture d’entreprise regroupe l’ensemble des valeurs, normes, rituels et comportements qui structurent la vie interne d’une entreprise. Elle façonne la manière dont les collaborateurs collaborent, prennent des décisions ou abordent les défis, tout en donnant du sens au travail quotidien. Parmi les composantes de la culture, on retrouve différents éléments structurants :
- Les types de culture d’entreprise : principes partagés, explicités ou implicites, qui guident l’action.
- Les comportements attendus : façons de travailler, de communiquer, d’arbitrer.
- Les symboles et rituels : événements internes, traditions, codes vestimentaires, méthodes de validation.
La culture peut être formalisée, mais elle repose surtout sur les usages réels, nourris par l’histoire de l’entreprise, ses réussites, ses traditions, parfois des initiatives de team building… La culture d’entreprise, c’est surtout ce qui se fait au quotidien, bien plus que ce qui est écrit dans les documents internes.
Pourquoi la culture d’entreprise est un levier de performance ?
Une culture d’entreprise forte et alignée favorise :
- la cohésion d’équipe,
- l’engagement des collaborateurs dans la durée
- l’adhésion des équipes aux projets,
- la capacité d’adaptation culturelle rapide en période de changement,
- une performance collective supérieure.
À l’inverse, un décalage entre discours et pratiques génère incompréhensions, frustrations et résistances aux transformations.
Quel est le rôle spécifique du manager de transition face à la culture d’entreprise ?
S’intégrer rapidement : comprendre valeurs, codes et pratiques internes
Sont généralement traitées dans le cadre de missions de management de transition RH les missions pour lesquelles il s’agit de faire évoluer ou de renforcer la culture d’entreprise. Toutefois, tous les types de managers de transition, RH ou non, sont impactés par la culture de l’entreprise dans laquelle ils sont impliqués en mission.
En effet, parce qu’il intervient pour une durée limitée, le manager de transition doit réussir une intégration culturelle en un temps extrêmement court. Ses premières semaines sont décisives : immersion, écoute, observation des interactions, compréhension des règles formelles et informelles.
Il doit analyser ce qui fait réellement la culture d’entreprise :
- comment se font les prises de décisions ?
- comment les équipes collaborent-elles ?
- quelles sont les « histoires » internes qui façonnent l’identité collective ?
Cette capacité d’alignement culturel rapide est l’un des marqueurs d’un leadership temporaire efficace.
Respecter l’existant vs challenger la culture : trouver l’équilibre
La capacité d’alignement culturel du DRH de transition ou plus largement du manager de transition quel qu’il soit est primordiale mais elle peut également être mise à l’épreuve par les défis de la mission, qui exigent du manager un leadership temporaire capable d’inspirer sans s’imposer.
En management de transition, la mission exige toujours un juste milieu entre :
- respecter la culture d’entreprise existante, pour obtenir la confiance des équipes ;
- challenger certaines habitudes si elles freinent la transformation.
Ce positionnement équilibré fait du manager un manager relais efficace, capable de préserver l’ADN de l’organisation tout en amorçant les évolutions nécessaires.
Cas typiques : fusion-acquisition, crise, transformation digitale
Dans les phases sensibles, la culture devient un facteur critique.
Par exemple, dans un contexte de :
- Fusion-acquisition : créer un alignement entre deux types de cultures d’entreprise parfois opposées.
- Crise : restaurer la confiance, redonner des repères, incarner les valeurs.
- Transformation digitale : faire évoluer les pratiques vers une culture agile, ouverte au test-and-learn et à l’innovation.
Le manager de transition agit alors comme stabilisateur, facilitateur et accélérateur culturel.Nous contacter
Comment faire vivre et développer la culture d’entreprise en phase de transition ?
Phase d’immersion et diagnostic culturel : cartographie et écoute
L’une des premières étapes consiste à réaliser une cartographie culturelle :
- entretiens clés,
- observation terrain,
- analyse des zones de friction,
- perception du leadership et du climat social.
Ce diagnostic guide ensuite la mise en œuvre des actions prioritaires.
Actions concrètes : communication, posture exemplaire, priorisation
Pour faire vivre la culture d’entreprise, le manager de transition mise sur :
- une communication claire et régulière,
- une posture exemplaire, alignée avec les valeurs d’entreprise,
- la création de rituels simples favorisant l’adhésion,
- la priorisation des actions stratégiques qui renforcent la cohésion.
Grâce à son regard extérieur, il peut aussi détecter ce qui, dans la culture organisationnelle, soutient ou freine la transformation. Ces ajustements peuvent également renforcer la marque employeur en transition, en montrant la capacité de l’entreprise à évoluer avec cohérence et humanité.
Ajuster la culture pour de nouveaux enjeux (agilité, innovation, inclusion)
Si le diagnostic révèle un besoin d’évolution, il peut engager un changement culturel adapté :
- renforcer la collaboration,
- renforcer l’engagement des collaborateurs
- introduire plus d’agilité,
- encourager l’innovation,
- promouvoir l’inclusion,
- aligner comportements et gouvernance.
L’objectif n’est jamais de « remplacer » la culture, mais de l’adapter intelligemment.
Pourquoi faire appel à Delville Management dans ce contexte ?
Delville Management est un cabinet de management de transition, particulièrement attentif à l’humain et à la culture d’entreprise, reconnu comme un acteur premium du management de transition.
Son expertise repose sur plusieurs piliers :
- Réactivité dans la mise à disposition de profils expérimentés (listes de profils qualifiés présentés sous 3 jours et intégration du manager possible sous 5 jours).
- Qualité des missions grâce à un processus de sélection rigoureux.
- Ancrage humain fort, essentiel pour des missions qui touchent au collectif et à l’identité de l’entreprise grâce à ses bureaux présents à Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Espagne.
- Capacité à accompagner la culture d’entreprise, même dans les environnements les plus exigeants : transformation organisationnelle, retournement d’entreprise, croissance rapide, gestion de crise.
Les managers de transition impliqués en mission par Delville Management savent écouter, comprendre, apaiser, fédérer et faire preuve de leadership pour impulser les dynamiques nécessaires à la réussite.
Bonnes pratiques et erreurs à éviter
Bonnes pratiques pour le manager de transition
- Entrer avec une posture d’écoute active.
- Chercher l’alignement culturel plutôt que l’imposition.
- Adopter un leadership humble et incarné.
- Favoriser la transparence et la communication interne.
- S’appuyer sur les relais internes pour accélérer l’adhésion.
Erreurs fréquentes
- Vouloir imposer des méthodes sans comprendre la culture d’entreprise.
- Sous-estimer l’importance de la cohésion d’équipe.
- Oublier que la culture d’entreprise est aussi émotionnelle et relationnelle.
- Négliger les signaux faibles ou les résistances informelles.
Conclusion : la culture d’entreprise, un levier essentiel pour réussir une mission de transition
La culture d’entreprise n’est pas un concept abstrait : c’est un moteur de performance et un facteur clé de succès pour toute intervention en management de transition. Un manager de transition bien intégré, aligné avec les valeurs, capable d’incarner les bonnes pratiques et de conduire les ajustements nécessaires, permet à l’organisation de franchir les étapes décisives avec sérénité et efficacité.
▶Contactez Delville Management pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure :Nous contacter

Courbe du changement : réussir vos transformations
L’essentiel à retenir sur la courbe du changement
- La courbe du changement aide à anticiper les réactions humaines face à une transformation.
- 5 étapes clés jalonnent l’adoption du changement, du choc initial jusqu’à l’intégration.
- Comprendre ces phases permet d’adapter son management, sa communication et son rythme de transformation.
- Un accompagnement externe peut faciliter les transitions délicates : management de transition, cabinet spécialisé en conduite du changement…
Ce que la courbe du changement nous apprend sur les réactions humaines
L’origine de la courbe du changement : les travaux de Kübler-Ross
Avant d’être utilisée dans les entreprises, la courbe du changement trouve ses racines dans le modèle de Kübler-Ross, développé pour décrire les réactions face au deuil. Cette approche éclaire un point essentiel : toute transformation génère une forme de perte — de repères, d’habitudes, de certitudes.
Transposée au monde professionnel, elle permet d’anticiper les comportements typiques des salariés lorsque de nouvelles organisations, technologies ou stratégies sont déployées.
Pourquoi la courbe du changement est un modèle pertinent en entreprise ?
Dans de nombreux contextes de transformation organisationnelle, la courbe du changement permet d’orchestrer une conduite du changement plus fluide. Elle éclaire aussi le rôle qu’un cabinet de conseil en conduite du changement peut jouer pour renforcer l’accompagnement au changement au moment où les résistances apparaissent.
Dans un contexte de changement organisationnel, les dirigeants observent souvent des réactions qu’ils jugent irrationnelles : tensions, inquiétudes, lenteurs, conflits. La courbe du changement offre une lecture simple et utile de ces phénomènes. Elle permet notamment :
- d’adapter la communication interne,
- d’anticiper les résistances au changement,
- de mieux accompagner les collaborateurs,
- d’éclairer les mécanismes humains derrière la gestion du changement.
Les 5 étapes de la courbe du changement
Pour rendre ces étapes concrètes, imaginons quelques pensées entendues dans un couloir ou en réunion.
1. Le choc
« Mais… pourquoi maintenant ? On n’était pas prêts ! »
L’annonce d’une transformation crée souvent une sidération. Inutile de chercher à convaincre : l’enjeu est de rassurer et de donner du contexte.
2. Le déni
« Ça va passer… On va revenir à l’ancienne organisation, non ? »
Certains continuent “comme avant”. D’autres minimisent la portée du changement. Une micro-situation typique : suivre les anciens processus malgré les consignes.
3. La résistance
« Franchement, ça ne marchera jamais. Encore un changement pour rien. »
Frustrations, critiques, perte de motivation… Cette étape est normale et montre une forme d’engagement. Elle nécessite écoute et dialogue pour transformer ces tensions en levier d’évolution.
5. L’intégration
« Finalement, cette nouvelle manière de travailler nous simplifie la vie. »
Les nouvelles pratiques deviennent naturelles. La culture d’entreprise évolue. Le changement est consolidé.
4. L’acceptation
« Bon… voyons ce que je peux faire pour m’adapter. »
On entre dans une phase constructive dans laquelle les équipes commencent à accepter le changement : questions, essais, premières avancées. Le moment idéal pour multiplier les feedbacks et soutenir les équipes.
Pourquoi la courbe du changement est utile (et pas qu’en théorie) ?
Comprendre les réactions pour mieux piloter
La courbe du changement n’est pas un modèle abstrait. C’est un outil d’observation précieux pour les managers pour gérer le changement, comprendre où se situent les équipes et adapter leur posture.
Ajuster la communication au bon moment
Choc
- Le salarié : « Je ne comprends pas ce qui se passe… »
- Le manager : « Laisse-moi t’expliquer le contexte, les causes et les bénéfices du changement changement souhaité. On va avancer ensemble. ». Il faut donner du sens au changement.
Déni
- Le salarié : « Ce changement ne va pas durer… »
- Le manager : « Je comprends que ce soit déstabilisant. Voici pourquoi et comment cela va réellement évoluer. »
Résistance
- Le salarié : « Je ne veux pas faire comme ça, cela n’a aucun sens. »
- Le manager : « Dis-moi ce qui t’inquiète : comprendre ce qui te bloque nous aidera à avancer. »
Acceptation
- Le salarié : « Bon… je vais essayer. »
- Le manager : « C’est un bon début. On avance étape par étape et on voit ce qui fonctionne. »
Intégration
- Le salarié : « Finalement, je m’y retrouve. »
- Le manager : « Bravo pour ton adaptation, ton évolution aide vraiment l’équipe. »
Une communication interne adaptée fluidifie la transition et évite les “montagnes russes émotionnelles”.”.
Éviter les erreurs classiques (et coûteuses)
Parmi les erreurs fréquentes :
- Aller trop vite : cela crée un effet “panique” où les équipes n’ont pas le temps de comprendre, encore moins d’adhérer. Résultat : surcharge mentale et baisse de qualité.
- Nier les résistances : ignorer un salarié qui dit « je ne suis pas d’accord » revient à laisser grandir une frustration silencieuse… qui finit toujours par exploser ailleurs sur le long terme.
- Sous-estimer l’impact émotionnel : un collaborateur qui encaisse un changement sans accompagnement peut perdre ses repères, son engagement et parfois même son estime de soi au travail.
- Saturer les équipes avec trop de changements simultanés : quand tout change en même temps, plus rien n’a de sens. Les équipes décrochent, priorisent mal et la performance s’effondre temporairement.
Ces erreurs ne sont pas théoriques. Elles se traduisent très concrètement par du stress, des tensions, des retards et une perte de confiance dans la direction… Autant de facteurs qui ralentissent fortement la transformation.
Comment tirer parti efficacement de la courbe du changement ?
Rendre le parcours plus fluide pour les équipes
Il est essentiel de faire accepter le changement aux équipes en reconnaissant les différentes émotions par lesquelles elles passent et en respectant leur rythme d’adaptation. Accompagner la courbe du changement, c’est :
- clarifier les objectifs,
- structurer un cadre sécurisant,
- reconnaître les émotions,
- donner un temps d’adaptation réaliste.
Les leviers clés d’un accompagnement réussi face au changement
Face au changement, il s’agit :
- d’adopter une communication transparente,
- de donner un feedback régulier aux équipes,
- d’adopter une écoute active,
- de mettre en place des rituels d’équipe,
- de favoriser la valorisation des progrès.
Exemple : le retournement d’entreprise
Dans un retournement d’entreprise, les étapes du changement sont plus intenses. Les équipes traversent un mélange de choc, de méfiance et d’incertitude. La conduite du changement organisationnel doit être particulièrement maîtrisée. Pourquoi pas alors faire appel au management de transition ? Un Directeur Général de transition ou un DRH de transition, grâce à son expérience terrain, apporte un regard neutre pour faciliter le changement organisationnel. Il joue un rôle crucial pour faire adopter les nouvelles pratiques, réduire les résistances tout en préservant la culture d’entreprise. Il aide notamment à :
- diagnostiquer et surmonter les résistances,
- rétablir la confiance,
- structurer un cadre clair,
- remettre l’organisation en mouvement,
- accélérer l’intégration.
Son rôle est subtil : il ne s’agit pas de remplacer le management interne, mais de créer les conditions d’une transition fluide et efficace.
Conclusion : et maintenant ?
La courbe du changement est un outil précieux pour comprendre les réactions humaines lors d’une transformation. Les cinq étapes — choc, déni, résistance, acceptation, intégration — permettent de structurer et d’adapter son management.
Que l’on mène une transition organisationnelle, une transformation stratégique ou un retournement d’entreprise, la dimension humaine reste centrale. L’enjeu est d’accompagner, pas de brusquer.
➤ Contactez Delville Management, cabinet de management de transition, pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure.

Management de projet : réussir sa transition
Management de projet : 1 entreprise sur 3 échoue à atteindre ses objectifs faute d’un pilotage adapté (source : PMI, Pulse of the Profession 2023). Pourquoi ? Parce qu’en période de transition, les règles du jeu changent, les équipes évoluent et les priorités s’entrechoquent. Dans ce contexte instable, mener un projet de bout en bout tout en gardant le cap relève d’un véritable exercice d’équilibriste.
Dans ces moments où tout semble mouvant et changeant, certaines entreprises font le choix d’un appui externe, rapide et ciblé en ayant recours au management de transition pour piloter un projet stratégique et guider les équipes dans une phase charnière.
Bien mené par un professionnel aguerri, le management de projet devient un puissant levier de transformation. Mais pour qu’il produise pleinement ses effets, encore faut-il en comprendre les fondements, les spécificités en contexte de transition, et savoir s’entourer des bons profils. C’est tout l’objet de cet article.
➤ Vous êtes en période de transition ? Contactez notre cabinet de management de transition !
Le management de projet en transition
Management de projet : définition et principes fondamentaux
Qu’est-ce que le management de projet ? Le management de projet, c’est avant tout une discipline opérationnelle : organiser, planifier, piloter et finaliser un projet dans un temps imparti, avec des ressources définies. Il permet d’atteindre des objectifs précis tout en maîtrisant les risques et les imprévus. Management de projet : définition formelle D’un point de vue plus méthodologique, on peut définir le management de projet comme une démarche structurée visant à transformer une idée, un besoin ou une opportunité en livrables concrets. Elle repose sur un cahier des charges, une planification précise et un alignement constant entre coûts, délais, et ressources mobilisées.
Objectifs, étapes clés et livrables
Une bonne organisation management projet repose sur la clarté des responsabilités, la coordination des parties prenantes et la capacité à garder une vision d’ensemble du déroulement du projet. Les objectifs sont généralement d’améliorer une performance, répondre à un besoin stratégique ou accompagner une transformation. Un projet passe par plusieurs phases, souvent structurées autour d’une feuille de route détaillée :
- L’expression des besoins,
- La formalisation d’un cahier des charges,
- La planification,
- La phase de réalisation,
- Les livrables,
- Et enfin le reporting projet et la clôture.
Le suivi opérationnel, la gestion des risques, la maîtrise des coûts et du planning sont autant d’éléments essentiels pour un pilotage de qualité.
Panorama des méthodes de management de projet (cycle en V, agile, hybride…)
Le choix de la méthodologie dépend du type de projet, de son contexte et de ses enjeux. Chaque approche a ses spécificités et s’adapte à des environnements différents.
- La méthodologie agile, par exemple, repose sur des cycles courts et itératifs appelés sprints-. Concrètement, cela signifie que le projet avance par petites étapes successives, avec des ajustements possibles à chaque phase en fonction des retours ou des imprévus. Elle est particulièrement utile lorsque les besoins peuvent évoluer en cours de projet. On la retrouve souvent dans le développement logiciel ou les projets d’innovation.
- Le cycle en V, à l’inverse, suit une logique séquentielle plus rigide : chaque étape doit être validée avant de passer à la suivante. Ce modèle est souvent privilégié dans les secteurs où la conformité, la documentation et les tests sont critiques, comme l’industrie ou l’ingénierie.
- La méthode hybride cherche à combiner le meilleur des deux mondes : elle structure le projet comme un cycle en V, tout en introduisant des boucles de feedback plus souples et réactives. En d’autres termes, le projet suit un cadre structuré, mais reste capable de s’ajuster au fil de l’eau si des imprévus surviennent. Elle s’adapte bien aux organisations en transition, qui doivent concilier rigueur et agilité.
- Scrum est un cadre de travail issu de l’agilité. Cela veut dire que le projet avance par petits blocs de temps appelés sprints (généralement de 1 à 4 semaines). À chaque sprint, l’équipe se réunit, planifie, avance sur les priorités, puis fait le point pour s’améliorer. Ces rituels réguliers – comme les réunions quotidiennes ou les bilans de fin de sprint – assurent un suivi constant et une amélioration continue. Ce fonctionnement permet de livrer régulièrement de la valeur et d’impliquer fortement les parties prenantes.
- Kanban, souvent utilisé en complément, repose sur un tableau visuel où l’on suit l’avancement des tâches de manière fluide. Il favorise la transparence et la gestion du flux de travail.
- PRINCE2 est une méthode structurée fondée sur des processus et des rôles définis. Elle est très utilisée dans les grandes organisations publiques ou privées pour son cadre rigoureux et sa gouvernance forte.
- PMBOK, produit par le PMI (Project Management Institute), est un référentiel de bonnes pratiques qui décrit en détail les processus de gestion de projet. Il est souvent utilisé comme base pour structurer des projets complexes.
- Enfin, des approches comme le Lean Management ou XP (Extreme Programming) complètent ce paysage, en mettant l’accent respectivement sur la réduction des gaspillages et la qualité du code dans les projets informatiques.
Choisir une méthode de management de projet ne se limite donc pas à une simple préférence : cela doit répondre à la nature du projet, au niveau de maturité de l’équipe et au contexte organisationnel.
Pourquoi le management de projet est-il stratégique en période de transition ?
Contexte des entreprises en transformation
Croissance rapide, réorganisation, fusion-acquisition, digitalisation… Les entreprises vivent de plus en plus de transformations majeures. Dans ces moments, elles doivent mener plusieurs projets en parallèle tout en maintenant leur activité.
Nouveaux défis : restructuration, digitalisation…
Ces transformations génèrent une forte pression : nouveaux outils, processus à revoir, équipes à intégrer. Un pilotage rigoureux est donc indispensable pour éviter les dérives. C’est ici que les approches de management de projet prennent tout leur sens : elles offrent un cadre clair pour planifier, suivre et adapter les actions, tout en maîtrisant les risques et les ressources.
Le rôle du management de transition
Le management de transition vient renforcer cette dynamique en apportant, de façon temporaire, un renfort externe hautement qualifié. Il permet d’injecter rapidement des compétences expertes pour piloter des projets complexes, structurer les étapes et accompagner les équipes dans l’exécution. C’est à ce moment-là qu’un Directeur de Projet de transition peut faire toute la différence, en prenant les commandes du projet avec méthode et réactivité.
Le Directeur de Projet de transition : un acteur clé
Définition et missions
Le Directeur de Projet de transition est un professionnel expérimenté, mandaté pour une durée limitée afin de piloter un projet stratégique dans un contexte de transformation. Sa mission ? Structurer, aligner, exécuter. Il agit comme un chef d’orchestre entre les parties prenantes, les équipes terrain, la direction générale et les éventuels prestataires. Il porte une forte responsabilité sur les délais et la qualité des livrables. Il intervient généralement sur :
- Le pilotage opérationnel du projet,
- La gestion des risques et des imprévus,
- L’animation du comité de pilotage,
- La priorisation des actions et l’arbitrage si nécessaire,
- Le reporting régulier et transparent,
- La transmission des compétences en interne.
Interne ou manager de transition : quelles différences ?
Contrairement à un chef de projet interne, souvent issu de l’entreprise, le Directeur de Projet de transition est externe, neutre, et sans lien hiérarchique ou politique avec les équipes. Il apporte un regard neuf, une capacité d’action immédiate et une indépendance qui favorise les décisions efficaces.
Il n’est pas là pour durer, mais pour réussir une mission précise dans un temps contraint.
Niveau de formation
Le niveau de formation peut varier d’un profil à l’autre, mais la majorité des directeurs de projet de transition sont issus de cursus de niveau bac+5, souvent titulaires d’un diplôme de master en gestion de projet, ingénierie, ou management. Certains Directeurs de Projet sont issus d’un parcours d’ingénieur avec une spécialisation projet. Si certains ont commencé leur carrière par une formation en alternance, c’est surtout la richesse de leurs expériences, accumulées au fil des années, des semestres et des missions, qui constitue leur véritable valeur ajoutée. En moyenne les managers de transition impliqués en mission par Delville Management ont plus de 15 ans d’expérience.
Compétences requises
Le parcours du Directeur de Projet de transition est souvent jalonné d’expériences variées, en interne comme en externe. Des formations ciblées permettent également de renforcer certaines compétences clés avant une prise de mission, notamment sur les outils ou méthodologies propres au secteur concerné. Parmi les compétences indispensables à ce poste :
- Une solide expertise métier,
- Une forte capacité d’analyse,
- Une aisance dans le pilotage multi-projets,
- D’excellentes qualités relationnelles et de communication,
- Et bien sûr, un sens aigu des résultats.
Certains sont formés aux méthodes agiles et possèdent des certifications (PMP, PRINCE2…) qui renforcent la crédibilité de leur profil et garantissent la maîtrise des standards internationaux du management de projet. Mais ce qui fait la différence, c’est leur capacité à embarquer les équipes rapidement et à livrer ce qui est attendu. Un Directeur de Projet de transition doit aussi avoir une approche pédagogique pour transmettre efficacement les savoir-faire et favoriser la montée en compétences des équipes.
Organisation du management de projet en contexte de transition
Gouvernance projet
La réussite d’un projet dépend aussi de la qualité de sa gouvernance. Cela implique une répartition claire des rôles : le sponsor projet, qui incarne la légitimité et le soutien stratégique ; le Chef de Projet ou le Directeur de Projet qui pilote l’exécution ; et parfois un PMO (Project Management Officer), garant de la méthodologie, du planning et du reporting.
Organisation matricielle vs projet dédié
Selon les organisations, le projet peut s’inscrire dans une structure matricielle (avec des ressources partagées entre plusieurs projets ou services), ou dans une structure projet dédiée, plus agile mais plus coûteuse. En contexte de transition, le choix dépendra des ressources disponibles, du niveau d’urgence, et de la sensibilité politique du projet.
Gestion du changement et communication interne
La réussite d’un projet ne repose pas seulement sur sa planification technique. Il faut aussi accompagner le changement humain qu’il implique : rassurer, expliquer, écouter, ajuster. Une communication fluide, régulière, et adaptée aux différentes parties prenantes est essentielle pour limiter les résistances.
Indicateurs de performance
Pour piloter efficacement, il est indispensable de définir dès le départ des indicateurs de performance (KPI) clairs, partagés et suivis : avancement, budget, qualité, adhésion des équipes, etc. Cela permet de prendre des décisions basées sur des faits, pas sur des impressions.
Exemples concrets et cas d’usage
Mise en place d’un ERP dans un contexte de fusion
Une entreprise industrielle issue d’une fusion récente fait appel à un Directeur de Projet de transition pour déployer un nouvel ERP (Enterprise Resource Planning). Objectif : harmoniser les systèmes d’information entre deux entités aux cultures et aux outils très différents. Le manager de transition prend en charge la conduite de projet, la gestion des risques, le cadrage des besoins métiers et la formation des équipes. Résultat : le déploiement est réalisé dans les temps, avec un taux d’adhésion fort.
Refonte des processus métiers après une levée de fonds
Suite à une levée de fonds de plusieurs millions d’euros, une scale-up du secteur tech décide de revoir intégralement ses processus internes pour soutenir sa croissance. Un Directeur de Projet de transition est mandaté pour mener la refonte, en lien étroit avec le comité de pilotage. Grâce à une méthodologie agile et une communication fluide avec les équipes, le projet est mené en 6 mois de mission, avec une réduction des coûts opérationnels de 20 %.
Structuration d’un service IT externalisé
Une entreprise du secteur des services décide d’externaliser son service informatique. Pour piloter cette transition sensible, elle fait appel à un cabinet de management de transition. Le manager de transition sélectionné supervise la rédaction du cahier des charges, la sélection des prestataires, le suivi opérationnel et la mise en place d’un contrat de services clair. En parallèle, il assure le reporting projet auprès de la direction générale et anticipe les risques liés à la perte de compétences internes. Bilan : une externalisation fluide, sans rupture d’activité. Ces exemples illustrent la variété des contextes et des types de projets dans lesquels un cabinet de management de transition peut apporter une véritable valeur ajoutée. Ce type de mission exige des professionnels aguerris à des métiers techniques comme transverses.
Bonnes pratiques pour réussir un management de projet en transition
Cadrage clair et réaliste
Un projet bien cadré dès le départ, c’est 50 % du chemin parcouru. Il est essentiel de définir des objectifs clairs, des livrables mesurables, un périmètre maîtrisé et un planning réaliste. Un bon cadrage permet de mieux arbitrer en cours de route.
Implication du top management
Le sponsor projet doit être visible, engagé, et porter le projet auprès de l’ensemble des parties prenantes. Son rôle est décisif dans l’arbitrage, la résolution de blocages, et l’alignement stratégique.
Communication fluide et continue
En période de transition, les équipes sont souvent sous tension. Maintenir une communication régulière, transparente et adaptée à chaque public (comité de direction, équipes opérationnelles, partenaires) est essentiel pour garder tout le monde mobilisé.
Suivi rigoureux et adaptation continue
Un bon suivi opérationnel repose sur des indicateurs clairs, une capacité à réagir rapidement, et une gouvernance projet qui permet les ajustements en temps réel. L’usage d’outils de gestion de projet collaboratifs (type Gantt, Trello, Jira, etc.) peut renforcer cette dynamique.
Capitalisation et transfert de compétences
En contexte de transition, penser à l’après-projet est indispensable. Le Directeur de Projet de transition doit s’assurer qu’un transfert de connaissances a bien lieu vers les équipes internes pour garantir l’autonomie future. Une approche pédagogique est souvent nécessaire pour transmettre efficacement les savoir-faire.
Conclusion
Le management de projet en transition, un levier puissant pour sécuriser et accélérer les transformations
Dans un environnement où la transformation est devenue la norme plutôt que l’exception, le management de projet constitue bien plus qu’un outil opérationnel : c’est un accélérateur stratégique. En période de transition, il permet de structurer l’action, d’aligner les parties prenantes et de réduire les incertitudes. Qu’il s’agisse d’une fusion, d’une levée de fonds ou d’un changement de modèle, une gouvernance projet solide devient un véritable filet de sécurité pour l’entreprise.
Importance de bien choisir son Directeur de Projet de transition
Mais ce levier ne produit ses effets que si les bonnes personnes sont aux commandes. Le Directeur de Projet de transition n’est pas un simple exécutant : il est à la fois chef d’orchestre, éclaireur, et garant du tempo. Choisir un profil adapté, expérimenté, doté de la bonne posture et des bons réflexes, c’est faire un pari sur la réussite. Et c’est précisément là que le recours à un cabinet de management de transition tel que le notre prend tout son sens.

L’évolution du management : mieux piloter les organisations
Les essentiels à retenir sur l’évolution du management
- Le management est passé d’une logique de contrôle à une logique de confiance et de responsabilisation.
- Le rôle du manager a profondément évolué : moins chef, plus facilitateur et leader.
- Certaines pratiques très verticales (contrôle excessif, décisions descendantes, faible autonomie des collaborateurs) montrent aujourd’hui leurs limites.
- Le management moderne cherche à concilier performance, engagement et sens.
- Il n’existe pas un modèle unique : les pratiques managériales doivent s’adapter aux contextes.
- Dans certaines situations clés, des managers expérimentés peuvent accélérer et sécuriser ces évolutions.
Le management d’hier : des modèles structurants mais aujourd’hui insuffisants
Le management classique et hiérarchique
Pendant des décennies, le management s’est construit autour de modèles fortement hiérarchisés. Inspiré du taylorisme et des organisations industrielles, il reposait sur des pratiques de management très verticales : décisions prises au sommet, circulation descendante de l’information, contrôle étroit de l’exécution et faible autonomie laissée aux équipes. Le rôle du manager était alors clairement identifié : organiser le travail, répartir les tâches, surveiller leur bonne réalisation et corriger les écarts. L’objectif principal consistait à atteindre des objectifs de productivité, dans un cadre stable et prévisible.
Les apports… et les limites de ces modèles
Ces pratiques managériales très verticales ont longtemps été efficaces. Elles ont permis de structurer les organisations, de sécuriser les processus et d’accompagner la croissance industrielle. Mais leurs limites apparaissent dès lors que l’environnement devient plus incertain. Un management trop directif peut freiner la prise d’initiative, ralentir la prise de décision et démobiliser les équipes. À mesure que les organisations se complexifient, ces modèles montrent leur inadéquation face aux enjeux contemporains.
Pourquoi le management a dû évoluer ?
Des transformations profondes du monde du travail
L’évolution du management est avant tout la conséquence de transformations majeures : mondialisation, digitalisation, accélération des cycles économiques et multiplication des crises. Les entreprises évoluent désormais dans des environnements instables, où la capacité d’adaptation prime sur l’application stricte de procédures. Dans ce contexte, atteindre des objectifs ne repose plus uniquement sur le contrôle, mais sur la capacité collective à apprendre, à coopérer et à décider rapidement.
Des attentes nouvelles du côté des collaborateurs
En parallèle, les attentes des collaborateurs ont profondément changé, notamment avec l’arrivée massive des générations X et Y, aujourd’hui pleinement présentes sur le marché du travail. La recherche de sens, l’autonomie, la reconnaissance et le développement des compétences occupent désormais une place centrale pour ces générations, moins enclines à accepter des schémas d’autorité strictement hiérarchiques. Les pratiques de management fondées uniquement sur le contrôle et la verticalité peinent ainsi à répondre à ces nouvelles aspirations. Le manager doit donc composer avec une nouvelle réalité : maintenir un haut niveau de performance tout en favorisant l’engagement, la responsabilisation et la coopération des équipes.
Le management moderne : nouvelles pratiques, nouvelle posture managériale
Du manager contrôleur au manager facilitateur
Le management moderne implique de nouveaux modes de travail et marque une rupture claire avec les pratiques les plus verticales. Le manager devient un facilitateur, capable de créer un cadre clair tout en laissant de l’autonomie. Il n’est plus celui qui décide seul, mais celui qui fait grandir les compétences et encourage la prise d’initiative. Cette évolution du management repose sur des leviers clés : confiance, leadership, écoute active et exemplarité. Le contrôle laisse progressivement place à la responsabilisation.
Des pratiques de management plus collaboratives
Les pratiques managériales évoluent vers davantage de collaboration : management participatif, intelligence collective, travail transversal. Ces approches permettent de mieux mobiliser les compétences internes et d’améliorer la qualité des décisions. Elles illustrent aussi la diversité des types de management qui coexistent aujourd’hui dans les organisations. Management directif, participatif, délégatif ou encore management collaboratif : chaque approche répond à des contextes et des enjeux spécifiques. Loin d’affaiblir la performance, le management moderne contribue à atteindre des objectifs plus durables, en alignant efficacité opérationnelle et engagement des équipes. Cette évolution met en lumière le lien étroit entre management et performance, la qualité des pratiques managériales devenant un facteur déterminant de résultats durables.
Adapter ses pratiques managériales aux contextes et aux enjeux
Il n’existe pas un modèle unique de management
L’un des enseignements majeurs de l’évolution du management est qu’aucune pratique ne peut être appliquée mécaniquement. Les styles de management doivent s’adapter au contexte : phase de croissance, transformation, crise, restructuration ou relance. Un management efficace combine cadre et souplesse, exigence et bienveillance, vision stratégique et pragmatisme opérationnel.
Quand l’évolution du management devient un levier de transformation
Dans certaines situations sensibles, faire évoluer rapidement les pratiques managériales devient un enjeu stratégique. Transformation digitale, réorganisation ou crise de gouvernance exigent souvent une capacité immédiate à fédérer, à décider et à embarquer les équipes. Dans ces contextes, l’expérience managériale est un facteur clé de succès, qu’elle soit portée par des équipes internes ou par un appui externe. Lorsque l’entreprise ne dispose pas, en interne, des ressources ou du recul nécessaires, le management de transition peut constituer une option pertinente. Il consiste à confier, pour une durée limitée, le pilotage d’une situation complexe à un dirigeant externe aguerri, afin de sécuriser la phase de transformation, impulser le changement et préparer le relais avec le management en place.
Le regard de Delville Management sur l’évolution du management
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, l’évolution du management est abordée de manière concrète et opérationnelle. Les managers de transition que nous impliquons en mission interviennent dans des environnements complexes où les pratiques managériales doivent s’adapter rapidement à la réalité du terrain.
Leur rôle ne se limite pas au pilotage d’objectifs. Ils incarnent un management à la fois exigeant et humain, capable de redonner du sens, de structurer l’action et de recréer de la dynamique collective dans des phases décisives.
Conclusion : faire de l’évolution du management un atout stratégique
L’évolution du management traduit un mouvement de fond : celui du passage d’un management très vertical à des pratiques plus collaboratives, plus responsabilisantes et plus agiles. Cette transformation, lorsqu’elle est bien conduite, devient un véritable levier de performance durable.
Comprendre ces évolutions, adapter ses pratiques managériales et savoir mobiliser les bonnes compétences au bon moment sont aujourd’hui des facteurs clés de réussite pour les organisations.
➤ Contactez Delville Management pour vous accompagner :

Comité de direction : rôle et enjeux
L’essentiel à retenir
- Le comité de direction (Codir) est une instance centrale de gouvernance
- Il réunit les principaux cadres dirigeants autour du Directeur Général
- Il joue un rôle clé dans la prise de décisions stratégiques
- Son efficacité repose sur une organisation claire et des profils complémentaires
- Un Codir peut être ajusté ou renforcé selon les enjeux de l’entreprise
Le Codir ou comité de direction constitue l’un des piliers du pilotage des entreprises. Il rassemble l’équipe dirigeante autour du Directeur Général afin de définir la vision stratégique, d’arbitrer les priorités et de prendre les décisions structurantes pour l’avenir de l’entreprise.
La composition d’un Codir varie selon l’organisation et la maturité de l’entreprise, mais il réunit le plus souvent les principaux cadres dirigeants : Directeur Général, DAF, Directeur Commercial, Directeur Marketing, DSI, Directeur des Ressources Humaines… Au-delà des intitulés de fonctions, c’est la complémentarité des expertises et l’alignement avec la culture d’entreprise qui font la force d’un comité de direction. Le Codir n’est pas une simple réunion d’information : il est un véritable outil de management stratégique, au service de la performance et de la cohérence globale.
Quel est le rôle du comité de direction ?
Le comité de direction joue un rôle central dans la stratégie de l’entreprise. C’est au sein de cette instance que sont débattues les grandes orientations, que se construisent les arbitrages et que se consolide une vision partagée. La richesse du Codir réside dans la confrontation des points de vue, permettant une prise de décisions plus éclairée et plus robuste.
Le Codir contribue directement aux décisions stratégiques : investissements, priorisation des projets, organisation, allocation des ressources ou encore gestion des risques. Il permet également de sortir du court terme pour prendre du recul et aligner les enjeux opérationnels avec la vision de long terme.
Comment organiser un Codir efficace ?
Mettre en place un comité de direction ne suffit pas : encore faut-il organiser un Codir de manière rigoureuse pour qu’il soit réellement utile. Les Codir efficaces reposent sur quelques principes clés.
D’abord, un ordre du jour clair, préparé en amont et partagé avec l’ensemble des membres du Codir. Chaque point doit avoir un objectif précis : information, débat ou prise de décision. Cette discipline favorise des échanges de qualité et évite la dispersion.
Ensuite, la régularité et la préparation sont essentielles. Un Codir bien organisé permet à chaque membre de contribuer pleinement, au service de l’intérêt général et non de son seul périmètre fonctionnel. Le rôle du Directeur Général est ici déterminant pour garantir la qualité des débats et la fluidité de la prise de décisions.
Il est également important de distinguer le comité de direction des autres instances de gouvernance.
- Le comité exécutif (Comex), souvent plus restreint, se concentre sur les orientations les plus stratégiques.
- Le Copil (comité de pilotage) et le Comop (comité opérationnel), quant à eux, sont dédiés au suivi et à l’exécution de projets spécifiques.
Cette clarification évite les doublons et renforce l’efficacité globale de la gouvernance.
Faire évoluer son comité de direction face aux enjeux
Le comité de direction n’est pas figé. Il doit évoluer avec l’entreprise, ses priorités et ses phases de développement. Croissance rapide, transformation, crise, départ d’un dirigeant clé : autant de situations qui peuvent fragiliser l’équilibre du Codir.
Dans ces contextes, certaines entreprises font le choix d’un renfort ponctuel via le management de transition. Cette approche consiste à confier temporairement une fonction clé du comité de direction à un manager expérimenté, opérationnel immédiatement.
Faire appel à un cabinet de management de transition permet de sécuriser la continuité managériale, d’apporter un regard extérieur et de soutenir la prise de décisions dans des périodes sensibles, sans alourdir durablement la structure.
Conclusion
Le comité de direction est bien plus qu’une instance formelle : il est au cœur de la gouvernance et du pilotage stratégique. Un Codir bien structuré, composé de profils complémentaires et animé avec méthode, constitue un levier puissant de performance et de cohérence pour l’entreprise.

Gestion des risques : comment protéger son entreprise ?
Qu’est-ce que la gestion des risques en entreprise ?
Gestion des risques : combien de dirigeants dorment sur leurs deux oreilles en sachant leur entreprise prête à affronter l’imprévu ? Selon le Baromètre de la Performance des Organisations 2024, seules 78 % des entreprises disposent aujourd’hui d’un dispositif de gestion des risques structuré, contre plus de 93 % en 2022. Une chute significative qui révèle un relâchement préoccupant. Pourtant, les conséquences d’une mauvaise anticipation peuvent être dévastatrices : perte de chiffre d’affaires, atteinte à la réputation, désorganisation interne… la liste est longue.
Dans ce contexte, certaines entreprises choisissent de renforcer temporairement leurs expertises en s’appuyant sur des solutions extérieures. Le recours ponctuel au management de transition peut notamment permettre de structurer une réponse adaptée à un risque identifié ou d’appuyer l’adoption d’une stratégie d’anticipation des risques.
Parlez-nous de votre besoin, nous vous répondrons dans les 2 heures.
Définition du risk management et objectifs stratégiques
Le risk management, ou gestion des risques, désigne l’ensemble des méthodes permettant d’identifier, d’analyser et de traiter les risques susceptibles d’affecter une organisation. L’objectif stratégique est simple : assurer la pérennité de l’entreprise en anticipant les menaces internes ou externes. Il ne s’agit pas de tout contrôler, mais d’agir avec discernement. Dans un environnement économique de plus en plus volatil, la gestion des risques en entreprise devient un levier de pilotage incontournable. Elle permet d’orienter les ressources vers les priorités, de renforcer la conformité et d’améliorer la prise de décision.
Pourquoi le management du risque est devenu incontournable ?
Les crises sanitaires, la cybercriminalité, les tensions géopolitiques ou encore les transitions écologiques ont multiplié les facteurs d’incertitude. Face à ces bouleversements, les organisations doivent renforcer leur capacité de résilience. Le management du risque devient alors une compétence stratégique, et non plus un simple exercice de conformité. D’autant plus que les attentes des parties prenantes ont évolué. Clients, investisseurs, salariés et régulateurs attendent des entreprises qu’elles protègent leurs données, sécurisent leurs processus et anticipent les perturbations. L’inaction n’est plus une option.
Les principaux types de risques à identifier et à prévenir
On distingue plusieurs grandes familles de risques. Chacune nécessite une approche adaptée :
- Les risques financiers : fluctuation des marchés, défaillance de paiement, erreurs comptables…
- Les risques opérationnels : panne de système, erreurs humaines, rupture de chaîne logistique…
- Les risques humains : départs critiques, tensions sociales, perte de savoir-faire…
- Les risques juridiques et de conformité : non-respect de la réglementation, contentieux, litiges contractuels…
- Les risques technologiques et cyber : attaque informatique, faille de sécurité, obsolescence…
- Les risques environnementaux : pollution, catastrophes naturelles, transition énergétique mal maîtrisée…
>> Pour être efficace, la gestion des risques ne peut pas être cloisonnée ou statique. Elle doit s’appuyer sur :
- une approche transversale, c’est-à-dire impliquant toutes les fonctions de l’entreprise (RH, finance, IT, production, etc.) ;
- une approche dynamique, capable d’évoluer dans le temps selon les contextes (nouveaux projets, crises, évolutions réglementaires…).
Chaque activité de l’entreprise est concernée.
Le rôle du management de transition dans la gestion des risques
Dans un contexte de transformation rapide, d’urgence opérationnelle ou de crise, les organisations n’ont pas toujours les compétences internes disponibles pour faire face efficacement aux aléas. C’est précisément dans ces moments que le recours au management de transition prend tout son sens. Il ne s’agit pas simplement de « combler un vide » managérial, mais bien de piloter une réponse structurée, rapide et experte à un risque identifié.
Pourquoi faire appel à un manager de transition dans un contexte de risque ?
Pourquoi faire appel à un manager de transition dans un contexte de risque ?
Un manager de transition expérimenté est un expert qui intervient temporairement au sein des entreprises pour remplir une mission bien définie, dans un contexte sensible ou stratégique. Généralement surdimensionné pour le poste qu’il occupe, il est immédiatement opérationnel dès son arrivée dans l’entreprise, avec une efficacité maximale dès le premier jour. Dans le cadre d’une gestion des risques, il peut intervenir :
- En amont, pour conduire une évaluation stratégique des facteurs de risque avant un projet critique ou un changement majeur.
- En situation de crise, pour piloter la continuité de l’activité, redresser un projet en difficulté, ou rétablir la conformité réglementaire.
- En post-crise, pour structurer les plans d’action correctifs, capitaliser sur le retour d’expérience et renforcer les dispositifs de prévention.
En somme, ces profils apportent une capacité d’analyse, de décision et de mise en œuvre immédiate, sans phase d’apprentissage. Le cabinet de management de transition Delville Management se distingue par sa réactivité et la précision de son accompagnement. Grâce à un vivier qualifié de plus de 20 000 managers de transition, le cabinet est en mesure de présenter des profils parfaitement adaptés à la problématique de l’entreprise dans un délai de 3 jours après la réception du besoin. L’intégration sur site peut ensuite se faire en moins de 5 jours. Une promesse tenue grâce à un processus éprouvé, piloté par des experts du secteur.
Cas d’usage : pilotage d’un projet stratégique ou d’une transformation sensible
Prenons le cas d’une ETI industrielle confrontée à une cyberattaque paralysant ses outils de production. En l’espace de quelques jours, un DSI de transition ou un expert du risk management est mandaté par notre cabinet pour structurer la réponse : sécurisation des flux, coordination des équipes techniques, mise en œuvre de procédures d’urgence. En parallèle, le manager de transition impliqué en mission contribue à définir une stratégie de sécurisation des données à moyen terme. Autre exemple : une entreprise du secteur agroalimentaire lance un plan de transformation logistique ambitieux. Un manager mandaté par notre practice spécialisée en management de transition agroalimentaire permet ici d’encadrer le projet, d’identifier les risques opérationnels associés (retards, ruptures, surcharge RH), et de structurer des outils de pilotage.
Les apports d’un cabinet de management de transition
Faire appel à un cabinet de management de transition permet de mobiliser rapidement des profils adaptés à la nature du projet et au contexte de risque. Delville Management garantit une intervention rapide, avec présentation des premiers profils dans un délai de 3 jours, et une intégration dans l’entreprise en moins de 5 jours. Le cabinet assure également :
- Une sélection rigoureuse du manager selon l’environnement métier, la culture de l’entreprise et la complexité de la mission,
- Un accompagnement méthodologique pour structurer la mission en lien avec les enjeux stratégiques,
- Un suivi régulier pour ajuster les livrables, garantir l’atteinte des résultats et prévenir tout effet rebond.
C’est un levier de protection aussi bien opérationnelle que stratégique, particulièrement adapté aux situations où le temps est un facteur décisif.
Cas pratiques : comment Delville Management accompagne les entreprises dans la gestion des risques
Évaluation rapide des facteurs de risque en contexte de crise
Lorsqu’un groupe du secteur pharmaceutique a été confronté à une rupture brutale d’approvisionnement, Delville Management a mobilisé en 72 heures un Directeur Supply Chain de transition. Sa mission : réaliser un diagnostic express des facteurs de risque logistiques, cartographier les dépendances critiques et mettre en place des mesures de sécurisation immédiates. Grâce à son intervention, l’entreprise a en transition qui a pu rétablir un niveau de service acceptable en moins de trois semaines, évitant ainsi la perte de clients stratégiques.
Mise en place de plans d’action sécurisants à court et moyen terme
Dans une grande entreprise du BTP confrontée à des non-conformités sur un chantier sensible à l’international, notre cabinet a missionné un expert en conformité réglementaire et gestion de crise. Celui-ci a établi un plan d’action en deux temps : gestion immédiate de l’urgence sur site (sécurité des personnes, suspension des lots à risque), puis déploiement d’un programme correctif structuré. Résultat : aucune pénalité contractuelle, et une réputation préservée auprès du client public.
Retour sur investissements : impacts financiers et organisationnels
Au-delà de l’urgence, la démarche de gestion des risques structurée par Delville Management s’inscrit dans une logique de performance durable. Dans le cadre d’une mission de six mois menée au sein d’un groupe industriel, un manager de transition en risk management a permis de renforcer l’organisation sur plusieurs volets clés : rationalisation des processus, sécurisation de la chaîne d’approvisionnement et amélioration de la réactivité face aux incidents. Résultat : une nette amélioration de la robustesse opérationnelle et une meilleure allocation des ressources internes sur les projets stratégiques.
Le processus de gestion des risques : de l’identification à l’action
1. Identification des risques et des menaces potentielles
Tout commence par une phase d’écoute active : interroger les collaborateurs, cartographier les processus, analyser les incidents passés. L’objectif est de recenser les événements potentiels qui pourraient perturber l’organisation. Par exemple, dans un projet de transformation digitale, un risque classique est le défaut d’appropriation des outils par les équipes. Dans une PME industrielle, l’indisponibilité d’un fournisseur unique peut être critique.
2. Évaluation des impacts et des probabilités
Une fois identifiés, les risques doivent être mesurés. Cela implique d’estimer :
- La probabilité de survenance,
- L’impact potentiel sur les objectifs de l’entreprise (financiers, opérationnels, humains, etc.).
Cette étape permet d’objectiver la gravité des menaces. Un risque fréquent mais à faible impact ne se gère pas de la même manière qu’un risque rare mais potentiellement destructeur.
3. Analyse et hiérarchisation des risques
Les risques sont ensuite positionnés dans une matrice (souvent en croisant impact et probabilité). Cela permet de prioriser les actions. Il s’agit d’une phase stratégique : allouer les bonnes ressources, au bon moment, sur les risques les plus critiques. Une analyse rigoureuse est indispensable pour ne pas disperser les efforts ou négliger un risque latent.
4. Plan de prévention et de gestion
Chaque risque significatif doit faire l’objet d’un plan d’action. Plusieurs leviers sont possibles :
- Réduction de la probabilité (ex : formation, maintenance préventive, recours à un Risk Manager ou un Directeur Qualité),
- Réduction de l’impact (ex : plan de continuité d’activité, recours à un cabinet de management de transition),
- Transfert du risque (ex : assurance),
- Acceptation du risque (en connaissance de cause).
L’essentiel est d’adopter une posture proactive. Laisser les événements décider à votre place, c’est leur donner le pouvoir.
5. Suivi, mesures correctives et ajustements
Le dispositif de gestion des risques n’est jamais figé. Il doit faire l’objet d’un suivi régulier, avec des mesures d’efficacité et des ajustements en fonction du contexte. >> Intégrer ce processus dans la gouvernance permet de créer une véritable culture de la prévention. Et d’impliquer tous les niveaux de l’entreprise.
Les outils et méthodes pour structurer le management du risque
Cartographie des risques
La cartographie permet une visualisation claire et synthétique des risques auxquels une entreprise est exposée. Elle facilite l’identification des zones de vulnérabilité et alimente les discussions stratégiques. C’est un support clé pour les comités de direction.
Matrices d’évaluation et tableaux de bord
Les matrices d’évaluation croisent probabilité et impact, afin de hiérarchiser les priorités. Couplées à des tableaux de bord, elles permettent un suivi dans le temps, avec des indicateurs simples et actionnables.
Outils de conformité et de sécurité
Sécurité des systèmes d’information, protection des données personnelles, outils de conformité réglementaire : autant de leviers qui renforcent la résilience des organisations. Ils doivent être intégrés dès la conception des projets et non a posteriori.
Logiciels de gestion des risques et data management
Les solutions numériques facilitent l’agrégation des données, l’évaluation des scénarios, et l’automatisation de certaines alertes. Ces outils s’intègrent dans une logique de management du risque piloté par la donnée.
Assurance et transfert du risque
Enfin, l’assurance reste un levier structurant pour transférer certains risques (incendie, cyber, RC pro…). Encore faut-il que les contrats soient bien alignés avec les risques identifiés. Besoin d’accompagnement ? N’hésitez pas à nous contacter
Gestion des risques opérationnels : un levier de performance
Identifier les risques liés aux processus et aux activités clés
Les risques opérationnels touchent directement le cœur de l’activité. Rupture d’approvisionnement, erreur humaine, incident logistique… autant de situations susceptibles d’altérer la qualité, les délais ou les coûts. Une analyse détaillée des processus est indispensable.
Évaluer les conséquences sur les ressources et les données
Ces risques peuvent avoir des conséquences importantes sur les ressources humaines, les systèmes d’information ou la disponibilité des données. Une évaluation fine permet d’anticiper les points de fragilité.
Déployer des actions de protection ciblées
Mise en place de procédures, formation, plans de continuité, solutions techniques ou organisationnelles… La prévention repose sur une combinaison de mesures concrètes, ajustées à chaque cas. Le rôle d’un manager de transition peut ici s’avérer décisif pour piloter rapidement un dispositif ou combler un déficit d’expertise ponctuel. Vous souhaitez en apprendre plus sur le management de transition ? Consultez-nous !
Conclusion : anticiper, agir, sécuriser
Le risque est inhérent à toute activité économique. Mais il peut être anticipé et/ou maîtrisé, à condition d’adopter les bons outils, les bons réflexes… et parfois, les bonnes ressources externes. Le management de transition peut s’imposer comme une solution agile et experte pour structurer, piloter et sécuriser une stratégie de gestion des risques.

Comment atteindre l’excellence opérationnelle ?
L’essentiel à retenir pour comprendre les clés de l’excellence opérationnelle
- L’excellence opérationnelle repose sur cinq piliers : orientation client, amélioration continue, culture d’entreprise, pilotage par la donnée et RSE.
- Elle vise à optimiser la chaîne de valeur tout en engageant les équipes dans une transformation durable.
- Le management de transition est un levier puissant pour déployer rapidement cette démarche.
- La réussite dépend d’une vision claire, du soutien du top management et d’indicateurs de performance bien définis.
Qu’est-ce que l’excellence opérationnelle ?
L’excellence opérationnelle, c’est plus qu’une quête de performance : c’est une façon de penser et d’agir au quotidien pour délivrer plus de valeur aux clients tout en améliorant l’efficacité des processus internes. Elle s’appuie sur une logique d’amélioration continue, de réduction des gaspillages et d’engagement des équipes.
Contrairement à la performance opérationnelle, qui vise des résultats à court terme, l’excellence opérationnelle s’inscrit dans la durée. Elle devient une composante structurante de la stratégie d’entreprise, car elle aide à la résolution des problèmes de manière méthodique et collective. Selon une étude PWC, 96 % des entreprises placent l’excellence opérationnelle dans leur plan stratégique à 3 ans (Global CEO Survey, PwC, 2025).
Cette démarche répond à plusieurs défis : elle repose sur un concept d’excellence opérationnelle qui guide l’ensemble des actions terrain et stratégiques.
- Accroître la compétitivité sur des marchés tendus
- Mieux satisfaire les attentes clients
- Fédérer les équipes autour d’un projet de transformation durable
Quels sont les piliers de l’excellence opérationnelle ?
Chaque entreprise adapte son approche, mais cinq piliers reviennent systématiquement dans les organisations performantes :
- Valeur client et création de valeur
- Amélioration continue et processus
- Engagement des collaborateurs et culture
- Pilotage, données et digitalisation
- Soutenabilité, RSE et exigences futures
Pilier 1 : Valeur client et création de valeur
L’excellence opérationnelle commence par une obsession du client. Elle vise à optimiser la chaîne de valeur pour délivrer exactement ce que le client attend, sans superflu, en améliorant la qualité et en s’appuyant sur une démarche d’amélioration constante.
- Suppression des activités sans valeur ajoutée
- Réduction des coûts liés à la non-qualité
- Optimisation des délais de livraison
- Amélioration continue de la qualité perçue
Pilier 2 : Amélioration continue et processus
C’est le cœur du modèle. Inspirée des principes du lean management, la démarche s’appuie sur des outils et méthodes robustes : Kaizen, PDCA, Six Sigma.
- Cartographie des processus
- Standardisation des opérations
- Élimination des gaspillages (temps, ressources)
- Analyse des défaillances pour prévenir leur répétition
Pilier 3 : Engagement des collaborateurs et culture
Sans adhésion des équipes, pas de transformation durable. Cela suppose un rôle fort du manager de proximité, garant de l’engagement quotidien et de la diffusion des bonnes pratiques sur le terrain. L’excellence opérationnelle repose sur une culture d’entreprise forte et partagée.
- Formation continue des équipes
- Développement de l’autonomie et du leadership local
- Mécanismes de reconnaissance
- Implication dans les réflexions d’amélioration
Pilier 4 : Pilotage, données et digitalisation
La data joue un rôle clé pour piloter et objectiver les progrès.
- Mise en place d’indicateurs clés de performance (KPI)
- Suivi opérationnel via des tableaux de bord
- Utilisation d’outils digitaux pour automatiser la collecte et l’analyse
- Développement du process mining pour détecter les goulots d’étranglement
Pilier 5 : Soutenabilité, RSE et exigences futures
L’excellence opérationnelle de demain ne peut être que responsable.
- Intégration des enjeux RSE dans les processus
- Amélioration des conditions de travail
- Optimisation environnementale des flux logistiques
- Déploiement d’une chaîne de valeur durable
Comment mettre en œuvre l’excellence opérationnelle dans votre organisation ?
Le déploiement de l’excellence opérationnelle repose sur une méthodologie structurée. Un manager de transition peut vous accompagner dans son adoption et sa mise en place.
Les étapes de mise en place de l’excellence opérationnelle
1. Diagnostic initial
- Analyse des processus existants
- Identification des points de friction
2. Ciblage des objectifs
- Alignement avec la stratégie globale
- Priorisation des leviers à actionner
3. Expérimentation puis généralisation
- Déploiement progressif pour acculturer les équipes
- Mesure régulière des résultats
Les facteurs clés de réussite
- Implication visible du top management
- Communication claire des bénéfices attendus
- Résolution rapide des irritants organisationnels
Les obstacles fréquents :
- Résistance au changement
- Fonctionnement en silos
- Manque de temps ou de compétences internes
Quel rôle pour le management de transition face à l’excellence opérationnelle ?
Faire appel à un cabinet de management de transition peut accélérer la transformation.
Un objectif sous-jacent aux missions de management de transition
Mettre en place une stratégie d’excellence opérationnelle peut constituer l’objectif principal d’une mission, notamment dans un contexte de forte croissance où il est essentiel de poser un système de management clair pour structurer les opérations et accompagner la montée en charge.
C’est aussi, très souvent, une mission sous-jacente à toute intervention, quelle qu’en soit la nature (gestion de crise, management relais, ou conduite du changement) ou le secteur d’activité de l’entreprise.
Les contextes d’intervention du manager de transition
Un manager de transition expérimenté intervient pour piloter des projets clés ayant un fort impact sur la performance et l’organisation. Ces missions permettent de renforcer l’excellence opérationnelle en apportant des résultats concrets, rapides et mesurables.
- Relancer une usine ou un site de production à l’arrêt ou sous-performant
- Réorganiser un service supply chain pour fluidifier les flux et réduire les coûts
- Optimiser un processus critique (achats, logistique, service client) pour améliorer l’efficacité opérationnelle
Grâce à sa posture externe, le manager de transition facilite les prises de décision et agit comme catalyseur du changement. Chez Delville Management, nos intervenants associent maîtrise des outils d’excellence opérationnelle et capacité à mobiliser les équipes sur le terrain.
FAQ – Questions fréquentes sur l’excellence opérationnelle
Comment mesurer les résultats de votre démarche d’excellence opérationnelle ?
Mettre en place des KPI dès le début permet de piloter et de prouver les progrès. Ces plans d’actions sont essentiels pour piloter les transformations tout en améliorant la qualité des produits et en garantissant une amélioration durable des performances. Indicateurs typiques :
- Gain de productivité (+10 à +30 % selon McKinsey)
- Taux de défaut en baisse
- Taux d’engagement des équipes
- Amélioration de la satisfaction client (NPS, réactivité)
Clé de pérennité : développer la maturité opérationnelle sur le long terme.
Quelle différence entre lean et excellence opérationnelle ?
Le lean est un outil. L’excellence est une démarche plus globale qui intègre stratégie, culture et pilotage.
Combien de temps pour voir des résultats ?
Les premiers effets sont visibles en 3 à 6 mois sur un périmètre ciblé. Mais l’impact global se construit sur 1 à 2 ans.
Quels outils utiliser ?
Cartographie, plan d’actions PDCA, indicateurs KPI, outils digitaux de pilotage. Ces outils s’inscrivent pleinement dans une démarche d’excellence opérationnelle visant à structurer et fiabiliser les processus.
Est-ce compatible avec les PME ?
Oui. L’approche peut être adaptée aux ressources et enjeux d’une structure plus petite.
Conclusion : et maintenant ?
Dans un environnement incertain, miser sur l’excellence opérationnelle n’est plus un luxe, mais une nécessité stratégique. Elle permet non seulement de conduire une réduction des coûts, mais aussi d’engager les équipes et de mieux satisfaire les clients grâce à une véritable démarche d’amélioration continue.
Pour enclencher la dynamique, rien de tel qu’un accompagnement expérimenté.
➤ Contactez Delville Management pour échanger sur vos enjeux.

Réorganisation d’entreprise : enjeux, méthodes et accompagnement
Réorganisation d’entreprise : de nombreuses entreprises engagent chaque année une réorganisation pour s’adapter aux mutations de leur environnement, améliorer leur compétitivité ou surmonter des difficultés internes. Pour réussir ces transitions, certaines d’entre elles font appel au management de transition, une solution souple et réactive pour piloter efficacement le changement.
Ces démarches, bien que complexes, sont devenues monnaie courante dans un contexte économique en perpétuelle évolution. Une transformation profonde, aux conséquences multiples, qui touche à la fois les structures, les métiers, et surtout, les personnes. Comment s’y préparer, l’encadrer et en tirer profit ?
Réorganisation d’entreprise et management de transition
Rôle clé d’un manager de transition dans les périodes de réorganisation
En période de réorganisation, les entreprises doivent faire preuve de réactivité et d’expertise. C’est ici qu’intervient le management de transition, solution agile pour piloter le changement.
Le manager de transition est un expert de haut niveau, immédiatement opérationnel, qui dispose d’une solide expérience dans la gestion de situations complexes. Il intervient de manière ponctuelle, pour une durée délimitée dans le temps, pour piloter des projets stratégiques, redresser une activité ou accompagner des transformations profondes, en apportant un regard externe et des méthodes éprouvées. Il agit comme un catalyseur de transformation. Sa mission : stabiliser une situation instable, piloter un plan de réorganisation ou accompagner une transformation digitale.
Exemples de types de mission : gestion de crise, retournement, transformation digitale, redressement opérationnel
En pratique, ses interventions couvrent :
- la gestion de crise post-fusion,
- le retournement d’activités déficitaires,
- la digitalisation des processus métier,
- ou encore la mise en œuvre de plans de redressement visant une meilleure efficacité opérationnelle.
En période de turbulences, un manager de transition expérimenté peut réellement faire la différence entre stagnation et rebond. Son rôle consiste à sécuriser les décisions, piloter les changements et maintenir l’engagement des équipes, même dans l’incertitude.
Apport de Delville Management, cabinet premium de management de transition
Un cabinet de management de transition comme Delville Management se distingue par une approche à forte valeur ajoutée :
- Une réponse rapide et ciblée : dès la réception du besoin, nous sommes en mesure de proposer, sous 72 heures, une sélection de profils qualifiés, parfaitement alignés avec les enjeux spécifiques du projet de transformation.
- Une expertise croisée du secteur et du terrain : chaque mission est confiée à un manager sélectionné par un binôme unique. Ce tandem associe un directeur de mission expert du secteur d’activité concerné (fort de 25 à 30 ans d’expérience) et un référent local, implanté dans l’un de nos bureaux en France (Paris, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg) ou à l’international (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne). Ce mode de sélection garantit une double adéquation : métier et culturelle.
- Une mobilisation opérationnelle immédiate : nos managers sont disponibles sous cinq jours pour démarrer la mission. Leur capacité à prendre en main des situations complexes en un temps record assure une mise en œuvre rapide et efficace.
- Un pilotage rigoureux tout au long de la mission : notre accompagnement ne s’arrête pas au démarrage. Nous assurons un suivi attentif et régulier des missions afin d’évaluer les résultats obtenus, ajuster les moyens si nécessaire, et garantir la réussite des objectifs fixés.
Notre réseau qualifié, notre connaissance du terrain et notre méthode éprouvée nous permettent de proposer un accompagnement personnalisé centré sur les enjeux de gouvernance, de leadership et de performance opérationnelle.
Qu’est-ce qu’une réorganisation d’entreprise ?
Définition réorganisation d’entreprise et cadre général
Une réorganisation d’entreprise désigne l’ensemble des actions qui visent à modifier en profondeur son fonctionnement interne : répartition des rôles, circuits de décision, processus métier, structure hiérarchique, etc.
Différence entre réorganisation, restructuration et transformation organisationnelle
- La restructuration d’entreprise implique souvent une réduction des effectifs ou une fermeture de site.
- La transformation organisationnelle touche davantage à la culture, aux pratiques et à l’adoption de nouveaux outils.
- La réorganisation, quant à elle, peut combiner les deux dimensions : structurelle et humaine.
Les principales causes d’une réorganisation d’entreprise
Croissance rapide et besoin de structurer
Une montée en puissance mal accompagnée peut générer des dysfonctionnements. Structurer, c’est poser les bases d’une croissance maîtrisée, en alignant l’organisation avec les objectifs de l’entreprise.
Crise économique ou difficultés financières
Quand la rentabilité s’érode, une réorganisation devient souvent indispensable. Il s’agit alors de rationaliser les moyens, ajuster les priorités et renforcer la résilience financière de l’organisation.
Évolution du marché et concurrence accrue
Les attentes des clients changent, les concurrents se multiplient, les technologies avancent. L’entreprise doit s’adapter en permanence pour rester pertinente et compétitive
Transformation digitale et innovation
La digitalisation n’est plus une option. Elle bouleverse les modes de travail, modifie les interactions clients et réinvente les processus. Réorganiser, c’est aussi intégrer de nouveaux outils numériques et faire évoluer les pratiques internes.
Fusion, acquisition, changement de gouvernance
Ces événements structurants obligent à repenser l’organisation : nouvelles synergies, homogénéisation des pratiques, clarification des rôles, redéfinition des chaînes de décision.
Les objectifs d’un plan de réorganisation d’entreprise
Exemples d’objectifs
Un plan de réorganisation vise généralement à :
- Optimiser la performance opérationnelle
- Améliorer la rentabilité et la productivité
- Adapter la gouvernance et les responsabilités
- Renforcer l’agilité face au changement
- Favoriser une culture d’entreprise plus cohérente et partagée
Les étapes clés d’une réorganisation d’entreprise réussie
1. Diagnostic stratégique et organisationnel
C’est le point de départ : comprendre les forces et faiblesses de l’organisation, identifier les freins à la performance, anticiper les impacts du changement. Ce diagnostic doit être à la fois quantitatif et qualitatif.
2. Définition du plan de réorganisation
Il s’agit ensuite de formaliser les orientations prises : révision de la stratégie d’entreprise, nouvelle structure, évolution des processus, gestion des compétences, gouvernance, etc. Le plan doit intégrer des indicateurs précis pour mesurer les résultats.
3. Communication interne et implication des collaborateurs
Une communication claire, continue et adaptée aux publics internes est indispensable. Les collaborateurs doivent comprendre le sens de la démarche, les étapes, leurs rôles, et pouvoir exprimer leurs questions ou préoccupations.
4. Conduite du changement et gestion de l’impact social
Former, accompagner, soutenir : la transformation ne peut réussir que si l’humain est au cœur du processus. Cela implique aussi une relation étroite avec les partenaires sociaux et le CSE.
5. Pilotage, suivi et ajustements
Une réorganisation n’est jamais figée. Elle se pilote dans la durée, avec des points de contrôle réguliers, des ajustements agiles et une écoute continue du terrain.
Les impacts humains et sociaux d’une réorganisation d’entreprise
Risques : incertitude, démotivation, départs
Une transformation mal accompagnée possède un impact social et humain. Elle peut générer stress, confusion ou sentiment d’exclusion. La perte de repères est l’un des premiers facteurs de résistance.
Nécessité d’un accompagnement structuré
Former les managers à la conduite du changement, instaurer des relais internes, offrir des espaces d’écoute : tout cela participe à maintenir la cohésion et la motivation des équipes.
Opportunités : nouvelles responsabilités, montée en compétences
Une réorganisation bien menée permet aussi de révéler des talents, redistribuer les rôles plus efficacement, et renforcer l’engagement individuel autour d’un projet commun.
Bonnes pratiques pour réussir une réorganisation
5 conseils pratiques
- Définir des objectifs concrets et atteignables
- Mobiliser les équipes dès les premières étapes
- Adapter la communication aux différents niveaux hiérarchiques
- S’appuyer sur des indicateurs de performance clairs
- Célébrer les avancées, même modestes, pour entretenir la dynamique
Delville Management, votre partenaire pour piloter votre réorganisation d’entreprise
Avec plus de 1500 missions menées à bien, Delville Management implique en mission des managers de transition experts pour réussir toute réorganisation d’entreprise. Qu’il s’agisse par exemple de redressement, de transformation digitale, de restructuration ou de gestion de crise, notre expertise s’appuie sur un réseau de 20000 managers de transition qualifiés et un accompagnement sur mesure.
Notre force repose sur notre capacité à intervenir rapidement, à comprendre les enjeux spécifiques de chaque entreprise, et à construire avec les équipes des solutions durables et adaptées à leur contexte.

Leadership transformationnel : un levier de changement
Dans le cadre du management de transition, le leadership transformationnel joue un rôle clé. Pour mener à bien les projets de transformation, le manager de transition doit savoir inspirer, mobiliser et motiver les équipes autour d’une vision claire.
Cet article explore les principales caractéristiques du leadership transformationnel et propose des pistes concrètes pour se l’approprier et le mettre en œuvre efficacement dans un contexte de transition managériale.
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Qu’est-ce que le leadership transformationnel ?
Leadership transformationnel, définition et origine du concept
Le leadership transformationnel est une approche managériale qui vise à accompagner un changement profond, tant au niveau des individus que de l’organisation. Apparue dans les années 70 sous l’impulsion de James V. Downton, puis formalisée par James Burns, cette forme de leadership a été approfondie par Bernard M. Bass en 1985, qui en a défini les leviers concrets et les indicateurs de performance.
Il stimule la motivation, l’engagement et le développement personnel des collaborateurs. Il oriente également l’entreprise vers une transformation durable et stratégique.
Le leader transformationnel agit en guide et en moteur du changement. Il favorise la transformation organisationnelle, promeut l’adoption de nouvelles pratiques, développe les compétences de ses équipes. Il ajuste aussi les modes de fonctionnement de l’organisation pour mieux faire face aux enjeux contemporains, qu’ils soient technologiques, environnementaux ou sociétaux.
En somme, cette forme de leadership incarne la capacité à influencer durablement et positivement les personnes comme les organisations, en leur donnant les moyens de progresser.
Différences avec le leadership transactionnel
Le leadership transformationnel repose sur une influence bienveillante et inspirante, plutôt que sur le contrôle ou la contrainte. Le leader adopte une posture ouverte : il encourage l’autonomie de ses collaborateurs en leur laissant une réelle liberté dans leurs choix et dans leur manière d’agir.
Contrairement au style transactionnel, ce modèle de leadership ne mise pas sur un système de récompense conditionnée aux performances, et ne cherche pas à valoriser certains membres de l’équipe plus que d’autres. Son approche est plus égalitaire, plus humaine.
Le leader transformationnel partage ses orientations stratégiques avec clarté, tout en restant à l’écoute des idées et des points de vue de chacun. Il ne cherche pas à imposer, mais à convaincre et à entraîner.
C’est par son charisme naturel qu’il parvient à fédérer. Il incarne un modèle qui suscite l’adhésion. Son équipe le suit non par obligation, mais parce qu’elle croit en la direction proposée. Son pouvoir d’influence et son charisme sont employés à mobiliser les collaborateurs autour de projets collectifs ambitieux, souvent au-delà de leurs intérêts individuels propres.
Leadership transformationnel VS transactionnel : avantages et inconvénients
Prenons l’exemple d’une entreprise du secteur industriel confrontée à la nécessité d’adopter une nouvelle technologie numérique pour automatiser une partie de sa production. Cette transition génère des inquiétudes : perte de repères pour les salariés, crainte de la suppression de postes, et résistance passive à l’implémentation.
Réponse avec le leadership transformationnel :
Le leader transformationnel réunit son équipe pour exposer avec transparence la vision stratégique derrière cette adoption : rester compétitif et améliorer les conditions de travail. Il implique les collaborateurs dans la réflexion, écoute leurs inquiétudes et propose des formations pour faire progresser chacun dans son rôle. Ce leadership favorise la responsabilisation, l’engagement et renforce la cohésion d’équipe. Avantages : forte adhésion des collaborateurs, innovation et créativité accrues, amélioration durable des compétences, création d’une culture de changement. Inconvénients : prend plus de temps, nécessite une forte capacité d’échange et d’écoute, résultats visibles à moyen ou long terme.
Réponse avec le leadership transactionnel :
Le manager précise les résultats attendus, fixe des délais et prévoit des primes pour ceux qui franchissent les étapes définies. Il impose un cadre strict pour limiter les retards et applique des sanctions en cas de résistance. Cette approche repose sur un pilotage très structuré. Avantages : efficacité à court terme, rapidité d’exécution, clarté des attentes. Inconvénients : mobilisation plus superficielle, risques de démotivation, faible appropriation du changement, tensions possibles.
Quel type de management choisir selon le contexte ?
L’exemple développé juste au-dessus illustre bien comment le leadership transformationnel peut devenir un puissant moteur de changement de fond, orienté vers le long terme, en mobilisant l’humain et l’intelligence collective.
À l’inverse, le leadership transactionnel vise avant tout une performance rapide, souvent au prix d’une adhésion moins forte.Il n’en demeure pas moins pertinent : il est particulièrement efficace pour encadrer les tâches opérationnelles et atteindre des objectifs à court terme. Il permet de structurer rapidement l’action et de produire des résultats concrets dans des délais serrés.
Faire appel au management de transition, c’est s’entourer de managers experts en conduite du changement, capables d’adopter un style transformationnel ou transactionnel selon la maturité de l’organisation, ses contraintes temporelles et ses objectifs stratégiques.
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Les piliers du leadership transformationnel
Vision et inspiration
Un leader transformationnel définit une vision stratégique claire, ambitieuse et inspirante. Il motive les collaborateurs de l’entreprise à travailler ensemble pour la réaliser. Cette capacité à inspirer permet de donner du sens à l’action quotidienne.Stimulation intellectuelle et innovation
Ce type de leadership encourage la stimulation intellectuelle. Il pousse les collaborateurs à sortir des sentiers battus, à innover et à remettre en question les pratiques établies. La gestion de l’innovation devient alors un moteur de croissance durable.Considération individuelle et engagement des équipes
Chaque collaborateur est reconnu dans son unicité. Le leader transformationnel s’attache à comprendre les besoins de chacun, à les accompagner dans leur développement, et à créer un climat de confiance propice à l’épanouissement et à l’engagement des collaborateurs.Modélisation des comportements et exemplarité
Le leadership transformationnel repose sur une forme de leadership par l’exemplarité et donc de cohérence entre les paroles et les actes du manager. En incarnant les valeurs qu’il souhaite diffuser, le leader devient un exemple à suivre, renforçant l’adhésion de ses équipes.
Les bénéfices du leadership transformationnel en entreprise
Amélioration de la motivation et de la performance des équipes
Le leadership transformationnel favorise une motivation accrue. Il renforce la performance collective, car les parties prenantes sont alignées sur une vision partagée. Le travail devient plus engageant, ce qui stimule la productivité.Création d’une culture du changement et de l’innovation
Ce style de leadership installe une culture d’entreprise ouverte à la transformation et à l’expérimentation. Il favorise l’adaptabilité à l’environnement et la gestion du changement qui sont des compétences indispensables dans un monde en perpétuelle évolution.Renforcement de la résilience organisationnelle
En encourageant l’autonomie, la responsabilité et la collaboration, le leadership transformationnel augmente la résilience organisationnelle. Les équipes deviennent plus aptes à surmonter les défis et à faire face aux périodes d’incertitude.
Développer un leadership transformationnel en management de transition
Echanger sur un besoinQu’il s’agisse d’une mission de management de transition ou d’un contexte plus global au sein de l’entreprise, il est essentiel de s’appuyer sur des leviers concrets pour activer un leadership transformationnel efficace. Voici quelques conseils pour le mettre en œuvre et l’adapter aux enjeux du terrain.
Si votre entreprise traverse une phase de transformation stratégique ou fait face à des défis complexes, faire appel à un manager de transition peut être une réponse agile et ciblée. Ce type d’accompagnement permet de combiner expertise opérationnelle et posture de leadership adaptée aux objectifs définis.
ership installe une culture d’entreprise ouverte à la transformation et à l’expérimentation. Il favorise l’adaptabilité à l’environnement et la gestion du changement, des compétences indispensables dans un monde en perpétuelle évolution.Cultiver une vision claire et partagée
Pour incarner un leadership transformationnel, il est essentiel de formuler une vision claire et mobilisatrice et de la partager de manière engageante. Cela passe notamment par une prise de décision partagée et inclusive entre les parties prenantes.Encourager l’autonomie et la prise d’initiative
L’autonomisation des équipes est une composante clé. Elle passe par la confiance accordée aux collaborateurs, la valorisation des idées nouvelles et la reconnaissance des prises d’initiative. C’est ainsi que naît un leadership agile et adaptatif.Favoriser une communication ouverte et transparente
Un environnement de travail où la communication est valorisée permet aux salariés de se sentir écoutés, respectés et impliqués dans les décisions. Cela développe un véritable sentiment d’appartenance au projet et renforce la cohésion d’équipe.Investir dans la formation et le développement des compétences
Le développement du leadership passe par la formation, la gestion des talents et la stimulation intellectuelle continue. Il est essentiel d’encourager les compétences en leadership au sein de l’organisation pour assurer une évolution constante.
Les défis du leadership transformationnel
Résistance au changement et gestion des freins internes
L’une des difficultés majeures du leadership transformationnel est de surmonter la résistance au changement. Cette résistance peut provenir de croyances profondément ancrées, d’une peur de l’inconnu ou d’un attachement aux habitudes existantes. Pour la dépasser, le leader doit identifier les freins internes, qu’ils soient culturels, relationnels ou organisationnels. Il est essentiel de les traiter avec pédagogie, en s’appuyant sur une communication claire, une écoute active et une implication progressive des équipes.
Supervision des attentes et des résultats à court terme
Les transformations profondes nécessitent du temps, mais les organisations doivent souvent produire des résultats immédiats. Le leader transformationnel est donc confronté à une tension permanente entre cette temporalité longue et les exigences de court terme imposées par la direction. Il doit composer avec des délais serrés, tout en préservant le sens du projet. Trouver la bonne approche de leadership implique ainsi de jongler entre vision stratégique et exigences opérationnelles, en veillant à maintenir la motivation.
Maintien de l’équilibre entre inspiration et pragmatisme
Le leadership transformationnel repose sur une vision forte, mais celle-ci ne doit pas occulter les impératifs de terrain. Le leader doit savoir naviguer avec justesse entre inspiration et pragmatisme. Trop de hauteur de vue peut déconnecter les équipes de la réalité opérationnelle. À l’inverse, une focalisation excessive sur les actions à court terme risque de brider la dynamique d’innovation. Pour conserver l’adhésion, il convient de traduire les grandes orientations en actions concrètes, mesurables et atteignables.
Leadership transformationnel et management de transition : une synergie efficace
Impact du management de transition pour impulser un changement
Dans les phases de transformation, faire appel à un cabinet de management de transition peut être un choix stratégique. Les managers de transition apportent une expertise en gestion du changement, une vision externe et une prise en main de leadership rapide. Leur intervention favorise une adaptation rapide au changement de la part des collaborateurs, en s’appuyant sur un leadership transformationnel ou transactionnel, selon le contexte et les besoins spécifiques de l’entreprise.
Quand faire appel à un manager de transition pour accompagner un changement ?
Qu’il s’agisse d’une fusion, d’une réorganisation, ou d’une évolution culturelle profonde, un manager de transition peut accompagner efficacement la conduite du changement temporaire, tout en impulsant un leadership transformationnel.
Comment Delville Management accompagne les entreprises ?
Les managers de transition que nous impliquons en mission s’intègrent rapidement dans vos effectifs, instaurent un climat de confiance et agissent comme catalyseurs du renouvellement des pratiques d’entreprise. Leur méthode de leadership favorise une collaboration renforcée des équipes projets, basée sur la confiance, la transparence et des objectifs partagés. Cela renforce l’adhésion des collaborateurs et accélère la mise en œuvre des projets de transformation dans un esprit de co-construction.
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Contrefaçon dans le luxe : riposter à l’ère du quiet luxury
La contrefaçon dans le luxe : un fléau qui coûte chaque année près de 16 milliards d’euros à l’Europe (source : EUIPO). Ce chiffre alarmant pourrait encore grimper avec l’essor du quiet luxury, un courant qui valorise l’élégance discrète plutôt que l’ostentation.
Une tendance séduisante pour les consommateurs, mais redoutable pour les marques : comment défendre juridiquement un produit… qui ne laisse volontairement aucun signe distinctif majeur ?
Quiet luxury : élégance discrète, vulnérabilité accrue
Des maisons historiques comme Louis Vuitton avec son monogramme iconique, ou Gucci avec ses bandes vert-rouge-vert, ont longtemps capitalisé sur des signes immédiatement reconnaissables. Ces marqueurs visuels facilitaient leur protection juridique : la contrefaçon sautait aux yeux devant un tribunal.
À l’inverse, les marques qui incarnent aujourd’hui le quiet luxury adoptent une posture radicalement différente. Leurs créations sobres misent sur la qualité des matériaux, le minimalisme des formes et le raffinement discret. The Row, Loro Piana ou Polène en sont des exemples phares.
Ce positionnement, prisé pour son élégance feutrée, devient pourtant un défi lorsqu’il s’agit de faire valoir un droit de propriété.
Sans élément graphique fort, il est difficile pour ces marques de démontrer qu’un article est bien le leur – et donc de prouver une éventuelle contrefaçon.
Le droit, fondé sur la distinctivité, peine à reconnaître un design qui repose justement sur la discrétion. Résultat : une vulnérabilité accrue face aux imitateurs qui implique de réinventer les outils de défense, en s’éloignant des approches traditionnelles fondées sur la reconnaissance visuelle.
L’essoufflement des outils juridiques traditionnels face à la contrefaçon
Les formes de contrefaçon se sont diversifiées et sophistiquées. On assiste à une prolifération de faux certificats d’authenticité à laquelle s’ajoutent des imitations de packaging toujours plus convaincantes, ainsi que des reproductions non autorisées de créations numériques.
Face à ces pratiques de plus en plus dématérialisées et globalisées, les marques peinent à réagir rapidement. Les procédures juridiques, longues et coûteuses, restent mal adaptées à la réactivité exigée dans un environnement digital transfrontalier.
Pour les consommateurs, vérifier l’authenticité d’un article reste une tâche complexe. Les certificats papier, faciles à falsifier, et les méthodes d’authentification qui diffèrent d’une marque à l’autre alimentent un climat de méfiance généralisée.
Dans ce contexte d’impuissance juridique croissante, les solutions purement techniques – et notamment basées sur la blockchain – apparaissent comme une voie de contournement innovante pour redonner aux marques le contrôle sur l’authenticité de leurs produits.
NFT et traçabilité : une preuve d’authenticité nouvelle génération
Pour répondre à la défiance croissante des consommateurs et limiter les risques d’intrusion de produits contrefaits, les marques de luxe renforcent leur système de traçabilité interne.
Deux technologies sont notamment utilisées : les codes Datamatrix, scannés à chaque étape logistique, et les puces RFID, qui permettent un suivi en temps réel des produits.
Mais ces solutions, bien que performantes, restent invisibles pour le client final.
C’est là que les NFT (non-fungible tokens) changent la donne. Pour faire simple, un NFT est un certificat numérique unique, enregistré sur une blockchain, et attaché à un produit physique. Contrairement aux marquages classiques, il ne peut être copié ou falsifié.
Un NFT peut contenir une multitude d’informations vérifiables comme par exemple les matériaux utilisés, le lieu de fabrication, le numéro de série, voire encore l’historique des propriétaires…
Il est accessible à tout moment en ligne, offrant ainsi à l’acheteur une vérification directe, sans passer par la marque ou un document physique.
Autrement dit, alors que les puces RFID et les codes Datamatrix assurent une traçabilité interne, les NFT apportent une certification publique, fiable et durable, visible par tous.
C’est ce modèle qu’a retenu le consortium Aura Blockchain, réunissant LVMH, Prada ou encore Cartier, pour suivre certains produits emblématiques comme les bijoux « Prada Eternal ».
🠖 Cette combinaison d’outils permet de bâtir un écosystème plus résilient face à la contrefaçon, tout en valorisant la transparence et la confiance.
Les pièges juridiques des NFT : attention au mirage
Si les NFT offrent un vrai potentiel contre la contrefaçon, leur usage reste juridiquement fragile. Rien n’empêche aujourd’hui un tiers de créer un jeton associé à un visuel ou un produit sans autorisation – comme dans l’affaire des « MetaBirkins », où Hermès a dû poursuivre un artiste ayant émis des NFT imitant ses sacs iconiques.
Autre point sensible : les données personnelles. En raison de l’immuabilité de la blockchain, les informations intégrées à un NFT sont très difficiles à modifier ou à supprimer, ce qui peut entrer en conflit avec le RGPD.
Enfin, les plateformes d’achat, vente et création de NFT comme OpenSea ne vérifient pas systématiquement les droits des créateurs. Les NFT sur ces plateformes pourraient donc paradoxalement devenir des outils de contrefaçon, en l’absence de régulation claire. D’où la nécessité urgente d’un cadre juridique harmonisé à l’échelle européenne.
Faire appel au management de transition
Notre cabinet de management de transition comprend les spécificités uniques de l’industrie agroalimentaire. Que ce soit pour accompagner une transformation organisationnelle ou assurer la mise en place de nouvelles stratégies, nos experts en management de transition agroalimentaire sont prêts à vous accompagner.
Contactez-les !
À l’ère du quiet luxury, où les repères visuels s’estompent, la lutte contre la contrefaçon impose une nouvelle agilité. Le management de transition supply chain permet d’activer rapidement les compétences nécessaires pour structurer et piloter des dispositifs adaptés : NFT, RFID, traçabilité blockchain…
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, notre practice spécialisée en management de transition luxe nous permet d’intervenir aussi bien sur des missions supply chain que sur des besoins juridiques. En renforçant temporairement les équipes et en mobilisant une expertise ciblée, nous apportons une réponse agile aux nouveaux défis du secteur.
Gaëlle Rembauville
Emma Benichou
Directrice de PracticeLuxe & Retail
+33 6 75 91 25 82Business ManagerLuxe & RetailSenior+33 6 62 65 27 31

Bien gérer son intermission en management de transition
Bien gérer son intermission en tant que manager de transition est la clé pour transformer cette période d’attente en véritable levier de progression. Cette parenthèse mérite d’être abordée comme une séquence stratégique à part entière.
Pour sen savoir plus sur le métier de manager de transition :
Se ressourcer : profiter du temps pour soi
« Se reposer n’est pas une pause, c’est une stratégie.»,
— Greg McKeown, auteur de Essentialism
Avant toute chose, l’intermission est un moment pour soi. Un moment pour relâcher la pression, ralentir le rythme et se reconnecter à ce qui nous anime au-delà des enjeux professionnels. Voyager, renouer avec une passion oubliée, consacrer du temps à ses proches ou simplement ne rien faire : ces moments sont bien plus qu’un luxe, ils sont nécessaires.
Certain·e·s choisissent de parcourir une région longtemps rêvée, d’autres de se consacrer à l’écriture ou à la peinture, ou tout simplement de passer du temps de qualité avec leurs proches. Ces respirations sont souvent celles qui permettent de revenir en mission avec plus de recul, de lucidité, et d’envie.
Certain·e·s témoignent du bénéfice d’un vrai temps de déconnexion : partir sans contrainte, se laisser inspirer par d’autres environnements ou simplement ralentir. Ces moments hors cadre nourrissent souvent une énergie nouvelle et un regard renouvelé sur les défis à venir.
Prendre de la hauteur : structurer son temps pour progresser
Passé ce temps de respiration, l’intermission peut aussi devenir un espace de développement. Il ne s’agit pas forcément de repartir à l’assaut du monde professionnel, mais plutôt de prendre du recul, de remettre en perspective son parcours et de nourrir sa réflexion.
Certains managers profitent de ce temps pour redonner du rythme à leur quotidien, en structurant leurs journées autour d’objectifs concrets : lecture ciblée, rédaction de notes de synthèse sur les grandes tendances sectorielles, ou encore élaboration de cas d’usage autour de l’IA ou de la transformation digitale.
C’est ce qu’a fait Christophe, manager de transition : « Pendant mes quatre semaines d’intermission, j’ai relu Leading Change de John Kotter, et j’ai rédigé une note de cadrage sur l’impact de l’IA générative dans les métiers du contrôle interne. Trois semaines après, j’étais impliqué en mission par le cabinet de management de transition Delville Management sur un projet de transformation numérique dans une banque. »
Une étude publiée dans la Harvard Business Review (The Transformative Power of Sabbaticals, 2023) montre que les professionnels qui prennent des pauses prolongées structurées reviennent avec une meilleure conscience de soi, une confiance accrue dans leurs capacités et une motivation renforcée. Autant d’éléments qui, transposés à l’intermission d’un manager de transition, renforcent la qualité de l’engagement et la pertinence des choix futurs.
Réseauter : des connexions qui ouvrent des portes
Entretenir ses relations : garder le lien et faire rayonner son expertise
Le management de transition est un métier de relations. Une mission en appelle une autre, souvent par le bouche-à-oreille. C’est pourquoi l’intermission est une période idéale pour cultiver son réseau, relancer d’anciens contacts ou initier de nouvelles discussions sectorielles.
Un bon point de départ ? Réactiver trois relations professionnelles en proposant un échange informel. L’idée n’est pas de vendre, mais de partager une vision, une actualité, une problématique commune. Ces échanges peuvent être prolongés par une prise de parole sur LinkedIn : partage d’un retour d’expérience, commentaire d’une tendance marché, décryptage d’un rapport stratégique.
Tirer parti du Club Delville : un réseau actif et inspirant
Par ailleurs, le Club Delville constitue un levier puissant pour maintenir un lien actif avec l’écosystème. Composé de plus de 500 dirigeants sélectionnés pour leur expérience et leur exigence, ce réseau organise plusieurs formats d’événements pensés pour favoriser les échanges, l’inspiration mutuelle et la visibilité des membres.
Les petits-déjeuners organisés par le Club, par exemple, accueillent des intervenants de renom issus du monde politique, économique ou entrepreneurial.
Les rencontres mensuelles, plus informelles, créent un climat propice aux échanges de pair à pair.
Ces formats sont autant d’occasions de rester en prise avec les enjeux actuels, tout en entretenant un réseau de qualité dans une logique de réciprocité professionnelle.
Se former : renforcer son impact sur le terrain – méthodes, outils et postures
Développer ses compétences managériales
L’intermission est aussi un moment propice pour développer de nouvelles compétences, affiner ses méthodes ou explorer de nouveaux champs d’expertise. Cela ne concerne pas uniquement les savoir-faire techniques : bien manager une équipe dans des contextes instables, désamorcer des conflits internes, améliorer sa communication interpersonnelle ou renforcer sa posture de leadership sont autant de dimensions clés.
De nombreuses formations reconnues abordent ces thématiques, comme celles proposées par Sciences Po Executive Education ou l’ESSEC Business School, notamment via des modules en ligne axés sur le leadership, la gestion du changement ou encore la résolution de conflits.
Structurer son approche métier et renforcer son expertise
Pour ceux qui souhaitent structurer leur approche du métier, le certificat “Management de transition” de l’IFMT (rattaché à Paris Dauphine) offre un socle solide. Les profils plus expérimentés peuvent se tourner vers les Executive Programs du CEDEP (sur le campus de l’INSEAD à Fontainebleau), pour challenger leur leadership dans un environnement multiculturel.
Autres options intéressantes : la méthode Training Within Industry (TWI), utilisée dans l’industrie pour améliorer la formation et la résolution de problèmes, ou encore les programmes spécialisés proposés par CentraleSupélec Exed, notamment sur les sujets digitaux ou de gouvernance IT.
S’appuyer sur des formats courts et agiles : la Delville Academy
En complément, les formats proposés par la Delville Academy constituent une ressource précieuse. Organisés régulièrement sous forme de webinaires thématiques d’une heure, ils permettent aux managers de transition de bénéficier de retours d’expérience concrets, d’éclairages d’experts et de clés de lecture opérationnelles sur des sujets d’actualité. C’est un format agile, accessible et pensé pour nourrir une montée en compétence continue tout au long de l’année.
Voici quelques exemples de thématiques déjà abordées :
- La médiation inter-entreprises : comprendre les mécanismes et les enjeux d’une médiation réussie.
- Les clés du succès des startups émergentes : analyser les facteurs d’accélération et les conditions de scalabilité.
- Transformer les conflits d’associés : repérer les signaux faibles et agir à temps.
- Comment libérer 1 à 2 % de son CA en cash manuellement ? : mettre en œuvre des actions simples et concrètes à fort impact.
Conclusion
L’intermission ne doit pas être subie. Bien préparée, elle devient un accélérateur. En combinant ressourcement personnel, réflexion, réseau et formation, chaque manager peut transformer ce temps suspendu en un espace de projection. Ce n’est pas une pause : c’est un tremplin.
Vous êtes en recherche de mission ?

5 étapes clés pour bien démarrer sa mission de transition
Comment bien démarrer sa mission de transition ?
Les premiers jours d’une mission de management de transition sont décisifs pour créer une dynamique positive. Tout se joue dans la façon dont vous posez les bases : posture, écoute, diagnostic, cadrage.
Voici un guide pratique pour bien commencer une mission en management de transition et maximiser vos chances de succès dès l’arrivée.
1. Préparation en amont
Avant même d’entrer dans l’entreprise, collectez un maximum d’informations : secteur, actualités, culture d’entreprise, principaux enjeux. Cela vous permet d’adopter une posture légitime dès les premières rencontres.
Chez Delville Management, le Directeur de Mission peut aussi partager en amont des préconisations utiles au client pour faciliter votre intégration. Parmi elles, le recueil d’informations organisationnelles, RH ou financières constitue un bon point de départ pour alimenter vos premières observations et affiner votre compréhension du contexte.
En parallèle, assurez-vous que le donneur d’ordre de la mission (client ou direction) ait bien informé les équipes de votre arrivée, de votre rôle et de votre périmètre. Cette transparence crée un climat favorable à la collaboration.
2. Diagnostic express & cadrage
Dès les premiers jours, réalisez un diagnostic rapide pour repérer les urgences, comprendre les tensions et identifier les attentes. Il ne s’agit pas de tout résoudre tout de suite, mais de poser un premier regard lucide et objectif.
Lors de la première semaine, un point de cadrage tripartite est organisé entre vous, le client et notre cabinet de management de transition. Il permet de définir les grands attendus de la mission, les chantiers à mener et leur durée. Ce moment structurant vous aide à poser les premières bases d’une feuille de route partagée.
3. Intégration rapide et plan d’action
Une fois la feuille de route structurée, réalisez ensuite un cadrage clair de la mission : objectifs, livrables, planning, KPIs. Cela fixe un cadre sécurisant pour vous et pour vos interlocuteurs. Sur cette base, formalisez un plan d’action opérationnel. Il doit comporter des actions prioritaires, des interlocuteurs clés et un calendrier indicatif.
Delville Management recommande une posture à la fois opérationnelle et adaptative : le manager de transition doit être rapidement en mesure de rendre des décisions, tout en écoutant activement les équipes pour faire évoluer le plan d’action selon les apprentissages du terrain.
4. Onboarding humain : comprendre les dynamiques internes
Au-delà des enjeux opérationnels, la réussite d’une mission passe aussi par une bonne lecture des interactions humaines. Dès les premiers jours, prenez le temps d’écouter les collaborateurs à tous les niveaux, avec une posture neutre et bienveillante. Une écoute active ne se limite pas à entendre les besoins exprimés. Elle consiste à capter les signaux faibles, comprendre les non-dits, et poser les bonnes questions.
Apprenez à déchiffrer les codes culturels de l’entreprise et à vous introduire auprès des bons interlocuteurs. L’objectif n’est pas nécessairement de s’appuyer sur les plus influents, mais de comprendre comment circulent les idées, les tensions ou les freins.
Cette compréhension des dynamiques relationnelles vous aidera à adapter votre communication et à faire adhérer l’ensemble des parties prenantes à votre feuille de route.
5. Suivi & feedback immédiat
Dès les premières semaines, mettez en place des points de suivi réguliers, avec le sponsor de la mission d’abord, mais aussi avec les équipes opérationnelles.
Chez Delville Management, un point d’intégration est prévu au bout d’environ 1 mois. Il s’appuie sur le rapport d’étonnement rédigé par le manager. Ce point permet de challenger les premiers éléments définis lors du cadrage initial : certains objectifs peuvent être ajustés ou redéfinis à la lumière des observations terrain. C’est aussi l’occasion d’établir, de façon conjointe, la feuille de route définitive ainsi que les indicateurs sur lesquels le client s’appuiera pour évaluer le succès de la mission.
Profitez en aussi pour collecter des retours à chaud : posture, méthode, communication. Ces retours précoces sont une mine d’or pour ajuster vos actions dès le début de la mission.
Conclusion : Une mission bien lancée est une mission à moitié réussie
Chaque détail compte dans les premiers jours. Bien se préparer, observer avec acuité, cadrer sans rigidité, et embarquer les bonnes personnes dès le départ… C’est tout l’art du démarrage mission. Et c’est ce qui vous distingue en tant que professionnel aguerri du management de transition.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à explorer les ressources de notre cabinet de management de transition.

Management de transition vs consulting : quoi choisir ?
Management de transition vs consulting : la confusion entre ces deux approches est fréquente. Derrière une apparente similitude se cachent pourtant des rôles, des objectifs et des implications très différents.
Bien comprendre ce qui distingue ces deux formes d’accompagnement permet de s’assurer que l’on mobilise la bonne ressource au bon moment.
Management de transition VS consulting : des définitions et objectifs distincts
« Le consulting, c’est la vision alors que le management de transition, c’est l’action »,
résume Patrick Abadie, Président-Fondateur de Delville Management.
Le consultant intervient de manière externe pour apporter un diagnostic, des recommandations ou un plan d’action. Il réalise un travail d’analyse, de synthèse, avec pour mission de conseiller. Dans ce cadre, c’est souvent lui qui identifie le ou les problèmes de l’entreprise, avant de proposer une stratégie pour les résoudre. Il est sollicité lorsqu’une entreprise a besoin de recul, d’expertise métier ou d’une nouvelle lecture de sa situation.
Le manager de transition, lui, va au-delà de la mission d’analyse. Contrairement au consultant, il est sollicité pour répondre à une demande très opérationnelle et clairement définie : restructuration, vacances temporaires de direction, gestion de crise, déploiement d’un projet complexe, etc. Une fois le contexte posé par l’entreprise, il peut être amené à réaliser un audit ciblé : non pas pour identifier le problème, mais pour en comprendre les causes profondes et construire un plan d’action qu’il mettra ensuite en œuvre. Il dirige les équipes, incarne la fonction et porte la responsabilité de la mission, jusqu’à atteindre les résultats escomptés.
Quand faire appel au consulting ou au management de transition ?
- Mission : le consultant est appelé pour réfléchir à une stratégie et fournir un avis extérieur à l’entreprise. Le manager de transition, lui, intervient pour résoudre une situation concrète, exécuter une feuille de route, diriger un service ou assurer une continuité managériale.
- Implication : le consultant reste à l’extérieur de l’organisation et n’interagit que ponctuellement avec les équipes. Le manager de transition, lui, intègre l’entreprise, se positionne dans la hiérarchie, mobilise les collaborateurs et prend des décisions.
- Durée : la durée d’une mission de consultant est souvent courte (3-6 mois), le temps de produire un diagnostic. Celle du manager de transition est plus longue (6-18 mois), car liée à un objectif réalisable dans un calendrier donné.
- Responsabilité : un consultant n’a pas de pouvoir exécutif ni d’engagement sur les résultats. Le manager de transition, lui, est responsable de la mise en œuvre, des délais, et des performances obtenues.
- Livrables : le consultant livre des rapports, des recommandations, une stratégie. Le manager de transition livre un résultat opérationnel mesurable. Son intervention vise le retour sur investissement.
Management de transition vs consulting : exemples de missions
Avant d’entrer dans le détail des cas, rappelons que ces deux approches peuvent être mobilisées de manière autonome ou en complémentarité, selon les enjeux, le timing et la maturité du besoin de l’entreprise. Prenons 2 exemples.
Cas A : restructuration d’une direction commerciale (intervention autonome)
Une ETI industrielle perd soudainement son directeur commercial. L’entreprise sollicite un manager de transition pour assurer la continuité des activités.Celui-ci prend les commandes, analyse rapidement la performance de l’équipe, redéfinit les objectifs, réorganise la couverture terrain et pilote la transformation commerciale pendant 8 mois. Il intervient seul, sans besoin préalable d’un consultant.
Cas B : transformation digitale (approche complémentaire)
- Un consultant spécialisé en systèmes d’information réalise l’audit initial, identifie les axes d’amélioration et formalise les recommandations techniques (outils, process, gouvernance).
- Pour assurer la mise en œuvre de ce plan, l’entreprise missionne un manager de transition qui prend le relais : il déploie les outils, pilote le changement au sein des équipes et garantit les résultats attendus sur le terrain.
Choisir en fonction de ses besoins
En somme, il ne s’agit pas de trancher entre le consulting et le management de transition, mais de choisir en fonction du besoin réel de l’entreprise : avez-vous besoin d’un regard extérieur pour poser un diagnostic, ouvrir des pistes, construire une stratégie ? Ou d’un professionnel de terrain, temporairement intégré, pour mettre en œuvre un changement identifié avec efficacité et résultats à la clé ?
Dans le second cas de figure, n’hésitez pas à faire appel à notre cabinet de management de transition. Nous mobilisons des managers chevronnés, choisis pour leur capacité à s’intégrer rapidement, fédérer les équipes internes et atteindre les objectifs définis. Chaque manager impliqué en mission bénéficie également du soutien d’un expert métier et d’une équipe locale, garantissant réactivité et impact.

Management de transition vs conseil : distinguer les approches
Management de transition vs conseil : ces deux solutions sont souvent perçues comme interchangeables, alors qu’elles répondent à des besoins bien distincts. Pourtant, une mauvaise compréhension de leurs logiques peut conduire à choisir une méthode inadaptée et freiner l’atteinte des objectifs de transformation ou de performance.
Dans quels cas faire appel à un cabinet de conseil ? Et quand préférer un manager de transition ? Décryptage.
Management de transition vs conseil : des objectifs différents
Si l’on parle parfois indifféremment de “conseil” ou de “consulting”, il est utile de distinguer les deux notions dans une logique métier. Le conseil a pour vocation d’apporter une expertise externe pour aider l’entreprise à prendre du recul, définir une stratégie, ou reconfigurer ses modèles. Il s’agit le plus souvent d’interventions courtes, centrées sur l’analyse de l’existant et la formulation de recommandations.
Dans la pratique, le conseil recouvre souvent des missions d’expertise ciblée, notamment dans des domaines comme les ressources humaines, les achats, l’organisation ou encore la conformité. Ces interventions sont fréquemment assurées par un consultant indépendant ou un petit cabinet spécialisé. Elles reposent sur une forte connaissance métier et une approche personnalisée, moins structurée, moins “industrialisée” ou packagée que celle des grands cabinets de consulting qui font appel à des méthodologies normées pour adresser des problématiques d’envergure.
Le management de transition, lui, se distingue par une logique pleinement opérationnelle. Contrairement au conseil, qui reste dans une posture de recommandation, le manager de transition prend temporairement les commandes d’une fonction clé. Il agit en immersion dans l’entreprise, au contact des équipes, avec une autorité hiérarchique et un mandat clair. Il ne se contente pas d’orienter, il exécute : il peut ainsi piloter une transformation, assurer la continuité managériale, redresser une activité ou conduire un projet complexe, avec une logique de résultats concrets et mesurables.
« Le conseil donne la direction. Le management de transition donne la direction et la met en œuvre. »
Tableau comparatif : management de transition vs conseil
Décryptage des différences
- Le conseil se concentre sur le “quoi faire”. Il propose une analyse approfondie et des pistes de solutions. Son rôle s’arrête généralement à la recommandation.
- Le manager de transition agit sur le “comment faire”. Il passe à l’action, dirige les équipes, prend des décisions. Il rend des comptes.
- Le conseil intervient souvent en amont, pour poser un diagnostic et orienter la stratégie. Le manager de transition, lui, peut tout autant détecter l’origine d’un problème, formuler des solutions et les mettre en œuvre : il peut donc être mobilisé dès le départ d’une mission, comme pour en assurer l’exécution.
- En matière de retour sur investissement, le management de transition offre un cadre temporel clair, des objectifs mesurables, et donc une maîtrise des coûts.
Exemples de missions : deux approches, deux rôles
Ces deux approches peuvent, selon les contextes, être mobilisées de façon indépendante ou de manière articulée. Leur combinaison, ou leur usage distinct, dépendra notamment du niveau de maturité du projet, de l’urgence de la situation et du type de résultat attendu. Voici deux exemples pour illustrer ces scénarios.
Cas A : projet de relance commerciale (intervention autonome)
Missionné pour 8 mois, un Directeur Commercial de transition prend les commandes d’une activité commerciale en perte de vitesse, dans un contexte de repositionnement stratégique. Intégré temporairement à l’équipe de direction, il évalue rapidement les performances, redéfinit les priorités commerciales et met en œuvre un plan d’actions pour relancer les ventes. Son mandat est clair, ses objectifs délimités dans le temps, avec une obligation de résultat concrète.
Cas B : restructuration logistique (approche complémentaire)
- Un cabinet de conseil intervient pour analyser les flux, analyser les performances des systèmes logistiques existants et recommander une nouvelle organisation.
- Un manager de transition est ensuite mobilisé pour mettre en place concrètement cette nouvelle organisation, accompagner les équipes et garantir les gains attendus.
Management de transition vs conseil : un choix selon le contexte de l’entreprise
Le conseil et le management de transition ne s’opposent pas : ils répondent à des temporalités, des objectifs et des besoins différents. Le premier propose une vision, le second porte l’action. L’essentiel est donc de poser le bon diagnostic en amont pour choisir la bonne modalité.
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, nous accompagnons les entreprises dans les moments charnières de leur parcours. Les managers de transition que nous impliquons en mission intègrent vos équipes sous 5 jours, assument la responsabilité opérationnelle, et livrent les résultats attendus et définis en début de mission dans les délais convenus.

Management opérationnel : piloter la performance et l’efficacité
Management opérationnel : ce terme peut paraître abstrait, mais ses effets sont très concrets. Selon une étude de McKinsey, les entreprises qui optimisent efficacement leurs processus opérationnels améliorent leur productivité de 25 % en moyenne. Ce chiffre n’est pas anodin. Il rappelle que derrière chaque stratégie, il y a des femmes et des hommes qui la mettent en œuvre au quotidien.
Dans certains contextes, notamment lors d’une transformation rapide, face à une crise organisationnelle ou un projet d’envergure, les ressources internes ne suffisent plus à tenir ce rôle clé. C’est là qu’intervient le management de transition. Grâce à une expertise immédiatement mobilisable, un manager de transition prend en main les opérations avec efficacité, structure les actions prioritaires, mobilise les équipes et garantit la bonne exécution de la stratégie définie.
Vous êtes confronté à ce type d’enjeu ?Discuter de votre projet
Qu’est-ce que le management opérationnel ?
Définition du management opérationnel : ce type de management désigne l’ensemble des actions mises en place pour garantir l’atteinte des objectifs quotidiens d’une organisation. Il concerne la gestion concrète des équipes, des projets, des ressources et des processus, en s’ancrant dans la réalité du terrain.
Là où le management stratégique définit la vision à long terme, les grandes orientations et les priorités de l’entreprise, le management opérationnel en assure la mise en œuvre effective. Autrement dit, l’opérationnel traduit la stratégie en actions concrètes, en répartissant les ressources, en pilotant les processus et en coordonnant les équipes.
Cette articulation entre stratégie et exécution est essentielle pour garantir la cohérence des décisions à tous les niveaux de l’organisation. Sans cette continuité, la stratégie reste lettre morte, et l’opérationnel risque de s’égarer sans cap clair.
Les missions clés du management opérationnel
Le rôle du manager opérationnel se décline en trois temps, correspondant aux différentes étapes d’un projet ou d’une initiative :
En amont du projet : poser les bases solides
Avant toute mise en œuvre, le manager opérationnel clarifie les objectifs attendus et les échéances à respecter. Il identifie également les parties prenantes impliquées, leur rôle, leurs responsabilités, ainsi que les compétences disponibles dans l’équipe. Cette étape est déterminante pour assurer une répartition claire des tâches et une mobilisation cohérente des ressources dès le départ. Il veille à l’alignement entre les objectifs stratégiques définis en amont et leur déclinaison opérationnelle, en tenant compte des contraintes terrain.
En cours de projet : animer et coordonner l’action
Pendant l’exécution, la mission consiste à assurer une communication fluide entre les parties prenantes. Le manager fixe des points d’étapes intermédiaires pour suivre l’avancement des tâches, ajuster les moyens si nécessaire, et apporter un soutien continu aux collaborateurs. Il met aussi à disposition les outils adaptés, veille à maintenir l’engagement de chacun, et intervient en cas de conflit ou de résistance au changement. La motivation des équipes et la coordination des actions deviennent ici des leviers essentiels de performance.
Après le projet : évaluer et progresser
Une fois le projet terminé, l’analyse des résultats permet de mesurer l’efficacité de l’action menée. Le manager s’appuie sur des indicateurs de performance (KPI) pour évaluer l’atteinte des objectifs à différents niveaux (délai, qualité, budget, satisfaction). Cette évaluation ne se limite pas aux chiffres : elle intègre aussi un retour qualitatif des parties prenantes, afin d’identifier les freins rencontrés et les succès. Le manager organise ensuite un débriefing pour présenter aux équipes les enseignements tirés dans une logique d’amélioration continue.Lorsque les ressources internes manquent de disponibilité ou d’expertise pour conduire l’ensemble de ces étapes, un appui externe peut faire toute la différence. C’est justement le rôle des managers de transition : prendre le relais rapidement, piloter les projets opérationnels avec méthode, et garantir un résultat mesurable.
Vous souhaitez bénéficier de ce type d’accompagnement sur-mesure ? Faites appel à notre cabinet de management de transition.Nous contacter
Les leviers d’un management opérationnel efficace
La gestion des équipes et des compétences
Un management efficace commence par une gestion fine des équipes. Identifier les talents, les faire monter en compétences via des formations ciblées, encourager la communication transversale. Ce sont autant de leviers pour développer l’engagement et la responsabilité.L’optimisation des processus internes
Les processus bien définis représentent la colonne vertébrale d’une entreprise performante. En s’appuyant sur des méthodologies comme le Lean ou le Six Sigma, les managers peuvent réduire les gaspillages, fluidifier la chaîne de valeur et améliorer la productivité.Le pilotage des indicateurs de performance
Le suivi régulier des KPI permet d’ajuster rapidement les actions et d’identifier les écarts entre les prévisions et la réalité du terrain. Ces indicateurs jouent un rôle central dans la mesure de l’efficacité opérationnelle, en fournissant des données factuelles pour orienter les décisions.
Les outils et méthodes du management opérationnel
Les méthodes de gestion de projet (Agile, Lean, Six Sigma)
Ces approches sont devenues des références incontournables dans la conduite des projets. La méthode agile est une approche de gestion de projet qui favorise l’adaptation continue, la collaboration entre les équipes et des livraisons rapides et itératives pour mieux répondre aux besoins du client. Le Lean, quant à lui, vise la suppression des activités non rentables pour recentrer l’effort sur la valeur ajoutée. Enfin, Six Sigma s’appuie sur une démarche rigoureuse de mesure et d’analyse pour améliorer la qualité d’un produit ou d’un service, en trouvant et en corrigeant ce qui ne fonctionne pas bien. Utilisées conjointement, ces méthodes structurent le pilotage opérationnel en alliant flexibilité, efficience et excellence.
Les outils de suivi et d’analyse des performances (KPI, tableaux de bord)
Ces outils sont essentiels pour objectiver la performance, assurer la transparence des résultats et nourrir le dialogue entre les équipes et les décideurs. Un tableau de bord bien conçu offre une photographie instantanée des actions engagées et de leur impact. Les KPI permettent de piloter l’activité au quotidien, d’anticiper les dérives et de mobiliser rapidement les bons leviers d’action. En instaurant des points de suivi réguliers, ils contribuent aussi à instaurer une culture du résultat au sein des équipes.
L’automatisation et l’IA dans le management opérationnel
L’automatisation des tâches répétitives et l’usage de l’intelligence artificielle sont devenus des accélérateurs de performance. Ils libèrent du temps pour les activités à forte valeur ajoutée, améliorent la fiabilité des données, et facilitent la prise de décision. Par exemple, le process mining permet d’identifier les goulots d’étranglement dans les flux de travail. Les chatbots, quant à eux, optimisent la communication interne et externe. En intégrant ces technologies de manière stratégique, le manager opérationnel gagne en réactivité, en précision et en capacité d’adaptation face aux évolutions du marché.
Les défis du management opérationnel en entreprise
Maintenir l’engagement et la motivation des équipes
La motivation ne se décrète pas. Elle se construit jour après jour, à travers la reconnaissance du travail accompli, la définition d’objectifs clairs et atteignables, et l’autonomie laissée aux collaborateurs pour organiser leur activité. Le manager opérationnel joue ici un rôle fondamental : il donne du sens à l’action, valorise les réussites, et crée les conditions de l’engagement collectif. Instaurer un climat de confiance et de respect mutuel permet aussi de favoriser la responsabilisation et l’investissement durable des équipes.Faire face aux résistances au changement
Chaque transformation organisationnelle, même lorsqu’elle est nécessaire, s’accompagne d’inquiétudes, de tensions, voire d’oppositions. Le manager opérationnel doit les anticiper, comprendre les sources de résistance, et y répondre avec pédagogie. Il doit instaurer un dialogue régulier, expliquer les finalités du changement, impliquer les équipes dans le processus, et accompagner la transition par des actions concrètes. En travaillant à lever les freins, il transforme progressivement les résistances en forces motrices, au service de la dynamique collective.Assurer une prise de décision efficace sous pression
Les situations d’urgence, de surcharge ou d’incertitude sont fréquentes dans le quotidien opérationnel. Dans ce contexte, le manager doit être capable de prendre des décisions rapidement, tout en préservant la cohérence d’ensemble. Cela suppose une capacité à hiérarchiser les priorités, à s’appuyer sur des données fiables (KPI, retours terrain), et à consulter les bons interlocuteurs au bon moment. Développer des réflexes d’analyse rapide, garder son sang-froid, et formaliser un cadre décisionnel clair sont autant de compétences clés pour piloter sous pression.Gérer la diversité des profils et des générations
L’entreprise contemporaine rassemble des collaborateurs issus de générations différentes, aux parcours variés et aux attentes parfois opposées. Boomers, Gen Z, freelances, permanents : chaque profil apporte sa valeur. Le manager opérationnel doit donc composer avec cette richesse, tout en favorisant une cohésion d’équipe. Cela passe par une communication adaptée à chacun, une reconnaissance des spécificités, et la construction d’une culture d’entreprise inclusive. L’objectif : fédérer autour d’un socle commun tout en valorisant les individualités, pour faire de la diversité un moteur de performance.
Quand faire appel à un expert en management opérationnel ?
Accompagner une transformation d’entreprise
Les projets de transformation exigent une coordination rigoureuse et une mise en œuvre rapide. Dans ce contexte, faire appel à un cabinet de management de transition permet de bénéficier d’une expertise immédiate.
Résoudre une situation de crise ou de sous-performance
En cas de crise, le temps est compté. Le recours à un manager de transition offre une prise en main rapide et une vision extérieure pour redresser la situation.
Améliorer la coordination entre les équipes
Parfois, les défauts de communication ou les cloisonnements freinent l’activité. Un regard extérieur aide à rétablir une cohérence d’ensemble.
Management opérationnel et management de transition : une complémentarité stratégique
Le management de transition, une solution agile pour des enjeux opérationnels
Lorsque les enjeux opérationnels deviennent trop complexes ou urgents, le management de transition apporte une réponse ciblée, flexible et expérimentée.
Comment Delville Management accompagne les entreprises dans leurs défis de management
Delville Management met à disposition des managers opérationnels chevronnés pour piloter la transformation, restaurer la performance et accompagner les équipes dans des contextes sensibles.Echanger sur un besoin

L’accompagnement au changement : un enjeu stratégique
Dans un monde en perpétuelle évolution, les entreprises doivent sans cesse s’adapter aux transformations technologiques, organisationnelles et stratégiques. Pourtant, le changement ne se décrète pas : il se prépare, se pilote et s’accompagne. Une transition mal gérée peut générer des résistances, freiner la performance et impacter l’engagement des équipes.
Pour assurer une transformation réussie, certaines entreprises choisissent de s’appuyer sur un cabinet de management de transition capable de structurer et piloter efficacement ces évolutions.Contacter notre cabinet
Une approche globale pour une transition réussie
Réussir un changement ne se limite pas à la mise en place de nouvelles procédures. Il s’agit d’un processus global qui repose sur trois dimensions complémentaires :
- Organisationnelle : ajuster les structures et les processus pour intégrer efficacement les évolutions.
- Technologique : veiller à ce que les outils et les systèmes soient alignés avec les nouveaux enjeux.
- Culturelle : accompagner les collaborateurs dans l’appropriation des nouvelles pratiques et modes de travail.
Bien coordonner ces trois dimensions est essentiel pour réussir un changement. Le management de transition est un bon moyen d’y parvenir, car il aide à relier ces aspects et à accélérer la transformation des entreprises.Faire appel au management de transition
Les 4 clés de succès de l’accompagnement au changement
1. Anticiper et structurer la transformation
Différencier les types de transformation
Tous les changements ne se ressemblent pas. Ils peuvent être progressifs ou radicaux, prévus ou subis. On distingue notamment :
- Le changement continu, qui repose sur des ajustements réguliers en réponse aux évolutions du marché.
- Le changement planifié, piloté par la direction avec des objectifs précis.
- Le changement imposé, souvent dû à des contraintes externes (réglementations, crises).
- Le changement transformationnel, qui implique une refonte en profondeur des pratiques et de la culture d’entreprise.
Le type de transformation adopté influe directement sur la manière dont l’accompagnement doit être mené. Un changement planifié nécessitera un travail d’anticipation et de communication, tandis qu’un changement imposé demandera une gestion plus réactive et structurée. Nous verrons plus en détail comment répondre aux résistances au changement dans la suite de cet article.
Adapter le rythme au type de changement
Quelle que soit la nature de la transformation, le facteur temps est un élément clé. Un changement trop rapide peut générer de l’angoisse, tandis qu’un rythme trop lent risque de démobiliser les équipes. Il est donc essentiel de définir un calendrier réaliste, avec des étapes intermédiaires claires et des temps de respiration. Ce tempo permet d’ancrer les évolutions durablement, de maintenir l’engagement des collaborateurs et de corriger le cap si nécessaire.
2. Donner les clés au manager responsable du projet
Instaurer une gouvernance du projet de changement
Il est conseillé de mettre en place une véritable gouvernance du projet de changement, en s’appuyant sur un groupe dédié chargé de piloter la feuille de route et de coordonner les parties prenantes. Cela peut prendre la forme d’un comité de pilotage réunissant les parties prenantes clés : Direction, Directeur des Ressources Humaines, référents métiers, communication… Cette instance garantit l’alignement des actions, la cohérence des messages et une prise de décision réactive. Elle permet aussi de coordonner les actions sur l’ensemble des étapes du changement et d’ajuster la feuille de route en fonction des retours du terrain. Elle assure également une coordination fluide entre les différents projets de transformation menés en parallèle. Cette instance peut être elle-même pilotée par un manager référent du changement qui servira d’intermédiaire entre la direction et les équipes opérationnelles, favorisant une adoption progressive et une meilleure coordination des efforts.
Développer les compétences managériales
Pour garantir l’adhésion des collaborateurs, le manager référent doit posséder des compétences clés :
- Empathie et communication : pour comprendre les besoins de son équipe et transmettre une vision claire.
- Résilience et adaptabilité : pour faire face aux imprévus et ajuster la stratégie en fonction des retours terrain.
- Leadership inspirant : pour motiver les salariés et leur donner les outils pour réussir la transition.
Valoriser les progrès
Un élément souvent sous-estimé dans l’accompagnement au changement et que ne doit pas négliger le manager référent est la valorisation des progrès. Il est essentiel que celui-ci reconnaisse et célèbre chaque étape franchie par ses équipes afin de maintenir leur engagement. Cela peut prendre plusieurs formes : souligner publiquement les réussites, organiser des points d’étape positifs ou encore mettre en avant les contributions individuelles et collectives.
Définir un plan de formation
Enfin, un plan de formation sur-mesure permet d’équiper le comité de pilotage du changement des méthodes nécessaires à un accompagnement efficace. Cela passe par des ateliers interactifs, des mises en situation et l’utilisation d’outils digitaux pour mesurer les avancées et ajuster la stratégie en conséquence. Ces formations peuvent être déclinées selon le format le plus adapté aux objectifs et aux profils concernés : sessions en présentiel ou à distance selon les contraintes logistiques ou géographiques des référents, modules e-learning, accompagnement individuel… Elles peuvent également être organisées en intra entreprise pour répondre à des enjeux propres à l’organisation (changement d’outils, réorganisation interne, évolution des pratiques), ou proposées en inter pour favoriser les échanges de pratiques entre pairs issus d’univers différents.
3. Adresser les résistances au changement
La résistance au changement est inévitable. Elle peut être liée à la peur de l’inconnu, à une perte de repères ou à des expériences passées mal vécues.
Pour mieux l’anticiper et la gérer, il est essentiel d’analyser en amont les impacts concrets du changement sur les collaborateurs : modification des outils, évolution des pratiques professionnelles, ajustement des responsabilités.
Une évaluation détaillée permet de concevoir un plan d’accompagnement ciblé et d’adapter les actions en fonction des enjeux spécifiques.
Analyser les impacts du changement
Cette étape permet d’identifier ce qui sera concrètement affecté : les outils utilisés au quotidien, les pratiques métiers, la répartition des rôles ou encore les repères culturels. En comprenant les effets réels et perçus du changement, il devient possible d’adapter le discours, les modalités d’accompagnement et les ressources mobilisées pour limiter les zones de tension. Une évaluation détaillée favorise ainsi la mise en place d’un plan d’accompagnement ciblé, ajusté aux spécificités de chaque population concernée.
Impliquer les équipes dans la transformation
Une des clés pour limiter les résistances est d’adopter une démarche participative. Plutôt que d’imposer le changement, il est préférable d’impliquer les collaborateurs dès le départ en les intégrant aux réflexions et décisions. Cela leur permet de mieux comprendre les raisons de la transformation et de devenir acteurs de leur propre adaptation.
Comprendre les émotions liées au changement
Accepter un changement ne se fait pas de manière immédiate ni uniforme. Chaque collaborateur traverse des phases émotionnelles qui peuvent influer sur son implication. Ces étapes peuvent aller du choc ou du déni, à la peur, puis à la résistance active, avant d’évoluer vers une forme d’acceptation, voire d’engagement. Identifier où se situent les individus dans ce cycle permet au manager d’adapter son approche : rassurer ceux qui doutent, écouter ceux qui contestent, ou soutenir ceux qui avancent déjà. Intégrer cette dimension émotionnelle est essentiel pour mettre en place un accompagnement réellement humain et efficace.
Les actions à mettre en place
- Favoriser le dialogue : organiser des réunions d’échanges et des sessions de questions-réponses pour identifier les freins et les leviers d’adhésion. L’objectif est également de recueillir les avis des collaborateurs sur les premières étapes de mise en œuvre.
- Communiquer de manière transparente et continue : partager régulièrement les avancées du projet, les difficultés rencontrées et les solutions envisagées renforce la confiance des équipes et leur implication dans la transition.
- Montrer l’exemple : les managers doivent être les premiers à incarner le changement. Leur posture et leur engagement ont un impact direct sur la perception et l’acceptation du projet par les équipes.
- Accompagner par la formation : proposer des modules adaptés aux besoins des collaborateurs pour leur permettre de s’approprier les nouvelles pratiques et outils en toute sérénité.
Un accompagnement structuré, basé sur l’analyse des impacts, une communication efficace et une posture managériale exemplaire permettent de lever progressivement les résistances et de garantir une adoption durable du changement.
Distinguer deux approches du changement
- L’accompagnement du changement, qui vise à soutenir les collaborateurs dans leur adaptation.
- La conduite du changement, qui implique une gestion plus directive et structurée du processus.
L’implication des salariés dans le processus d’accompagnement au changement est essentielle. Les collaborateurs doivent pouvoir exprimer leurs inquiétudes et participer activement à la mise en œuvre du changement.
4. S’entourer des bonnes personnes
Un projet de transformation réussi repose sur une équipe engagée. Il est primordial d’identifier les ambassadeurs du changement, ces collaborateurs convaincus qui sauront mobiliser leurs pairs.
Trois leviers essentiels :
- Mobiliser des leaders influents : leur rôle est de porter la vision du projet.
- Valoriser les initiatives internes : créer des groupes de travail et partager les succès favorisent l’adhésion.
- Faire appel à un cabinet de conseil en conduite du changement : des experts externes apportent une méthode structurée et expérimentée pour garantir la réussite du projet.
Enfin, il est important de reconnaître que tous les changements ne sont pas de même nature. Certains sont progressifs, tandis que d’autres sont imposés par des contraintes externes. Identifier à quel type de transformation l’entreprise fait face permet d’adopter une approche adaptée.
Conclusion
L’accompagnement au changement est un processus stratégique qui nécessite une implication forte des managers, une gestion adaptée des résistances et un écosystème favorable. En adoptant une approche structurée et en s’entourant des bonnes ressources, les entreprises peuvent transformer ces transitions en opportunités de croissance et d’innovation.
Aussi, une fois le changement opéré, le travail ne s’arrête pas là. Il est essentiel de mettre en place un suivi post-transformation pour évaluer les résultats obtenus, analyser les écarts avec les objectifs initiaux et revoir chaque étape du plan d’action en fonction. Cette phase permet aussi de recueillir les retours d’expérience des équipes, de valoriser les apprentissages issus des formations et de consolider les nouvelles pratiques. En capitalisant sur ces enseignements, l’entreprise renforce sa capacité à gérer les prochaines évolutions avec agilité et confiance.
Besoin d’un accompagnement sur-mesure pour votre projet de transformation ?Nous contacter

Restructuration d’entreprise, définition, étapes et solutions
La restructuration d’entreprise est souvent perçue comme une réponse à une situation critique. Pourtant, elle peut aussi être un levier puissant pour anticiper les mutations du marché et renforcer la compétitivité d’une organisation.
Que ce soit pour faire face à une crise financière, répondre à un changement du marché, ou optimiser leur organisation interne, les entreprises n’ont souvent d’autre choix que de revoir leur fonctionnement. Mais quelles sont les bonnes pratiques pour réussir une restructuration sans mettre en péril l’entreprise et ses collaborateurs ?
Nous allons ici analyser les différentes facettes de la restructuration d’entreprise : ses définitions, les types de restructurations existantes, ainsi que les 4 étapes clés pour la mener à bien.
Et si vous souhaitez vous faire accompagner par des experts dans la mise en place d’une restructuration d’entreprise, contactez-nous !Prendre contact
Qu’est-ce qu’une restructuration d’entreprise ?
Une restructuration d’entreprise désigne l’ensemble des transformations mises en place pour adapter une organisation à de nouveaux défis, qu’ils soient économiques, stratégiques ou opérationnels.
Contrairement aux idées reçues, une restructuration ne signifie pas forcément un plan social ou une réduction d’effectifs. Il s’agit avant tout d’un réajustement profond qui peut se traduire par une réorganisation des équipes, une révision des objectifs stratégiques, une transformation digitale, ou encore une fusion d’entreprise.
Une restructuration peut être proactive (lorsqu’une entreprise anticipe une évolution du marché) ou réactive (lorsqu’elle répond à une situation de crise). Dans les deux cas, son succès repose sur une analyse approfondie, une communication claire et une mise en œuvre rigoureuse.
Quelle différence entre réorganisation et restructuration ?
Il est fréquent de confondre ces deux leviers de transformation, pourtant leurs périmètres diffèrent.
- La réorganisation est un ajustement fonctionnel qui cherche l’agilité et l’efficacité des processus sans modifier la substance de l’entreprise.
- La restructuration est une mutation profonde qui impacte le périmètre stratégique, financier ou social, modifiant souvent la structure juridique de l’organisation.
Tandis que la première vise une performance fluide, la seconde est souvent une réponse vitale à une menace sur la pérennité de la structure.
➤ Pour aller plus loin, consultez notre analyse complète sur
les différences entre réorganisation et restructuration.
Les raisons courantes de restructuration d’entreprise
1 – Changement de marché :
L’évolution des tendances de consommation, l’émergence de nouvelles technologies ou l’arrivée de concurrents disruptifs peuvent fragiliser une entreprise. Ne pas s’adapter à ces transformations, c’est risquer une perte de parts de marché.
2 – Crise financière et retournement
Une baisse significative du chiffre d’affaires, un endettement excessif ou une rentabilité en chute libre obligent souvent une entreprise à engager une restructuration stratégique pour restaurer son équilibre économique. Cela peut passer par l’adoption d’un plan de retournement, une stratégie visant à redresser la situation avant qu’elle ne devienne critique.
3 – Cession, fusion ou acquisition
Dans de tels cas, une restructuration est souvent nécessaire pour ré-harmoniser les processus, ré-adapter les process des équipes et optimiser les synergies. L’objectif est d’éviter les doublons, de maximiser les complémentarités et d’améliorer la performance globale du nouvel ensemble.
4 – Réorganisation stratégique
Ici, il s’agit de revoir en profondeur sa stratégie pour mieux répondre aux défis du marché. Cela peut se traduire par un recentrage sur son cœur de métier, une expansion à l’international ou encore un repositionnement de marque. Dans d’autres cas, il s’agit d’adopter un nouveau modèle économique.
Les impacts d’une restructuration sur une organisation
- Impact sur la performance et la compétitivité
Une restructuration d’entreprise bien menée permet d’optimiser les ressources et d’améliorer l’efficacité des opérations. Toutefois, cette transition doit être soigneusement planifiée pour éviter une baisse temporaire de productivité liée à la réorganisation.
- Impact sur les salariés et le climat social
Changements de postes, suppressions d’emplois, nouvelles méthodes de travail… peuvent générer inquiétudes et résistances.
Une communication interne transparente est essentielle pour éviter cela.
- Impact sur l’image et la relation avec les parties prenantes
Une restructuration d’entreprise peut également affecter l’image de l’entreprise auprès de ses clients, fournisseurs et investisseurs. Une mauvaise communication peut donner l’impression d’une entreprise en difficulté, ce qui peut fragiliser la confiance des parties prenantes.
- Impact sur l’organisation interne et la gouvernance
Une restructuration peut nécessiter une révision des rôles de chacun et une modification des circuits de décision. Avant que la nouvelle structure ne fonctionne à pleine capacité, elle peut engendrer une désorganisation temporaire.En conclusion, une restructuration doit être accompagnée d’une stratégie claire et d’un suivi rigoureux pour en maximiser les bénéfices tout en limitant les effets négatifs.
N’hésitez pas à contacter notre cabinet de management de transition pour vous accompagner dans sa mise en place.
Les différents types de restructuration d’entreprise
- Restructuration financière : Elle vise à assainir le bilan et restaurer la solvabilité, notamment par la renégociation de la dette ou la gestion stricte du cash-flow. C’est le levier indispensable du retournement d’entreprise en période de crise.
- Restructuration organisationnelle et technologique : Ce levier cible l’efficience opérationnelle. Il inclut la réorganisation des processus et des équipes, mais aussi la transformation digitale (automatisation, cloud) pour renforcer la compétitivité et optimiser les coûts de structure.
- Restructuration stratégique : Elle consiste à modifier en profondeur le positionnement ou le périmètre d’activité (cessions d’actifs non stratégiques, entrée sur de nouveaux marchés) pour adapter le business model aux évolutions du marché.
Chaque type de restructuration répond à des besoins spécifiques et doit être mis en œuvre avec une stratégie adaptée pour garantir son efficacité. Nous pouvons vous y aider. N’hésitez pas à faire appel à notre cabinet.
➤ Pour découvrir le détail de ces leviers et les étapes de mise en œuvre,
consultez notre guide sur les types de restructuration d’entreprise.
Les étapes d’une restructuration d’entreprise réussie
Un plan de restructuration réussi ne s’improvise pas ; il nécessite une exécution chirurgicale en cinq phases clés :
- Le diagnostic “360°” : Un état des lieux sans concession (finance, RH, marché) réalisé rapidement pour identifier les causes réelles des difficultés.
- L’élaboration des scénarios : La définition d’une trajectoire de sortie de crise arbitrant entre impact financier et acceptabilité sociale.
- Le volet social et humain : La pierre angulaire du succès, reposant sur la transparence et un dialogue social de qualité avec les instances représentatives.
- Le pilotage de l’exécution : La mise en œuvre opérationnelle, souvent sécurisée par une “War Room” pour suivre les indicateurs de performance en temps réel.
- La pérennisation : La stabilisation de la nouvelle organisation pour ancrer les nouveaux modes de travail et prévenir toute rechute.
➤ Pour un guide pas à pas, lisez notre
article guide sur la construction d’un plan de restructuration d’entreprise.
Les enjeux humains dans la restructuration d’entreprise
Une restructuration génère souvent stress et incertitude. Un manque de communication peut amplifier ces tensions et nuire à la productivité. D’où l’importance d’un accompagnement humain adapté pour :Gérer l’incertitude des salariés : une communication transparente aide à limiter les rumeurs et à maintenir l’engagement des équipes.Accompagner les salariés impactés : plans de formation, mobilité interne ou dispositifs d’écoute permettent d’atténuer les effets des changements.Soutenir les managers : en première ligne, ils doivent être formés à la conduite du changement pour guider efficacement leurs équipes.Préserver la cohésion d’équipe : valoriser les efforts et favoriser l’échange entre collaborateurs pour maintenir la motivation.
Exemples concrets de restructurations d’entreprise réussies
Valdunes : un redressement industriel réussi
Alors que 500 de ses emplois étaient menacés, Valdunes a fait appel à Delville Management pour piloter son redressement et mettre en place un plan de gestion de crise. L’intervention a porté sur la réorganisation industrielle, la sauvegarde des compétences et la recherche de repreneurs. Grâce à une gestion efficace, une solution de reprise a été trouvée, garantissant la pérennité de l’entreprise.
Artyfêtes Factory : structurer une hypercroissance
En pleine expansion, Artyfêtes Factory devait optimiser son organisation pour soutenir son développement. Delville Management a missioné un Directeur de transition pour fluidifier les opérations et assurer une croissance maîtrisée. Résultat : une structure plus efficace et une rentabilité préservée.
Chez Delville Management, l’expertise au service de vos besoins
Un cabinet de management de transition comme Delville Management apporte une expertise précieuse dans la gestion des changements complexes. Grâce à des experts du management de transition, il accompagne les entreprises dans la mise en œuvre de leur plan de restructuration et assure une transformation efficace et durable.
Contactez-nous pour en savoir plus sur nos solutions !

Conduite du changement organisationnel en entreprise
Comprendre et anticiper le changement organisationnel
Le changement organisationnel est un processus incontournable pour les entreprises souhaitant s’adapter aux évolutions du marché et aux transformations internes. Il peut concerner différents aspects tels que la structure, la culture ou encore les processus de travail. Qu’il s’agisse d’une restructuration, d’un repositionnement stratégique ou d’une modernisation technologique, la mise en œuvre de ces changements nécessite une approche rigoureuse. Une stratégie claire, des outils adaptés et une gestion efficace des ressources humaines sont des éléments clés pour garantir le succès d’une transition et limiter la résistance au changement.
Toute organisation, quel que soit son modèle, est amenée à évoluer en fonction des défis économiques et technologiques. Certains changements sont progressifs, tandis que d’autres nécessitent une transformation rapide, parfois dans des contextes de crise ou d’expansion. Dans tous les cas, l’accompagnement par un cabinet spécialisé en management de transition permet de structurer la démarche et de réduire les résistances internes.
Les étapes clés en amont du changement
1. Prise de conscience et identification du besoin : avant d’initier un changement, il est primordial d’en identifier la nécessité. Cela peut être dû à des mutations de l’état du marché, à des évolutions technologiques ou à des problématiques internes.
2. Exploration des solutions : une fois le besoin établi, plusieurs solutions doivent être envisagées et étudiées en fonction des objectifs et des contraintes de l’entreprise.
3. Convaincre du bien-fondé du changement : le changement suscite souvent du stress parmi les collaborateurs. Face à cela, il est donc essentiel d’expliquer clairement les bénéfices attendus et d’impliquer les équipes à chaque étape, et cela dès le début du processus.
➤ Il existe 4 approches stratégiques pour piloter une transformation en entreprise.
Pour en savoir plus, consultez notre article sur les 4 types de changements.
Gérer l’impact du changement organisationnel sur les équipes
Toute transformation donne lieu à des modifications dans la dynamique de travail et peut générer des incertitudes parmi les collaborateurs.
Le management de transition peut jouer un rôle clé pour assurer une mise en place efficace du changement tout en maintenant la motivation des membres de l’équipe. En effet, un manager de transition va veiller à ce que la transition soit perçue comme une opportunité plutôt qu’une contrainte.
Une approche bien définie inclut :Une communication transparente : expliquer les étapes du processus de transformation et son impact sur les différentes fonctions.Un accompagnement personnalisé : assurer une formation adaptée pour aider les employés à s’approprier les nouvelles pratiques.La prise en compte des résistances : identifier les réticences et mettre en place des stratégies pour faciliter l’acceptation des changements.L’implication active des managers : un rôle clé est joué par la direction, qui doit montrer l’exemple et guider les équipes tout au long du processus.L’objectif est de créer un environnement où chaque équipe se sent soutenue et où les ressources sont mobilisées pour accompagner la transition efficacement. Un accompagnement structuré par un expert en gestion de projet peut faire la différence en réduisant le stress et en améliorant la productivité.
Il existe différents types de changemenst organisationnels. Chaque organisation est amenée à évoluer en fonction de son secteur d’activité et de son contexte spécifique. Voici les principales formes de changements et leurs impacts :
Type de changementObjectif principalExemples concretsActeurs clés & Experts de transition1. StratégiqueRepositionner l’entreprise face au marché.Expansion internationale, diversification, retournement d’entreprise.Directeur Général (DG)2. StructurelModifier l’organisation interne et la hiérarchie.Fusions-acquisitions, restructuration, rationalisation des coûts.DRH, Directeur des Opérations (COO).3. CulturelFaire évoluer les mentalités et les pratiques.Innovation, nouvelles valeurs, amélioration du climat social.DRH de transition, Managers de proximité.4. TechnologiqueModerniser les outils et rester compétitif.IA, Cloud, transition numérique, nouveaux logiciels.DSI (Directeur des Systèmes d’Information).5. De processusOptimiser l’efficacité opérationnelle.Automatisation, digitalisation, mise en place de KPI.Directeur des Opérations, Experts métiers.
1. Changement stratégique
Un changement stratégique vise à repositionner l’entreprise pour répondre à de nouvelles opportunités ou menaces du marché. Cela peut inclure une expansion internationale, une diversification des produits ou une refonte du modèle économique par exemple. Ces transformations nécessitent une gestion de projet rigoureuse et un alignement des objectifs avec les ressources disponibles.
Les dirigeants de transition jouent un rôle clé dans ce type de changement organisationnel en fixant une vision claire et en mobilisant les équipes en place autour du projet, c’est pourquoi il peut être pertinent de faire appel à un Directeur Général de transition aguerri pour mener le projet dans un délai court.
Son expertise est d’autant plus favorable dans des situations d’urgence exceptionnelles comme un contexte de retournement d’entreprise. Un cabinet de conseil en conduite du changement apporte une expertise précieuse pour structurer et sécuriser ce type d’évolution.
➤ En apprendre plus sur le changement stratégique.
2. Changement structurel
Un changement structurel touche à l’organisation interne de l’entreprise, en modifiant des postes, des processus ou des départements entiers. Ce type de transformation peut être provoqué par une situation qui implique une fusion, une acquisition ou une rationalisation des coûts à titre d’exemple.
La mise en place de nouveaux schémas organisationnels doit être progressive afin de ne pas perturber les opérations courantes. Le Directeur des Ressources Humaines et le Directeur des Opérations sont essentiels à ce type de changement organisationnel pour garantir une transition fluide et minimiser l’impact sur le personnel. Notre cabinet peut également vous proposer l’intégration d’un DRH de transition, ou d’un Directeur des Opérations en transition.
Au global, le succès d’un changement structurel repose sur une planification efficace et une communication transparente avec les collaborateurs.
➤ En apprendre plus sur le changement structurel.
3. Changement culturel
Changer la culture d’une organisation implique d’adopter de nouvelles pratiques de travail et de management. Cela peut être motivé par une volonté d’améliorer l’innovation ou encore de renforcer l’adhésion aux valeurs d’entreprise. Ce processus demande un accompagnement soutenu des membres de l’organisation pour adresser leurs éventuelles préoccupations et une approche basée sur la formation continue.
Besoin d’instaurer un changement culturel au sein de votre organisation ? Le management de transition RH peut être la solution pour instaurer rapidement ce changement en toute sérénité auprès de vos équipes. Le Directeur des Ressources Humaines de transition instaure des mécanismes favorisant leur adhésion progressive dès son entrée dans votre entreprise.
4. Changement technologique
Les avancées technologiques obligent les entreprises à moderniser leurs outils et infrastructures pour rester compétitives. L’intégration de nouvelles solutions, comme l’intelligence artificielle (IA) ou le cloud computing, transforme en profondeur les processus internes. Cependant, ces évolutions peuvent générer des résistances si elles ne sont pas bien accompagnées.
Un Directeur des Systèmes d’Information ou un expert en management de transition informatique est souvent sollicité pour piloter ces projets.
Rôdés à l’exercice, ceux-ci procèdent à une analyse fine des enjeux et répercussions liés au changement technologique. Ils veillent et gèrent leurs projets de sorte à assurer une transition réussie et éviter une perte de productivité. Ils savent que la formation et l’adaptation des membres de l’organisation aux nouvelles technologies sont essentielles pour cela.
➤ En apprendre plus sur le changement technologique.
5. Changement de processus
L’optimisation des processus vise à accroître l’efficacité opérationnelle en rationalisant les méthodes de travail. Cela peut concerner la digitalisation des services, l’automatisation de tâches ou bien la mise en place d’indicateurs de performance (KPI) par exemple. Ce type de changement organisationnel impacte directement les collaborateurs, qui doivent s’approprier de nouvelles façons de travailler.
Une approche progressive, soutenue par une stratégie claire et des outils adaptés, permet d’ancrer durablement ces évolutions dans les organisations. Le Directeur des Opérations sera un acteur clé pour assurer une transition fluide et limiter les perturbations occasionnées par ce changement organisationnel.
Conclusion
Le changement organisationnel est une nécessité pour assurer l’avenir, garantir la pérennité et la compétitivité d’une entreprise. Il doit être anticipé, structuré et accompagné avec des outils adaptés. Faire appel à un cabinet de management de transition comme Delville Management permet de bénéficier d’un accompagnement sur mesure pour dérouler un plan d’action adapté.
Si vous souhaitez être accompagné dans la mise en place de votre transformation, n’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur vos besoins spécifiques.Échanger sur vos besoins
Chez Delville Management, l’expertise au service de vos besoins
Vous avez exercé des responsabilités à un niveau stratégique dans une ou plusieurs organisations ? Vous avez géré des équipes, piloté des projets complexes, traversé des situations de crise ou de transformation ? Le management de transition peut constituer une nouvelle phase stimulante dans votre carrière.
Chez Delville Management, nous intégrons des managers de transition aguerris, immédiatement opérationnels, avec une vision globale des problématiques métiers et humaines. Ce métier s’adresse à des professionnels expérimentés avec un leadership fort et en mesure de générer rapidement des résultats.
Vous êtes diplômé d’une formation de type master, ou êtes issu d’une formation validée par une université ou une grande école, et vous cumulez les crédits d’expérience nécessaires pour intervenir en tant que leader de transition ? Nous serions ravis d’échanger avec vous.
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Construire un plan de gestion de crise
Une gestion efficace des crises peut faire la différence entre le succès et l’échec d’une entreprise. Ce guide explore les étapes essentielles pour construire un plan de gestion de crise et élaborer une stratégie robuste face aux situations imprévues. En effet, la capacité à anticiper et à réagir rapidement à des situations critiques repose sur un plan bien structuré. Ce guide vous fournit les outils nécessaires pour construire un plan de gestion de crise solide.
Comprendre les crises d’entreprise et leurs répercussions
Chaque crise, qu’elle soit interne ou externe, peut avoir des conséquences profondes sur une organisation. Avant d’agir, il est essentiel d’identifier les différents types de crises que peuvent rencontrer une entreprise et de comprendre leurs impacts potentiels.
Les crises d’entreprise : un spectre aux multiples visages
Les entreprises peuvent faire face à une variété de crises, qu’elles soient financières, technologiques, humaines ou environnementales. Par exemple, une cyberattaque peut paralyser des systèmes critiques, entraînant une interruption massive des opérations. De même, une catastrophe naturelle, telle qu’un séisme ou une inondation, peut perturber les chaînes d’approvisionnement et causer des pertes importantes. Les crises humaines, comme des grèves prolongées ou des scandales de gouvernance, affectent directement la productivité et l’image publique. Enfin, les crises environnementales, telles que les marées noires ou les pollutions industrielles, engendrent des défis écologiques et réglementaires considérables. Ces situations imprévues, appelées également “événements disruptifs”, ont le potentiel de perturber profondément les activités, affectant à la fois la performance économique et le bien-être des employés.
Les conséquences d’une gestion défaillante
Une réaction inadéquate ou tardive peut exacerber les impacts d’une crise. Par exemple, selon une étude de Cloudflare, 72 % des entreprises ayant subi une cyberattaque au cours des 12 derniers mois estiment les pertes financières à plus de 940 000 euros. Près de 28 % d’entre elles évoquent des pertes d’au moins 1,88 million d’euros. Un autre exemple marquant est celui de Facebook, qui a vu sa valeur boursière chuter de 120 milliards de dollars en une journée après le scandale de données en 2018, illustrant l’impact d’une mauvaise gestion de crise sur la confiance des investisseurs (source). En interne, une mauvaise gestion peut ébranler la confiance des membres de l’équipe et compromettre l’engagement du personnel. En externe, les répercussions incluent souvent une perte de confiance des clients, une baisse de la réputation et, dans certains cas, des sanctions légales ou réglementaires. Une gestion proactive et adaptée est donc primordiale pour limiter l’impact et renforcer la résilience de l’entreprise.
Pourquoi un plan de gestion de crise est essentiel
Construire un plan de gestion de crise n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir la résilience d’une entreprise face à l’adversité. Voici pourquoi il doit être au cœur de votre stratégie.
Anticiper l’imprévisible
Un plan de gestion de crise constitue un outil indispensable pour préparer une organisation à répondre efficacement aux imprévus. Pour une petite entreprise, cela peut signifier assurer la continuité de ses opérations face à des interruptions majeures, comme une cyberattaque ou une pénurie de matières premières. Les entreprises de taille intermédiaire, quant à elles, peuvent s’appuyer sur un tel plan pour préserver leur réputation et maintenir la confiance des clients lors d’une crise médiatique. Enfin, grâce à un plan de gestion de crise, les grandes organisations bénéficient de la capacité de coordonner des équipes multiples à l’international, garantissant une réponse harmonisée à des crises complexes, telles que des fusions mal gérées ou des catastrophes naturelles. Chaque type d’entreprise peut ainsi adapter le plan à ses besoins spécifiques, renforçant ainsi sa résilience. Ce processus inclut une analyse rigoureuse des risques afin d’élaborer des scénarios préventifs et des plans d’action adaptés. Par exemple, des exercices de simulation réguliers permettent de tester la réactivité des équipes et d’identifier des lacunes potentielles.
Limiter les impacts et accélérer la résilience
En plaçant la communication et la coordination au cœur de sa stratégie, un plan de gestion de crise permet de réduire l’impact des crises tout en favorisant une reprise rapide des opérations. Il s’agit aussi de minimiser les dommages collatéraux, qu’ils soient financiers, humains ou réputationnels. Une stratégie proactive contribue également à préserver la confiance des clients et des parties prenantes en démontrant la capacité de l’entreprise à gérer les situations complexes. De plus, cette approche réduit les risques de voir les crises se transformer en désastres irréparables pour l’organisation.
Les étapes clés pour construire un plan de gestion de crise
Construire un plan de gestion de crise efficace implique de suivre un processus structuré. Découvrez les étapes indispensables pour vous préparer aux situations les plus complexes.
Analyse des risques et évaluation
Le point de départ d’un plan de gestion de crise est l’évaluation des risques. Cette étape inclut de :
- Identifier les risques potentiels : qu’il s’agisse de cyberattaques, de pandémies ou de crises environnementales.
- Prioriser les risques : une matrice d’impact et de probabilité peut aider à déterminer les scénarios les plus critiques.
- Évaluer les impacts : il s’agit d’opérer une analyse précise des conséquences possibles sur les opérations, les équipes et les ressources. Cela peut inclure des projections financières ou des études d’impact environnemental par exemple. Une telle évaluation est essentielle pour établir des priorités et allouer efficacement les ressources disponibles.
Création d’un modèle organisationnel clair
Il est essentiel de désigner une équipe dédiée à la gestion de crise. Cette équipe doit inclure des représentants de différents départements et être préparée à intervenir rapidement. Les rôles et responsabilités doivent être clairement définis pour garantir une coordination efficace. Par exemple, le responsable des communications doit assurer la cohérence des messages, tandis que le chef des opérations supervise les interventions techniques. L’intégration d’experts externes, tels que des consultants ou des managers de transition, peut aussi apporter une perspective précieuse. Les managers de transition impliqués en mission par Delville Management interviennent par exemple dans les secteurs suivants (liste non-exhaustive) :
- Retail et distribution
- Supply chain
- Finance et conseil
- Santé
- Secteur public et ONG
- Transport et logistique
- Energie et Ressources
- BTP et construction
- Technologie et média
- Agroalimentaire
Ils peuvent également endosser les rôles suivants (liste non-exhaustive) :
- Directeur Général (DG)
- Directeur des Ressources Humaines (DRH, RH)
- Directeur Financier / Directeur Administratif et Financier (DAF)
- Directeur Juridique
- Directeur Industriel
- Directeur des Opérations (DOP)
- Directeur Achats
- Directeur Supply Chain
- Directeur Logistique
- Directeur Qualité
- Directeur Commercial
- Directeur Marketing
- Directeur des Systèmes d’Information et digital
- Directeur des Projets/Programmes
Un modèle efficace repose également sur des éléments tels que des outils numériques, qui facilitent la centralisation des informations et la coordination des actions.
Mise en place de processus adaptés
Une fois les risques identifiés, il faut élaborer des plans détaillés. Cela inclut :
- Procédures d’alerte : qui contacter et comment réagir aux premiers signaux.
- Planification des scénarios : répondre aux différents types de crise.
Plan de communication : assurer une transparence et une cohérence des messages tant en interne qu’en externe. Une plateforme de gestion de crise peut faciliter la centralisation des informations et la coordination entre les équipes.
Exercices réguliers et ajustements
Un plan de gestion de crise doit être testé et mis à jour régulièrement. Les exercices simulés permettent de former les équipes et de renforcer leur réactivité. Ces tests mettent en évidence les lacunes du plan, qui peuvent ensuite être corrigées. Une formation continue du personnel est également essentielle pour maintenir un niveau élevé de préparation. Ces exercices permettent aussi d’évaluer l’efficacité des ressources mobilisées et de s’assurer que les outils disponibles sont bien adaptés à chaque situation. Faire appel à un cabinet de conseil en conduite du changement peut s’avérer utile pour vous aider à mettre en place ces exercices d’entraînement.
Intégrer le management de transition dans la gestion de crise
Le management de transition offre une expertise précieuse pour naviguer dans les périodes difficiles. Apprenez comment ces professionnels peuvent devenir des alliés stratégiques en temps de crise.
L’apport des experts en management de transition
Les managers de transition apportent des compétences immédiates pour gérer des situations complexes. Ils interviennent pour :
- réaliser une évaluation rapide et objective de la situation.
- proposer des stratégies adaptées aux besoins spécifiques de l’organisation.
- mettre en œuvre des mesures concrètes en mobilisant les ressources nécessaires.
La plus-value du management de transition
Notre cabinet de management de transition se spécialise dans l’accompagnement des entreprises en période de crise. Grâce à des experts aguerris, nous garantissons une gestion réactive et structurée, permettant aux organisations de stabiliser leurs activités tout en préparant le futur. Une mission de management de transition fournie par Delville Management peut par exemple vous permettre de réorganiser les chaînes d’approvisionnement ou coordonner une opération de retournement d’entreprise d’urgence après une fusion. Une telle expertise assure une intervention rapide et efficace, même dans les situations les plus critiques. Ce modèle d’intervention met en œuvre des outils spécifiques pour évaluer les progrès réalisés et ajuster les actions en conséquence.
L’importance de la communication dans un plan de gestion de crise
Une communication claire et cohérente est essentielle pour rassurer les parties prenantes et coordonner les efforts en période de crise. Cette section explore son rôle clé dans votre stratégie.
Maintenir la transparence
Une communication efficace est essentielle pour gérer les attentes des employés, des clients et des parties prenantes. Il est indispensable de fournir des mises à jour régulières, même en cas d’incertitude. Un message honnête et empathique peut atténuer les inquiétudes et renforcer la confiance. Une bonne communication renforce également la cohésion interne et permet d’éviter les rumeurs nuisibles.
Utilisation des outils numériques
Les plateformes de gestion de crise, telles que les outils collaboratifs en ligne ou les logiciels de simulation, facilitent la coordination et la prise de décision rapide. Elles permettent également de documenter les actions prises et d’en tirer des leçons pour l’avenir. De plus, elles aident à centraliser les informations critiques, réduisant ainsi le risque d’erreurs dues à une mauvaise communication. Ces outils jouent également un rôle dans la mise en œuvre de stratégies visant à renforcer la sécurité des opérations.
Préparer l’avenir : tirer les enseignements des crises passées
Chaque crise offre des opportunités d’apprentissage. Par exemple, après l’incendie qui a gravement endommagé l’usine de production d’une grande entreprise chimique en 2019, la direction a non seulement renforcé ses protocoles de sécurité mais a également développé un plan de continuité des opérations plus robuste. Ce plan a permis à l’entreprise de reprendre ses activités en un temps record lors d’un incident similaire survenu deux ans plus tard, minimisant ainsi les pertes financières et préservant la confiance des parties prenantes.
Après la résolution d’une crise, il est essentiel de mener une analyse post-mortem pour identifier ce qui a fonctionné et ce qui doit être amélioré. Ces enseignements renforcent la résilience organisationnelle et permettent de perfectionner les processus existants.
Conclusion : un investissement stratégique
Un plan de gestion de crise efficace n’est pas seulement une garantie de sécurité, mais aussi un levier pour renforcer la résilience organisationnelle. En préparant votre entreprise aux situations imprévisibles, vous offrez à vos équipes et à vos parties prenantes une base solide pour continuer à prospérer, même dans l’adversité.
Toutefois, la complexité d’une crise exige souvent plus qu’une simple expertise interne. Ainsi, se tourner vers un cabinet de management de transition, peut représenter une stratégie judicieuse qui vous offrira plus de sérénité. En effet, Delville Management propose des missions pouvant vous offrir une réponse rapide et adaptée, en impliquant temporairement dans votre entreprise un manager expert qui gèrera et mettra en place pour vous un plan de gestion de crise sur-mesure.
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Management transversal : optimiser la collaboration
Dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté, le succès des entreprises repose entre autres sur leur aptitude à coordonner efficacement des équipes à travers différents départements.
C’est ici que le management transversal entre en jeu, offrant un modèle de collaboration et de gestion qui transcende les structures hiérarchiques traditionnelles.
Qu’est-ce que le management transversal ?
Le management transversal est un l’un des types de management qui vise à coordonner les efforts de différents groupes distincts pour atteindre un but commun.
Contrairement aux modèles traditionnels, cette approche repose sur la coopération, la communication interdépartementale et le leadership collaboratif.
Elle favorise un décloisonnement des unités au sein de l’entreprise. Ce mode de fonctionnement encourage un style managérial participatif et coopératif : toutes les parties prenantes, quel que soit leur domaine d’expertise ou leur niveau hiérarchique, sont impliquées dans les prises de décisions et les processus. Cela permet de tirer parti de perspectives variées et d’instaurer une dynamique collaborative.
Contrairement à une organisation horizontale, qui tend à réduire le nombre d’échelons structurels, le management transversal conserve une structure où l’autorité directe n’est simplement pas exercée de manière formelle.
Prenons l’exemple d’un responsable des opérations qui pilote un projet de transformation digitale impliquant les équipes IT et marketing. Bien que son rôle de responsable lui donne une certaine légitimité, son succès dépendra davantage de sa capacité à inspirer et fédérer les équipes autour d’un objectif commun, plutôt que d’imposer ses décisions grâce à son statut.
Le management transversal en pratique : exemple et caractéristiques
Il s’agit de mobiliser des compétences variées et d’encourager une synergie entre des parties prenantes issues de différents domaines, tout en maintenant un alignement stratégique. Par exemple, un projet d’innovation peut nécessiter une coordination interdépartementale, impliquant des experts en R&D, marketing et finances pour garantir son succès.
Exemple concret de management transversal
Pour l’illustrer, prenons un nouvel exemple concret. Imaginons une entreprise développant un nouveau produit technologique. Ce projet nécessite l’implication conjointe des départements R&D, marketing, production et juridique. Sous la direction d’un manager transversal, les efforts des différentes unités sont alignés pour garantir une coordination fluide. Par exemple, les ingénieurs de R&D collaborent avec les responsables commerciaux pour s’assurer que les caractéristiques techniques répondent aux attentes des clients, tandis que l’équipe juridique veille à la conformité réglementaire. Cette synergie permet d’optimiser les délais de commercialisation sur le marché tout en favorisant une innovation cohérente et impactante.
Les caractéristiques du management transversal
Dans notre exemple précédent plusieurs caractéristiques sont réunies :
- on est dans une approche qui vise à coordonner les efforts de plusieurs départements pour atteindre un but commun à savoir le développement du nouveau produit technologique
- il n’y a pas nécessairement de responsable unique de projet direct et commun à tous les départements impliqués
- on est dans une approche qui repose sur la coopération, les échanges interdépartementaux et sur des leaders qui ont à cœur de laisser les membres de leurs unités exprimer leurs idées librement pour mener à bien le projet.
Le rôle du manager transversal : un acteur central
Dans une structure transversale, le rôle du manager transversal redéfinit en profondeur les relations organisationnelles. Ce dernier doit opérer une transition entre un modèle vertical, directif vers une approche plus collaborative.
Les 3 types d’acteurs du management transversal
On distingue 3 types d’acteurs :
- le collaborateur de l’équipe, impliqué dans la mission transverse : il participe activement au projet transverse en apportant son expertise propre.
- le responsable du collaborateur : ce directeur conserve son rôle de référent direct tout en permettant au collaborateur de s’impliquer dans le projet transverse.
- le manager transversal : il coordonne les expertises des différents acteurs, en veillant à maintenir un alignement stratégique et une cohésion dans la réalisation des missions.
Cette relation tripartite favorise le dialogue inter-services, une responsabilisation accrue et une utilisation optimale des talents.
Le rôle du manager transversal
Le rôle du coordinateur transversal consiste à insuffler une dynamique positive au sein des groupes en renforçant les synergies et en encourageant les échanges. Il vise à consolider l’esprit d’équipe tout en valorisant les contributions individuelles et collectives. Adoptant un mode de fonctionnement participatif axé sur la coopération, il mobilise les différents services autour de buts communs grâce à une vision fédératrice. Sa mission inclut également la coordination rigoureuse des efforts pour garantir le bon déroulement des travaux, tout en veillant à ce que les actions s’alignent sur une approche centrée sur les besoins des clients.
Les qualités du manager transversal
Pour réussir dans cette fonction, le manager transversal peut investir dans une formation pour développer un certain nombre de qualités humaines qui sont indispensables à son rôle. Parmi celles-ci :
- une empathie naturelle et une écoute active,
- des compétences relationnelles solides et une capacité à créer du lien,
- une posture de leader mais qui laisse pour autant la parole aux membres de son unité,
- une aptitude à résoudre les conflits et gérer les tensions de façon constructive,
- un esprit d’analyse et une grande pédagogie,
- une posture assertive et une capacité d’adaptation rapide à chaque situation,
- une intelligence émotionnelle qui permet de comprendre et d’inspirer des collaborateurs aux parcours et personnalités variés.
Les avantages du management transversal pour l’entreprise
Il offre des bénéfices significatifs, tant sur le plan organisationnel que sur celui des performances.
Gestion des projets transversaux
Les projets complexes nécessitent une coordination accrue entre départements. Le management transversal pilote au mieux les savoir-faire de chacun. Amélioration de la collaboration inter-unités
Cette approche favorise une coopération accrue, réduisant les silos organisationnels et stimulant l’innovation, par exemple pour lancer un produit plus rapidement. Accroissement du bien-être au travail
En valorisant la culture d’entreprise et en encourageant un travail en équipe harmonieux, le management transversal contribue à une atmosphère de travail positive. Amélioration de la prise de décision
En intégrant des perspectives variées et complémentaires, les décisions prises sont souvent plus stratégiques et mieux adaptées aux réalités du terrain. Un levier de croissance global
En optimisant l’utilisation des ressources et en alignant les efforts sur les objectifs stratégiques, cette approche devient un véritable moteur de croissance.
Les étapes pour mettre en place un management transversal
Instaurer un management transversal n’est pas un processus qui s’improvise.
Voici les étapes clés :1- Définir les besoins et les objectifs
Avant de commencer, il est très important de clarifier les besoins et les résultats attendus. Cela permet de donner une direction claire et d’établir des indicateurs de succès. Chaque étape du projet doit être planifiée avec soin, en prenant en compte le moindre détail pour assurer une exécution optimale.2 – Identifier les parties prenantes au projet
Une sélection stratégique des équipes est primordiale. Cela inclut des collaborateurs aux qualifications variées et des leaders capables d’influencer sans pouvoir hiérarchique direct. Les talents disponibles doivent donc être mobilisés de manière stratégique pour maximiser l’impact des initiatives transversales.3 – Favoriser une communication claire et fluide
La communication transversale est la pierre angulaire du management transversal. La qualité des échanges entre les collaborateurs est un facteur déterminant de son succès. Utiliser des outils digitaux de gestion de projet comme Slack ou Trello par exemple peut aider à assurer une coordination efficace.4 – Renforcer les compétences transversales
Le développement des compétences transversales, comme la résolution de conflits, l’adaptabilité, la négociation et la communication efficace, est essentiel pour surmonter avec succès les défis complexes du monde professionnel.5 – Mettre en place un suivi régulier
L’organisation de sessions régulières de réflexion et de partage d’expérience peuvent aider les équipes à surmonter les défis liés au management transversal ainsi qu’à surveiller l’alignement des plans d’action sur les objectifs.6 – Faire appel au management de transition ?
Pour vous accompagner dans la mise en place du management transversal, faire appel à un cabinet de management de transition peut s’avérer un énorme gain de temps, d’énergie et de ressource.
Le rôle d’un cabinet de management de transition
Pour accompagner efficacement l’instauration du management transversal, faire appel à un formateur proposé par un cabinet de management de transition peut faire toute la différence. Ces cabinets apportent une expertise précieuse pour initier, développer et suivre la mise en place de programmes transversaux.
Voici les avantages clés :1- Expertise stratégique et opérationnelle
Les managers de transition disposent de compétences pointues et diversifiées pour diagnostiquer avec précision les besoins, définir des stratégies adaptées et piloter leur exécution.2 – Suivi personnalisé
En collaborant avec un cabinet de management de transition, les entreprises bénéficient d’un accompagnement sur mesure, qui inclut le suivi des équipes ainsi que la conduite du changement.3 – Gain de temps et d’efficacité
Les projets transversaux peuvent être complexes et chronophages. Les managers de transition permettent de gagner en efficacité en identifiant rapidement les bons leviers de succès.4 – Renforcement de la collaboration
En mettant fortement l’accent sur la collaboration transversale, ces experts favorisent une meilleure adhésion des différentes parties prenantes et une exécution fluide et efficace des actions.
En somme, le recours au management de transition constitue un atout stratégique pour garantir le succès des initiatives de management transversal.
Les défis du management transversal
Bien que puissant, le management transversal présente des défis qu’il est essentiel d’identifier et de surmonter.
Listing des défis
- Manque d’autorité hiérarchique :
Sans une autorité formelle, les managers transversaux peuvent rencontrer de la résistance au changement de la part des équipes. Une solution est de développer un leadership collaboratif fondé sur la confiance et l’influence.
- Complexité de la coordination
La distance géographique, la gestion du personnel en présentiel VS distanciel, les différences culturelles et organisationnelles entre les différentes équipes peuvent freiner la collaboration. Des formations, des outils et une conduite du changement appropriés peuvent aider pour maintenir une communication efficace et un alignement stratégique.
- Résolution de conflits et gestion des égaux
Dans un environnement transversal, les conflits peuvent émerger. Le rôle du manager transversal est de faciliter la résolution de conflits en créant un cadre de discussion respectueux.
- Maintien de la motivation des équipes
Le succès repose sur l’engagement des collaborateurs. Créer des objectifs clairs et reconnaître les contributions individuelles sont des stratégies efficaces.
- Intégrer hiérarchie et influence transversale
Bien que le management transversal repose sur une faible dépendance à la hiérarchie, celle-ci reste nécessaire pour maintenir un cadre organisationnel solide. Une influence sans autorité hiérarchique est possible en s’appuyant sur la reconnaissance mutuelle et un leadership adapté.
Les 5 clés du management transversal
Le management transversal peut se résumer à 5 points clés principaux pour être abordé de façon efficace.
Quelles sont les clés ?
- Vision claire
Assurez-vous que chaque membre de l’équipe comprend les objectifs globaux. Cela implique de définir précisément les attentes et de communiquer ces informations de manière transparente. Une vision partagée permet à tous les collaborateurs de travailler avec un but commun et d’aligner leurs efforts sur des priorités stratégiques.
- Communication efficace
Favorisez un dialogue ouvert et honnête entre toutes les parties prenantes. Cela passe par l’écoute active, la clarification des attentes et l’utilisation d’éventuels outils numériques. Une telle approche réduit les malentendus et encourage une meilleure coordination des actions.
- Leadership collaboratif
Inspirez sans imposer en adoptant une posture de facilitateur. Le leader collaboratif valorise les contributions individuelles tout en maintenant une dynamique de groupe positive. Il s’agit d’établir un climat de confiance où chacun se sent à l’aise de proposer des idées et de relever des défis ensemble.
- Adaptabilité
Ajustez les stratégies en fonction des besoins et des imprévus. Cela implique de rester flexible face aux évolutions du projet ou du contexte économique et social. Une bonne adaptabilité permet de réagir rapidement aux obstacles et de transformer les contraintes en opportunités.
- Partage des connaissances
Encouragez une culture d’apprentissage continu. Organisez des ateliers, des formations et des moments de réflexion collective pour renforcer les savoir-faire. Le partage des connaissances favorise non seulement l’amélioration des compétences mais aussi l’émergence d’innovations.
En résumé
Dans un environnement transversal, la gestion de réseau appliquée dans le management transversal joue un rôle fondamental. Elle permet de connecter les différentes parties prenantes, d’améliorer le partage des connaissances et de créer des synergies durables. Les entreprises renforcent leur faculté à gérer des missions complexes et interdépartementales tout en alignant leurs efforts stratégiques.
En conclusion, le management transversal est bien plus qu’une simple méthode de pilotage. C’est une approche globale qui transforme les pratiques, les modes de travail, stimulant l’innovation et renforçant les performances organisationnelles. En adoptant cette méthode, les entreprises peuvent non seulement surmonter leurs défis internes, mais aussi devenir des modèles de collaboration et de résilience dans un environnement concurrentiel. Toutefois, passer d’une organisation verticale au management transversal représente des défis conséquents pour lesquels vous pouvez vous faire accompagner d’un cabinet de conseil en conduite du changement.
Notre cabinet vous propose un format d’accompagnement sur-mesure et se tient à votre disposition pour discuter de vos besoins.
Vous souhaitez nous confier une mission qui requiert la mise en place de management transversal ?
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89% d’échec dans l’adoption de l’IA : comment réussir ?
L’adoption de l’IA en entreprise ne se résume pas à un simple déploiement technologique. Selon une étude publiée par Harvard Business Review, seules 11 % des entreprises tirent un réel avantage de l’intelligence artificielle. Ce chiffre laisse supposer que 89 % peinent à en faire un levier de performance.
Pourquoi un tel échec ? Parce que la réussite de l’IA ne repose pas uniquement sur l’algorithme, mais aussi sur l’humain. Résistances internes, absence de stratégie claire et manque d’accompagnement sont autant de freins à une adoption efficace.
Alors, comment éviter ces écueils et transformer l’IA en véritable moteur de croissance ? Le management de transition peut-il être une solution ?
1. Dépasser les résistances internes à l’adoption de l’IA
L’adoption de l’IA, un enjeu humain avant tout
L’IA fait encore peur. Et pour cause : selon Harvard Business Review, 61 % des salariés se disent méfiants face à l’intelligence artificielle, principalement par crainte d’un remplacement de leur poste ou d’une perte de contrôle sur leur travail. Cette défiance varie en fonction de plusieurs critères :
- L’âge : seuls 20 % des moins de 35 ans expriment des inquiétudes face à l’IA, contre 40 % des plus de 50 ans.
- Le niveau hiérarchique : 70 % des cadres dirigeants voient l’IA comme une opportunité, contre 45 % des employés opérationnels.
- Le secteur d’activité : l’industrie et la banque sont plus enclines à intégrer l’IA que des secteurs plus traditionnels comme la logistique ou l’administration publique.
Face à ces disparités, une approche unique ne suffit pas. Pour lever ces résistances, il est essentiel d’adapter le discours à chaque profil.
Accompagner les seniors : l’IA comme un outil, pas un remplacement
Les collaborateurs expérimentés redoutent souvent deux choses :
- Ne pas savoir utiliser l’IA et perdre en efficacité.
- Se voir dépossédés de leur expertise par des algorithmes qu’ils jugent opaques ou non fiables.
Comment les rassurer ?
- Montrer que l’IA n’est pas une contrainte, mais une aide. Expliquer qu’elle automatise certaines tâches répétitives (ex : analyse de données, reporting), mais que l’humain garde la main.
- Former progressivement, avec des démonstrations concrètes adaptées à leur métier.
- Valoriser leur rôle d’expert en leur montrant que l’IA peut enrichir leur analyse plutôt que la remplacer.
Rassurer les jeunes talents : l’IA comme catalyseur de créativité
Chez les plus jeunes, notamment dans les métiers créatifs, la peur principale est différente : celle de l’obsolescence.
Un designer peut s’inquiéter de voir des IA comme Midjourney ou DALL·E générer des visuels en quelques secondes, alors qu’il lui faut des heures de travail.
Comment répondre à cette inquiétude ?
- Insister sur le fait que l’IA ne remplace pas la créativité humaine, mais la stimule. Elle peut proposer des idées, accélérer la production, mais c’est toujours l’humain qui choisit, affine et donne du sens.
- Mettre en avant les exemples d’entreprises qui allient IA et création.
- Encourager une posture proactive : plutôt que de subir l’IA, apprendre à l’utiliser comme un outil différenciant.
Adapter son approche : une clé du succès
Chaque profil a ses propres craintes et motivations face à l’IA. Un cabinet de conseil en conduite du changement doit donc proposer une approche personnalisée, qui répond aux attentes des différentes populations de l’entreprise.
2. Une adoption progressive et stratégique
Beaucoup d’entreprises se lancent dans l’IA sans véritable stratégie, ce qui explique un taux d’échec aussi élevé. Pour éviter cela, il est essentiel de tester avant de généraliser.
Adopter les 4 étapes pour structurer un projet pilote IA
- Définir un périmètre précis.
- Fixer des KPIs clairs.
- S’entourer d’experts en gestion de projets.
- Mesurer et ajuster avant un déploiement à grande échelle.
2 exemples d’adoption réussies de l’IA
Carrefour a récemment testé une solution d’IA pour optimiser ses promotions. Grâce à des algorithmes de machine learning, l’enseigne a pu analyser des millions de données clients et ajuster ses offres en conséquence. Résultat : une meilleure pertinence des promotions et une hausse des ventes sans augmentation du budget marketing (source).
Autre exemple, dans le secteur bancaire, l’IA permet d’améliorer la sécurité et la détection des fraudes. La Société Générale a mis en place un système de machine learning capable d’analyser des milliers de transactions en temps réel pour identifier des comportements suspects (source).
3. Le rôle clé des DSI dans l’alignement stratégique pour intégrer l’IA
L’adoption de l’IA ne peut pas être une initiative isolée du service IT. Elle doit être portée par toute l’entreprise, avec un rôle central pour la Direction Systèmes d’Information et Digital. Ce sont eux qui garantissent la cohérence entre innovation technologique et objectifs business.
🔹 Le problème ? Beaucoup de DSI manquent de ressources ou d’expertise pour piloter cette transformation en interne.
🔹 La solution ? Faire appel à des experts en management de transition informatique pour structurer et accélérer l’adoption de l’IA, tout en assurant un transfert de compétences durable.
Réussir l’adoption de l’IA : une question d’accompagnement
L’accompagnement au changement, la gestion de projets et l’expertise d’un cabinet de management de transition sont les clés pour réussir cette transformation et faire de l’IA un atout stratégique.
Ne laissez pas l’IA devenir un échec dans votre entreprise. Contactez-nous pour un accompagnement sur-mesure et faites de cette transition une réussite !

Les 4 types de management face aux enjeux contemporains
4 types de management – directif, persuasif, participatif et délégatif – ont été introduit par Rensis Likert dans les années 1960. Ces modèles théoriques étaient révolutionnaires pour leur époque, car ils structuraient les dynamiques de leadership. Aujourd’hui, ces types de management restent essentiels pour naviguer dans des environnements organisationnels complexes, où la flexibilité et l’adaptation aux contextes spécifiques sont primordiales.
Ces approches offrent un cadre précieux pour comprendre la dynamique de leadership au sein d’une organisation.
Imaginons une crise économique majeure nécessitant un ajustement rapide de la stratégie d’une entreprise. Comment chaque style de management répondrait-il à cette situation critique ? Quels sont ces styles, et comment s’adaptent-ils à différents contextes ?Discuter de votre projet
Les 4 types de management : quels sont-ils ?
Le management directif
En période de crise économique, un manager directif prendrait rapidement des décisions sans consulter son équipe. Il instaurerait des mesures d’austérité ou réorienterait les activités. Ce style de direction autoritaire implique que le manager détermine seul les objectifs et méthodes.
Ainsi, le mode directif repose sur une prise de décision centralisée, où le manager fixe des objectifs clairs et impose les méthodes pour les atteindre. Ce style est particulièrement efficace en situation de gestion de crise.
Exemple : Lors d’une crise économique majeure, une entreprise industrielle internationale a fait face à une chute soudaine de ses revenus en raison de perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Le manager directif a immédiatement mis en place des mesures strictes de réduction des coûts, en suspendant temporairement certains projets et en réorganisant les équipes pour se concentrer sur les activités critiques. Bien que ces décisions aient été impopulaires, elles ont permis à l’entreprise de maintenir sa stabilité financière et de préparer une relance rapide.
- Avantages : rapidité des décisions dans les situations d’urgence, contrôle accru, efficacité en période de crise
- Inconvénients : risque de démotivation et d’insatisfaction des collaborateurs. Possible résistance des employés, se sentant exclus du processus décisionnel.
Le management persuasif
Confronté à la même crise, un manager persuasif s’efforcerait de rallier ses équipes. Il utiliserait son charisme et sa communication pour les convaincre de la nécessité de nouvelles méthodes ou de réductions de coûts.
Le manager persuasif combine donc décision et influence. Il adopte une communication de crise adaptée et convainc ses équipes du bien-fondé des actions à entreprendre. Son style repose sur l’influence et non sur l’autorité, visant à préserver l’harmonie.
Exemple : Lorsqu’une entreprise dans le secteur du retail a dû revoir son modèle économique pour intégrer le télétravail et des processus digitaux, le manager persuasif a joué un rôle clé. En utilisant des présentations impactantes et des sessions de communication interactives, il a expliqué les objectifs et motivé les équipes. Cette approche a permis d’assurer une transition fluide tout en préservant la motivation et la confiance des collaborateurs.
- Avantages : motivation et implication accrues des salariés avec une meilleure acceptation du changement
- Inconvénients : processus décisionnel parfois plus lent, perception possible de manipulation.
Le management participatif
Dans cette approche, face à une crise économique, un manager participatif impliquerait les employés dans la résolution de la crise. Il organiserait des brainstormings et encouragerait toutes les propositions. Ce style valorise l’autonomie et l’engagement, reconnaissant l’apport de chacun dans les décisions.
Ce mode de management repose donc sur une implication active des équipes dans la prise de décision. Le manager favorise le dialogue et la co-construction.
Exemple : Lors de l’élaboration d’une stratégie produit innovante pour une start-up dans l’industrie technologique, le manager participatif a organisé des ateliers collaboratifs. Chaque membre de l’équipe, des développeurs aux designers, a été invité à partager ses idées. Ce processus a renforcé l’engagement des employés et permis de développer des solutions créatives qui répondaient précisément aux besoins des clients. Ce type de management stimule la créativité et l’innovation.
- Avantages : stimulation de l’innovation et de la créativité, forte adhésion aux décisions, mode de travail collectif.
- Inconvénients : allongement des délais de mise en œuvre possibles, difficulté à concilier les différents avis lors de désaccords.
Le management délégatif
Un manager délégatif confierait la gestion de la crise économique à des équipes, à des agents ou bien à un collaborateur spécifique. Il leur accorderait une grande liberté pour définir les modalités d’atteinte des objectifs. Ce style repose sur la confiance et l’expertise des équipes.
Ainsi, le style délégatif confie une grande autonomie aux équipes ou à des membres spécifiques pour atteindre les objectifs définis.
Exemple : Une entreprise technologique en pleine expansion internationale a confié à une équipe senior le développement d’un produit logiciel stratégique. En optant pour un style de management délégatif, le manager a permis aux spécialistes de prendre des décisions clés et de piloter le projet selon leur expertise. Cette autonomie a encouragé la responsabilisation et a abouti à une solution innovante livrée dans des délais serrés, tout en respectant les objectifs de l’entreprise.
- Avantages : responsabilisation, développement des compétences, adaptabilité élevée.
- Inconvénients : risque de manque de cohérence, nécessité d’une surveillance et coordination accrues.
Les 4 types de management, en bref
Dans quel cas choisir chaque type de management ?
Il n’existe pas de règle absolue pour choisir un style de management.
Un manager doit s’adapter en fonction de trois critères principaux :
1. Sa propre personnalité
Un manager extraverti et charismatique pourra naturellement adopter un style persuasif, tandis qu’un manager plus analytique et réservé pourra préférer un style directif ou délégatif. Exemple : Lors d’un lancement de produit avec des délais très serrés, un manager analytique pourrait choisir un style directif pour garantir la tenue des objectifs, tandis qu’un manager charismatique opterait pour un style persuasif afin de maintenir la motivation de l’équipe. Un mode participatif serait moins adapté dans ce contexte car trop lent.
2. Les personnalités et besoins de l’équipe
Les collaborateurs recherchant de l’autonomie et ayant une forte expertise bénéficieront d’un management délégatif. En revanche, une équipe junior ou en manque de confiance préférera un encadrement directif ou persuasif. Exemple : Une équipe d’ingénieurs expérimentés travaillant sur une technologie innovante réussira mieux avec un management délégatif. Un style participatif, en revanche, pourrait ralentir le projet.
3. Le contexte et la stratégie de l’entreprise
Une situation de crise (restructuration, retournement d’entreprise) appelle souvent un style directif. Un contexte de transformation organisationnelle ou de mise en place d’une stratégie RSE favorisera un management participatif ou persuasif. Exemple : Lors d’une restructuration impliquant des licenciements, un style directif est efficace pour prendre des décisions rapides. Toutefois, un style persuasif sera nécessaire pour expliquer les choix à l’équipe et limiter les tensions. Un style délégatif serait inapproprié, car il pourrait conduire à un manque de cohérence et aggraver les tensions.
Conclusion : l’agilité comme compétence clé
Un bon manager est avant tout agile. Sa capacité à évaluer rapidement la situation, les besoins de son équipe et ses propres forces lui permet de choisir le style le plus adapté.
L’équilibre entre flexibilité et décision est essentiel pour atteindre les objectifs tout en préservant la motivation et la cohésion des équipes. En adoptant un type de management adapté, les entreprises peuvent non seulement améliorer leur efficacité organisationnelle, mais aussi renforcer l’engagement des collaborateurs, optimiser la communication et atteindre des résultats stratégiques significatifs.
Cette agilité permet de naviguer dans un environnement complexe et de transformer les obstacles en opportunités de croissance durable.
Chez Delville Management, l’expertise au service de vos besoins
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, selon le contexte, nos managers de transition adoptent l’un ou l’autre de ces styles dans leur mission de management de transition. Ils choisissent le leadership le plus adapté aux besoins de nos clients et de leurs équipes.
Un choix judicieux de type de management par nos managers de transition peut métamorphoser une période de turbulence en une véritable opportunité de croissance et d’innovation.
Si vous avez un besoin, n’hésitez pas à nous contacter !
Si vous vous reconnaissez dans cet état d’esprit de leader très agile et souhaitez relever des missions stimulantes, n’hésitez pas à déposer votre candidature :

Changement de logiciel en entreprise : les étapes clés
Changement de logiciel d’entreprise : entre espoir et appréhension
Lorsqu’une entreprise décide d’adopter un nouveau logiciel, elle entrevoit souvent des gains en efficacité et en compétitivité. Cependant, cette initiative suscite également des inquiétudes, tant chez les dirigeants que chez les collaborateurs. Dans un premier temps, comprendre et adresser ces préoccupations est essentiel pour assurer le succès du projet.
Les dirigeants face au défi du changement
Inquiétudes stratégiques et opérationnelles
Les décideurs sont souvent confrontés à des questions telles que : « Comment garantir l’adhésion de mes équipes ? », « Le retour sur investissement sera-t-il à la hauteur ? », « Quels sont les risques de perturbation des opérations ? ».
Ces préoccupations sont légitimes, surtout lorsque l’on sait que 90 % des entreprises n’ont pas encore atteint leurs objectifs en matière de transformation numérique d’après une étude de Tata Communications.
Nécessité d’un accompagnement spécialisé
Pour naviguer dans cette complexité, il est judicieux de solliciter l’expertise de spécialistes en conduite du changement.
Un cabinet de conseil en conduite du changement offre non seulement une perspective externe précieuse, mais également des outils méthodologiques éprouvés. Grâce à leur expérience, ces experts aident à structurer les projets, anticiper les obstacles et assurer une transition fluide, tout en minimisant les risques.
Les collaborateurs : entre craintes et adaptation
Adresser les peurs courantes face à l’adoption d’un nouveau logiciel
Les employés peuvent exprimer diverses inquiétudes lors de l’introduction d’un nouveau logiciel :
- Crainte de l’inconnu : la peur de ne pas maîtriser le nouvel outil et de voir leur performance diminuer.
- Perturbation des habitudes : l’appréhension de devoir modifier des routines bien établies.
- Inquiétude quant à la sécurité de l’emploi : la peur que l’automatisation de certaines tâches rende leur poste obsolète.
Faciliter l’acceptation du changement de logiciel
Pour atténuer ces craintes, il est essentiel de bien accompagner le changement de logiciel :
- Communiquer de manière transparente : expliquer les raisons du changement, les bénéfices attendus et les étapes du processus.
- Impliquer les collaborateurs dès le début : les associer aux phases de sélection et de test du logiciel pour qu’ils se sentent acteurs du projet.
- Offrir une formation adaptée : proposer des sessions de formation pour assurer une prise en main efficace du nouvel outil.
Une approche progressive pour une transition réussie
Plutôt que d’imposer un changement radical à toute l’entreprise, il est souvent plus efficace d’opter pour une démarche progressive. Dans un premier temps, une phase pilote permet de tester le logiciel dans un service ou sur un projet spécifique. Ce cadre limité aide à identifier les éventuels problèmes, tant techniques qu’organisationnels, et offre l’opportunité d’ajuster les processus avant de généraliser son utilisation.
Cette phase doit être suivie d’une évaluation continue. Les retours des premiers utilisateurs sont précieux pour affiner les fonctionnalités du logiciel et améliorer son ergonomie. Chaque ajustement, même minime, contribue à une adoption plus fluide lors du déploiement à l’échelle de l’organisation.
Enfin, il est essentiel de valoriser chaque étape franchie. Célébrer les succès intermédiaires, comme l’adhésion d’un service ou l’amélioration mesurable d’un processus, renforce la motivation des équipes et leur engagement envers le projet. Une approche humaine et graduelle permet de transformer une transition souvent perçue comme complexe en une expérience positive et constructive pour l’ensemble des collaborateurs.
Et si vous n’étiez pas seuls dans ce changement ?
Vous envisagez un changement de logiciel ?
La mise en place d’un nouveau logiciel est une aventure qui nécessite l’engagement de tous. En plaçant l’humain au cœur du projet et en s’appuyant sur l’expertise de professionnels en conduite du changement, les entreprises peuvent transformer cette transition en une opportunité de croissance et d’innovation.
Faites appel à nos experts en management de transition, pour vous accompagner dans cette transformation.
Notre cabinet de management de transition vous accompagne au travers des 5 étapes primordiales pour mener votre projet de changement de logiciel :
Étape 1 : Poser des bases solides pour le projet
- Identifier le besoin et fixer des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, temporels) clairs
- Assembler une équipe projet dédiée avec des cadres décideurs et des opérationnels (utilisateurs clés)
Étape 2 : Planifier chaque phase avec rigueur
- Élaborer un cahier des charges qui spécifie les besoins utilisateurs, les contraintes techniques et budgétaires et les modalités de déploiement.
- Evaluer les prestataires selon vos critères (coût, flexibilité, retours d’expérience…)
Étape 3 : Préparer le terrain pour le changement
- Gérer la résistance au changement (communication continue, implication des utilisateurs clés, formations…)
- Préparer les données (nettoyage des données existantes pour éviter des blocages liés à des erreurs)
Étape 4 : Tester et déployer avec méthode
- Dérouler des phases pilotes : test préalable du logiciel sur un périmètre limité pour identifier les problèmes techniques
- Accompagner le déploiement (points réguliers, mise en place d’un support technique réactif, ajustement des processus internes)
Étape 5 : Capitaliser sur l’après-projet
- Mesurer les résultats pour évaluer l’atteinte des objectifs et motiver l’adhésion à long terme
- Ajuster et pérenniser (mises à jour régulières, maintien d’un support utilisateur et intégration des retours utilisateurs)

Management de transition private equity : une solution clé
Pourquoi faire appel au management de transition en private equity ?
Dans le secteur du private equity, les fonds peuvent faire appel au management de transition pour booster les performances des entreprises de leur portefeuille d’actifs, qu’elles soient en situation de croissance ou de crise. Qu’il s’agisse de soutenir une expansion rapide ou de redresser ces entreprises, les managers de transition maximisent leur rentabilité, permettant ainsi aux fonds de répondre à leurs enjeux.
En plus d’accroître la valeur de l’entreprise, les managers de transition échangent régulièrement avec les fonds des KPI. Ils fournissent des reportings financiers constants pour que le fonds puisse suivre et s’assurer de la bonne gestion de leurs acquisitions.
Private equity : des enjeux de performance qui appellent des solutions opérationnelles
Le private equity (PE) est un mode d’investissement visant à acquérir des entreprises à fort potentiel de croissance, à en améliorer la rentabilité, puis à les revendre avec profit.
Pour cela, les fonds PE utilisent souvent des montages financiers spécifiques comme par exemple le LBO (Leveraged Buyout). Dans cet exemple, le fonds acquiert une entreprise en finançant en grande partie son achat par emprunt. Il doit ensuite impérativement accroître la rentabilité de l’entreprise acquise pour en augmenter la valeur, ce qui doit permettre de rembourser la dette contractée.
C’est en partie là que peuvent intervenir nos managers de transition : ils intègrent l’entreprise pour booster ses performances, permettant au fonds de revendre l’entreprise à profit au bout de 5 à 7 ans en moyenne.
Quelles sont les phases critiques pour les fonds de private equity ?
1. Pré-acquisition :
Il arrive parfois qu’avant l’acquisition, certains fonds fassent appel aux services de Delville Management pour évaluer la pertinence d’acquérir l’entreprise qu’ils ont identifiée. Nos managers de transition, tels que des CFO experts, mènent alors des due diligences approfondies pour garantir une prise de décision éclairée. Ils clarifient les rapports financiers et mettent en lumière les atouts de l’acquisition.
Dans d’autres cas, l’intention d’acquisition étant déjà validée, les fonds engagent un responsable de projet expert en PMI pour organiser l’intégration, coordonner la transition et préparer une intégration post-acquisition efficace.
2. Post-acquisition :
Dans certains cas, les fonds font appel au management de transition private equity tout au long de leur acquisition dans le cas d’un remplacement du membre du Codir (DG, DAF, DRH…) initial de l’entreprise ne souhaite pas rester dans l’entreprise. Un manager de transition peut alors intervenir pour assurer l’intérim. Si les performances sont au rendez-vous, cette mission peut aboutir à une internalisation du manager.
Aussi, une fois l’acquisition de l’entreprise réalisée, nos managers de transition pilotent cette phase en optimisant les processus et en harmonisant les procédures de production et/ou d’information.
Les opérations sont structurées de manière rigoureuse. Des processus financiers fiables et robustes sont également mis en place pour assurer une transparence immédiate auprès des actionnaires via un business plan et une optimisation de la trésorerie. Au besoin, les managers de transition réorganisent également les équipes et opèrent une restructuration.
3. Optimisation et stabilisation des performances
3.a Contexte de croissance
Dans un contexte de forte croissance, un manager de transition, au profil par exemple de Chief Revenue Officer (CRO), dynamise les ventes en déployant de nouvelles stratégies commerciales, en développant des canaux de vente efficaces et en maximisant les revenus. Ces interventions sont particulièrement adaptées aux secteurs comme les technologies, les médias et les télécommunications. Nos managers interviennent aussi pour structurer les équipes financières, RH, R&D ou les opérations internationales dans le cadre d’une expansion, tout en accompagnant les dirigeants pour le pilotage de transformations majeures.3.b Gestion de crise et retournement
En situation de crise, un DG de transition prend en main la restructuration de l’entreprise pour rétablir la rentabilité et stabiliser les opérations. Dans des contextes marqués par des enjeux de dettes ou des conflits sociaux, ces managers peuvent remplacer des postes clés comme le DG, le DAF ou le DRH, reprendre en main des départements stratégiques ou encore réorganiser l’entreprise en difficulté. Chez Delville Management, nos implantations nationales et internationales nous permettent d’intervenir d’une manière globale (France, Belgique, Allemagne, Italie, Suisse, UK, etc.) pour repositionner les acquisitions faites par les fonds PE.
Expertise Delville Management pour les missions de private equity
Chez Delville Management, nous disposons d’un réseau de plus de 15 000 managers de transition qualifiés, sélectionnés avec soin pour répondre aux exigences spécifiques des fonds de private equity.
Voici quelques exemples d’interventions récentes :
- Contrôleur de gestion pour structurer les reporting destinés au fonds PE
- Directeur des ventes pour former les équipes de ventes dans les secteurs des technologies, du retail et de l’énergie
- Chief Revenue Officer (CRO) pour augmenter les ventes dans l’éducation et la formation
- CFO pour structurer les finances dans les secteurs transports et logistique
- CEO/DG de transition dans les secteurs de l’industrie, du retail, de la métallurgie, des transports, de l’énergie et des infrastructures et des services aux personnes
Nous garantissons une mobilisation rapide sous 48h et une expertise adaptée à chaque mission. Nos managers apportent également une vision stratégique pour anticiper les défis futurs et assurer des transformations réussies.
Conclusion : des solutions sur mesure pour les fonds de private equity
Les fonds de private equity doivent relever des défis complexes nécessitant expertise et agilité. Le management de transition private equity est un atout essentiel pour sécuriser les investissements et maximiser les rendements. L’un des points forts de nos managers est leur posture apolitique : ils opèrent avec une autonomie totale, en dehors des enjeux internes, ce qui leur permet de se concentrer pleinement sur leur mission. Delville Management se positionne ainsi comme un partenaire de choix, apportant des solutions sur mesure à chaque étape du cycle d’investissement.
BESOIN D’UN MANAGER DE TRANSITION POUR VOTRE FONDS ?
Vous souhaitez optimiser vos investissements grâce à notre cabinet de management de transition ? Que ce soit pour une acquisition, une restructuration ou une cession, nous vous accompagnons à chaque étape de votre projet.
Contactez-nous dès aujourd’hui via notre formulaire de contact entreprises pour en savoir plus sur nos solutions.

Engager ses collaborateurs dans la transition écologique
Les collaborateurs sont au cœur de la transition écologique des entreprises, qui sont responsables d’environ 76% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principalement liées à la production d’énergie, la construction, les transports, et l’industrie (source : World Resources Institute).
Pour réduire ce chiffre, l’implication des équipes est essentielle. Sans leur engagement, la transformation ne pourra pas se faire efficacement. Comment mobiliser vos collaborateurs pour qu’ils deviennent les moteurs de la transition écologique ?
L’urgence de la transition pour les entreprises
Le changement climatique a des répercussions directes sur les entreprises : hausse des coûts de l’énergie, nouvelles régulations, exigences accrues des clients et investisseurs. Pourtant, ces défis représentent aussi une opportunité.
Selon S&P Global, les entreprises qui ne s’adaptent pas au changement climatique risquent une forte hausse de leurs coûts d’exploitation, pouvant représenter jusqu’à 28% de la valeur de leurs actifs d’ici 2050. A l’inverse, celles qui intègrent des objectifs climatiques pourraient observer une croissance supérieure de 10% par rapport à leurs concurrents (source : McKinsey 2023).
En 2023, Danone a intégré ses collaborateurs dans la révision de ses pratiques agricoles. L’entreprise a pour objectif de réduire ses émissions de 30% d’ici 2030. Les équipes locales ont joué un rôle clé dans l’élaboration de solutions adaptées à chaque région, renforçant ainsi leur engagement (source : rapport RSE Danone).
Le management de transition, peut être la solution adéquate pour accompagner les entreprises. . Il permet d’identifier les résistances internes et d’aider à engager les équipes dans la transformation.
Réaliser un bilan carbone : un premier pas essentiel
Le bilan carbone est une étape clé pour toute entreprise qui veut entamer une transition écologique. Il permet de mesurer les émissions directes (comme la consommation énergétique des bâtiments) et indirectes (comme les déplacements des collaborateurs et les achats). Ce diagnostic permet d’identifier les postes les plus polluants et de prioriser les actions à mener pour réduire l’impact environnemental.
Delville Management a réalisé son propre bilan carbone en 2023, qui a évalué les émissions de CO2 générées par ses opérations, celles de ses fournisseurs et celles des managers de transition impliqués en mission. Cela a permis d’identifier les transports, les achats de services et la restauration comme les principaux postes d’émission. Grâce à ce diagnostic, nous avons pu concentrer nos efforts sur ces leviers pour réduire notre empreinte carbone.
De plus, en tant que cabinet de conseil en conduite du changement, nous aidons nos clients à intégrer cette démarche. Nos managers de transition accompagnent la mise en place de plans de communication et d’ateliers participatifs pour que chaque collaborateur se sente concerné par les projets de transformation.
Mobiliser les équipes autour d’actions concrètes
Une fois le bilan carbone réalisé, il est important de transformer les constats en actions. La Fresque du Climat, par exemple, est une formation participative idéale pour sensibiliser les collaborateurs. Cet outil ludique permet de comprendre les mécanismes du changement climatique tout en favorisant l’engagement. Chez Delville Management, nous formons nos managers de transition à cette approche afin qu’ils puissent la déployer sur le terrain.
En 2023, la Compagnie des Alpes a organisé des ateliers Fresque du Climat pour près de 800 collaborateurs. Ces ateliers ont donné lieu à plusieurs actions concrètes, notamment pour l’optimisation de la gestion des ressources en eau dans leurs stations de ski, ainsi que la réduction des émissions liées aux transports (source : Compagnie des Alpes).
Il est aussi possible de créer des comités verts ou d’organiser des concours d’idées pour encourager les salariés à proposer des solutions écologiques. 69% des employés souhaitent que leur entreprise investisse dans des initiatives de durabilité (source : Deloitte).
Suivre les progrès et ajuster les actions
L’efficacité d’une transition écologique repose sur un suivi rigoureux. L’utilisation d’indicateurs de performance est cruciale pour mesurer les résultats et ajuster les actions en fonction des retours des équipes. Un suivi régulier permet d’identifier les blocages et d’ajuster les stratégies.
Unilever a mis en place des indicateurs précis pour suivre ses objectifs environnementaux. En 2023, l’entreprise a pu atteindre 22% d’utilisation de plastique recyclé dans leur portefeuille global (source : Unilever, rapport 2023), les plaçant sur la bonne voie pour leur objectif de 25% d’ici 2025.
Chez Delville Management, nous aidons les entreprises à mettre en place ces outils de suivi et d’ajustement. Nous veillons à ce que la transition écologique se déroule sans interruption des activités, tout en garantissant que les objectifs environnementaux soient atteints.
Une opportunité pour mobiliser et transformer
Engager vos collaborateurs dans la transition écologique n’est pas seulement nécessaire pour l’environnement, mais c’est aussi une formidable opportunité pour renforcer la cohésion et la motivation des équipes. L’intégration des objectifs climatiques permet de fédérer les collaborateurs autour d’un projet porteur de sens, tout en améliorant la performance globale de l’entreprise.
Chez Delville Management, cabinet de management de transition, nous accompagnons les entreprises dans cette transformation nécessaire, en assurant un suivi rigoureux et en impliquant les collaborateurs à chaque étape du processus. Êtes-vous prêt à faire de vos équipes les acteurs de cette transformation ?

Accompagner l’expansion géographique des entreprises
Expansion des entreprises en France et à l’international
“50 à 60 % des entreprises échouent dans leurs projets internationaux en raison d’une mauvaise stratégie ou d’une connaissance insuffisante du marché”, selon Business France. Ce chiffre met en lumière l’importance de bien préparer son expansion, qu’elle soit nationale ou internationale. Delville Management intervient à ce moment précis, offrant un accompagnement sur mesure grâce à ses managers de transition. Cet appui peut s’avérer essentiel pour surmonter les obstacles de l’expansion et garantir une croissance durable.
L’export, un moteur de croissance malgré les obstacles
En 2023, les exportations françaises ont augmenté de 5 % (Forbes France). Pour les grandes entreprises, l’internationalisation reste un levier essentiel de diversification et de résilience économique. Cependant, réussir à l’international est loin d’être simple. 60 % des échecs sont dus à des stratégies mal adaptées ou à une mauvaise connaissance des marchés locaux (Business France). C’est ici que le rôle du management de transition est clé. Il aide l’entreprise à adapter sa stratégie, en tenant compte des réalités locales, pour minimiser les risques et maximiser les opportunités.
Expansion des entreprises en France et à l’international : 2 volets d’une même stratégie
En 2023, les exportations françaises ont augmenté de 5 %, montrant que l’internationalisation est une source importante de croissance pour les grandes entreprises (Forbes France). Cependant, réussir à l’étranger ou dans une nouvelle région demande plus qu’un bon manager sur place. Une connaissance approfondie des particularités culturelles et des attentes locales est essentielle. Delville Management, avec son réseau de managers de transition et de bureaux implantés en régions et à l’international, apporte cette expertise clé. Ses experts locaux comprennent les dynamiques du marché et les comportements des clients, permettant ainsi une implantation réussie.
À noter également, l’expansion internationale et régionale sont souvent complémentaires. Par exemple, s’implanter dans le Grand Est facilite l’accès à des marchés voisins comme l’Allemagne. Delville Management, avec ses bureaux de Strasbourg et de Munich, est idéalement positionné pour accompagner vos projets d’expansion sur ces marchés.
Le rôle de Delville Management dans l’expansion
Un manager de transition intervient à plusieurs étapes de l’expansion. Il aide à analyser le marché cible, adapte l’offre de l’entreprise aux spécificités locales et veille à une intégration fluide des équipes. Par exemple, Delville Management a accompagné une entreprise agroalimentaire dans son expansion en Allemagne. Grâce à cet appui, l’entreprise a stabilisé ses opérations et renforcé ses exportations en un an. Cela a été possible grâce à une gestion précise des différences culturelles et des réglementations locales.
Une approche sur mesure pour une expansion réussie
Que ce soit pour un déploiement en France ou à l’international, Delville Management offre une expertise précieuse pour assurer une croissance durable. En combinant une approche locale avec une vision internationale, le cabinet aide les entreprises à réussir leur expansion tout en réduisant les risques.
BESOIN D’UN MANAGER DE TRANSITION ?
Vous souhaitez adopter une stratégie d’expansion en France ou à l’international ? Notre cabinet de management de transition peut vous accompagner pour faire de votre projet une réussite. Nous trouvons pour vous le manager de transition idéal, avec les connaissances sectorielles et de marché adaptées.
Contactez-nous, via notre formulaire de contact entreprises.

Gérer une communication de crise
Gérer une communication de crise peut s’avérer difficile mais cela revêt une importance capitale pour les entreprises soucieuses de maintenir leur réputation et de minimiser les impacts négatifs en situation d’urgence.
Une crise peut survenir de manière inattendue et prendre différentes formes, telles qu’un scandale médiatique, une défaillance de produit, ou encore une catastrophe naturelle. Dans ces moments critiques, la manière dont une organisation communique peut faire toute la différence. En cas de mauvaise gestion, les conséquences peuvent être graves. Cela peut entraîner une perte de confiance des clients, des investisseurs et du grand public, ainsi que des dommages durables pour la marque. Pour ce qui est de l’interne, une communication défaillante peut affecter le moral et la motivation des collaborateurs. De l’incertitude, de la méfiance et de la frustration risquent de s’installer. La productivité, la rétention des talents et l’engagement à long terme pourront alors être impactés.
Ainsi, une gestion proactive et planifiée permet de gérer une communication de crise de manière efficace. Il s’agit de préserver l’intégrité de l’entreprise, renforcer la confiance des parties prenantes et garantir le bien-être de ses collaborateurs.
Un plan de crise bien défini permet de répondre de manière structurée et efficace face aux situations imprévues. L’objectif est non seulement de gérer la crise mais aussi de protéger l’image et la réputation de l’organisation.
Préparation et anticipation
Plan de crise Un plan de crise est essentiel pour anticiper et gérer une communication de crise de manière proactive. Il s’agit d’un document stratégique qui identifie les risques potentiels, définit les procédures à suivre et précise les rôles et responsabilités de chaque membre de l’organisation en cas de crise. Ce plan doit être régulièrement mis à jour pour refléter les changements au sein de l’organisation et dans son environnement externe. Anticiper les crises Anticiper les crises implique une analyse approfondie des risques afin de pouvoir identifier les situations critiques potentielles. Cette étape nécessite une évaluation des vulnérabilités de l’organisation et des menaces possibles. Une fois ces risques identifiés, des scénarios de crise peuvent être développés pour préparer des réponses adaptées. Par exemple, une entreprise peut anticiper des crises liées à des défauts de produits, des cyberattaques, ou des situations de violence interne. Étapes clés de la préparation
- Évaluation des risques : identifier et prioriser les risques potentiels.
- Développement de scénarios : imaginer des situations de crise et planifier des réponses.
- Élaboration du plan de crise : documenter les procédures, les rôles et les responsabilités.
- Formation et sensibilisation : former les membres de l’organisation à la gestion de crise.
- Simulations de crise : organiser des exercices pour tester le plan et améliorer la réactivité.
Importance de la préparation La préparation est la clé pour minimiser l’impact et gérer une communication de crise efficacement. Un plan de crise bien conçu permet de gagner du temps précieux et de réagir de manière organisée, ce qui peut grandement réduire les dégâts sur la réputation et l’image de l’entreprise. En anticipant les crises, l’organisation peut également améliorer sa résilience et sa capacité à se rétablir rapidement après une situation critique. En intégrant ces éléments, votre organisation sera mieux équipée pour faire face aux crises, protéger sa réputation et maintenir des relations de confiance avec ses parties prenantes internes et externes. Un manager de transition sélectionné par Delville Management pourra vous aider à concevoir et tester votre plan de crise.
Organisation de la cellule de crise
Rôle de la cellule de crise La cellule de crise est une structure clé dans la gestion des crises et permet de gérer une communication de crise de manière coordonnée. Elle est chargée de coordonner les efforts de l’organisation en cas de crise, en assurant une communication cohérente et en prenant des décisions rapides et efficaces. La cellule de crise doit être composée de membres sélectionnés pour leurs compétences spécifiques et leur capacité à travailler sous pression. Équiper et former l’équipe de gestion de crise Il est essentiel que les membres de la cellule de crise soient bien équipés et formés pour répondre à une situation d’urgence. Cette formation doit inclure :
- Connaissance du plan de crise : les membres doivent être parfaitement familiers avec le plan de crise de l’organisation.
- Compétences en communication : savoir comment communiquer de manière claire et efficace, tant en interne qu’en externe.
- Gestion du stress : techniques pour rester calme et prendre des décisions rationnelles sous pression.
- Utilisation des outils technologiques : maîtrise des outils de communication et de gestion de crise.
Définir les rôles et responsabilités Chaque membre de la cellule de crise doit avoir un rôle clair et défini pour gérer une communication de crise sans confusion. Les rôles typiques incluent :
- Coordinateur de crise : responsable de la coordination générale et de la prise de décision.
- Responsable de la communication : gère les relations avec les médias et les réseaux sociaux.
- Responsable des opérations : supervise les actions opérationnelles pour résoudre la crise.
- Responsable des ressources humaines : prend en charge la communication interne et le soutien aux employés.
- Responsable juridique : conseille sur les implications légales et assure la conformité.
Importance d’une structure claire Une structure claire et des rôles bien définis permettent une réactivité optimale et une gestion efficace de la crise. Cela garantit que chaque aspect de la crise est couvert et que les actions sont coordonnées de manière fluide.
Actions à mener en cas de crise
Pour gérer une communication de crise efficacement, il est crucial de suivre des étapes clés pour réagir rapidement.
- Évaluation initiale de la crise : identifier la nature, l’ampleur et les implications de la crise.
- Activation de la cellule de crise : mobiliser immédiatement l’équipe de gestion de crise.
- Communication immédiate : informer rapidement toutes les parties prenantes internes et externes.
- Mise en œuvre des actions : déployer les actions prévues dans le plan de crise.
- Suivi et ajustement : surveiller l’évolution de la crise et ajuster les actions en conséquence.
Canaux de communication à utiliser La communication est un élément central de la gestion de crise. Il est primordial d’utiliser les bons canaux pour atteindre efficacement toutes les parties prenantes :
- Internes : email, intranet, réunions d’urgence, et applications de messagerie interne.
- Externes : communiqués de presse, réseaux sociaux, conférences de presse, et site web de l’organisation.
Priorisation des actions en fonction de l’impact Toutes les actions ne sont pas égales en termes d’impact. Il est essentiel de prioriser les actions qui auront le plus grand effet pour contenir la crise et protéger l’organisation. Cela peut inclure de :
- Assurer la sécurité des personnes impliquées.
- Protéger les actifs critiques de l’organisation.
- Maintenir la continuité des opérations essentielles.
- Contrôler les messages diffusés aux médias et au public.
Urgence et réactivité La capacité à réagir rapidement est souvent ce qui distingue une gestion de crise réussie d’un échec. Les premières heures sont cruciales pour contrôler la narration et limiter les dommages. Une cellule de crise bien préparée et formée peut faire la différence en prenant des décisions rapides et en agissant avec détermination. En suivant ces étapes et en utilisant les bons canaux de communication, une organisation peut gérer une crise de manière efficace, minimiser les dégâts et protéger sa réputation.
Gestion des relations externes
Communication avec les journalistes et les médias La gestion des relations externes est cruciale pour gérer une communication de crise, notamment en ce qui concerne les journalistes et les médias. Il est essentiel de fournir des informations précises et en temps opportun pour éviter les spéculations et les rumeurs. Voici quelques conseils pour une communication efficace avec les médias :
- Préparer des communiqués de presse : rédiger des communiqués de presse clairs, concis et informatifs. Inclure des faits vérifiables et éviter le jargon technique.
- Organiser des conférences de presse : si nécessaire, organiser des conférences de presse pour répondre aux questions et fournir des mises à jour régulières.
- Désigner un porte-parole : nommer un porte-parole officiel pour assurer la cohérence des messages. Ce porte-parole doit être bien formé et capable de gérer les questions difficiles. Le porte-parole idéal est une figure d’autorité. Il s’agira souvent d’un leader de haut niveau, comme le PDG ou un membre de la direction. Ce dernier doit être capable d’incarner la stabilité et de rétablir la confiance parmi les employés, les clients, et auprès de l’externe.
Maintenir de bonnes relations avec les parties prenantes externes Les parties prenantes externes, telles que les clients, les fournisseurs et les partenaires, doivent être informées et rassurées pendant une crise. Voici comment :
- Informer proactivement : envoyer des mises à jour régulières et détaillées aux parties prenantes clés pour les tenir informées de la situation et des actions entreprises.
- Personnaliser les communications : adapter les messages en fonction des préoccupations spécifiques de chaque groupe de parties prenantes.
- Montrer de l’empathie : reconnaître les préoccupations et les impacts sur les parties prenantes, et exprimer de l’empathie dans les communications.
Gestion de la réputation et de l’image
Stratégies pour protéger et restaurer l’image de l’entreprise La protection et la restauration de l’image de l’entreprise sont des aspects essentiels de la gestion de crise. Voici quelques stratégies :
- Transparence : être honnête et transparent sur la nature de la crise et les actions entreprises pour la résoudre.
- Responsabilité : assumer la responsabilité des erreurs commises et présenter des excuses sincères si nécessaire.
- Communication continue : maintenir une communication régulière pour tenir le public informé des progrès et des mesures prises.
Gestion des produits affectés par la crise Si la crise implique des produits de l’entreprise, il faut gérer cette situation avec soin :
- Retrait de produits : si nécessaire, organiser le retrait des produits affectés rapidement et efficacement.
- Informations aux clients : fournir des instructions claires aux clients sur les actions à prendre et les informer des mesures compensatoires.
- Contrôle de la qualité : renforcer les contrôles de qualité pour éviter des crises similaires à l’avenir.
Exemples de gestion de crise réussie Examiner des exemples de gestion de crise réussie peut fournir des leçons précieuses pour gérer une communication de crise de manière efficace.
- Étude de cas : analyser des cas spécifiques où des entreprises ont réussi à gérer des crises et ont restauré leur réputation.
- Leçons apprises : identifier les stratégies et les actions qui ont conduit au succès et les adapter à votre propre plan de crise.
Importance de la gestion de la réputation La réputation est un actif précieux pour toute organisation. Une gestion efficace de la crise peut non seulement limiter les dommages mais aussi renforcer la confiance et la fidélité des parties prenantes. En montrant une capacité à gérer les crises de manière professionnelle et empathique, une organisation peut sortir plus forte de l’épreuve. En suivant ces stratégies et en mettant en place des actions appropriées, une organisation peut protéger et restaurer son image et sa réputation, même en temps de crise.
Communication interne
Communication interne La communication interne est essentielle pour maintenir la cohésion et gérer une communication de crise en rassurant le personnel. Une communication claire et régulière permet de rassurer le personnel et de les informer des actions en cours, réduisant ainsi les rumeurs et l’incertitude. Informer et rassurer le personnel
- Transparence : adopter un type de mangement qui favorise le partage des informations disponibles avec les employés dès que possible. Cela inclut les causes de la crise, les actions entreprises et les impacts potentiels sur l’organisation.
- Canaux de communication : utiliser divers canaux de communication internes tels que les emails, l’intranet, les réunions d’équipe et les applications de messagerie pour atteindre tous les employés.
- Messages clairs et cohérents : assurer la cohérence des messages pour éviter les malentendus et les informations contradictoires.
Soutien aux employés
- Accès aux ressources : fournir des ressources telles que des lignes d’assistance téléphonique, des conseillers ou des formations spécifiques pour aider les employés à gérer le stress et les défis liés à la crise.
- Reconnaissance et empathie : reconnaître les efforts des employés et montrer de l’empathie envers leurs préoccupations et leurs besoins. Cela peut inclure des mesures de flexibilité, comme le télétravail ou des horaires aménagés.
Exemples de communication interne réussie
- Mises à jour régulières : organiser des mises à jour régulières avec les dirigeants pour informer les employés de l’évolution de la situation.
- Q&A sessions : tenir des sessions de questions-réponses où les employés peuvent obtenir des réponses directes de la direction.
- Bulletins d’information : publier des bulletins d’information internes qui récapitulent les actions entreprises et les résultats obtenus.
Analyse post-crise et amélioration continue
Analyse de l’impact de la crise Après une crise, il est crucial d’analyser l’impact pour améliorer la manière de gérer une communication de crise à l’avenir. Cela permet de tirer des leçons et de renforcer les stratégies de gestion de crise.
- Évaluation des dommages : évaluer les dommages financiers, opérationnels, et réputationnels causés par la crise.
- Feedback des parties prenantes : recueillir des feedbacks des employés, des clients, et des autres parties prenantes pour comprendre leur perception de la gestion de la crise.
- Analyse des réponses : examiner les actions entreprises pendant la crise et leur efficacité.
Guide pour tirer des leçons
- Rapport post-crise : rédiger un rapport détaillé sur la gestion de la crise, incluant les défis rencontrés, les actions entreprises, et les résultats obtenus.
- Réunions de débriefing : organiser des réunions de débriefing avec les membres de la cellule de crise et les parties prenantes pour discuter des points forts et des points à améliorer.
- Documentation des bonnes pratiques : identifier et documenter les bonnes pratiques et les stratégies efficaces mises en œuvre pendant la crise.
Actions correctives et mesures préventives
- Mise à jour du plan de crise : mettre à jour le plan de crise en fonction des leçons apprises et des nouvelles menaces identifiées.
- Formation continue : renforcer la formation des employés et des membres de la cellule de crise sur la base des expériences vécues.
- Simulations de crise : organiser des exercices réguliers de simulation de crise pour tester et améliorer les réponses de l’organisation.
Importance de l’amélioration continue L’amélioration continue est essentielle pour renforcer la résilience de l’organisation face aux crises futures. En apprenant de chaque crise et en ajustant les stratégies de gestion, une organisation peut devenir plus agile et mieux préparée pour les défis à venir.
- Culture d’apprentissage : instaurer une culture d’apprentissage est essentiel pour gérer une communication de crise de manière continue et proactive.
- Adaptabilité : développer la capacité d’adaptation de l’organisation pour répondre rapidement aux nouvelles menaces et aux environnements changeants.
- Engagement des parties prenantes : impliquer les parties prenantes dans le processus d’amélioration continue pour garantir que leurs préoccupations et suggestions sont prises en compte.
En mettant en œuvre ces actions et en adoptant une approche proactive, une organisation peut non seulement surmonter les crises, mais aussi en sortir renforcée et mieux préparée pour l’avenir.
La pertinence du manager de transition
Enfin, si la gestion de la communication en temps de crise est vitale, elle est aussi très délicate à mener.
Faire appel à un cabinet de management de transition peut alors vous apporter une valeur ajoutée significative. Après avoir défini vos besoins, le cabinet intègre rapidement à votre entreprise un manager de transition expert que vous aurez validé au préalable.
Indépendant, celui-ci ne poursuit pas d’objectif de carrière au sein de votre entreprise. En dehors de toutes éventuelles luttes politiques internes, il peut se concentrer sur sa mission librement et est perçu par vos collaborateurs comme un intervenant neutre et expert.
Son objectivité et son expérience lui permettent de mettre en place très rapidement des stratégies de gestion et de communication de crise.
Non seulement le management de transition permet de résoudre la crise à court terme, mais il aide aussi à reconstruire et à fortifier l’entreprise pour l’avenir.Vous avez une mission de gestion de communication de crise à confier à Delville Management ? Dites-nous en plus !Nous contacter

Mesurer les bénéfices du manager de transition
Comment mesurer les bénéfices du management de transition ? La question est légitime. Vous vous demandez certainement quels résultats tangibles un manager de transition peut apporter vous et comment les évaluer.
Voici quelques uns des résultats dont l’impact est mesurable par des indicateurs de performance. N’hésitez pas à cliquer sur l’infographie à votre droite pour obtenir un résumé 👉.
Réduction des coûts
L’intervention d’un manager de transition peut entraîner une baisse des coûts. Pour ce faire, il va optimiser les processus, gérer plus efficacement les ressources ou encore évaluer les investissements. Il peut également négocier des contrats plus avantageux avec vos fournisseurs par exemple.
Ces actions se traduisent souvent par une diminution des coûts d’exploitation mesurable à travers des indicateurs tels que le coût par unité produite ou le ratio de réduction des coûts.
De plus, faire appel à un manager de transition peut souvent s’avérer plus rentable que de recruter un cadre permanent. C’est d’autant plus vrai pour des missions à court terme ou des projets spécifiques.Cliquez sur l’infographie pour zoomer !
Optimisation opérationnelle
Les managers de transition, forts de leur expérience et de leur expertise, sont des accélérateurs dans le processus de résolution des problèmes et d’exécution des projets. Leur capacité à identifier rapidement les problèmes et les inefficacités leur permet de mettre en œuvre des stratégies rapidement pour y remédier.
Cela se traduit par une amélioration des processus opérationnels, une augmentation de la productivité et de l’efficacité globale de l’entreprise, permettant ainsi d’atteindre plus rapidement les objectifs fixés.
Ces changements peuvent être mesurés par des indicateurs tels que la production par employé, le taux d’utilisation des équipements et la diminution des temps d’arrêt.
Gestion du changement
Le manager de transition assure une gestion du changement réussie en mettant en place une communication claire et transparente avec les employés, ainsi qu’en leur proposant, si nécessaire, des formations adaptées. Leur succès repose également sur leur capacité à favoriser l’engagement des parties prenantes, à gérer les résistances au changement, et à planifier et surveiller la progression du processus de transition.
Mesurer des indicateurs tels que le temps de mise en œuvre, le taux d’adoption par les employés et la réduction des résistances au changement permet d’évaluer l’efficacité de la transition et d’apporter des ajustements si nécessaire.
Amélioration des performances financières
Un manager de transition expérimenté peut apporter une expertise en matière de développement commercial et vous aider à identifier de nouvelles opportunités de croissance, à élaborer des plans stratégiques et à les mettre en œuvre.
Une gestion efficace des coûts, une augmentation des revenus, une optimisation des investissements et une meilleure rentabilité peuvent être mesurées à travers d’indicateurs tels que le chiffre d’affaires, la marge bénéficiaire, le retour sur investissement (ROI) ou le cash-flow.Vous souhaiteriez devenir manager de transition pour notre cabinet de management de transition ? Cliquez [ici] !

Portrait : Agnès Verdier-Molinié, Directrice de l’iFRAP – Invitée du PDJ du Club Delville – 2 déc. 2022
Agnès Verdier-Molinié est née le 26 décembre 1978 à Talence en Gironde. Après des études en histoire elle obtient en 2000 sa maitrise en Histoire économique contemporaine à l’université Michel de Montaigne (Bordeaux III), puis elle poursuit ses études à l’Institut Français de Presse de l’université Panthéon-Assas.De 1999 à 2002, Agnès effectue des stages, réalise des piges et rédige des articles et des enquêtes pour plusieurs journaux tels que Sud-Ouest, Le Figaro, L’Express, France Info… En 2002 elle rejoint la Fondation iFRAP, d’abord au poste de chargée d’études puis en 2005 elle devient responsable des relations institutionnelles. En 2009 elle devient Directrice de l’iFRAP. Entre 2009 et 2011 elle est nommée par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, au Comité exécutif du Comité pour la diffusion de la culture économique (Codice).
Agnès Verdier-Molinié : Prix et reconnaissances
- En 2011, Agnès est élue personnalité Think-tank de l’année dans le cadre des trophées des Think-tanks.
- En 2013, elle arrive à la 63ème place dans le classement « Vos 100 Françaises les plus influentes en 2013 » réalisé par le magazine Slate.
- En 2014, elle obtient le Prix Renaissance de l’économie remis par Alain Mathieu, président d’honneur de Contribuables associés.
Agnès Verdier-Molinié : Oeuvres et travaux
- La mondialisation va-t-elle nous tuer ?, Jean-Claude Lattès, 2008
- Les Fonctionnaires contre l’État, Albin Michel, 2011
- Soixante milliards d’économies !, Albin Michel, 2013
- On va dans le mur…, Albin Michel, 2015
- Ce que doit faire le (prochain) président, Albin Michel, 2017
- En marche vers l’immobilisme, Albin Michel, 2018
- La France peut-elle tenir encore longtemps ?, Albin Michel, 2021
- Le Vrai État de la France, L’Observatoire, 2022

Managers de transition, des moteurs de transformation
Quand la revue Le Nouvel Economiste dépeint les profils des managers de transition et des cabinets de Management de Transition, Delville Management est cité dans l’article.
Le marché du management de transition
Le marché du management de transition a représenté environ 440 M€ de chiffre d’affaires (CA) en 2019, dont 65 % réalisés par les entreprises de management de transition (EMT) et 35 % par des managers en direct.
L’évolution du manager de transition
Depuis ses débuts dans les années 80, le métier du manager de transition a beaucoup changé, pour rappel à cette époque le manager de transition était un “manager de crise”. Aujourd’hui il opère plus dans l’accompagnement de la croissance de l’entreprise. “Désormais, 9 missions sur 10 concernent le développement. Il peut s’agir par exemple d’une entreprise qui rachète un concurrent, de l’ouverture d’une nouvelle ligne de production ou encore de sites de e-commerce qui grossissent trop vite et ont besoin de se structurer” explique Patrick Abadie.
Des managers aux expériences et compétences surdimensionnées.
Les missions de management de transition ont deux caractéristiques : elles sont urgentes et importantes et requièrent donc l’intervention d’un manager hautement qualifié pour les mener à bien.”Le management de transition permet de dépêcher en mode mission un manager de niveau Comex ou Codir en deuxième ou troisième partie de carrière […] Nous impliquons des managers qui ont une forte expérience de la problématique et sont surdimensionnés. Celà limite le coût d’entrée et permet d’aller plus vite.”
L’importance des softs skills !
Avec l’évolution qu’a connu le métier de manager de transition, aujourd’hui les compétences et l’expérience doivent être complétées par les soft-skills. “Un manager de transition doit faire preuve notamment d’écoute, d’empathie, savoir prendre de la hauteur tout en étant opérationnel.” indique Patrick Abadie.Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site Le Nouvel Economiste : Managers de transition, des moteurs de transformation.

Le Livre Blanc du Manager de Transition 2021 – Les facteurs clés de succès d’une mission de transition
Le management de transition soulève de nombreux questionnements auxquels nous allons tenter de répondre dans ce livre blanc. Celui-ci est divisé en quatre cahiers, chacun abordant une thématique différente :
- Le management de transition : un levier de performance en entreprise
- Le métier de manager de transition
- Les facteurs clés de succès d’une mission de transition
- Le cadre juridique des missions de management de transition
Cahier n°3 : les facteurs clés de succès d’une mission de transition
Dans ce troisième cahier, nous souhaitons vous présenter le profil idéal pour devenir manager de transition, ses qualités humaines et les compétences requises.
Nous souhaitons aussi répondre à certaines questions : comment réussir sa mission de transition et quelles sont les attentes d’un client envers un manager de transition ?
Téléchargez le livre blanc du manager de transition numéro 3″ font_container=
Les facteurs clés de succès d’une mission de transition
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Le Livre Blanc du Manager de Transition 2021

Le management de transition soulève de nombreux questionnements auxquels nous allons tenter de répondre dans ce livre blanc. Celui-ci est divisé en quatre cahiers, chacun abordant une thématique différente :
- Le management de transition : un levier de performance en entreprise
- Le métier de manager de transition
- Les facteurs clés de succès d’une mission de transition
- Le cadre juridique des missions de management de transition
Cahier n°2 : le métier de manager de transition
Qu’est-ce qu’un manager de transition et surtout, comment le devenir ? Telles sont les principales questions auxquelles sont confrontés les managers souhaitant devenir manager de transition. Ce second cahier porte sur les différents aspects de ce métier en devenir.

Téléchargez le livre blanc du manager de transition numéro 2″ font_container=
Le Livre Blanc du Manager de Transition : Le métier de manager de transition
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5 conseils pour réussir une opération de Build-up
Delville Management organisait, le 18 octobre 2017, un petit-déjeuner autour du build-up, afin d’échanger expériences et bonnes pratiques entre professionnels rompus à l’exercice.
Fixer le cap
Quand les perspectives de croissance sont de nouveau bien orientées, l’appétit des entreprises pour les opérations d’acquisition et de consolidation repart, mécaniquement, à la hausse. Au départ, l’objectif de l’opération doit être clairement défini, afin de s’orienter vers la bonne cible. Plusieurs scénarios sont possibles. Lorsqu’une entreprise se situe en phase de croissance, elle peut se permettre de prendre plus de risques. Le build-up est alors un formidable accélérateur pour son développement. « Dans un marché plus atone, l’objectif d’un build-up sera plutôt de renforcer l’entreprise », explique Stéphane Pham, CEO du groupe France Elevateur. Lorsque le secteur d’activité est particulièrement tonique, un groupe peut aussi procéder à plusieurs opérations pour prendre position sur différents segments du marché. L’acquisition d’une nouvelle entité constitue ainsi une opportunité pour diversifier ses offres, son implantation géographique et donc ses clients. Une fois la cible identifiée, au moment de se lancer dans les grandes manœuvres, il y a toujours une part d’intuition, tant sur la situation du marché que sur le management de la cible », note Alban Neveux, Managing Director au sein du cabinet de conseil Advention.
Une vision clé
Toute opération de build-up s’accompagne d’un certain nombre de contraintes, notamment en droit de la concurrence, si la cible a la même activité que l’acquéreur. « Lorsque le build-up est conduit par un fonds d’investissement qui a de la dette sur le dos, les conditions à remplir peuvent être très contraignantes : une fois sur deux on n’est pas dans les clous », prévient Frédéric Bucher, Associé-Gérant au sein du cabinet d’avocat de STC Partners. Dans cet éventail de règles à respecter, la clé est d’anticiper. Comme le suggère Johann Le Duigou, Associé au sein du fonds d’investissement NiXEN Partners : « Le build-up s’inscrit dans une stratégie globale de développement de l’entreprise.
“Ces transformations sont autant d’éléments qui font qu’une connaissance approfondie des enjeux de ce secteur, de la rigueur et un grand pragmatisme sont primordiaux pour un Manager de Transition évoluant dans ce domaine.”
Il faut travailler au maximum en amont pour faciliter l’opération. Par exemple, il vaut mieux faire entrer un partenaire financier avant d’effectuer le build-up. Procéder à deux opérations en même temps sera trop risqué. » La vision du build-up doit être communiquée habilement auprès des partenaires, le management doit l’inscrire dans la stratégie globale de l’entreprise et susciter l’adhésion des équipes, voire des fournisseurs et des clients. Pour Frédéric Bucher, « il faut profiter des rapports d’audit que demandent les banques pour bien connaître la cible. Il faut les utiliser comme un levier positif, pour faire de ces étapes incontournables des éléments de marketing et de communication auprès des banques ».
Même si une opération de build-up implique un calendrier précis, avec une création de valeur à un horizon donné, le niveau d’intégration, lui, peut varier d’une opération à l’autre. « Il n’y a pas de recette magique ni de logique absolue. Tout dépend si le groupe est très centralisé ou s’il possède des filiales autonomes. Dans le second cas, on peut décider de garder le nom de l’entreprise cédée », explique Alban Neveux. C’est notamment le cas lorsqu’un groupe veut garder une coloration locale à travers ses différents pays d’implantation. Mais « le plus souvent, l’intégration se fait à marche forcée. Les build-up où la marque est conservée sont des cas particuliers », selon Stéphane Pham.
Le Build-up, une opportunité
Plus largement, le build-up doit être mis à profit pour une réflexion approfondie sur la stratégie. « Le recours à un cabinet de conseil ayant une approche structurée m’a été très précieux. Il agissait comme un miroir de ce que je pouvais faire. J’étais un peu comme un cow boy, j’avais besoin de quelqu’un qui me ralentisse. […] Nous avons réalisé 30% de notre croissance de façon organique et 70% en build-up », explique Stéphane Pham, évoquant son expérience de CEO chez Trigo, entreprise de gestion et de contrôle de la qualité, durant laquelle il a procédé à de nombreuses opérations de build-up. On apprend en marchant et la méthodologie vient avec le temps. L’expérience permet de mieux planifier les différentes étapes. « Au bout du troisième build-up, ma ligne de conduite a été d’établir un vrai contact humain avec le management en place et de partager avec lui la stratégie et les objectifs. Ensuite, on définit le rôle précis du cédant. Le plan d’intégration arrive seulement en troisième dans la liste. Ma première intégration a pris trois ans. Avec des objectifs plus clairs et cette méthodologie, elle n’aurait pris qu’un an »note Stéphane Pham.
Le rôle déterminant du management
Le management joue un rôle essentiel pour réussir les intégrations. « Le rôle du fonds est d’abord celui d’un partenaire financier, il questionne le management. Mais s’il fait tout, cela peut engendrer des dangers », note Johann Le Duigou. L’idéal est donc de fonctionner en binôme. « Il faut laisser au management la préparation de l’intégration, en partenariat avec le management du cédant. Le fonds s’occupe du pilotage financier et le management doit se projeter sur l’intégration de la cible, de son management comme de son business. A lui de vendre la cible au fonds d’investissement », selon Frédéric Bucher. Pour éviter un grand nombre d’écueils, « la solution consiste souvent à faire remonter l’actionnariat du cédant dans la holding », suggère Stéphane Pham. Pour Johann Le Duigou, le management contribue énormément à la réussite des opérations de croissance externe, à condition de savoir l’écouter. « Il faut déceler les signaux faibles pendant l’étude d’un projet d’acquisition. Lors du bilan, on se rend compte que les éléments compliqués de l’opération ont souvent été évoqués en amont. Lors des réunions de préparation, ces éléments n’ont malheureusement pas été assez valorisés. Sans confiance ni l’écoute, des marches sont ratées », estime-t-il. Les équipes sont aussi là pour alerter sur des décisions peu judicieuses. « Il ne faut pas basculer de la persévérance à l’obstination. Je n’ai pas connu d’opération réussie où le dirigeant a eu raison seul contre tous. Il faut identifier les freins externes et les dépasser. Mais quand en interne les avis divergent, il y a un vrai risque. » Alors, quel est le rôle du dirigeant dans une opération de build-up ? Selon Stéphane Pham, il faut « inspirer la confiance et la conserver » et non avancer bille en tête.
Evaluer le succès d’un Build-up
Pour évaluer la réussite de ces opérations, il faut attendre en général au moins deux ou trois ans. Selon Johann Le Duigou, elle s’illustre à travers des critères organisationnels : « Est-ce que l’équipe dirigeante de la cible est présente au sein du management de la nouvelle entité ? Les groupes de travail et les équipes sont-elles mixées ? Le savoir-faire de la cible a-t-il permis de faire aboutir des projets ? Le process budgétaire, le référentiel comptable et l’évaluation des équipes sont-ils les mêmes ? » En cas de réponse positive à ces questions, l’opération a toutes les chances d’être réussie, à condition que la rentabilité de l’entreprise se soit améliorée. Lorsque le build-up a permis l’émergence de nouvelles offres, qui n’auraient pu exister avant l’intégration, le succès est souvent au rendez-vous.
Les intervenants de la table-ronde :
- Alban Neveux, Group Managing Director, Advention
- Stéphan Pham, CEO, Groupe France Elevateur
- Johann Le Duigou, Associé, NiXEN Partners
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Le Carve-out IT/IS, un défi pour le SI et pour le manager de transition
Pierre Calvanèse, Manager de Transition
Manager de Transition depuis près de 5 années, Pierre à une vingtaine d’années d’expérience dans la gouvernance et la performance des systèmes d’information. Expert certifié et accrédité dans son domaine, il a participé à la révolution numérique des grandes organisations à travers d’importantes sociétés de conseils et de services informatiques. Il accompagne aujourd’hui les grandes entreprises dans leur transformation.
Un contexte économique difficile, une démarche tripartite, un processus complexe, un timing contraint, et un fort besoin d’anticipation dans son exécution.
Les années 80 et leur flot d’acquisitions et de fusions sont maintenant loin derrière nous. La crise est passée par là et nous assistons depuis une bonne décennie à la fois à un renversement et une accélération de la tendance cette fois au profit d’opérations de désinvestissement ou de restructuration de la part des grands groupes nationaux et multinationaux qui se concentrent davantage sur leur cœur de métier.
Ces situations de scission bouleversent les opérations de l’entreprise à tous les niveaux mais impactent particulièrement une fonction dite support qu’est l’informatique en général et le système d’information en particulier.
Il est donc nécessaire pour réussir pleinement un carve-out de ne surtout pas négliger ce volet souvent très complexe de carve-out IT/IS dont il faut comprendre les étapes, son pilotage mais aussi ses pièges permettant d’atteindre les objectifs fixés initialement.
Quelques bonnes pratiques dans ce contexte
Les opérations de carve-out respectent un processus bien connu des investisseurs, et de la plupart des directions générales et financières des grandes entreprises mais le volet IT l’est moins. A ce titre, voici quelques bonnes pratiques qui pourront être des facteurs clés de succès par la suite pour les vendeurs leur permettant d’être plus serein dans leurs opérations de détourage et de cession, du fond d’investissement pour mieux appréhender les enjeux, les risques et les coûts de leur nouvelle acquisition et au futur repreneur afin de mieux calibrer et piloter « l’atterrissage » de l’IT/IS dans le cadre de leur NewCo.
1. Un audit flash de l’existant et une préfiguration de la cible doivent être diligentés dès que possible en amont de la phase de transition
Pour définir la cible idéale de l’informatique et du SI de la NewCo, il faut pour cela auditer l’existant. Cela doit se faire le plus en amont possible de la phase de transition afin que cette préfiguration puisse être un argument rationnel opposable lors de négociations de la période de transition. En effet, les effets de surprise ne sont jamais bienvenus dans ce contexte. L’anticipation, l’évaluation et le traitement rapide des risques permettront aussi d’oublier le moins de choses possibles lors de la négociation financière.
L’audit de l’IT/IS se fait en mode optimisé à partir d’un périmètre précis et sur un laps de temps volontairement restreint. Les entretiens sont limités aux seules parties prenantes du dispositif et le manager de transition doit très rapidement planifier les rendez-vous et s’assurer de la disponibilité immédiate de ses interlocuteurs.
Les recommandations sont orientées non pas sur des améliorations mais ont pour objectifs de :
- Poser un diagnostic le plus objectif possible de l’existant ;
- Proposer et valider une préfiguration de la cible IT/IS ;
- Identifier et évaluer tous les risques inhérents au détourage.
2. Une attention toute particulière doit être faite concernant les applications clés et notamment l’ERP à détourer ou à remplacer
Parmi les composants essentiels de l’IT/IS il y a bien sûr l‘infrastructure informatique pour laquelle le repreneur peut moyennant un coût de services maîtrisable s’affranchir relativement facilement grâce à des solutions de type cloud (IaaS, et PaaS). En revanche pour les applications critiques cela semble moins évident. Une attention toute particulière et une évaluation fine sur l’impact financier sont proposées notamment pour l’ERP.
Souvent négligée, la transition de l’ERP est un sujet clé qui doit être anticipé dès que possible dans le carve-out IT/IS. Il est stratégique dans le cadre du nouveau dispositif de la NewCo. Les composants applicatifs qui y sont reliés sont tout aussi importants à traiter et à détourer le cas échéant. La question de savoir si l’on garde le même ERP ou s’il on en change doit être traité très en amont car le timing pour sélectionner un nouveau fournisseur avec sa solution est serré et les conditions d’achat, d’intégration et de déploiement dans un nouvel environnement logiciel sont souvent complexes.
L’intégrateur de la solution doit aussi être soigneusement sélectionné et totalement dédié à la tâche avec une mission prioritaire à rappeler impérativement afin d’éviter toute ambiguïté : livrer dans les temps impartis la solution paramétrée sur le périmètre fonctionnel convenu. Aucun écart fonctionnel ni délai ne seront tolérés.
Une solution souvent gagnante en termes d’efficacité est de rémunérer davantage cette mobilisation d’équipe pour garantir le succès de l’opération qui en temps normal consomme moins de ressources sur un temps plus long.
Cette impérieuse autonomie appelée « standalone » recouvrée après le « day one » est cruciale afin que les équipes de la NewCo puissent a minima opérer dans un environnement non dégradé par rapport à l’ancien système. Attention cependant, dans l’hypothèse d’un nouveau progiciel, la mise en place des formations et de conduite du changement auprès des utilisateurs est à prévoir et à évaluer financièrement.
On l’aura compris, le mode d’engagement des prestataires pour ce sujet n’est en aucun cas un engagement de moyen mais bien un engagement de résultats avec des livrables prédéfinis et stipulés contractuellement.
3. Une direction de projet de type agile doit être mise en place de bout en bout du carve-out IT/IS avec à sa tête un manager de transition expérimenté et complet
Le pilotage du carve-out IT/IS, sous l’autorité d’un chef de projet, est indispensable car l’opération globale de carve-out à obligatoirement un début et une fin. C’est un manager de transition très expérimenté et polymorphe rompu à la direction de projet, aux programmes de transformation possédant une excellente connaissance des SI tant dans ses problématiques stratégiques qu’opérationnelles. Il est nécessairement un bon communicant. Il est donc le chef d’orchestre garant des engagements pris et de toutes les décisions et orientations IT/IS de concert avec les repreneurs.
3 grandes étapes sont d’ores et déjà identifiées pour la mission du manager de transition :
Avant la transition : le manager de transition doit conduire un audit flash, savoir diagnostiquer rapidement un existant et préfigurer une cible IT/IS dans l’atteinte des objectifs déjà prédéfinis. Il sait aussi planifier l’ensemble du projet de carve-out IT/IS en identifiant dès que possible les prestataires pour venir compléter le dispositif de migration, d’intégration et de déploiement de la future plateforme. Il est donc aussi un homme de réseaux ayant une capacité à formaliser un cahier des charges adaptés à la situation et à mobiliser les équipes expertes dans leur domaine.
Pendant la transition : il assurera sur la base du TSA (Transition Service Agreement) validé et à travers le cahier des charges prédéfini, la migration de l’ensemble du périmètre détouré, l’intégration et le déploiement de l’ensemble de la plateforme IT/IS de la NewCo. C’est une opération délicate qui se fera à marche forcée car les délais sont une fois de plus contraints et les pénalités de retard prévues dans l’engagement contractuel risquent de pénaliser financièrement et opérationnellement la NewCo. Il veille aussi à la bonne exécution du contrat dans ses moindres détails devant s’adapter en permanence aux situations imprévues.
Après la transition : le manager de transition fait aussi office, pendant un temps défini, de DSI par intérim s’assurant, dans un premier temps, que le SI transféré est parfaitement autonome, déployé et fonctionne en mode non déradé en corrigeant si besoin. Il veille aussi à ce que les équipes s’approprient ce nouvel environnement et doit, dans le même temps, projeter le SI vers ses nouveaux défis, en élaborant une première version du schéma directeur informatique, puis jeter les bases d’une nouvelle gouvernance IT/IS en formalisant les premiers rôles et responsabilités, les comités et processus ad-hoc de ce cadre afin que son successeur puisse à avoir toutes les cartes en main au moment de son arrivée. A ce titre, il veille aussi à participer à son recrutement en élaborant la fiche de poste en adéquation avec les nouveaux challenges de la NewCo.
4. Accepter une gouvernance de l’inattendu ainsi qu’un pilotage par les risques et les coûts
Tout au long du processus, on l’aura compris, complexe du carve-out IT/IS, le manager de transition doit s’adapter aux situations imprévues qui ne manqueront pas de survenir. Un pilotage en mode agile et orienté risques semble donc indispensable pour mener à bien la mission confiée. Pour cela, il doit anticiper la probabilité et l’impact que peuvent avoir certains événements sur le projet.
Il est aussi le garant de l’enveloppe financière et de sa maîtrise. En effet, si les évaluations ne sont pas bien réalisées, certains événements non prévus risquent de gonfler significativement cette enveloppe pour la rendre parfois difficilement supportable pour la NewCo et peut fragiliser le démarrage des activités tout en grevant une partie du budget qui lui est normalement consacré.
Il faut donc estimer suffisamment en amont les impacts financiers afin de les négocier au plus tôt dans le prix d’achat. Après il sera hélas trop tard…
Le manager de transition, afin de gérer correctement cet inattendu, doit aussi être particulièrement vigilant sur l’atteinte de certains objectifs plus globaux du projet :
- Insister pour être inclus dans les phases amont du projet global de carve-out ;
- Constituer rapidement une équipe spécialisée en s’appuyant sur son propre réseau d’experts et de prestataires ;
- Valoriser chaque scénario en termes d’impact financier pour le repreneur ;
- Faire comprendre aux équipes encore en place et à la future comment travailler en mode agile ;
- Capitaliser sur les imprévus survenus ;
- Gérer le temps en différenciant la gestion de l’imprévu de la gestion de l’urgence ;
Vous pensez réunir ces compétences ?
N’hésitez pas à vous renseigner pour devenir manager de transition pour notre cabinet de management de transition.
Ces quelques bonnes pratiques soulignées peuvent sembler être du bon sens mais une fois la course lancée, force est de constater que les équipes engagées oublient parfois l’essentiel en se concentrant principalement sur les opérations financières et opérationnelles du détourage. Pourtant, qu’on le veuille ou non le nouveau système d’information sera la pierre angulaire de ce que sera la NewCo le jour du Cutting et demain.
Le choix du manager de transition est donc primordial dans la réussite d’une telle opération. Sa capacité à accompagner les transformations, son indispensable vue systémique et ses leçons apprises seront des éléments déterminants à la réussite du projet. Il saura aussi « disparaitre » le jour où il pourra donner les clés à un nouveau DSI recruté dans une démarche de transfert de connaissance sereine et pleinement maitrisée.
Le manager de transition fait aussi office, pendant un temps défini, de DSI par intérim s’assurant, dans un premier temps, que le SI transféré est parfaitement autonome, déployé et fonctionne en mode non déradé en corrigeant si besoin. Il veille aussi à ce que les équipes s’approprient ce nouvel environnement et doit, dans le même temps, projeter le SI vers ses nouveaux défis en élaborant une première version du schéma directeur informatique et jeter les bases d’une nouvelle gouvernance IT/IS en formalisant les premiers rôles et responsabilités, les comités et processus ad-hoc de ce cadre afin que son successeur puisse à avoir toutes les cartes en main au moment de son arrivée. A ce titre, il veille aussi à participer à son recrutement en élaborant la fiche de poste en adéquation avec les nouveaux challenges de la NewCo.
Restructuring : Actualité des procédures et mise en œuvre opérationnelle
Découvrez le compte-rendu du Delville Best Practice Exchange du jeudi 31 mars 2016 sur le thème du Restructuring.
Les intervenants
Jean-Philippe GROS, Managing Director chez Crédit Agricole – CIB Debt Restructuring & Advisory Services
Fabrice PESIN, Médiateur National – Médiation Nationale du Crédit aux Entreprises
Bertrand PHILAIRE, Directeur Général de transition spécialisé dans le restructuring
Christophe THEVENOT, Administrateur Judiciaire, Associé Gérant de Thevenot-Perdereau-Manière-El Baze
Pierre-Gilles WOGUE, Associé d’Altana, Cabinet d’Avocats d’Affaires
Animé par Bernard MICHEL, Partner chez Delville Management, cabinet de Management de Transition
1- Etat des lieux des procédures de restructuring
Malgré des signes de reprise économique dans la zone Euro et en France, les procédures de restructuring d’entreprises en difficulté ne faiblissent pas. Selon une étude Altares/Deloitte, le nombre des défaillances d’entreprise est passé, en France, de 60 437 en 2011 à 63 081 en 2015. « Ce chiffre est beaucoup plus élevé que dans les pays voisins de la France, analyse Christophe Thévenot, Administrateur Judiciaire, Associé Gérant de Thevenot-Perdereau-Manière-El Baze. Ce chiffre ne concerne « que » 24 000 sociétés en Allemagne et 15 000 en Italie. Il faut reconnaître que dans ces statistiques, la France inclut toutes les tailles d’entreprise notamment les plus petites entités, qui représentent 98% du tissu économique français ».
Prédominance des Liquidations Judiciaires
Dans l’hexagone, sur la période 2008-2012, 68% des entreprises restructurées de moins de 50 salariés ont connu une liquidation judiciaire directe, 32% passant par un redressement judiciaire. « Ce ratio est quasiment inverse pour les entreprises de plus de 50 salariés où on retrouve un taux de 74% de redressement judiciaire et de 26% de liquidation directe » précise Christophe Thevenot. Les raisons d’un tel décalage ? « Plus la taille d’une entreprise est importante, mieux elle est structurée, mieux elle sait s’organiser, anticiper, s’entourer de conseils et donc choisir les meilleures solutions, que ce soit des plans de cessions ou des plans de redressement ». Sur la période 1997-2006, si l’on considère les entreprises en défaillance réalisant plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour les 76% de celles ayant connu un redressement judiciaire, 48% ont trouvé une solution (en l’occurrence une cession dans 32% des cas).
La solution de la cession d’entreprise
Selon les experts, dans le cadre d’un restructuring d’entreprise, les cessions représentent bien souvent les meilleures solutions pour les entreprises. « L’avantage de la cession est que les dettes sont « coupées » et que l’on change d’actionnaire. Quelque part on remet les compteurs à zéro. Les plans de cessions sont bien plus pérennes que les plans de continuation », analyse Christophe Thevenot. « Lorsqu’une entreprise anticipe ses difficultés, qu’elle se situe dans une logique de prévention et qu’elle met en place un diagnostic son avenir sera plus rose malgré les difficultés bien réelles », ajoute Jean-Philippe Gros, Managing Director chez Crédit Agricole / CIB Debt Restructuring & Advisory Services.
2- Les solutions de restructuring
Sauvegarde, Redressement Judiciaire, Sauvegarde Accélérée, Liquidation. Les solutions sont diverses et variées pour les entreprises passant par une période de restructuring en fonction de leur santé financière et de leur degré d’anticipation par rapport à leurs difficultés. « Quelle que soit la procédure retenue, le plus difficile à gérer concerne la publicité qui en est faite, notamment vis à vis des clients, des fournisseurs, des salariés. Il faut agir avec dextérité et transparence », estime Bertrand Philaire, Directeur Général de transition spécialisé dans le restructuring.
L’essor des solutions amiables
Depuis quelques années, se sont développées, pour les entreprises qui ne sont pas encore en cessation de paiement, les négociations purement amiables, avec soit une négociation avec les banques, soit avec le Médiateur Nationale du Crédit. Il existe par ailleurs, des solutions judiciaires amiables avec le Mandat ad’hoc et la Procédure de Conciliation. Selon le cabinet Deloitte (échantillon de 16 tribunaux), les procédures amiables sont passées de 615 en 2011 à 938 en 2015 avec une quasi égalité entre le Mandat ad’hoc et la Conciliation.
La Médiation Nationale du Crédit aux Entreprises
Face au refus de certaines banques d’apporter leur concours (refus de crédit ou de réaménagement de dette) les entreprises ont la possibilité de saisir la Médiation Nationale du Crédit. « Nous avons reçu un grand nombre de dossiers dès 2009, juste après l’éclatement de la crise des subprimes, explique Fabrice Pesin, Médiateur National du Crédit aux Entreprises. En 2015, 3000 entreprises nous ont saisi dont un très grand nombre de TPE. En moyenne, nous validons 70% des dossiers. Ceux que nous refusons ? Ceux pour lesquels il est souvent trop tard car la situation est déjà très dégradée. Sur 100 dossiers acceptés, nous trouvons des solutions pour 60% d’entre eux ».
Côté banques, nous estimons que nous recherchons systématiquement des solutions viables pour redresser l’entreprise lorsqu’on est sollicité. « Nous établissons un diagnostic avec l’entreprise et nous procédons à une réduction de dette à condition qu’il existe un plan ou une perspective », souligne Jean-Philippe Gros.
Connaître les Assureurs Crédits
Pour Fabrice Pesin, Médiateur National du Crédit aux Entreprises, les entreprises ne connaissent pas suffisamment le mode de fonctionnement des Assureurs Crédits qui dégradent mécaniquement les notes des entreprises en difficulté sans, parfois que ces dernières ne le sachent. « Il faut connaître les signaux de décotes envoyés par ces organismes en s’abonnant parfois à leurs newsletters ».
3- Les enjeux business du restructuring : la dimension humaine
Les enjeux humains d’un restructuring sont primordiaux. Selon Bertrand Philaire, Directeur Général de transition, « confronté à une situation capitalistique délicate, le dirigeant doit être dans la confiance, il doit être en mesure de continuer à expliquer la situation et à motiver ses équipes. Il doit être en mesure de décrypter ces mesures de sauvegarde vis à vis de ses clients et de ses fournisseurs afin de conserver leur confiance ».
4- Conclusions
Selon Christophe Thevenot, un chef d’entreprise responsable doit être formé et préparé à toutes les éventualités concernant la viabilité de son entreprise. « Un redressement judiciaire bien préparé peut être une bonne solution » plaide-t-il.
Selon Pierre-Gilles Wogue, Associé d’Altana, Cabinet d’Avocats d’Affaires « dans la vie des affaires, les difficultés économiques sont, par nature, inévitables. Il faut savoir rebondir, saisir une seconde chance. De nombreux outils réglementaires existent, il faut savoir les utiliser à bon escient, en se faisant accompagner le cas échéant ». « Les entreprises en difficulté, estiment que c’est mission impossible de se restructurer lorsque leur situation est dégradée. Rien n’est plus faux. Il existe de nombreuses solutions, comme le plan de cession d’entreprise ou la prise de capital sur des sociétés côtées », estime Jean-Philippe Gros.
Pour Bertrand Philaire, « une entreprise doit aussi savoir changer de secteur d’activité, en accord avec ses actionnaires, si celui sur lequel elle évolue n’est plus viable. Quoi qu’il en soit, un redressement judiciaire s’anticipe. Ce n’est pas forcément la fin du monde ».
Trois règles clefs du succès du Directeur Général de Transition
Par Bertrand Lepinoy, responsable de la practice Direction Générale au sein de Delville Management, cabinet de management de transition. Membre du Club Delville.
Faire appel à un manager de transition, et plus spécifiquement à un Directeur Général de transition s’inscrit dans la volonté de résoudre une problématique majeure qui impacte l’ensemble de l’entreprise cliente. De nombreux contextes (1) peuvent nécessiter le besoin d’un DGT : défaillances managériales, prise en main immédiate d’une Business Unit, redressement d’une PME, d’une filiale ou d’un Groupe, redéfinition du business model, cession de site, spin off, réorganisation, gestion d’un LBO ou d’une fusion-acquisition, etc.
Nous vous proposons trois règles – bonnes pratiques – qui conditionnent nous semble-t-il le succès des missions de Directeur Général de transition et les bénéfices attendus (2) pour l’entreprise cliente et ses propriétaires, dans le domaine des enjeux et des exigences de l’entreprise cliente, et des critères de sélection du DGT.
Règle 1 – Gouvernance & Respect des valeurs
Pour faire face aux enjeux stratégiques de l’entreprise, l’actionnaire et/ou la présidence doit pouvoir s’appuyer, en situation d’urgence, sur un profil de Directeur Général de transition expérimenté, rompu au pilotage d’organisations complexes, au management transversal et à la mise en œuvre des décisions stratégiques prises en comité de direction.
Plus spécifiquement, ce dirigeant doit démontrer une authentique sensibilité aux valeurs profondes, aux enjeux de l’entreprise cliente, aux attentes de ses actionnaires et de ses partenaires sociaux.
Règle 2 – Impulsion-animation du projet d’entreprise & Dimension humaine
Ce Directeur Général de transition, doué d’une autorité naturelle et d’une grande écoute, doit savoir piloter et coordonner les équipes qui lui sont confiées avec recul et sérénité, dans le respect des objectifs assignés, de la stratégie déployée et des valeurs (3) de l’entreprise et de ses actionnaires.
La capacité du Directeur Général de transition à communiquer en profondeur et efficacement avec l’ensemble des parties prenantes doit être recherchée par la société cliente. En effet, son aptitude à une représentation interne et externe de haut niveau, la qualité de ses relations interpersonnelles et son goût pour la négociation peuvent également être discriminantes tant vis-à-vis des pouvoirs publics (autorités de tutelle et autres partenaires) que de la vie sociale et de la cohésion interne de l’entreprise qu’il dirige à titre temporaire (mandat social, présidence des instances représentatives du personnel)
Règle 3 – Gestion de la complexité & management de la transformation
Le Directeur Général de transition doit posséder une expérience approfondie de direction générale adaptée au contexte (PME, filiales de grands groupes).
Il doit avoir une capacité démontrée à organiser et restructurer les opérations en environnement complexe, à superviser et animer les grands projets de transformation transverses (centralisation des processus, projets de globalisation, d’investissement, déploiement SI métiers, adhésion aux principes RSE) et à faire face dans les situations sensibles, avec un fort sens du résultat.
(1) Regroupés sous trois chapitres :
– les phases de fort développement (international, post-fusac),
– les situations sensibles (retournement, amélioration de la performance, restructurations corporate et de sites industriels),
– le “super interim” : relais de la fonction de Directeur Général, dans la continuité de la gouvernance existante.
(2) Les principaux avantages d’un directeur général de transition :
– il est surdimensionné « par construction » dans ses compétences et expériences de DG afin d’être opérationnel et crédible extrêmement rapidement (« dans les 100 heures, pas dans les 100 jours.. »)
– il permet à l’organisation de maintenir la direction stratégique alors qu’il inscrit sa mission dans une durée limitée,
– il est en mesure de préserver la stabilité de l’organisation qu’il dirige,
– il aide l’organisation à surmonter les perturbations inhérentes à la situation,
– il permet aux actionnaires d’évaluer les candidats au poste de DG, sur la base d’un regard extérieur compétent et légitime,
– il assure une transition en douceur pour le nouveau DG.
(3) Par exemple : Exemplarité, Respect, Ecoute, Pragmatisme, Acceptation & Changement, Transversalité & Collaboration, Profeionnalisme, Responsabilité, Audace & Engagement
Le management de transition au sein de PME familiales
Frédéric Assant est spécialisé dans le management de transition au sein de PME/PMI.
Il nous fait bénéficier de son expérience pour expliquer les particularités d’une intervention dans ce type d’entreprises, et tout particulièrement à structure familiale.
Dans quelles situations les PME familiales ont-elles recours à un manager de transition ?
Il y a un très gros besoin dans les PME/PMI. Mais le problème est que, d’une façon générale, le dirigeant ne veut pas avoir recours à quelqu’un. Il ne connaît pas non plus le management de transition. Le conseil peut être une aide, mais la PME n’a pas la structure pour déployer les recommandations du consultant. Il faut pouvoir apporter les ressources pour les mettre en œuvre. Le manager de transition apporte non seulement l’analyse, l’action mais aussi un soutien psychologique. Il y a toujours une ambivalence, surtout quand le dirigeant reste en place. Il décide, il a le patrimoine et est le principal actionnaire. Il faut donc savoir travailler avec lui et lui apporter notre expertise dans les domaines où il y a un manque pour redresser la situation. Il voit l’entreprise comme un patrimoine presque éternel et ne voit pas dans certains cas le risque de déposer le bilan, voire d’aller jusqu’à la liquidation judiciaire.
Alors pourquoi certaines entreprises ont-elles recours au manager de transition ?
Parce qu’en général on leur a conseillé, ou qu’il y a une certaine ouverture d’esprit pour dire qu’il y a un problème. C’est une minorité d’entreprises à l’heure actuelle en France. Il faut prouver que ce n’est pas véritablement coûteux –parce que c’est le principal frein-, que l’on apporte une aide et qu’on se soucie de leur patrimoine aussi bien qu’eux.
« Il faut changer avec les moyens du bord »
Quels sont les outils et les moyens mis à disposition pour un manager de transition pour accomplir sa tâche ? Quelles sont les différences avec les autres entreprises ?
Dans les PME, vous arrivez sans feuille de route et vous devez tout construire, tout en économisant et en sécurisant ce qu’il reste de l’entreprise. Il faut changer avec les moyens du bord. Il faut gérer comme si c’était votre entreprise et votre capital. Dans les PME/PMI, il ne faut jamais oublier les composantes patrimoniales, familiales, culturelles et tout ce qu’il y a en amont : l’ISF, la vente ou non de l’entreprise, les conflits entre membres de la famille, etc. Il faut, dans beaucoup de cas, apporter des conseils sur la gestion du patrimoine et formaliser le conseil d’administration. Les actionnaires ne sont souvent pas d’accord entre eux, surtout en temps de crise. C’est un projet plus complexe à mener, avec plus de freins quand il faut changer la culture de l’entreprise et faire évoluer la vision des actionnaires. Il y a aussi le côté émotionnel: une décision a beaucoup d’impacts pour tout le monde. Par exemple, imaginez le licenciement d’un membre de la famille après 18 ans d’ancienneté comme je l’ai fait tout dernièrement parce que c’était absolument nécessaire pour la survie de l’entreprise…
Quelles influences l’organisation ou les employés ont-elles sur le manager ?
Ce sont des missions avec des personnes très liées à l’entreprise. Il y a parfois des employés sous vos ordres qui font également partie du conseil d’administration. Le plus dur, c’est de faire adhérer le dirigeant car c’est une remise en cause de ses croyances, de son style de management et de son ego. Par exemple, je repense à cette entreprise qui était au bord du dépôt de bilan, où il fallait mettre en place un plan social, remodeler toute la gamme de produits, réorganiser la production. Presque tous les employés étaient très motivés, mais le plus dur était de faire évoluer le dirigeant qui était très têtu, et qui changeait d’avis du jour au lendemain. C’était l’actionnaire principal…
« Comme rien n’est écrit, cela passe par le relationnel »
Quelles sont les attentes de l’actionnaire vis-à-vis du manager de transition ?
Du point de vue de l’investisseur, c’est redresser la situation. Souvent ce n’est pas dit, mais c’est aussi gérer le conflit entre actionnaires et les rallier vers une stratégie assez consensuelle, en tenant compte de la volonté de chacun de vendre, d’investir, de continuer ou de réaliser le capital. Le besoin d’un manager de transition dépend également de la phase où se trouve l’entreprise. La 1ère phase est la phase de création. Celui qui a crée son entreprise ne cherche pas de revenus mais de la croissance, pour bâtir quelque chose. Il attend d’un manager de transition d’aller dans son sens. Par contre en 2ème ou 3ème génération, l’actionnariat est beaucoup plus étendu. Il cherche à apporter une plus-value et sécuriser le patrimoine.
Quelles spécificités un bon manager de transition de PME doit-il posséder ?
Il faut véritablement comprendre l’entreprise et son environnement: le patrimoine, les liens familiaux, la culture familiale, les actions, la transmission et la vente de l’entreprise. Il faut comprendre le côté émotionnel, avoir une certaine psychologie et gagner la confiance de la famille. C’est fondamental. Après tout, il donne son propre argent dans votre main. Et comme rien n’est écrit, cela passe par le relationnel.
Pour quelles raisons vous êtes-vous tourné vers ce type de management ?
Parce que ce n’est pas que technique, c’est également affectif. On est moins bridé que dans une grande entreprise aussi.
« Delville Management n’est pas qu’un cabinet d’intérim »
Qu’est ce que Delville Management vous apporte ?
Il y a deux choses importantes à mes yeux : le redressement et le futur de l’entreprise, le long terme. Ne restant pas dans l’entreprise, cela permet donc d’échanger sur la gestion courante d’une société. C’est important et enrichissant.
Pourquoi Delville Management plutôt qu’un autre cabinet ?
Il y a beaucoup d’autres cabinets qui ne font que de l’intérim. Ils ont une mission et cherchent dans plein de CV sans vraiment les connaître, donc c’est une relation à court terme. Or ce n’est pas parce qu’on a fait quelque chose dans une entreprise qu’on est capable de le faire dans un autre contexte, d’autant plus que la problématique est souvent assez différent entre l’énoncé du client et ce que l’entreprise a besoin.
Parcours de Didier Douziech, Directeur Général de transition
Didier Douziech a été directeur général d’entreprises internationales en France, en Espagne, au Japon ou en Allemagne. Il est membre du Club Delville et directeur général de transition pour le redressement d’entreprises en difficultés.
«J’ai 27 ans d’expérience professionnelle. J’ai débuté ma carrière au Japon comme informaticien. J’ai travaillé 14 ans dans le groupe Saint-Gobain en tant que cadre en France, au Japon et en Allemagne, en particulier comme directeur d’usine. J’ai aussi crée l’activité de vitrage automobile du groupe Saint-Gobain au Japon. J’ai ensuite crée une start-up internet dans les années 2000, comme beaucoup de cadres à cette époque-là. Je suis ensuite retourné dans l’industrie au sein du groupe ARO où j’ai occupé des postes de dirigeant. J’ai redressé une filiale de ce groupe en Angleterre et ai donc développé une expertise en retournement d’entreprise, j’ai été directeur commercial et marketing du groupe (120 millions d’euros de chiffre d’affaires) et membre des conseils d’administrations de toutes ses filiales.
Depuis 2007, je me suis lancé dans le management de transition, avant tout en tant que directeur général, mais aussi en tant que directeur industriel, directeur d’usine, directeur commercial et directeur marketing.»
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Témoignage : le groupe Riaux structure sa direction financière
Le groupe breton Riaux (265 salariés, 25 M€ de CA), premier fabricant français d’escaliers sur-mesure, a été repris fin 2022 par Luc Fernandez, dirigeant expérimenté issu de la menuiserie, et plusieurs cadres de la société. Sodero Gestion a accompagné cette opération en tant qu’actionnaire majoritaire, aux côtés du Fonds Bois et Eco-Matériaux de Bpifrance, minoritaire.
Dans ce contexte, le groupe Riaux avait besoin de façon urgente de structurer sa direction financière pour, notamment, assurer le reporting avec les fonds. Le dirigeant et ses investisseurs ont fait appel à Delville Management Nantes pour répondre à leur besoin d’un DAF de transition.
Interview croisée de Luc Fernandez, dirigeant du groupe Riaux et de Constance Lefebvre, manager de transition.
Luc Fernandez, dans quel contexte avez-vous repris le groupe Riaux ?
Le groupe Riaux a été fondé en 1977 par Jean-Paul et Hélène Riaux. Souhaitant partir à la retraite et n’ayant pas de repreneur dans leur sphère familiale, ils ont décidé de vendre à un tiers.
J’ai travaillé pendant deux ans à cette reprise, accompagné par Sodero Gestion et Bpifrance.
Il était fondamental d’élaborer la stratégie de développement et d’investissement devant permettre au groupe de poursuivre sa croissance.
Nous avons vite constaté que l’équipe administrative et financière ne disposait pas des ressources suffisantes ni pour gérer un groupe composé de 6 structures juridiques, ni pour assurer un reporting quotidien indispensable avec des fonds d’investissement.
Nous avions donc besoin de renforcer très rapidement les équipes en place avec un Directeur Financier intégré au comité de direction pour structurer l’organisation, définir des process, mettre en place un reporting mensuel.
L’idée était de trouver un véritable Business Partner au côté du CEO.
Comment êtes-vous entré en relation avec Delville Management ?
Dès le closing, Sodero Gestion m’a suggéré de faire appel à un cabinet de management de transition.
Ayant moi-même été manager de transition, j’ai perçu les bénéfices immédiats d’une telle solution.
Jean -Philippe Dupont, Responsable du Fonds Transmettre et Pérennise, m’a dirigé spontanément vers Jean Baptiste Bouyer, directeur de Delville Management Nantes, en m’assurant que le cabinet allait trouver la perle rare que je cherchais.
En moins de 3 jours, Jean Baptiste nous a proposé plusieurs CV de DAF, dont celui de Constance Lefebvre.
Son profil correspondait en tous points à nos critères de sélection, tant en termes de personnalité que de compétences techniques.
Constance, comment avez-vous vécu le démarrage de votre mission ?
L’équipe financière du groupe Riaux devait impérativement se structurer.
Je suis arrivée dans un environnement doté d’un excellent état d’esprit, réceptif au changement, ce qui a été un atout majeur pour ma mission.
La feuille de route avait été très bien définie par Delville Management et le groupe Riaux.
L’essentiel portait, d’une part, sur l’accompagnement, la formation et la montée en compétences de l’équipe comptable en place ; d’autre part, sur la structuration de la direction financière.
J’ai également mis en place la partie reporting, axe prioritaire pour donner aux actionnaires une visibilité mensuelle des résultats.
Soutenue tout au long de ma mission par Delville Management, je me suis rapidement retrouvée dans la position de « bras droit » du dirigeant, en étant force de proposition sur toute la structuration du groupe et en assurant les relations avec les avocats, experts-comptables et fonds d’investissement.
Luc Fernandez, qu’avez-vous pensé de l’accompagnement de Delville Management ?
J’ai particulièrement apprécié la franchise et l’ouverture d’esprit de Jean Baptiste. Il a joué cartes sur table. Il a aussi été très présent tout au long de la mission, autant que moi !
J’échangeais avec Constance de ce qui s’était dit et j’ai apprécié ce suivi régulier, effectué avec beaucoup de sérieux, car tous les cabinets ne le font pas. Chaque mois, on voyait les avancées par rapport aux objectifs définis.
Constance, même question de votre point de vue de manager de transition ?
Pour moi c’était nouveau, puisque je n’ai pas d’autres expériences avec des cabinets de management de transition. Je me suis sentie soutenue par la mise en place d’un suivi régulier au regard des objectifs fixés, de la réalisation du projet, des difficultés éventuellement rencontrées… J’ai ressenti un véritable accompagnement et un service de qualité.
Luc Fernandez, après 6 mois de présence, vous avez transformé le contrat de manager de transition de Constance en CDI ? Pourquoi ?
Il était prévu dès le départ avec Delville Management une possible transformation du contrat de management de transition en CDI, si les compétences techniques de Constance étaient confirmées et si sa personnalité convenait à la culture de l’entreprise et à l’équipe en place. Ce qui a été le cas. Une belle réussite !
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Diversification industrielle : relancer la trajectoire
Redonner de l’ambition à une entreprise industrielle
En 2023, le constat est clair chez BeLink Solutions : l’entreprise, spécialisée en électronique, dispose d’un outil industriel performant et d’équipes engagées, mais reste fortement dépendante du secteur automobile. Un positionnement devenu risqué dans un secteur en berne.
L’entreprise fait alors appel à Delville Management, cabinet de management de transition, pour sécuriser son avenir. Parmi les profils proposés par Jean Baptiste Bouyer, Directeur de la région Grand Ouest du cabinet, c’est le profil de Gaétan Guillemot qui est retenu.
« Le sujet n’était pas de sauver l’entreprise. C’était de lui redonner un cap, une ambition. » affirme Gaétan.
Avec 150 collaborateurs et 23 millions d’euros de chiffre d’affaires, BeLink Solutions possède de solides fondamentaux. Mais comme souvent dans ces configurations, la difficulté ne réside pas dans les capacités techniques, mais dans la projection stratégique.
L’intervention est déclenchée rapidement, dans un contexte exigeant, avec un mandat clair : redéfinir une trajectoire viable et activer de nouveaux relais de croissance.
Comprendre vite, agir immédiatement
Dès les premières semaines, Gaétan Guillemot adopte une approche structurée : immersion accélérée dans l’entreprise, compréhension des équipes, des process et du positionnement marché.
« Pour moi, la clé, c’est comprendre le fonctionnement de mes équipes, de l’organisation, des technologies, des clients. »
Cette phase, volontairement courte, permet de poser un diagnostic rapide : l’entreprise n’est pas en déficit de compétences, mais sous-exploitée dans son potentiel et cantonnée à un marché quasi unique, la sous-traitance automobile.
Le cap est proposé dès les premiers échanges de Gaétan Guillemot avec le Président. Il s’agit de sortir du tout-automobile et d’engager une diversification vers des secteurs plus porteurs comme la défense, l’aéronautique et le ferroviaire, en s’appuyant sur les forces déjà en place.
Une transformation avant tout culturelle
Le principal obstacle de la mission n’est pas technique. Il est culturel.
« On ne l’a jamais fait. » Cette phrase, répétée par les équipes, devient rapidement un point de bascule.
La mission consiste alors à faire évoluer les mentalités, sans rupture brutale.
Gaétan Guillemot impulse une dynamique progressive consistant à démontrer, embarquer, sécuriser. Il adopte une posture claire : fixer un cap ambitieux, tout en restant ancré dans le réel.
« Je suis là pour donner une impulsion, initier et accompagner la dynamique. Et ensuite, les équipes prennent le relais. »
Concrètement, cela passe par :
- l’appui sur des expertises externes pour accélérer l’accès aux écosystèmes
- l’ouverture des premiers comptes dans la défense
- le renforcement ciblé des compétences commerciales
- une présence forte du dirigeant pour initier les premiers succès et dans l’engagement auprès des clients et des nouveaux partenariats
Le premier client gagné agit comme un déclencheur. Il crédibilise la stratégie, transforme la perception interne et procure la confiance aux équipes.
Dans ce type de situation, le recours à un manager de transition permet de tester rapidement la stratégie sur le marché et de l’ajuster si nécessaire. Cette capacité d’exécution repose aussi sur un cadre structurant offert par Delville Management, représenté ici par Jean-Baptiste Bouyer, qui assure la sécurisation de la mission : cadrage initial, alignement des parties prenantes et suivi régulier.
« Quand on est en mission, on n’est pas seul. Le binôme avec Delville Management est fondamental. » assure Gaétan Guillemot.
Des résultats rapides et structurants
En moins d’un an, les résultats sont tangibles :
- intégration dans l’écosystème de la défense GICAT (industrie terrestre), GIFAS (aéronautique)
- Développement significatif et diversification du portefeuille clients (dont ferroviaire et e-mobilités)
- montée dans la chaîne de valeur (production de cartes ET assemblage complet de bornes de recharge pour véhicules électriques)
- montée en légitimité sur des secteurs à forte valeur
- l’entreprise est désormais connue et reconnue
« En l’espace de 10 mois, nous avons gagné nos premiers clients dans la défense et nous sommes devenus des acteurs légitimes de la BITD (base industrielle et technologique de défense). »
À horizon 12 mois, près de 60 % de la base clients est renouvelée et la part des activités défense et aéronautique atteint 20 à 25 % en projection.
« L’entreprise a changé de dimension. On n’a pas changé de métier, on a changé de terrain de jeu. Et surtout, on a démontré concrètement ce dont elle était capable. J’ai apporté de l’ambition à cette entreprise et surtout un avenir. Nous ne l’avions jamais fait et pourtant, nous l’avons fait…tous ensemble », conclut Gaétan Guillemot.
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Maîtriser la croissance : le témoignage de CNI
Entreprise industrielle basée en Loire-Atlantique, CNI conçoit et réalise des ensembles métalliques complexes pour des secteurs exigeants comme le naval, l’offshore ou l’aéronautique. Habituée aux projets techniques et à forte valeur ajoutée, l’entreprise connaît une croissance soutenue ces dernières années.
Mais cette dynamique finit par atteindre ses limites.
En l’espace de quelques exercices, le chiffre d’affaires passe de 8 à 18 millions d’euros, sans transformation profonde de l’organisation. « On pilotait 18 millions avec une organisation faite pour 8 », résume Richard Thiriet, actionnaire CNI.
Au départ, le modèle tient. Puis les premiers signaux apparaissent. Jusqu’à la rupture.
« On était dans le gouffre… 80 % de nos encours étaient dans le rouge », confie Pierre Sallenave, PDG de CNI. La croissance, mal accompagnée, a désorganisé l’ensemble : pilotage insuffisant, tensions RH, perte de visibilité financière.
Le constat est lucide pour Pierre : “Je n’avais plus les clés. »
Dans ce type de situation, le management de transition permet de réintroduire rapidement des capacités de pilotage, sans remettre en cause les fondamentaux de l’entreprise.
Une intervention pour mieux maîtriser la croissance
Face à l’urgence, les actionnaires décident de faire appel à Delville Management, cabinet de management de transition. Leur objectif : trouver un profil capable d’intervenir vite, au cœur des opérations, tout en accompagnant le dirigeant dans sa transformation.
Parmi les profils présentés par Jean-Baptiste Bouyer, Directeur de Région sur l’Ouest chez Delville Management, le choix se porte sur Pascal Fuseau, manager de transition expérimenté (plusieurs missions avec Delville Management), habitué aux contextes de croissance et de transformation.
Dès son arrivée, une priorité s’impose, celle de comprendre avant d’agir. « Il faut entendre tout le monde pour se faire une idée juste de la situation », explique-t-il.
Très vite, le diagnostic est clair. L’enjeu ne se limite pas à revoir l’organisation, il s’agit de transformer en profondeur la manière dont l’entreprise fonctionne et se pilote.
« Ce n’est pas une réorganisation, c’est une transformation culturelle. »
L’entreprise doit changer de mode de fonctionnement. Passer d’un pilotage opportuniste, efficace à petite échelle, à une organisation structurée capable d’absorber la complexité.
Structurer sans casser la dynamique
La transformation s’engage simultanément sur plusieurs fronts.
D’abord, les fondamentaux de gestion :
- des processus sont formalisés, revus ou créés ;
- des indicateurs de pilotage sont introduits ;
- un budget est construit, une première pour l’entreprise.
« Avant, on pilotait au fil de l’eau. Aujourd’hui, on anticipe. »
L’enjeu n’est pas de complexifier, mais d’adapter les outils à la taille réelle de l’entreprise. Pas d’usine à gaz, mais des repères concrets pour décider.
Ensuite, l’organisation humaine. Les rôles sont clarifiés, certains repositionnés.
« Les personnes sont le cœur du moteur », rappelle Pascal Fuseau. Il s’implique directement sur le terrain, échange avec les équipes, les accompagne individuellement et les aide à prendre leur place dans la nouvelle organisation. Son action vise à faire monter chacun en compétence et à responsabiliser durablement les équipes.
Le principe est simple selon le manager de transition : il s’agit d’embarquer les équipes plutôt que leur imposer un modèle.
« Ils ont les solutions, il faut juste les amener à les trouver. »
Enfin, un travail clé est mené sur la gouvernance. Progressivement, une ligne de management intermédiaire se structure. Les premiers N-1 apparaissent.
L’ensemble de ce travail s’inscrit dans un cadre suivi dans la durée. Des points réguliers sont menés par Jean-Baptiste Bouyer avec le client et le manager de transition pour prendre du recul, challenger les avancées et ajuster la trajectoire si nécessaire.
Le vrai tournant : la posture du dirigeant
Au-delà des outils et de l’organisation, c’est aussi la posture du dirigeant qui évolue en profondeur.
Jusqu’alors très impliqué dans l’opérationnel, Pierre Sallenave pilotait directement les affaires. Ce modèle atteint ses limites avec la croissance.
« Depuis l’intervention de Pascal Fuseau, je ne pilote plus des affaires, je pilote des hommes. »
Le changement se joue ici. Pierre Sallenave prend du recul et s’appuie désormais sur ses équipes pour piloter l’activité.
Pascal Fuseau structure progressivement cette bascule. Il met en place des relais, accompagne les nouveaux managers dans leur rôle et aide le dirigeant à se repositionner.
Ce travail, très concret, permet d’installer un pilotage plus solide et plus durable, sans casser le fonctionnement de l’entreprise.
Des résultats rapides et durables
Les premiers effets sont visibles en quelques mois.
Dès les premières semaines, l’organisation transitoire permet de stabiliser la situation. « On a pris le bon train… et ça va vite », observe le dirigeant.
Puis les résultats financiers suivent. L’entreprise repasse en positif l’année suivante, avec une organisation désormais alignée sur son niveau d’activité.
Au-delà des chiffres, le changement est perceptible dans le quotidien : meilleure visibilité, décisions anticipées, équipes responsabilisées.
« Aujourd’hui, j’ai de la sérénité et de la projection. » affirme Pierre Sallenave.
Ce type de mission illustre comment le management de transition peut sécuriser une phase critique tout en préparant l’avenir.
Chez CNI, la transformation n’est pas encore totalement achevée, mais les bases sont solides, et la trajectoire maîtrisée.
Pour les actionnaires, l’intervention a été déterminante. Richard Thiriet la qualifie de « vitale ».
Rédaction :
Article rédigé par : Clarisse Maître

Témoignage mission restructuring – Transports Jammet
Les Transports Jammet font appel à un manager de transition pour rebondir
Implantée à Fleuré, près de Poitiers (86), la PME familiale Les Transports Jammet, spécialisée dans les transports messagerie à température dirigée, a subi des difficultés conjoncturelles et structurelles qui l’ont conduite à un plan de sauvegarde, suivi par un plan d’apurement du passif sur dix ans. Dans ce contexte, elle a fait appel à Delville Management pour sortir par le haut de cette crise, grâce à un manager de transition. Retour d’expérience.
Fondée en 1954, Transports Jammet est une société familiale de troisième génération. Elle exerce une activité de transports à température dirigée (frais à 2° et frais à -18°/-24 °) pour le compte d’industriels de l’agroalimentaire, d’acteurs de la grande distribution et du secteur de la restauration hors foyer. Depuis son siège, près de Poitiers, elle rayonne sur une vaste zone allant du Sud Loire et de la Vendée à la Nouvelle Aquitaine et au Centre Ouest. Elle emploie 320 salariés pour un chiffre d’affaires évoluant entre 32 et 35 M€.
Transports Jammet a été confrontée aux crises à répétition du secteur du transport et à la perte d’un client important. A cela, se sont ajoutées des difficultés plus structurelles, liées à un service commercial dont le dynamisme et la structuration était à reformer. La crise COVID conjuguée à ces problèmes a conduit l’entreprise, en octobre 2020, à se placer sous la protection du Tribunal de commerce de Poitiers dans le cadre d’un plan de sauvegarde.
Une mission de restructuring urgente
Dans ce contexte, un plan de retournement permettant la continuation d’activité et l’apurement de la dette a été homologué par le Tribunal de Commerce en juillet 2021.
Les Transports Jammet se trouvent alors confrontés à une urgence et des enjeux que Jean-François Bon, Directeur Général, décrit en ces termes : « le redressement de l’entreprise n’était pas possible sans une réorganisation commerciale. Comme notre Directeur Commercial avait quitté l’entreprise, l’enjeu était d’identifier rapidement un profil immédiatement disponible, disposant des bonnes compétences et de l’attirer dans une entreprise en retournement dans un secteur d’activité concurrentiel. Il y avait urgence à trouver des solutions. Cela nous a amenés à solliciter Delville Management. Le bon contact avec Jean-Baptiste Bouyer, Directeur région Ouest, a levé nos derniers doutes.»
Delville Management, pure player du management de transition avec 200 missions démarrées par an, a ouvert un bureau à Nantes en 2021.
Parmi les profils proposés, Dominique Sollier s’impose. Manager de transition, fort de vingt ans d’expérience dans le transport et la messagerie en France et à l’international et dans la réorganisation des équipes commerciales, il est impliqué en septembre 2021 pour une mission de six mois.
De nombreux défis
Les défis à relever sont multiples. Il s’agit d’engager une nouvelle dynamique commerciale interne et externe.
En priorité reconquérir le chiffre d’affaires qui connaît une érosion latente continuelle, restaurer les marges en passant des ajustements tarifaires cohérents et adaptés dans des délais courts, recréer la confiance avec les clients, rétablir le dialogue en interne entre les différents services et agences.
« Dans ces conditions, la bonne posture n’est pas d’arriver en mode conquérant avec une solution toute faite. Il faut savoir écouter pour écrire une stratégie claire qui s’inscrive dans la durée. Cela nécessite de comprendre le fonctionnement de l’entreprise, son passé, son potentiel et d’appliquer les bonnes pratiques dont j’ai connaissance, celles qui lui sont transposables », témoigne Dominique Sollier.
A partir de ce travail d’écoute, de beaucoup d’observation sur le terrain et de nombreux échanges, un diagnostic est posé. Il s’en suit un plan d’action « booster », partagé avec le CODIR et l’ensemble des collaborateurs afin de les embarquer dans un nouveau projet.
A partir de novembre, l’action terrain est engagée. Peu à peu, un cercle vertueux se met en place : les ajustements tarifaires du portefeuille client sont engagés, de nouveaux marchés rentables sont conquis, le portefeuille est solidifié, une nouvelle offre de produits et de services développée.
« Aujourd’hui la tendance est inversée et les résultats de l’entreprise se sont améliorés. Grâce à l’expérience métier de Dominique Sollier, nous osons nous confronter à des groupes plus importants.
Le suivi de la mission par Jean-Baptiste a également été un facteur de succès », se félicite Jean-François Bon. Quant à Dominique Sollier, il a rejoint Les Transports Jammet comme Directeur Commercial, à l’issue de sa mission, pour continuer à écrire l’histoire de l’entreprise.
Faire appel au management de transition
Vous avez un besoin d’accompagnement pour une mission de restructuring ? N’hésitez pas à contacter notre cabinet de management de transition pour vous faire accompagner.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Tofane Global (iBASIS) avec Alexandre Pébereau
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Alexandre Pébereau, Président-Fondateur de Tofane Global (iBASIS).“Ce dont je suis le plus fier, c’est notre politique de partage de la valeur avec tous les salariés. Nous sommes adhérents de Croissance Plus, dont c’est un principe fondateur, et nous avons émis des bonds de souscription de créateurs d’entreprises. C’est après le Covid que nous avons décidé d’élargir cette fidélisation aux 400 salariés du groupe. Il y a maintenant 30 pays et c’est devenu un facteur formidable d’intégration, de mobilisation et d’alignement sur les objectifs de l’entreprise.”L’engagement d’Alexandre Pébereau, Président-Fondateur de Tofane Global (iBASIS)
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Ceva Santé Animal avec Marc Prikazsky
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Marc Prikazsky, Président de Ceva Santé Animale.”Ce dont je suis fier c’est d’avoir inauguré le nouveau siège social de Ceva qui est à Libourne, qui a été construit qu’avec des entreprises locales, qui est totalement éco-responsable, totalement autonome en termes d’énergie, en termes d’eau. Je suis également fier de la partie biodiversité de 7 hectares de terrain et on va faire une réserve de biodiversité. On a déjà répertorié une centaine d’espèces animales. Et ce qui me rend fier c’est de voir tous les matins les salariés arriver avec un large sourire, qui vont se retrouver le midi au restaurant d’entreprise avec un chef qui va prendre de la nourriture chez tous les fermiers aux alentours. Donc je suis fier de tout ça.”L’engagement de Marc Prikazsky, Président de Ceva Santé Animale.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – La Vie Claire avec Christelle Le Hir
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Christelle Le Hir, Directrice Générale de La Vie Claire.L’engagement de Christelle Le Hir, Directrice Générale de La Vie Claire.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

Management stratégique : les coulisses d’une relance à l’emlyon
emlyon business school, 4e école de management en France, a dû faire face à un défi managérial à la rentrée 2024 : assurer la poursuite de son activité de formation continue sur-mesure dans le cadre du départ de son directeur. Une situation sensible pour une institution qui forme les leaders de demain.
Pour y répondre, Nicolas Péjout, Directeur Général Adjoint (DGA), et le DRH de l’école ont décidé de faire appel à Delville Management. Le cabinet de management de transition a rapidement présenté des profils ciblés à l’école, parmi lesquels celui de Sylvie Lacoste Fournet.
Accompagnée du cabinet, son intervention a permis de restaurer méthode, clarté et confiance au sein d’une équipe confrontée à de nombreux défis.
Assurer la continuité d’une activité clé
Garantir un management stratégique en intérim
Nicolas Péjout, DGA d’emlyon business school
En septembre 2024, emlyon se retrouve sans direction pour son activité de formation continue sur-mesure, riche de projets co-conçus avec les entreprises et adaptés à leurs besoins (développement, transformation, performance, soutenabilité).
Cette activité pèse près de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel et constitue un lien clé avec les entreprises partenaires. Il fallait donc agir vite.
” Nous n’avions pas de solution interne immédiate, et lancer un recrutement précipité n’aurait pas été pertinent », explique Nicolas Péjout.
→ L’urgence est claire pour le DGA : maintenir la continuité du service tout en préparant un futur plus structuré.
Restaurer la confiance des équipes
En parallèle, un autre défi se dessine. Des pistes de réorganisation sont évoquées, notamment une séparation entre les fonctions de développement (avant-vente, conception, vente) et celles d’exécution des programmes. Un changement structurant qui appelle un accompagnement en amont.
Ces signaux de transformation, couplés à l’absence de direction de l’activité, finissent par peser sur la dynamique collective avec un score de baromètre RH interne de satisfaction décevant.
Pour préserver l’activité et commencer à rétablir la confiance, l’école se tourne vers une solution agile : le management de transition.
C’est dans ce contexte que Delville Management, fort de sa connaissance du secteur et de ses relais dans le monde académique, mobilise Sylvie Lacoste Fournet. Expérimentée, méthodique et dotée d’une forte intelligence relationnelle, elle est nommée pour piloter cette phase sensible avec lucidité et engagement.
Poser les fondations d’une gouvernance nouvelle
Dans un contexte où l’équipe, composée d’une quinzaine de personnes, se sentait fragilisée par le manque de direction et l’incertitude liée à la réorganisation, l’un des premiers objectifs a été de recréer un cadre rassurant.
Sécurité psychologique, clarté des rôles, présence managériale forte : autant de leviers qu’il fallait activer rapidement.
En parallèle, un travail de fond a été engagé pour renforcer le pilotage opérationnel au quotidien. Suivi des propositions, exécution des prestations, gestion des priorités…
Il fallait remettre de la rigueur et de la lisibilité dans l’activité.
Enfin, la mission intégrait une dimension plus stratégique : commencer à raccrocher cette activité de formation sur-mesure BtoB aux autres pôles de l’école, notamment en renouant des liens de travail étroits avec la direction des relations entreprises, parfois trop déconnectée jusqu’alors.
L’ambition ? Réinstaller cette activité au cœur de l’organisation et l’inscrire dans une dynamique d’ensemble cohérente et performante.
Méthode & écoute : les leviers d’une relance réussie
Structurer pour mieux piloter
Dès son arrivée, Sylvie Lacoste Fournet pose un cadre clair. Elle mène des entretiens individuels avec chaque collaborateur pour cerner les attentes, les blocages, et mieux redéfinir les rôles.
Rapidement, elle structure le pilotage opérationnel : préparation rigoureuse des rendez-vous clients, suivi formalisé des propositions commerciales, briefs organisés avec précision…
Une légitimité affirmée dès les premiers jours
Au-delà de la méthode, c’est la posture qui inspire : écoute active, rigueur dans la formalisation, et vocabulaire professionnel parfaitement aligné avec les codes du monde académique.
Forte d’une solide expérience en executive operations dans l’enseignement supérieur, Sylvie a tout de suite su rassurer l’équipe. Son expertise, sa capacité à comprendre les enjeux du secteur et à les traduire en actions concrètes, ont renforcé sa légitimité dès les premiers jours.
Des résultats concrets et mesurables
Progressivement, son action a porté ses fruits. Sylvie a structuré l’activité, défini une feuille de route claire, renforcé les liens interservices et restauré la confiance des collaborateurs. En décembre 2024, le baromètre RH du département est remonté à 71 % de satisfaction, témoignant d’un engagement renouvelé.
“ Le bénéfice a été immédiat. Sylvie a su poser les bases d’une transition fluide, humaine et rigoureuse » affirme Nicolas Péjout.
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Philippe Jauffret
Directeur du bureau de Lyon de Delville Management07 78 81 28 07Propos recueillis par Delville Management – Mission pilotée par Philippe Jauffret, Directeur de notre bureau de management de transition Lyon

LES CHRONIQUES DELVILLE – McCain avec Julien Tomei
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Julien Tomei, Vice-Président Stratégie & Transformation de McCain Europe.”Ce dont je suis fier, c’est notre engagement pour une agriculture durable.
En France, aux côtés de nos 800 agriculteurs partenaires, nous déployons l’agriculture régénératrice. C’est une méthode qui place la santé des sols au cœur de la production de pommes de terre.
L’objectif est d’améliorer la résilience de l’agriculture et réduire son empreinte carbone. Ça passe par des pratiques comme l’utilisation de couverts végétaux durant l’hiver afin de préserver la santé des sols entre deux cultures.
Aujourd’hui plus de 50% de nos agriculteurs partenaires sont engagés dans cette transition. Et notre ambition est claire, c’est de déployer l’agriculture régénératrice sur 100% de nos surfaces de pommes de terre d’ici 2030 pour bâtir une filière compétitive et durable.”L’engagement de Julien Tomei, Vice-Président Stratégie & Transformation de McCain Europe.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Pochet avec Benoît Marszalek
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Benoît Marszalek, Directeur des Opérations de Pochet.”Ce dont je suis particulièrement fier, c’est le fait d’avoir remplacé un vieux four à gaz qui avait une quarantaine d’années dans notre usine de Guimerville par un four électrique. C’est un projet qui va nous permettre de diviser par deux nos émissions de co2 d’ici 2033 : un four à gaz ça chauffe à 1600 degrés un four électrique ça chauffe à 1450 degrés. On a des gains en température et puis il faut deux fois moins d’électricité pour chauffer une tonne de verre versus le gaz, donc on consomme moins d’énergie, on consomme une énergie verte et on va réduire de 7000 tonnes nos émissions de CO2 avec l’installation de ce nouveau four.”L’engagement de Benoît Marszalek, Directeur des Opérations de Pochet.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Edenred avec Diane Coliche
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Diane Coliche, Directrice Générale Ederend Mobilité.”Ce dont je suis la plus fière, c’est l’engagement d’Edenred pour accompagner ses clients dans le verdissement de leur flotte de véhicules. Nous les accompagnons avec une offre de recharge électrique. Alors ça passe par l’installation, la gestion de bornes de recharge dans leur bureau, entrepôt ou même au domicile de leurs collaborateurs. Et également la mise à disposition de 900 000 points de charge sur toutes les routes d’Europe. Nous répondons à des besoins essentiels comme par exemple l’accès aux soins en électrifiant des flottes de transports sanitaires au Danemark et nous déployons nos solutions de mobilité sur tous les territoires. En France, par exemple, notre dernier client est une entreprise située au cœur du Berry.”L’engagement de Diane Coliche, Directrice Générale Edenred Mobilité.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Meridiam avec Eric Rey
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Eric Rey, Directeur du Green Impact Growth Fund chez Meridiam.”Ce dont je suis fier, c’est utiliser la transition environnementale comme levier pour créer de l’emploi et créer de la souveraineté. On a investi par exemple dans une société basée à Anjou qui s’appelle Okamac, qui reconditionne des ordinateurs Apple. On a construit une nouvelle usine qui est autosuffisante en énergie. On a recréé des compétences pour créer de la valeur. Quand je parle de produits électroniques, où la France est malheureusement absente, puisque ça se passe soit aux Etats-Unis, soit en Asie. C’est des emplois, c’est de la compétence, c’est de la R&D. Donc c’est participer à la souveraineté économique de la France et de l’Europe au travers de ce type d’activité.”L’engagement d’Eric Rey, Directeur du Green Impact Growth Fund chez Meridiam.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Clariane avec Nadège Plou
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Nadège Plou, DRH du groupe Clariane.”Ce dont je suis fière, c’est ce que nous avons mis en place il y a deux ans dans le cas du passage entreprise à mission : c’est l’université Clariane et qui accompagne nos collaborateurs pour leur permettre de décrocher des diplômes dans le cadre de parcours qualifiant ou certifiant. Et donc je pense particulièrement à un ou deux exemples. Le premier, c’est celui d’Esther qui était agent de service hôtelier et qui a été accompagnée pour devenir aide-soignante. Et aujourd’hui Esther continue sur un parcours d’infirmier pendant trois ans de formation ou bien nos cuisiniers qui de la même manière ont exercé ce métier pendant quelques années et qui sont accompagnés pour devenir aide-soignant.”L’engagement de Nadège Plou, DRH du groupe Clariane.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Apave avec Philippe Maillard
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Philippe Maillard, Directeur général du groupe APAVE.”Ce dont je suis fier, c’est de diriger des équipes qui, tous les jours, aident nos clients à exercer leur activité en toute sécurité, et tout particulièrement les clients industriels. Moi-même, quand je rencontre les chefs d’entreprise, je leur rappelle les enjeux de formation en santé-sécurité, la gestion de ces risques industriels, de ces risques humains, de ces risques numériques, de ces risques techniques. Il faut continuer à s’occuper de sujets qui sont de mieux en mieux maîtrisés, mais pour lesquels les risques demeurent. Et puis, il y a des nouveaux risques qui apparaissent. On parle beaucoup des risques numériques, et là aussi, on doit y travailler.”L’engagement de Philippe Maillard, Directeur général du groupe APAVE.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – La Poste avec Stéphanie Dupuy-Lyon
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Stéphanie Dupuy-Lyon, Directrice de l’engagement sociétal du Groupe La Poste.”Ce dont je suis fière, c’est la mise en place d’un outil totalement novateur, le budget carbone. Une ligne en euros et une ligne en CO2, il est conçu et intégré à notre budget financier. Et donc ce budget carbone, il permet de suivre à la fois les euros investis, allouer les bonnes ressources et la diminution des gaz à effet de serre, notamment en augmentant notre flotte de véhicules électriques, en améliorant l’efficacité énergétique de notre patrimoine immobilier ou avec l’optimisation de nos chargements comme les caisses mobiles et le vrac rangé.”L’engagement de Stéphanie Dupuy-Lyon, Directrice de l’engagement sociétal du Groupe La Poste.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Pierre Fabre avec Florence Guillaume
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole Florence Guillaume, Directrice Green Mission chez Pierre Fabre.”Ce dont je suis fière, c’est l’incroyable mobilisation des collaborateurs Pierre Fabre pour créer le Green Impact Index. C’est un outil de mesure de l’impact environnemental et sociétal de nos produits. On l’a créé en 2021 et on l’a partagé ensuite en 2023 au sein d’un consortium de plus de 25 entreprises. C’est plus de 50 critères, ça va de l’emballage à la biodiversité en passant par l’engagement sociétal. Et chaque entreprise peut ainsi évaluer ses impacts sociaux environnementaux et afficher une note de A à E.
Donc c’est vraiment l’objectif, c’est plus de transparence, plus de connaissances pour le consommateur qui ainsi, mieux guidé, peut acheter de façon plus responsable.”L’engagement de Florence Guillaume, Directrice Green Mission chez Pierre Fabre.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Electro Dépôt avec Stéphane Belot
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole Stéphane Belot, Directeur de la transition écologique et sociétale d’Electro Dépôt.”Ce dont je suis fier, c’est qu’au-delà de notre engagement pour décarboner, nous avons mis en plus de solidarité à travers notamment deux aspects fondamentaux. Chaque magasin accompagne une association en local. Nos collaborateurs sont également engagés avec du bénévolat et la grande nouveauté de 2025, c’est le lancement du fonds Impact. Ce fonds va soutenir une vingtaine d’associations, en particulier sur les sujets de précarité alimentaire. Et ce sont nos collaborateurs qui vont sélectionner ces projets Impact. Ce fonds est abondé par l’entreprise avec un budget de 400 000 euros pour cette année 2025.”L’engagement de Stéphane Belot, Directeur de la transition écologique et sociétale d’Electro Dépôt.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Fondation Louis Vicat avec Sophie Sidos
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Sophie Sidos, Présidente de la Fondation Louis Vicat.”Je suis fière de promouvoir la culture scientifique, je suis fière de valoriser mon patrimoine, je suis fière de tout ce qu’on peut faire dans la Fondation, en particulier l’éducation et la solidarité vers les personnes les plus éloignées de l’emploi. Je suis fière de l’engagement de mon ancêtre Louis Vicat, fière qu’il ait découvert le ciment moderne, qu’il ait décidé donc de ne pas le breveter, d’en faire don. Et c’est important d’être fière de nos ancêtres, de continuer ce travail et fiers de le faire avec tous les collaborateurs du groupe.”L’engagement de Sophie Sidos, Présidente de la Fondation Louis Vicat, l’inventeur du ciment artificiel en 1817.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Groupe M6 avec Isabelle Verrecchia
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Isabelle Verrecchia, Directrice de l’engagement du Groupe M6 et Déléguée Générale de la Fondation M6 qui agit en faveur du retour à l’emploi des personnes sortant de prison.”Ce dont je suis fière, c’est qu’avec cette fondation, nous avons allié les actes à la parole parce qu’on y a consacré 7,5 millions d’euros pour contribuer à peu près à 300 projets, mais également parce qu’on est devenus nous-mêmes employeurs de plus d’une vingtaine de personnes sortant de prison. Et puis enfin parce qu’on a créé des outils et faire en sorte que des entreprises puissent faire elles aussi le premier pas dans l’intégration d’anciens détenus. On a monté une journée qui s’appelle Découverte, qui est une journée de rencontre entre l’univers carcéral des anciens détenus et le monde de l’entreprise à travers les collaborateurs du groupe où chacun va apprendre à s’apprivoiser mutuellement.”L’engagement d’Isabelle Verrecchia, Directrice de l’engagement du Groupe M6 et Déléguée Générale de la Fondation M6 qui agit en faveur du retour à l’emploi des personnes sortant de prison.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Socotec avec Hervé Montjotin
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Hervé Montjotin, Président de Socotec.”Ce dont je suis fier, c’est ce projet “Rebond Favorbale” mis sur rail y a maintenant 5 ans, qui consiste à ramener vers l’emploi les jeunes qui en sont très loin, qui ne regardent pas les annonces et qui sont généralement issus de banlieues défavorisées. C’est un projet qui consiste à les ramener à travers un accompagnement mentoring, formation académique, formation sur le terrain avec beaucoup de techniciens d’ingénieurs impliqués chez Socotec.
Au départ un groupe de 50 jeunes, maintenant un groupe de 100 jeunes sur une période de 3 ans. C’est vraiment un élément dont je suis personnellement fier et qui alimente une fierté collective d’entreprise.”L’engagement d’Hervé Montjotin, Président de Socotec.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Lefebvre Sarrut avec Olivier Campenon
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/1wDNx3X-5Xs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition. Fabrice Lundy donne la parole à Olivier Campenon, Président de Lefebvre Sarrut.”Ce dont je suis fier c’est d’être dans un groupe qui, au-delà du droit et de la fiscalité, accompagne les entreprises dans la norme ESG, c’est-à-dire que nous formons les personnes, nous les accompagnons dans la compréhension de cette réglementation et enfin nous les accompagnons dans la mise en oeuvre au sein de l’entreprise jusqu’au rapport nécessaire au sein de la CRCRD, la nouvelle directive qui encadre l’ESG, qui va s’appliquer à l’ensemble des entreprises au fur et à mesure, d’abord les plus grandes et puis au fur et à mesure à l’ensemble des entreprises en Europe.”L’engagement d’Olivier Campenon, Président de Lefebvre Sarrut.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Eiffel Investment Group avec Fabrice Dumonteil
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition. Fabrice Lundy donne la parole à Fabrice Dumonteil, Président-Fondateur d’Eiffel Investment Group.”Ce dont je suis fier, c’est de notre engagement continu depuis 2008 pour financer la transition énergétique. Nous avons ainsi investi dans plus de 4000 actifs d’infrastructures, des centrales solaires, des méthaniseurs, des bornes de recharge de véhicules électriques, qui représentent 13 gigawatts d’énergie verte, l’équivalent de la consommation d’énergie de 10 millions de personnes. Nous venons d’investir 45 millions dans Open Airlines, qui aide les compagnies aériennes à réduire leur consommation de carburant. En cumulé, nos investissements permettent d’éviter l’émission de largement plus de 10 millions de tonnes de CO2 chaque année, l’équivalent des émissions de 6 millions de voitures thermiques. L’engagement de Fabrice Dumontail, le président fondateur d’Effel Investment Group.”L’engagement de Fabrice Dumonteil, Président-Fondateur d’Eiffel Investment Group.
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L’art du redressement d’entreprises : entretien avec Arnaud Roiron
Dans le cadre de ses missions, Delville Management, cabinet de management de transition, a conduit un entretien avec Arnaud Roiron, avocat associé chez Fidal et co-animateur du pôle mutation et retournement d’entreprise.
Arnaud Roiron, intervient principalement dans le conseil aux entreprises en sous-performance ou en difficulté. Il travaille en collaboration avec des administrateurs judiciaires, des experts-comptables et des conseillers financiers.
Cette interview offre un aperçu détaillé de ses interventions, des défis qu’il a relevés et des stratégies qu’il a mises en place pour redresser des entreprises en difficulté.
Arnaud Roiron
Votre entreprise est elle-même en difficulté et pourrait nécessiter l’intervention d’un manager de transition ?
Quel a été l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les défaillances d’entreprises en France ?
La période du COVID-19 a entraîné une réduction drastique des défaillances d’entreprises. Cela est dû notamment aux différentes mesures de soutien à l’économie et aux entreprises mises en œuvre par l’Etat. Une des plus marquantes de la période est les Prêts Garantis par l’État (PGE).
Avant la pandémie, il y avait environ 50 000 défaillances par an.
En 2021, ce chiffre est tombé à 28 000.
Cependant, avec la fin des mesures de soutien, les défaillances ont augmenté en 2022 et 2023, et cette tendance se poursuit en 2024.
Quels éléments influencent les défaillances d’entreprises aujourd’hui ?
Les éléments conjoncturels incluent l’inflation, la hausse des coûts de l’énergie, l’augmentation des taux d’intérêt, les difficultés d’approvisionnement et la hausse des coûts des matières premières.
Les éléments structurels sont liés à des changements de modèles économiques qui se sont accélérés ces dernières années. Parmi ces changements, le fait que les consommateurs préfèrent de plus en plus les achats en ligne, la seconde main, et sont plus sensibles à l’origine des produits et aux conditions de fabrication.
Ces changements de comportement frappent certains secteurs d’activité, tels que, par exemple, la distribution et le prêt à porter.
Quel est votre rôle spécifique dans l’accompagnement des entreprises en difficulté ?
Mon rôle commence par un diagnostic financier. Celui-ci inclut généralement un test de liquidité pour évaluer la capacité de l’entreprise à faire face à ses obligations financières à court terme. Cela permet de déterminer quelle est la procédure la plus adaptée pour résoudre la crise de trésorerie à court terme et assurer la préservation de l’entreprise.
Ensuite, j’aide à coordonner les travaux entre les différents acteurs : experts comptables, actionnaires, banques, fiduciaires et fonds de retournement. Le but est de mettre en œuvre tous les moyens visant à mettre fin aux difficultés financières et assurer la pérennité de l’entreprise.
Un aspect essentiel est la négociation avec les créanciers. Cette négociation vise à obtenir des délais de paiement et des réaménagements de dettes pour soulager la pression financière immédiate.
Enfin, je travaille sur l’optimisation des coûts et la recherche de solutions de financement additionnelles.Vous êtes en pleine restructuration d’entreprise ?
Pouvez-vous détailler les outils et méthodes que vous utilisez ?
La restructuration des entreprises en difficulté comprend la gestion stricte de la trésorerie et la réorganisation des processus de production. Cela vise à réduire les inefficacités et à analyser les coûts pour identifier les produits non rentables.
Dans une entreprise de métallurgie, nous avons renégocié les conditions d’approvisionnement des matières premières et les hausses de prix avec les clients.
Nous avons également recouru au chômage partiel et mobilisé les aides de l’État pour restaurer la marge.
Ensuite, nous avons favorisé une opération de renforcement des fonds propres par un adossement à un fonds d’investissement.
Un des outils essentiels est la procédure de conciliation. Celle-ci permet très souvent de trouver de façon confidentielle des solutions amiables de rééchelonnement avec les créanciers. Ainsi, elle évite d’entrer dans des procédures plus formelles et publiques comme la sauvegarde ou le redressement judiciaire.
Les « pré-packs plans » ou sauvegarde accélérée, qui préparent en amont des plans d’apurement de dettes avant même que la procédure judiciaire ne soit officiellement ouverte, sont également très efficaces.
Les « pré-packs cession » d’entreprise le sont également pour préserver l’entreprise ou à minima une activité économique.
Pouvez-vous nous expliquer les différences entre les procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire ?
La procédure de sauvegarde est destinée aux entreprises qui ne sont pas encore en cessation de paiement mais qui anticipent des difficultés. Elle permet de geler les dettes et de favoriser la présentation par le chef d’entreprise d’un plan d’apurement des dettes sous la supervision d’un administrateur judiciaire et du tribunal.
En revanche, le redressement judiciaire est déclenché lorsque l’entreprise est déjà en cessation de paiement. Dans ce cas, un administrateur judiciaire est nommé pour assister le dirigeant de l’entreprise et essayer de la redresser ou à défaut de la vendre dans le cadre d’un plan de cession d’entreprise.
Quels secteurs et régions sont les plus touchés par les défaillances ?
Les secteurs les plus touchés sont la construction et la promotion immobilière, le commerce de détail, l’hébergement et la restauration.
Ces secteurs regroupent principalement de petites et moyennes entreprises locales.
Géographiquement, l’Île-de-France est la région la plus impactée, suivie par Auvergne-Rhône-Alpes et PACA.
Pouvez-vous partager des exemples concrets de missions ?
Bien sûr. Par exemple, dans une grande entreprise de métallurgie en sous-performance, nous avons aidé à renégocier ses conditions d’approvisionnement de matières premières et à obtenir une hausse des prix avec ses clients. Nous avons également utilisé le chômage partiel et mobilisé les aides de l’État pour accompagner son retournement. Grâce à ces mesures, l’entreprise a pu restaurer sa marge, se redresser et préserver sa valeur pour ses actionnaires.
Les actionnaires étrangers majoritaires étaient satisfaits, même si l’entreprise doit encore faire face à des défis environnementaux comme la dépollution des sols et la modernisation de son outil de production. Nous avons également trouvé un fonds d’investissement allemand pour financer ces défis et améliorations, ce qui a permis d’assurer l’avenir de l’entreprise.
Quelles sont vos prévisions pour les prochaines années dans le domaine du restructuring ?
La charge de travail reste dense pour les spécialistes en traitement des difficultés des entreprises. Les prévisions indiquent une augmentation continue des défaillances, mais peut-être à un rythme moins rapide qu’en 2022 et 2023.
Les défis à venir incluent la maîtrise de l’inflation, la baisse des taux d’intérêt, et l’impact des crises politiques. À terme, l’influence de l’intelligence artificielle sur les modèles économiques devra également être prise en compte.
Malgré ces défis, il faut souligner que le nombre de créations d’entreprises reste élevé. Cela rappelle que si certaines entreprises sont défaillantes, d’autres se créent en nombre, ce qui fait partie du cycle normal de la vie économique et des entreprises.
Quel est l’impact des nouvelles technologies et du télétravail sur les modèles économiques des entreprises ?
L’impact de l’intelligence artificielle (IA) et du télétravail sur les modèles économiques est encore en cours d’évaluation. L’IA pourrait transformer les modèles économiques, créant à la fois des opportunités et des défis.
Le télétravail, bien que largement adopté, nécessite encore une évaluation précise de son impact sur la productivité et les marges des entreprises.
Pour conclure, quel est le message clé que vous souhaitez transmettre aux entreprises en difficulté ?
La clé du succès, on ne le dira jamais assez, réside dans la prévention et l’anticipation. Il est essentiel de disposer de tableaux de bord permettant de réaliser des diagnostics réguliers et de maintenir des relations solides avec ses créanciers. Il faut également rester flexible face aux changements du marché.
Avec une approche proactive et bien coordonnée, il est possible de surmonter les crises et de redresser les entreprises en difficulté.
Une mission de restructuring à nous confier ?
Nous contacterVotre entreprise est elle-même en pleine gestion de crise face à des difficultés financières et pourrait nécessiter l’intervention d’un manager de transition ?

LES CHRONIQUES DELVILLE – Dentressangle avec Marine Dentressangle
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition. Fabrice Lundy donne la parole à Marine Dentressangle, la coprésidente avec son frère de la holding familiale d’investissement fondée par Norbert Dentressangle.”Ce dont je suis fière, c’est d’avoir mis la RSE au cœur du processus de création de valeur en tant qu’entrepreneur, investisseur, responsable et de long terme.
Concrètement, nous construisons des immeubles aux meilleures normes environnementales. Nous poussons aussi nos participations à mettre la RSE au centre de leur stratégie d’entreprise, comme par exemple avec DeepKi qui permet de décarboner l’immobilier ou encore Kiloutou qui est en train de décarboner sa flotte de matériel de location, distinguée pour la sixième année consécutive par le label Gold d’Ecovadis.
Le but finalement c’est que ces entreprises profitent pleinement des opportunités de croissance et laissent un monde meilleur demain.”L’engagement de Marine Dentressangle, coprésidente de Dentressangle.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Hoffmann Green Cement Technologies
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/YypW2IHz3Ts" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition. Fabrice Lundy donne la parole à Julien Blanchard, président et co-fondateur de Hoffmann Green Cement Technologies.”Ce dont je suis fier, c’est de produire les premiers ciments décarbonés sans clinker. Le clinker, c’est le calcaire cuit à haute température à 1450°C durant 18 heures par les cimentiers traditionnels. Chez Hoffmann, on n’a pas de cuisson tout se fait à froid.
On divise par 5 les émissions de CO2 par rapport aux ciments traditionnels. Et ce sont des ciments de qualité identique voir largement supérieur. Et nous faisons notre place sur le marché de la construction et du batiment. On vient de signer deux contracts de licence : un en arabie saoudite et un aux Etats-Unis.”L’engagement de Julien Blanchard, président et co-fondateur de Hoffmann Green Cement Technologies.
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Témoignage client – Accompagner une montée en responsabilités
Accompagner un changement de poste stratégique
Accompagner un changement de poste stratégique : c’est la mission confiée à Delville Management par Sferis, acteur clé dans le domaine ferroviaire avec 1300 collaborateurs.
L’objectif : faire évoluer Alexandre Miossec, alors Directeur adjoint, vers le poste de Directeur des Activités.
Une mission de management de transition menée avec succès par Pascal Fuseau, combinant coaching, missions opérationnelles et conduite du changement, avec un cadrage initial et un suivi rigoureux assurés par le Directeur de mission de Delville Management pour garantir l’atteinte des objectifs.
Un contexte exigeant, un enjeu stratégique
Le pôle activités de chez Sferis représente 60 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.
Remplacer le manager de cette activité était donc un enjeu majeur pour Sferis. Il fallait identifier la bonne personne et lui proposer tout l’accompagnement requis pour une prise de poste réussie.
Alexandre devait non seulement s’adapter à de nouvelles responsabilités, mais aussi prendre du recul par rapport à ses fonctions opérationnelles passées. Une tâche complexe dans un environnement en pleine transformation soumis à un rythme soutenu dû à une croissance forte.
Selon Jérôme Delanoë, Directeur de production chez Sferis : “Nous savions qu’Alexandre avait le potentiel, mais il fallait sécuriser cette prise de poste pour éviter un burn-out et garantir son succès.”
Accompagner un changement de poste : l’apport du management de transition
Pour accompagner Alexandre dans sa prise de fonction, Delville Management a impliqué en mission Pascal Fuseau, un manager de transition expérimenté.
Dès son arrivée, Pascal a pris en charge les anciennes responsabilités d’Alexandre, poste vacant en cours de recrutement, afin de lui permettre de se concentrer sur ses nouvelles missions.
Aussi, son rôle ne s’est pas limité à l’aspect opérationnel : il a également agi en tant que mentor, guidant Alexandre dans ses nouvelles responsabilités, sa prise de hauteur et l’ajustement de son positionnement vis-à-vis des équipes. Pascal décrit son approche :
“Mon objectif était d’instaurer un climat de confiance et de dégager Alexandre des urgences du quotidien. Il devait se sentir légitime dans son rôle et appréhender les enjeux stratégiques avec sérénité.”
Tout au long de la mission Delville Management a assuré un suivi régulier auprès de SFERIS et de Pascal afin de s’assurer de son succès.
Faire évoluer la dynamique managériale des équipes
Un des aspects essentiels de cette mission résidait également dans la montée en compétences des équipes d’Alexandre.
Avec des collaborateurs jeunes trentenaires habitués à être très suivis, Pascal devait faire évoluer les pratiques sans brusquer les équipes.
L’objectif : les faire gagner en autonomie afin qu’elles passent de conducteurs de travaux à de véritables responsables d’affaires autonomes.
“Les équipes avaient une énergie débordante, mais encore une dépendance forte à Alexandre pour les décisions opérationnelles,” explique Jean Baptiste Bouyer, Directeur de mission chez Delville Management.
Pour y parvenir, Pascal a mis en place plusieurs leviers :
- Plans d’action personnalisés pour chaque responsable d’affaires : l’objectif était de les guider vers une gestion plus autonome de leurs périmètres respectifs.
- Écoute attentive : Pascal a su rassurer les équipes et instaurer des ajustements en s’adaptant aux caractères, besoins et inquiétudes de chacun. Tout cela sans pour autant bouleverser une organisation déjà performante.
” L’idée était de sevrer les équipes d’une habitude rassurante de faire appel à Alexandre pour toute question opérationnelle, tout en maintenant leur motivation intacte.”
Des résultats tangibles
Pascal a apporté une expertise et un regard extérieur précieux, renforçant la capacité de Sferis à gérer sa croissance dans un cadre serein et structuré.
Alexandre est devenu pleinement opérationnel dans son rôle de Directeur des Activités. Il a su se détacher de ses anciennes fonctions et s’imposer comme un leader stratégique, prêt à relever les défis futurs de l’entreprise.
Quant à ses équipes, elles ont accepté son évolution avec enthousiasme et ont gagné en autonomie, permettant une organisation plus fluide et une plus grande efficacité globale.
“Aujourd’hui, mes équipes me sollicitent pour des enjeux stratégiques, pas pour des détails opérationnels. C’est un vrai changement,” témoigne Alexandre.
Faire appel au management de transition
FAIRE APPEL AU MANAGEMENT DE TRANSITION
Avec notre cabinet de management de transition, les entreprises bénéficient d’un accompagnement sur mesure alliant expertise et agilité, pour mener leurs transformations organisationnelles en toute sérénité.
Nous trouvons le manager de transition idéal pour répondre à vos enjeux stratégiques sous 72 heures. Faites appel à notre cabinet de conseil en conduite du changement et contactez nous dès aujourd’hui au 01 46 04 52 77 ou sur notre formulaire de contact entreprise.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Ecotone avec Christophe Barnouin
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Christophe Barnouin, le président d’Ecotone.”Ce dont je suis fier, c’est d’avoir amené au plus grand nombre de consommateurs en France une alternative bio et végétale.
Ça fait maintenant près de 40 ans que toute l’équipe m’a montré que le bio pouvait être abordable. Faire du bio, c’est plus compliqué. Il faut vous assurer qu’aucun des éléments de la chaîne de production et de distribution contient des pesticides ou des résidus de pesticides. Donc c’est beaucoup, beaucoup de rigueur.”Nous contacterL’engagement de Christophe Barnouin, le président d’Ecotone.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Advitam avec Martin Duthé
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Martin Duthé, DGA du groupe coopératif agricole Advitam.”Ce dont je suis fier c’est d’être dans un groupe où on a un engagement par le service au quotidien. On a su utiliser la culture coopérative qui repose finalement sur l’engagement et le collectif au service du management des équipes. Si vous voulez, quand vous venez dans nos jardineries, les équipes vont aller jusqu’à mettre le sac de croquettes que vous avez acheté, vont vous le mettre dans le corps.
On a désormais un réseau de 90 jardineries animaleries. On a des marques, Gamm vert et Jardiland, et avec ces marques-là on est devenu leader sur notre territoire.”Nous contacterL’engagement de Martin Duthé, DGA du groupe coopératif agricole Advitam.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

Transition énergétique dans l’industrie pharmaceutique *
* Cet article est basé sur les recherches effectuées par notre directrice de practice Life Sciences, spécialiste du management de transition santé.
Contexte et enjeux
Conscientes de leur rôle dans la lutte contre les maladies et de leur devoir d’exemplarité, les entreprises du médicament, soutenues par le Leem, ont adopté dès 2005 une démarche de responsabilité sociétale. Celle-ci comprend notamment des obligations pour lutter contre le réchauffement climatique, qui est un problème de santé publique qui entraîne des catastrophes naturelles, des migrations ou encore des températures très élevées, avec des problèmes de santé associés.
Il est donc logique pour la Pharma, dont la mission est de soigner, de s’investir pour réduire son impact et ainsi éviter d’affecter les populations.
Le cas des gaz propulseurs
Dans le domaine respiratoire, l’empreinte carbone des produits pharmaceutiques est particulièrement élevée en raison des gaz propulseurs utilisés.
Les inhalateurs pressurisés (pMDI) sont un bon exemple. Bien qu’indispensables pour traiter les maladies respiratoires, ils emploient des gaz comme le HFA 227, dont un kilogramme équivaut à 3350 kg de CO₂, soit l’équivalent de deux allers-retours Paris/New York en avion.
Face à ces enjeux, les leaders du secteur pharmaceutique prennent des mesures pour passer à des gaz à plus faible PRP (Potentiel de Réchauffement Planétaire) comme le HFA152a et le HFO1234ze.
GSK vise à réduire de 90 % l’empreinte carbone de la Ventoline d’ici 2026, tandis qu’AstraZeneca prévoit de lancer un pMDI de nouvelle génération d’ici 2025 et de passer à un propulseur à PRG proche de zéro d’ici 2030. De son côté, Chiesi a annoncé un investissement de 350 M€ sur 5 ans avec un projet de mise sur le marché des nouvelles formulations d’ici fin 2025 et un objectif de neutralité carbone d’ici 2035.
Défis techniques et financiers de la transition
Le choix de remplacer les gaz propulseurs traditionnels par des alternatives plus écologiques, marque une étape cruciale.
Cependant, ce changement implique des défis techniques et financiers considérables.
Les entreprises doivent adapter leurs infrastructures pour manipuler en toute sécurité les nouveaux gaz, comme le HFA152a. Les coûts de R&D et d’équipement sont élevés, et les nouveaux gaz doivent respecter des normes strictes, entraînant des délais d’approbation réglementaire.
Technologies et stratégies vertes innovantes
Pour réussir leur transition, les entreprises du secteur pharmaceutique misent aussi sur des technologies de pointe et des stratégies innovantes.
Parmi elles, l’adoption de la cryocondensation, une technique permettant de capter et de recycler les gaz émis lors de la production et dont le procédé consiste à refroidir les gaz jusqu’à leur liquéfaction, les rendant ainsi plus faciles à manipuler et à recycler.
Le développement de collaborations avec des fournisseurs de gaz innovants comme Honeywell ou Koura joue également un rôle clé.
Une approche globale de la réduction des émissions
L’objectif de réduction de l’empreinte carbone ne se limite pas aux gaz propulseurs.
Elle s’inscrit dans une stratégie plus vaste, englobant toutes les émissions liées à la chaîne de valeur des produits pharmaceutiques.
Cela inclut les émissions directes (Scope 1), les émissions indirectes (Scope 2) et les émissions tout au long du cycle de vie des produits (Scope 3).
Vers un futur durable
La transition énergétique dans l’industrie pharmaceutique est bien plus qu’une simple adaptation aux régulations environnementales. Elle représente un engagement profond envers la santé publique et la durabilité.
La transition vers des gaz propulseurs à faible empreinte carbone n’est qu’une étape dans un processus plus large de décarbonation. Elle démontre comment les entreprises peuvent, et doivent, jouer un rôle actif dans la lutte contre le réchauffement climatique tout en poursuivant leur mission première de soigner et de protéger les populations.
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VOTRE ENTREPRISE PHARMACEUTIQUE OU DU SECTEUR MÉDICAL FAIT FACE À DES DÉFIS IMPORTANTS ?
Notre cabinet de management de transition est là pour vous accompagner.
Que ce soit pour piloter un projet comme une transition énergétique, remplacer un dirigeant ou gérer une situation de crise, nos managers de transition spécialisés dans le secteur pharmaceutique vous apportent des solutions rapides et efficaces.
Intégrant votre entreprise pour une durée définie, ils mettent en place des stratégies sur mesure pour vous aider à atteindre vos objectifs et assurer la continuité et la croissance de vos opérations.
Contactez-nous au 01 46 04 52 77.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Kering avec Marie-Claire Daveu
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7k1cFD1APhI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable de Kering.”Ce dont je suis le plus fière, c’est la décision prise par le groupe dès 2021 de cesser complètement l’utilisation de la fourrure animale dans l’ensemble de nos marques.
Cette décision prise en concertation avec l’ensemble de nos designers a reçu un très bon accueil par les clients et les consommateurs qui se sont vu proposer des matériaux alternatifs, des similis de fourrure animale, soit à base de nouvelles matières, soit à base de matières synthétiques mais qui bien évidemment respectent l’environnement tant sur les aspects carbones que biodiversité.”Nous contacterL’engagement de Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable de Kering.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Axa Climate avec Antoine Denoix
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Antoine Denoix, PDG d’Axa Climate.Ce dont je suis fier, c’est d’avoir permis d’apporter une connaissance, un savoir, une formation autour de la durabilité à plus de 6 millions de personnes en France dans une centaine de grandes entreprises. On leur parle de biodiversité, on leur parle des risques climatiques et surtout on leur montre concrètement quelle va être la réalité du climat sur leur territoire à 2030 ou 2050.
Ce qui nous rend fiers chez AXA Climate, c’est d’avoir créé une école RH, une école finance, une école légale. Et donc tout l’enjeu, c’est de montrer le climat de manière hyper concrète.Nous contacterL’engagement d’Antoine Denoix, PDG d’Axa Climate.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Ramery avec Matthieu Ramery
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QqCtLvHUZ-o" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Matthieu Ramery, président du groupe Ramery”Ce dont je suis fier c’est que dès 2002, nous nous sommes orientés vers la collecte, le tri et la valorisation de déchets.
A partir d’un déchet, c’est de créer des nouvelles matières premières. Tout ce que nous collectons, nous le valorisons à plus de 85% qui nous permet après de faire des partenariats, je pense notamment à Unilin qui récupère notre bois pour en refaire des panneaux qui par la suite reviendront en partie sur nos chantiers pour reconstruire des bâtiments.
Le fait d’être présent dans ce milieu depuis plus de 20 ans, inspire le développement du groupe Ramery et nous amènera vers le métier des bio énergies.”L’engagement de Matthieu Ramery, président du groupe Ramery.
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LES CHRONIQUES DELVILLE – Paredes avec François Thuilleur
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à François Thuilleur, directeur général de Paredes ORAPI.”Ce dont je suis le plus fier c’est d’avoir lancé un plan de redressement de la société Paredes en 2017 qui allait vraiment très mal, en associant les collaborateurs à travers des équipes transverses.
33 collaborateurs y ont participé, cela a constitué le plan ‘défi 2022’ qui a permis de redresser la société dont l’EBIDTA a été multiplié par 25 en 5 ans.
De même, les salariés ont eu un proposé de sortir de certains secteurs d’activités qui étaient les secteurs peu rentables et de surinvestir un peu avant le COVID, dans le secteur de la santé, de l’agroalimentaire et de la pharmacie.
Et nous avons conclu le plan par une ouverture de capital : 70% des salariés sont devenus actionnaires de la société Paredes.”L’engagement de François Thuilleur, le directeur général de Paredes ORAPI.
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Valdunes : redressement d’une icône industrielle
En 2023, Valdunes, le dernier fabricant français de roues et d’essieux ferroviaires, faisait face à une crise sans précédent.
Confrontée à des difficultés financières majeures, des tensions sociales et une perte de direction, l’entreprise n’avait plus que quelques mois de trésorerie en réserve.
C’est dans ce contexte critique que Guillaume Ferrand, manager de transition identifié par Delville Management, est intervenu pour redresser l’entreprise. Voici un aperçu de cette mission délicate et complexe, racontée par Guillaume Ferrand lui-même.
Guillaume Ferrand
Guillaume, dans quel contexte avez-vous démarré votre mission chez Valdunes ?
Valdunes, autrefois un leader européen dans la fabrication de roues et d’essieux ferroviaires, était en redressement judiciaire depuis novembre 2023.
Avec 21 millions d’euros de dettes, 3,5 millions en caisse et des pertes mensuelles de 1,5 million, l’entreprise était au bord du précipice.
La situation était aggravée par le départ en retraite du directeur général et le congé maternité de la directrice administrative et financière, créant un vide managérial critique.
Les grèves fréquentes des salariés, représentant 30% des jours ouvrés, ajoutaient une pression supplémentaire sur la production et les livraisons.
Comment s’est déroulée votre arrivée chez Valdunes en tant que Directeur Général de transition ?
En tant que manager de transition, je n’avais pas de passé ni de conflit historique avec les employés, ce qui a facilité les échanges avec les salariés de Valdunes.
Dans tous processus de redressement, l’Humain, c’est la clé.
La prise en compte des aspects émotionnels de toutes les parties prenantes de l’entreprise est essentielle, et en tant que manager de transition, mon rôle a été avant tout de prendre en compte la place de chacun au sein de l’entreprise.
Les employés de Valdunes étaient particulièrement attachés à leur entreprise, beaucoup ayant effectué l’ensemble de leur carrière au sein de l’entreprise. Parfois, même leurs parents y avaient travaillé.
Ce lien fort a rendu le déclin de l’entreprise d’autant plus douloureuse à leurs yeux.
J’ai donc instauré des réunions régulières avec les employés et les syndicats, partageant toutes les informations financières et opérationnelles de manière transparente.
Cette approche a permis de réduire les tensions et de remobiliser les équipes autour d’un objectif commun : sauver Valdunes.
Quels étaient les principaux enjeux et objectifs de votre mission ?
Les enjeux étaient multiples. Maintenir l’activité était primordial pour gagner du temps et trouver un repreneur.
Sans activité, Valdunes aurait perdu toute valeur.
Il était donc essentiel de bien gérer le cash et de rétablir la confiance du personnel et des clients.
Ensemble, nous avons travaillé sans relâche pour assurer la continuité des opérations, prendre des commandes et livrer les clients.
Cette stratégie a permis de préserver la valeur de l’entreprise et de convaincre le tribunal de commerce de nous accorder un sursis.
Quelles actions concrètes avez-vous mises en place pour répondre à ces défis ?
Plusieurs actions stratégiques ont été nécessaires :
- Contrôle stricte de la trésorerie :
Chaque semaine, nous faisions un point avec les équipes pour évaluer la situation financière et déterminer les actions prioritaires.
- Optimisation des processus internes :
Nous avons réorganisé les processus de production pour réduire les inefficacités et maximiser les revenus.
- Analyse des coûts de revient :
Notre analyse a révélé que certains produits, représentant un tiers du chiffre d’affaires, étaient vendus quasiment au prix de la matière première.
En abandonnant ces produits non rentables et en se concentrant sur des produits à forte marge, comme les galets utilisés dans des applications très techniques, nous avons pu présenter un plan de réorganisation convaincant aux futurs repreneurs.
Quels ont été les résultats de votre intervention ?
Grâce à une approche méthodique et humaine, Valdunes a réussi à surmonter ses défis immédiats.
Un repreneur industriel français a été trouvé, assurant la continuité des activités de l’entreprise.
Bien que tous les emplois n’aient pas pu être sauvés par le repreneur, 200 des 310 employés initiaux ont conservé leur poste, offrant un nouvel espoir pour l’avenir.
Quelle conclusion tirez-vous de votre mission ?
Contrairement à l’image souvent négative associée aux missions de retournement d’entreprise, notre rôle est de venir en aide aux entreprises, et de travailler en collaboration avec les employés, non contre eux.
Ma mission est la preuve qu’avec une approche centrée sur l’humain, combinée à des actions concrètes et structurées, il est possible de redresser une entreprise en difficulté et de lui offrir une nouvelle perspective d’avenir.

Témoignage Artyfêtes Factory : Gestion d’hypercroissance
Artyfêtes Factory, fondée il y a 34 ans par Annie Rouillé et son mari et associé Thierry Rouillé, est une entreprise familiale spécialisée dans les articles de fête.
En seulement 2 ans, à la sortie de la Covid-19, l’entreprise a plus que doublé son chiffre d’affaires. Cependant, cette expansion rapide a mis en lumière des défis organisationnels et logistiques significatifs. Confrontée à ces difficultés, Annie Rouillé a décidé de faire appel à un cabinet de management de transition pour structurer l’entreprise et assurer une croissance durable.
Interview d’Annie Rouillé, Présidente d’Artyfêtes Factory, sur la mission de management de transition menée par Delville Management, et sur les transformations opérées par le manager de transition au sein de l’entreprise.
Annie Rouillé, et sa fille Anne-Sophie
à la tête d’Artyfêtes Factory.
Annie Rouillé, quels défis vous ont conduit à faire appel à Delville Management ?
Nous avons connu une hypercroissance, passant de 8 à 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en deux ans. Cette croissance a été impulsée par notre capacité à innover et à répondre rapidement aux besoins du marché.
Par exemple, durant la période du COVID-19, alors que nos concurrents mettaient leurs activités en pause, nous avons continué à développer et à lancer de nouvelles collections. Cela nous a permis d’être prêts dès la réouverture des magasins, ce qui a renforcé notre position sur le marché et a généré une forte demande.
Cependant, cette croissance a entraîné des contraintes logistiques et organisationnelles.
Notre entrepôt était trop petit, et nous devions externaliser notre stockage, ce qui créait un climat oppressant.
De plus, la gestion familiale devenait complexe, surtout après le décès de mon mari. Les employés étaient tous à 200%, travaillant sans relâche pour répondre à la demande croissante.
Cela a même conduit au départ de ma fille aînée en décembre 2022, épuisée par la surcharge de travail.
Face à cette situation, il m’est apparu évident qu’il était “urgent de ralentir” pour pouvoir structurer et organiser notre croissance de manière plus durable et efficace.
Comment avez-vous sélectionné votre manager de transition pour gérer votre hypercroissance ?
La sélection du manager de transition a été déterminante.
Le manager que nous avons sélectionné parmi ceux présentés par Delville Management avait une expérience significative dans des secteurs aux problématiques similaires, comme la gestion de la saisonnalité des produits et la structuration d’équipes commerciales.
Il s’est distingué par sa préparation minutieuse à notre entretien, ayant même commandé un de nos produits pour mieux comprendre la marque.
Il connaissait notre histoire, nos défis et s’est montré passionné par notre mission.
Son implication, sa compréhension approfondie de notre entreprise, son expérience et son approche analytique ont été des facteurs clés dans notre décision de le choisir.
Quelles actions spécifiques ont été mises en place par le manager de transition pour gérer votre hypercroissance ?
Le manager de transition a pris en charge les fonctions de Directeur Général de transition et Directeur Commercial.
Il a réorganisé notre structure, défini des processus clairs et mis en place des tableaux de bord analytiques.
Il a également supervisé les recrutements nécessaires pour combler des postes stratégiques et structurer l’entreprise.
Par exemple, il a créé les fiches de poste, défini les profils, mené les entretiens et supervisé les embauches, y compris celle d’un directeur commercial expérimenté pour dynamiser notre force de vente.
Avez-vous des exemples d’analyses de performances menées ?
Oui, bien sûr. Le manager de transition a instauré des réunions commerciales hebdomadaires avec des analyses de performance détaillées.
Par exemple, il a analysé le taux de transformation des prospects en clients, ce qui nous a permis d’identifier les points faibles de notre argumentaire commercial.
Il a également suivi le nombre de nuits passées par les commerciaux sur la route, révélant que certains restaient trop souvent près de chez eux, limitant leur capacité à développer de nouveaux clients.
Grâce à ces analyses, nous avons pu réajuster nos stratégies et améliorer notre efficacité commerciale.
Y a-t-il eu un avant et un après l’intervention du manager de transition ?
Avant son intervention, nous étions une entreprise en hypercroissance, mais sans structure adéquate pour la soutenir. Nous manquions de process et de visibilité sur notre performance.
Après neuf mois de mission, nous avons une organisation plus structurée, des process clairs et des reportings et tableaux de pilotage qui nous permettent de gérer notre activité de manière plus efficace.
Le manager a joué un rôle clé dans cette transformation, nous permettant d’aborder l’avenir avec plus de sérénité.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Voltaéro avec Jean Botti
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“. Fabrice Lundy donne la parole à Jean Botti, l’ancien directeur de l’innovation d’Airbus, co-fondateur de Voltaéro.”Je suis fier d’avoir créé une famille d’avions avec mes deux autres cofondateurs qui va permettre de désenclaver les régions.
Vous faites vos décollages, vos atterrissages en électrique, donc un bruit extrêmement réduit. Pour des distances courtes, on fait tout en électrique. Sinon, il est hybride. On a un moteur thermique qui va faire jusqu’à 1200 km. Mais au-delà de ça, ça offre une double redondance qui est à la fois électrique et thermique, au cas où vous auriez un problème avec une source d’énergie ou avec l’autre. Donc, très grande sécurité qui n’existe pas avec les avions d’aujourd’hui.”L’engagement de Jean Botti, le président de Voltaéro.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Valéo avec Marc Vrecko
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“.
Fabrice Lundy donne la parole à Marc Vrecko, président du pôle confort et aide à la conduite chez Valéo, équipementier automobile centenaire, incontournable dans les voitures du monde entier.”Ce dont je suis fier c’est de participer au quotidien à la circularité dans la mobilité. Et chez Valeo ça fait plus de 40 ans que ce sont des pièces mécaniques qu’on le fait.
Maintenant nous commençons à travailler sur des pièces électroniques. Prenez par exemple la caméra frontale.
Aujourd’hui choisir la version remanufacturée permet d’utiliser jusqu’à 99% de ressources naturelles en moins. Vous bénéficierez naturellement toujours des deux ans de garantie. Vous bénéficierez en moyenne 20 à 30%. Et ces caméras on les répare en France à Nevers, dans notre laboratoire d’électronique circulaire que nous venons tout juste de lancer. Et nous livrons actuellement les premiers lots de caméras à ces lentilles.”L’engagement de Marc Vrecko chez Valeo.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

Structurer sa croissance
Fondée en 1986 par Annie et Thierry Rouillé, Artyfêtes Factory est une entreprise familiale spécialisée dans les articles de fête.
En seulement deux ans, l’entreprise a réussi à doubler son chiffre d’affaires, passant de 8 à 15 millions d’euros.
Cependant, cette expansion rapide a mis en évidence des défis organisationnels et logistiques significatifs.
Découvrez comment, grâce à une mission de management de transition menée par Delville Management, Artyfêtes Factory dispose désormais d’une organisation plus structurée et de processus bien définis, permettant de gérer l’activité de manière plus efficace et sereine.
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Structurer sa croissance : téléchargez le témoignage client d’Artyfêtes Factory
Les défis d’une croissance rapide
Face à cette situation d’hypercroissance non maîtrisée, Annie Rouillé a décidé de faire appel à notre cabinet de management de transition pour structurer l’entreprise et assurer une croissance durable.
Parmi les défis rencontrés :
- Une capacité de stockage insuffisante.
- Une gestion familiale devenue complexe après le décès de Thierry Rouillé.
- Un manque d’employés qualifiés, entraînant une surcharge de travail pour le personnel.
- Un manque de visibilité sur les chiffres de l’entreprise, rendant la gestion imprécise, souvent basée sur des estimations approximatives.
L’intervention de Delville Management
Découvrez comment le manager de transition sélectionné et accompagné par Delville Management a fait évoluer Artyfêtes Factory vers une entreprise mieux structurée et organisée, capable de soutenir sa croissance :
- Réorganisation de la structure de l’entreprise et mise en place de processus clairs.
- Création de tableaux de bord analytiques pour une meilleure visibilité des performances.
- Supervision des recrutements pour combler les postes stratégiques.
- Mise en place de réunions commerciales hebdomadaires avec analyses de performance détaillées.
Téléchargez notre cas client pour découvrir tous les détails de cette transformation et comment Delville Management peut vous aider à structurer et optimiser la croissance de votre entreprise.
Vous êtes également en situation d’hypercroissance et avez besoin d’un manager de transition ? Contactez-nous
Nous pouvons également vous accompagner sur des missions de :

LES CHRONIQUES DELVILLE – Altaïr avec Etienne Sacilotto
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition“.
Fabrice Lundy donne la parole à Etienne Sacilotto, président du groupe Altaïr à Wasquehal, près de Lille, champion français de la droguerie et des produits d’entretien avec des marques comme Starwax, Briochin, Mistol, et Capro.”Ce dont je suis fier, c’est de diriger un groupe qui aujourd’hui a un plan de développement durable extrêmement chiffré et qui va nous amener à réduire de plus de 25% nos gaz à effet de serre d’ici 2030.
On a déjà réduit de 11%, mais surtout, ce dont je suis fier, c’est que tous nos collaborateurs nous donnent des idées. Par exemple, recycler les glassines. C’est ce support qui tient nos étiquettes avant qu’elles soient posées sur nos emballages.
Nos ingénieurs ont mis au point un nouvel atelier de fabrication qui nous permet de réduire de 20% notre consommation d’eau. Et des idées comme ça, il en faudra beaucoup pour atteindre nos objectifs extrêmement ambitieux.”L’engagement d’Etienne Sacilotto, le président du groupe Altaïr.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Upsa avec Laure Lechertier
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Laure Lechertier est la directrice des affaires internes et externes et du développement durable chez UPSA, laboratoire qui depuis 90 ans fabrique efferalgan, Dafalgan, Fervex et d’autres.
Laure Lechertier.
Ce dont je suis fière, c’est notre « fabriqué en France » qui rayonne dans plus de 60 pays à l’international. On produit 100% de nos médicaments à Agen. Et je vais aller un petit peu plus loin puisque notre priorité, c’est la souveraineté sanitaire. On investit très massivement dans un projet de relocalisation du principe actif du paracétamol en France.
Il faut une volonté politique très forte, il faut la technologie, il faut l’excellence, mais nous l’avons en France. Mais il faut aussi que nos efforts dans la relocalisation soient reconnus dans les prix qui sont fixés par les autorités pour nos médicaments.
L’engagement de Laure Lechertier de UPSA.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

LES CHRONIQUES DELVILLE – Bontaz avec Daniel Anghelone
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Daniel Anghelone est le directeur général du groupe Bontaz, une ETI familiale de Marna en Haute-Savoie, leader mondial des fonctions hydrauliques automobiles comme le refroidissement du moteur et tourné de plus en plus vers des mobilités plus green.
Daniel Anghelone.
Moi je suis très fier d’avoir lancé une dynamique positive dans l’entreprise pour la transformation de notre modèle économique vers de nouveaux marchés.
On accompagne la décarbonation de la mobilité dans le monde de l’hydrogène, dans le monde du vélo. On développe un moteur pour vélo électrique. On va utiliser du plastique décarboné pour nos nouvelles pièces. Nos clients commencent à être très demandeurs dans l’automobile donc ça nous donne un vrai avantage concurrentiel.
Et ce qu’on a essayé de faire, c’est de former des animateurs de fraises du climat.
On a fait des fraises du climat en interne et aujourd’hui les collaborateurs, ils ont une vraie dynamique positive car au final c’est eux qui font cette transformation.
L’engagement de Daniel Anghelone, le DG de Bontaz. Delville Management, cabinet engagé de management de transition.”

LES CHRONIQUES DELVILLE – Rexel avec Claire-Sophie Haas
Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Claire-Sophie Haas est la directrice marketing et communication de Rexel, le leader historique de la distribution de matériel électrique B2B pour le bâtiment, le chauffage, le sanitaire, l’éclairage.
Claire-Sophie Haas.
Ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir participé à la transformation de Rexel, qui jusqu’alors vendait du matériel électrique et aujourd’hui est capable de proposer des solutions complètes pour toutes les entreprises françaises.
Par exemple, des sites industriels ou alors des bâtiments tertiaires, jusqu’à leur transformation énergétique. On leur propose des audits, on leur propose des solutions, on les conseille tout au long de leurs travaux de rénovation.
On est capable de revoir totalement l’éclairage d’un bâtiment, on est capable de proposer des panneaux photovoltaïques et des ombrières sur les parkings et ça permet une plus grande efficacité énergétique.L’engagement de Claire-Sophie Haas, directrice marketing et communication de Rexel.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Entreprises et cités avec Jean-Pierre Letartre
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Jean-Pierre Letartre est le président d’entreprises et cités qui, à Lille, accompagne et encourage les entrepreneurs de la région vers des nouveaux business models porteurs de sens.
Jean-Pierre Letartre.
Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir réussi à faire coopérer des entrepreneurs avec un certain nombre d’institutionnels pour gérer les enjeux environnementaux, sociétaux ou technologiques.
Un exemple, d’avoir créé RSE Insight qui aide les PME dans les sujets d’accompagnement vers la décarbonation.
Ça peut être aussi par un fonds dédié pour les accompagner dans leur transformation.
Saint-Gobain, Proferm ou sept autres participations. Et au fond, Entreprise et Cités, c’est la plateforme de collaboration.
L’engagement de Jean-Pierre Letartre, le président d’Entreprises et Cités.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

LES CHRONIQUES DELVILLE – Bleuforêt avec Vincent Marie
”Les Chroniques Delville avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Vincent Marie est le président de Bleuforêt, l’une des marques de tricotage des Vosges, qui fabrique près de Remiremont des collants en nylon et des chaussettes en cachemire, coton d’Egypte et fil d’Ecosse, 6 millions de paires chaque année.
Ce dont je suis fier, c’est d’arriver à autoproduire 50% de mon électricité avec une turbine hydroélectrique qui utilise l’eau de la Meuselotte, donc la rivière qui coule à travers les Vosges, et ainsi avoir une moitié d’électricité verte. Il s’agissait d’un ancien moulin à roues et depuis plus de 150 ans, toutes les usines qui se sont succédé ont tenu en activité cette turbine.
Alors bien sûr, en la modernisant, en faisant des investissements extrêmement réguliers. Dernièrement, nous avons dépensé quand même 500 000 euros pour établir des passes à poissons, faire un débit réservé pour ne pas ponctionner trop d’eau et respecter les lois sur la continuité écologique.
L’engagement de Vincent Marie, le président de Bleuforêt.”Nous contacter

LES CHRONIQUES DELVILLE – Sogelink avec Fatima Berral
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Fatima Berral est la présidente de Sogelink, éditeur de solutions logicielles, cloud et mobile, qui depuis près de 25 ans à Lyon accompagne la digitalisation du secteur de la construction. Presque 18 000 clients en Europe.
Fatima Berral.
Ce dont je suis le plus fière aujourd’hui, c’est la gestion des carrières au sein de Sogelink. Près de 60% de nos managers sont issus de l’entreprise en mobilité interne. Pour cela, on favorise plusieurs processus, les Vimavi, donc l’opportunité pour les collaborateurs d’aller passer une journée sur un métier qui les intéresse, à court ou moyen terme, les universités du vendredi, qui leur permet de s’ouvrir à d’autres métiers, à des solutions, ou même à des lancements de projets dans lesquels ils peuvent s’impliquer.
L’engagement de Fatima Berral, la présidente de Sogelink. Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.

LES CHRONIQUES DELVILLE – LVMH avec Hélène Valade
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Hélène Valade est la directrice RSE du leader mondial du luxe LVMH, dont le périmètre est large, vin, spiritueux, cosmétique, parfum, mode.
Hélène Valade.
Ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir favorisé l’adoption de l’agriculture régénératrice. Ça sert à améliorer la qualité des sols pour qu’ils retiennent mieux l’eau, par exemple pour qu’ils stockent le carbone et ça marche.
On accompagne cette transition à la fois pour le coton en Turquie, au Tchad, ça concerne notre filière mode, pour les parfums et cosmétiques aussi puisqu’on accompagne les cultivateurs de betteraves, on a besoin en effet d’alcool pour nos parfums.
Et puis enfin, bien sûr, Möet Hennessy, qui dans ses vignobles, fait la révolution de l’agriculture régénératrice à tel point que l’on ne voit plus de vignobles à perte de vue mais des arbres fruitiers et maintenant des haies. »
L’engagement de Hélène Valade, directrice RSE de LVMH.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”
LES CHRONIQUES DELVILLE – Orange Business avec Jérôme Goulard
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Jérôme Goulard est le directeur RSE de Orange Business, la partie entreprise de ce géant des télécoms avec ses solutions Internet, Fibre, Cloud.
Jérôme Goulard.
Ce dont je suis fier, c’est d’avoir structuré un programme de transformation transverse qu’on a appelé le Green Act, avec des correspondants dans nos équipes marketing, commercial, ressources humaines, finances, qui impliquent notre écosystème avec nos clients et nos partenaires, nos fournisseurs, pour mesurer et réduire l’impact environnemental de nos solutions. Donc tout ça pour arriver à établir des standards.
Alors aujourd’hui, ce qu’on a réussi à faire, c’est déjà modéliser l’ensemble de notre empreinte carbone et on est sur une réduction de notre empreinte directe d’environ 50% par rapport à 2015, qui était notre référence.
L’engagement de Jérôme Goulard, le directeur RSE de Orange Business.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

LES CHRONIQUES DELVILLE – Saur avec Patrick Blethon
<iframe width=""560"" height=""315"" src=""https://www.youtube.com/embed/-qHEJ2rlzK4"" frameborder=""0"" allowfullscreen></iframe>
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Patrick Blethon est le PDG du groupe SAUR, fournisseur en France et dans le monde de services d’eau potable, d’assainissement, de retraitement des eaux usées.
90 ans d’existence, Patrick Blethon.
Plus que fier, je dirais, je suis très fier d’apporter des technologies de l’eau au Challenge Français Orient Express Team pour l’America’s Cup, fin août à Barcelone, à travers deux grandes orientations, permettre de réduire la consommation de l’eau sur le camp de base. On va traiter des eaux grises, c’est-à-dire pluie et douche. Cette eau pourrait être réutilisée pour tout ce qui est, je dirais, lavage des bateaux et toilettes.
Et on a une deuxième solution aussi, c’est de se concentrer sur des eaux où on va pouvoir utiliser, je dirais, une station d’épuration mobile et qui nous permettront de traiter les eaux pour 150 personnes environ par jour, que sur cette base également.
L’engagement de Patrick Blethon, le PDG du groupe SAUR.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

Inspiration RSE : les leaders du changement sont sur Radio Classique
Delville Management, cabinet de management de transition engagé, a lancé sa chronique hebdomadaire sur Radio Classique en janvier 2024.
Diffusée chaque vendredi à 7h29, cette émission animée par Fabrice Lundy est dédiée aux témoignages d’entreprises qui se démarquent par leurs succès en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).Le partenariat entre Delville Management, leader du management de transition, et Radio Classique offre une tribune privilégiée aux chefs d’entreprises pour partager leurs succès sur des projets concrets de transformation responsable ainsi que sur les leçons qui en découlent. En ciblant les décideurs et les leaders d’opinion, il vise à mettre en évidence les bénéfices qu’une approche durable peut procurer à une organisation, à ses employés et à l’environnement.
En outre, ce partenariat illustre un engagement en faveur de la sensibilisation, de l’inspiration et de la promotion d’une approche commerciale responsable et durable. Il représente une plateforme médiatique de premier plan, permettant d’échanger les meilleures pratiques et d’inspirer un changement positif dans le monde économique.
Portraits de succès en RSE : les exemples d’API Restauration et Day One
Au travers de sa chronique, Delville Management propose une occasion unique de promouvoir et célébrer les accomplissements des entreprises impliquées dans la transition RSE. Parmi ces réussites, on peut citer notamment celle d’API Restauration. En effet, cette entreprise s’est illustrée dans la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement local. Retrouvez ici le récit de Damien Debosque qui nous relate cette expérience.
De la même manière, Day One a rencontré un franc succès cette fois dans le domaine de l’engagement solidaire. Lors de son entretien, Elise Thibault-Gondré décrit la création d’une plateforme destinée à soutenir les entreprises dans la concrétisation de leurs projets solidaires, ainsi que dans la gestion de leur impact RH et RSE.
Vous avez raté nos chroniques ? Écoutez-les en replay !
Les replays de nos chroniques vous offrent une véritable mine d’informations pour vous engager dans une démarche RSE de façon optimisée, avec notamment le témoigne de : USPA, LVMH, Locacuisines, Ring Capital, Armor, Bleu Forêt, Indigo, Sogelink (…) et bien d’autres entrepreneurs.
N’hésitez plus et retrouvez nos replays en cliquant sur le bouton ci-après : Accéder aux replays.

LES CHRONIQUES DELVILLE – Ring Capital avec Nicolas Celier
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/IceAs_7Dh6s" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition, Fabrice Lundy. Nicolas Célier est le co-fondateur de Ring Capital, un fonds de capital risque très engagé dans le financement des entreprises à impact.
Ce dont je suis fier, c’est d’accompagner les entrepreneurs qui construisent les solutions aux gros problèmes sociaux et environnementaux. Typiquement, on finance et on accompagne AVA, qui est une plateforme d’intelligence artificielle qui permet à des sourds de suivre des conversations dans des groupes jusqu’à 20 personnes avec leur téléphone portable.
On accompagne aussi EachOne, c’est une société qui identifie des réfugiés, des nouveaux arrivants à potentiel, les forme et les fait recruter dans des grands groupes, des groupes comme Ikea, BNP Paribas, Société Générale.
C’est la finance qui a du sens, c’est la seule qui soit rentable et pérenne, sur le long terme en plus.
L’engagement de Nicolas Célier, le co-fondateur de Ring Capital.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

LES CHRONIQUES DELVILLE – API Restauration avec Damien Debosque
”Les entreprises engagées en action avec Delville Management, cabinet de management de transition. Damien Debosque est à la tête du numéro 4 de la restauration collective, API Restauration, entreprise familiale nordiste créée à Mons-en-Barœul il y a presque 70 ans.
Elle sert chaque jour un million de repas en France, Belgique et Allemagne.
Damien Debosque.
Ce dont je suis le plus fier, c’est la réussite de notre approvisionnement local. Nous avons plus de 40 acheteurs de proximité qui développent le sourcing de producteurs, des maraîchers, de viande fraîche. Nous avons plus de 1200 boulangers. C’est un vrai travail, c’est pour ça qu’il faut des acheteurs de proximité.
C’est tout un travail en amont pour réussir à modifier les chaînes d’approvisionnement. Restaurant par restaurant, trouver des solutions. Quand on a la possibilité de travailler avec le verger du coin, les élèves comprennent tout de suite le sens et sont heureux de voir sur le menu le nom du producteur.
L’engagement de Damien Debosque, le PDG d’API Restauration.
Delville Management, cabinet engagé de management de transition, vous accompagne dans les enjeux stratégiques de vos transformations.”

Le secteur de l’énergie et le management de transition : comment maîtriser ses coûts et accélérer sa transformation ?
Presse Agence, la lettre économique et politique de PACA illustre le recours au management de transition dans le secteur de l’énergie.
>> N’hésitez pas à consulter notre site pour plus d’information sur le management de transition énergie et ressources.
Le secteur de l’énergie est en pleine mutation : la décarbonation de la production et le développement des énergies renouvelables sont indispensables pour répondre aux objectifs d’une énergie responsable et durable.
Le secteur repose actuellement sur un mode de production et de « gestion des actifs » datant des années 1980-1990. De la R&D aux expertises, c’est toute une industrie qui doit se réinventer et se transformer.
Le management de transition est une des solutions permettant aux entreprises du secteur, d’accélérer leurs projets de transformation et de transition énergétique.
Expertise, rapidité et performance : c’est ce que propose le management de transition.
Pour le manager de transition, c’est la capacité de se saisir d’un sujet avec un regard externe tout en bénéficiant d’une position favorisant la prise de décisions concrètes en toute neutralité.
Choisir de faire appel au management de transition c’est se doter d’un expert chevronné susceptible de prendre en main des sujets sensibles liés à l’organisation ou à la transformation de l’entreprise.
Ce sont des experts éprouvés à la gestion de projets (PMO), à la structuration des entreprises (DRH), à la conclusion des contrats à fort enjeu (Directeur juridique), à l’évaluation des Business Plan (DAF, CdG), à la sécurisation des approvisionnements (Directeur Supply Chain), la Sécurité, la Qualité et l’Environnement (Directeur HQSE).
Notre cabinet de management de transition, Delville Management, accompagne actuellement un producteur d’électricité indépendant français dans son implantation et son développement en Italie. Le client qui a récemment fait l’acquisition d’une société dotée d’actifs de production d’électricité, a pour objectif de déployer rapidement des parcs éoliens et solaires dans toute l’Italie.
Delville Management a impliqué un DG de transition pour structurer la filiale, piloter les projets en cours et à venir, et assurer sa croissance.
Le manager de transition sélectionné pour la mission est issu du réseau Delville Management. Il est bilingue Français-Italien et dispose d’une expérience de plus de 30 ans dans la gestion de projets de grande ampleur dans la transformation énergétique.
Les avantages d’une telle solution managériale sont multiples : un expert mis en place en moins de 3 semaines, une garantie d’autonomie et d’expérience, une approche managériale biculturelle, une couverture du risque que constitue une carence du poste de DG (…)
Vous avez un besoin spécifique dans le secteur de l’énergie ?
Chez Delville Management, Pascal Schuster répond à vos besoins en 72h !

Aplix fait appel à un directeur industriel de transition dans un contexte compliqué
Numéro 2 mondial des systèmes de fixation auto-agrippants, l’ETI familiale Aplix (1 000 salariés, 170 M€ de CA), basée au Cellier près de Nantes, s’est trouvée sans directeur industriel dans un contexte où les difficultés d’approvisionnement, notamment, faisaient de l’organisation industrielle un enjeu crucial pour l’entreprise. Pour répondre à cette urgence, Delville Management, pure player du management de transition avec près de 200 missions démarrées par an, a impliqué, par l’intermédiaire de son bureau de Nantes, un directeur industriel de transition chez Aplix. Interview croisée de Sandrine Pelletier, dirigeante d’Aplix et de Philippe Paineau, manager de transition.
Sandrine Pelletier, pour quelles raisons avez-vous fait appel à Delville Management ?
Nous n’avions jamais fait l’expérience du management de transition. Mais nous nous sommes trouvés dans la situation inconfortable de perdre notre directeur industriel et membre du comité de direction dans une période compliquée, caractérisée par un manque de personnel, de matières premières et autres problèmes logistiques auxquels sont confrontés les industriels actuellement. Dans ce contexte exigeant beaucoup de planification, d’organisation, de coordination, nous ne pouvions pas nous permettre de laisser le poste vacant. Mais le pourvoir rapidement était compliqué. Faire appel à un cabinet de management de transition nous est donc apparu comme une solution pour nous donner le temps de rechercher la bonne personne. Delville Management nous a présenté une sélection de candidats, parmi lesquels j’ai choisi sans hésitation Philippe Paineau.
Philippe Paineau, quel est votre parcours ?
J’ai décidé de devenir manager de transition il y a cinq ans. Ingénieur de formation, j’ai effectué un parcours au sein des directions industrielles d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, mais toujours dans l’industrie de process. J’apprécie la variété qu’apporte le management de transition. Cela exige d’aller très vite dans la compréhension des enjeux et de s’adapter à des environnements de travail différents. L’avantage est que l’on peut capitaliser sur ses expériences passées. C’est important pour gagner la confiance des équipes, même si elles savent que vous n’êtes là que pour un temps.
Sandrine Pelletier, quels étaient les principaux enjeux et objectifs de la mission ?
Il s’agissait d’abord d’assurer la direction industrielle de nos deux sites en France. Ce qui comprend le management des équipes, ainsi que l’accompagnement d’un nouvel arrivant comme responsable de Business Unit dans la prise de ses fonctions. Il y avait, par ailleurs, des enjeux forts sur l’optimisation de nos coûts de production, les économies d’énergie, la réduction des rebuts… Il est fondamental de définir une feuille de route initiale. Mais pour que cela fonctionne, il est important d’accepter qu’elle évolue, notamment pour bénéficier du regard extérieur du manager de transition qui est riche. Il permet de challenger les différents aspects de l’organisation et de réaliser des ajustements pour retrouver de l’efficacité.
Sandrine Pelletier, quel bilan faites-vous de cette première expérience du management de transition ?
J’apprécie la souplesse de ce dispositif. Nous allons d’ailleurs prolonger la mission, initialement prévue pour une durée de trois mois, le temps de recruter et de passer le témoin. Le bilan est positif, mais très lié au manager de transition. La personnalité de Philippe et ses compétences correspondent, en effet, complètement à nos attentes. Pour moi, le succès du management de transition repose sur trois facteurs clés : les compétences du manager, sa capacité à comprendre très vite la situation et le fait de partager la culture et les valeurs de l’entreprise. Les compétences sont nécessaires pour être légitime et accepté par les collaborateurs. L’adhésion à la culture de l’entreprise est indispensable pour embarquer et impliquer les équipes.Pour en savoir plus sur Aplix, cliquez “ici”.
Interview de Laurent Ragueneau Directeur des Ressources Humaines du Pôle Alimentaire Groupe Euralis
EURALIS n’est pas toujours connu du grand public, pouvez-vous nous présenter le Groupe ?
Le Groupe Euralis est un acteur majeur du secteur agricole et agroalimentaire en France. Euralis est un groupe coopératif français.
Acteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, créé en 1936, dont le siège est à Lescar (Pyrénées-Atlantiques). Le groupe compte près de 4000 salariés en CDI en 2018 pour un CA de 1,4 Milliard d’euros.
Euralis est organisé autour de 4 Pôles distincts d’activités:
- Agricole
- Semences
- Alimentaire
- Participations & Développement
Le Pôle Alimentaire plus spécifiquement, est organisé autour de 3 Business Units:
- Grande Consommation commercialise des produits du canard gras et des produits traiteur auprès des Grandes et Moyennes Surfaces (GMS)
- Jean Stalaven commercialise principalement des produits traiteur auprès des Bouchers Charcutiers Traiteurs (BCT)
- Rougié commercialise des produits du canard gras principalement auprès de la restauration
Comment voyez-vous l’évolution du secteur agroalimentaire en France et dans le monde dans les prochaines années ?
Le marché de l’alimentaire est soumis à de très fortes mutations. Les consommateurs, leurs modes de vie et la société française changent. Ces évolutions impactent directement nos clients et par conséquence notre façon de produire.
16 grandes tendances de consommation ont été identifiées par le Credoc depuis 2016 et résument bien la situation des évolutions du marché que nous constatons tous auprès de la Distribution et de nos commerces de proximité mais aussi sur Internet.
- L’alimentation durable
- La santé et le bien-être, la tendance BIO
- Les alimentations particulières et les communautés
- La baisse de la consommation de viande
- Le consommateur stratège avec les prix (exemple YUKA scan de produits)
- La croissance du digital (Ex Frichti livraison de repas à domicile)
- Le faire soi-même
- L’individualisation de l’alimentation
- La baisse du gaspillage
- La nostalgie & l’authenticité
- La découverte de nouvelles expériences et la poussée de la mondialisation
- L’importance d’être davantage transparent
- Le prêt à manger
- La proximité, les circuits courts
- La recherche de naturalité exemple consommation BIO
- Les nouvelles occasions de consommation / exemple After Hours
Ces 16 tendances vont impacter durablement toutes les activités de l’industrie Agro-alimentaire et de la distribution. Cette industrie doit donc changer sa façon de produire pour mieux répondre aux besoins des clients et des consommateurs.
Dans quel contexte êtes-vous arrivé au sein du Groupe EURALIS ?
Je suis arrivé dans un contexte de difficulté économique pour le Pôle alimentaire (10 sites en France, 1 en Chine, 1 au Canada et 1 en Bulgarie et 2200 salariés en CDI).
Le Pôle Alimentaire doit faire face à des difficultés :
- Les résultats de l’activité Marque Distributeur – traiteur sont fortement déficitaires.
- Crises de l’Influenza Aviaire en 2016, 2017, une filière fragilisée et un volume de canards à transformer durablement bas (-35% en deux ans)
- Des changements majeurs des attentes des consommateurs, du bien-être animal, au manger sain.
Un Pôle Alimentaire en panne de croissance avec des activités en perte et une surcapacité industrielle.
Quels étaient les enjeux de votre mission ?
Un objectif impératif de mettre en œuvre un projet de transformation au sein du Pôle Alimentaire dont l’objectif est un retour à la croissance avec un résultat d’exploitation positif permettant dès 2020 de réduire l’endettement, tout en maintenant une capacité d’investissement.
Un projet de transformation en deux axes :
- Une transformation commerciale et industrielle
- Une organisation en BU en interne qui doivent devenir responsables de leurs outils industriels
En complément des axes de transformation, le Pôle Alimentaire devrait se donner les moyens de soutenir sa croissance et ses projets de développement et d’innovation.
Nous devons ainsi soutenir nos processus d’innovation dans un marché en forte transformation notamment dans les compétences R&D et Marketing des équipes.
Comment avez-vous constitué vos équipes pour mener à bien ce projet de transformation ?
Les équipes en charge du plan de retournement du Pôle Alimentaire ont été constituées par association de compétences spécifiques venant de l’externe et par l’identification des compétences en interne capable de mobiliser les énergies et de soutenir le plan de transformation. Une trentaine de personnes au final a été ainsi réunie.
L’apport dans les équipes pluridisciplinaires de managers de transition ont permis de renforcer les équipes internes en compétences clés, capable de se mobiliser très vite dans des situations de changement brusque. La communication managériale opérationnelle en a été ainsi consolidée et renforcée par des équipes compétentes sachant naviguer à contre-courant parfois.
Quels sont les avantages d’intégrer des managers de transition sur un tel projet stratégique pour l’entreprise ?
Le management de transition en mode projet et dans le pilotage des actions au sein d’un programme de retournement et de changement rapide de modèle économique a été la clé. Cela a permis aussi de renforcer la technicité des équipes en interne par ce soutien permanent.
Le choix des managers de transition avec comme objectif de fédérer des équipes interne et externe sur longue durée a été déterminant.
En synthèse, que retenez-vous de ce projet de transformation ?
Une pression sur les objectifs, sur le pilotage du projet et de sa gouvernance de tous les instants.
Un engagement des équipes qui a permis d’engager les effets du plan de transformation dans la sérénité. Une aventure humaine et un challenge collectif qui a permis de tenir les délais et les coûts dans un apprentissage partagé et mutuel. Ce modèle d’équipe pluridisciplinaire est une solution exportable.
Interview de Guy Maugis, Conseiller du Directoire de Robert Bosch GmbH
Delville Management, cabinet de management de transition dans le top 3 en France, a interviewé Guy Maugis, Conseiller du Directoire de Robert Bosch GmbH. Il nous présente les grandes innovations du marché dans cet entretien.
À l’heure du changement climatique et de la transformation digitale, l’industrie automobile vit une véritable révolution. Guy Maugis, conseiller du directoire de Robert Bosch GmbH, nous présente les grandes innovations qui inonderont bientôt le marché et les réflexions qui accompagnent celles-ci.
1. À quels grands enjeux l’industrie automobile est-elle aujourd’hui confrontée ?
Il y en a trois : l’électrification, la connectivité et l’autonomie. Le premier enjeu concerne la réduction des émissions de CO2 et l’amélioration de la qualité de l’air. Aujourd’hui, les constructeurs sont dans l’obligation de développer trois éléments : d’abord des moteurs thermiques propres et efficaces pour les véhicules lourds type SUV ou camionnettes et pour les véhicules hybrides ; ensuite l’hybridation des véhicules, soit le fait d’associer à des moteurs thermiques une chaîne de traction électrique ; et enfin des véhicules purement électriques. Les budgets de développement explosent de façon considérable pour faire face à ces trois enjeux. Et très bientôt, les Européens seront confrontés à des pénalités majeures en cas de dépassement des seuils d’émissions de CO2.
Vient ensuite l’enjeu de la connectivité, qui précède l’autonomie. Pour le moment, on parle d’ailleurs plutôt d’aide à la conduite : freinage d’urgence, suivi automatique de ligne, conduite assistée sur autoroute. Le véhicule autonome est un véhicule connecté qui relève de nombreuses données, lesquelles sont à l’origine d’une bagarre entre constructeurs automobiles traditionnels et de nouveaux acteurs, comme les opérateurs téléphoniques ou d’internet. Qui va en effet récupérer ces données et réussir à les monétiser ?
Prenons l’exemple d’un véhicule connecté semi autonome qui déclenche ses essuie-glace parce qu’il se met à pleuvoir. Cette information – il pleut – pourrait intéresser la météo nationale qui disposerait alors de connaissances météorologiques beaucoup plus fines en tous points du territoire. Autre exemple : le consortium HERE créé par BMW, Mercedes, Audi et Bosch travaille sur une cartographie capable d’offrir à ses usagers un service équivalent à celui de Waze mais aussi, grâce aux capteurs du véhicule, de déterminer s’il y a des places de parking disponibles en bord de rue. Concrètement, d’ici un an, il sera possible d’acheter cette information : à 100 mètres devant moi dans la rue, quelqu’un quitte une place de parking, je vais pouvoir me garer. Cette information a de la valeur : qui sera prêt à payer pour elle, comment et combien ? Ces questions se posent, mais un constructeur tout seul peut difficilement y répondre. De nombreuses alliances sont donc en train d’être créées.
2. Quelles sont les grandes innovations qui vont émerger à court terme ?
D’ici 2019-2020 selon les véhicules, nous aurons la conduite autonome sur autoroute. Le conducteur entrera sur l’autoroute puis pourra quitter la route des yeux pour regarder un film, téléphoner, écrire ses SMS. Le système ne permettra probablement pas encore de gérer les entrées et sorties d’autoroute ni les péages mais cela viendra. Petit à petit, l’autonomie va s’améliorer jusqu’à atteindre un véhicule totalement autonome se passant de pilote. Les premières mises en service de véhicules sans conducteur seront certainement faites avec des navettes pour des raisons de facilité : on va toujours du même endroit au même endroit, le circuit peut être balisé et les intersections, s’il y en a, peuvent être équipées de systèmes de détection pour envoyer les informations utiles aux navettes. Nous aurons aussi sans doute des véhicules autonomes qui feront de la livraison de colis. Le platooning – des camions qui se suivent dont le premier est pourvu d’un chauffeur mais dont les autres sont connectés électroniquement comme des wagons de train – connaitra sans doute un développement rapide. Chaque camion aura quelqu’un en cabine mais qui pourra dormir dans sa couchette. Ce système permet aussi 20 à 25% d’économies de fuel en améliorant l’aérodynamique, sans compter le temps du chauffeur.
3. Cette évolution du secteur automobile entraîne-t-elle des besoins managériaux auxquels le management de transition peut être une réponse ?
Il y a un manque considérable de ressources liées notamment aux techniques nouvelles. Par exemple en ce qui concerne la compréhension des chaînes de traction électriques puisqu’au départ, l’industrie automobile est plutôt composée de mécaniciens que d’électriciens : chez les constructeurs mais surtout dans les garages. Il y a également un énorme besoin de développeurs de solutions softwares avec là une compétition féroce entre la profession automobile, équipementiers et constructeurs, et les secteurs traditionnels de l’internet et de l’électronique, GAFA et autres. Dans ce cadre, il est certain que le management de transition est un bon moyen de trouver rapidement des experts.
Francis Cordelette – «Le manager de transition est parfaitement adapté aux missions complexes »
Francis Cordelette a passé plus de 40 ans au sein du Groupe Mulliez où il a exercé de multiples fonctions de direction générale. Il explique pourquoi il est favorable au management de transition.
Francis Cordelette : Pouvez-vous vous présenter ?
Ingénieur agronome de formation, j’ai travaillé pendant 42 ans pour le groupe Mulliez en exerçant des fonctions de direction générale pour les enseignes Auchan, HTM et Boulanger dont j’ai été le président du conseil d’administration.
Quel était le contexte et la problématique de la dernière mission de management de transition que vous avez gérée ?
Il s’agissait d’une mission pour le groupe Boulanger qui avait racheté l’un de ses concurrents. L’Autorité de la concurrence a alors intimé au groupe de faire respecter cette dernière. Cela a entrainé la reprise, le regroupement et la fermeture de sites, dans toute la France. Le manager de transition a donc piloté cette opération : gérer le rapprochement des 2 entreprises et engager la décroissance sur les points de vente identifiés.
Pourquoi avoir choisi Delville Management en particulier ?
Le sérieux et l’efficacité du cabinet m’avaient été indiqué par mon réseau.
Quelles solutions le manager de transition a-t-il mis en place lors de sa mission ?
Le manager de transition a assuré l’exploitation des magasins en évitant les pertes. Il a géré la décroissance de l’entreprise tant sur le plan économique que sur le plan RH (pilotage du PSE, mobilité interne et externe). Il a aussi géré la communication interne et externe (presse, collectivités territoriales, services de l’Etat,…) et a animé le dialogue social. Il a fermé et regroupé les magasins de l’enseigne dont la rentabilité ne pouvait être redressée à court ou moyen terme.
Quels résultats ont été obtenus à l’issue de cette mission de management de transition?
Nous avons obtenu ce que l’autorité de la Concurrence nous avait demandé. L’enseigne a repris son rythme de croisière en termes de développement.
Le soutien apporté par Delville Management était-il important au bon fonctionnement de cette mission ?
Le cabinet s’est montré très disponible et réactif. Le manager de transition a été très bien épaulé par les équipes du cabinet.
Quel bilan pouvez-vous faire de votre expérience avec Delville Management ?
En tous points excellent.
Quels conseils donneriez-vous à une société qui fait appel au management de transition pour la première fois ?
Il faut s’assurer du sérieux et de la réputation du cabinet de management de transition, ce qui implique un très grand soin dans la sélection des candidats et dans le suivi de leurs missions.
Quel avenir voyez-vous pour le management de transition dans votre secteur ? Et en général ?
Son avenir est très prometteur, notamment pour des missions à durée déterminée complexe nécessitant une forte expertise et de grandes compétences en matière de savoir-être.
Qu’est-ce que l’intervention du manager de transition a changé / apporté au niveau de la stratégie globale de l’entreprise ?
Le manager de transition a apporté de l’efficacité dans l’entreprise et a contribué à renforcer son agilité. En travaillant avec les équipes, le manager de transition a fait progresser et avancer ces dernières. Il a contribué à apaiser les relations avec les partenaires sociaux.
Suite à cette expérience, pensez-vous que le management de transition représentait la bonne solution à votre problématique ?
C’était la solution idoine. Le contexte social de la mission était très délicat (cession de magasins). L’un des avantages majeurs du manager de transition est qu’il n’a pas, par définition, d’affects avec les personnels en place. Ce qui lui laisse une plus grande marge de manœuvre pour mettre en place sa solution.
Francis Cordelette interviewé par Eric Delon
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Interview de Jean-Paul Audoin, manager de transition chez Delville Management
Manager de transition depuis 10 ans et notamment chez Delville Management, Jean-Paul Audoin décrit les spécificités de son métier et décrypte une mission de management de transition récente qu’il a menée avec succès.
Jean-Paul Audoin, depuis quand êtes-vous manager de transition ?
Depuis 10 ans, après avoir travaillé pour de grandes entreprises industrielles internationales comme Valéo ou Dow Chemical. Je souhaitais disposer d’une réelle indépendance et d’une véritable liberté d’action dans ma vie professionnelle. J’avais déjà vu évoluer, avec succès, des managers de transition aux Etats-Unis. J’en suis à ma 10ème mission de management de transition.
Les périmètres sur lesquels j’interviens ? Les directions générales, les directions opérationnelles industrielles ainsi que les directions monde achats. Je réalise mes missions aussi bien en France qu’à l’étranger. La plupart du temps, j’interviens pour aider l’entreprise à franchir des étapes. J’apporte des idées nouvelles. Mes missions ne relèvent nullement de l’intérim car j’apporte un véritable changement, un œil neuf pour faire gagner du temps et de l’argent à la structure qui me recrute. Dans le cadre de mes missions, je participe, bien entendu, à l’amélioration des performances industrielles et de la profitabilité des entreprises dans lesquelles j’interviens.
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Quelle est, selon vous, la valeur ajoutée d’un manager de transition ?
L’expérience acquise dans de nombreux contextes permet au manager de transition d’être plus rapide dans l’élaboration du diagnostic et de la mise en œuvre de solutions comparativement aux managers qui passent l’ensemble de leur carrière dans la même entreprise. Dans l’intervalle d’une période de 12 mois, par exemple, je peux réussir, en toute modestie, à réaliser ce que des managers n’ont pas pu accomplir en plusieurs années. Les maîtres mots du manager de transition : « percuter » dès son entrée dans l’entreprise et obtenir des résultats.
Pouvez-vous décrire une mission de transition récente réussie ?
Il s’agissait d’un important groupe équipementier automobile US évoluant en France. Le marché français automobile étant en baisse, l’usine française (600 personnes) avait divisé son chiffre d’affaires par 2, en 2 ans. Les précédents directeurs du site n’avaient pas su réagir pour s’adapter à cette « dégringolade ». J’ai donc été appelé d’urgence avec pour mission de négocier un PSE de 250 personnes. Je devais par ailleurs transférer des machines de l’usine française vers les usines marocaines et espagnoles dont les marchés étaient en pleine croissance. Pour le PSE, il fallait « négocier serré » car, du point de vue de nos clients, une grève était impensable. Par ailleurs, nous devions préparer la sortie de nouveaux produits pour 2016.
Enfin, j’ai du recruter mon successeur, ce qui fût particulièrement complexe car les candidats ne se bousculaient pas dans une entreprise qui venait d’être sérieusement «secouée ».
Quelle méthode avez-vous mise en place pour réussir votre mission managériale ?
A intervalles réguliers, je réunissais l’ensemble des opérateurs afin de leur expliquer l’évolution de la situation pendant des séances de 45 mn. Par ailleurs, je me suis fortement impliqué sur le site, physiquement, pour donner confiance aux collaborateurs. Je n’ai jamais caché que j’étais un manager de transition. Au cours de ma mission, j’ai dû faire preuve de prudence, notamment vis à vis de certains syndicats qui souhaitaient me pousser à la faute (ex : délit d’entraves) et dont quelques représentants jouaient leur carte personnelle. En respectant les délais impartis, je suis parvenu, en parfaite harmonie avec la direction générale de l’entreprise, à réduire les effectifs, transférer les machines dans des usines « sœurs » et à lancer de nouveaux produits.
Quelles sont les spécificités métiers auxquelles vous avez dû vous adapter, au sein du secteur d’activité (industriel ou des services) dans lequel vous avez évolué en tant que manager de transition ?
Pour réussir dans les missions qui lui sont confiées, un manager de transition doit posséder d’authentiques capacités d’écoute, d’adaptation et de prise de décision. Il n’est pas rare, en effet, qu’il soit amené à changer de secteur d’activité. Il n’est pas simple, par exemple, de passer du secteur automobile, caractérisé par les contraintes de temps, de zéro défaut, de réduction des coûts, de grande réactivité, à celui de l’énergie qui est caractérisé par un fort volume d’ investissement, de grosses équipes projet à piloter, ainsi qu’une forte implication du monde politique dans les négociations et les décisions. Dans le secteur para-public, par ailleurs, certaines organisations consacrent « l’essentiel de leur énergie à l’entretien de leur propre survie » comme l’a écrit, avec beaucoup de justesse, le consultant Hervé Sérieyx. Dans ces types de contexte, l’arrivée d’un manager de transition peut représenter un véritable choc salutaire pour accélérer le changement en entreprise.
Eric Delon interroge Jean-Paul Audoin, manger de transition chez Delville Management
Pour en savoir plus sur le management de transition.
Manager de transition, un métier difficile mais passionnant par Jean-Pierre Caffin
Ancien Directeur Général du groupe Prisma Presse, aujourd’hui consultant, Jean-Pierre Caffin porte un regard avisé sur le métier de manager de transition et sur la crise de la presse.
Dans quelles circonstances et quand êtes-vous entré en contact avec le Club Delville ?
C’était il y a un an, via la responsable du service communication.
Quelle est votre activité professionnelle ?
Je suis consultant en Stratégie chez Bain & Associés, spécialisé dans les médias, secteur dans lequel j’ai effectué une grande partie de ma carrière. Je possède également ma propre structure de consulting. A titre personnel, j’ai investi dans un fonds d’investissements qui réalise des financements en amorçage pour des start-up dans le secteur de l’Internet et des bio-technologies. Je suis également mentor de plusieurs start-up au Silicon Sentier (Le camping).
Quel a été votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
Ingénieur de formation, j’ai ensuite suivi un cursus à l’IAE Paris en Gestion financière. J’ai débuté ma carrière en région parisienne chez Norton SA, une entreprise industrielle américaine spécialisée dans les abrasifs, où j’ai occupé successivement les postes d’ingénieur, de DSI, de DRH et de DAF. J’ai ensuite été nommé Directeur Finances & SI pour l’Europe (7 filiales). Depuis, l’entreprise a été rachetée par le groupe Saint Gobain. Je suis resté 18 ans chez Norton où j’ai acquis une vue globale du fonctionnement d’une entreprise. J’ai ensuite intégré le groupe média Prisma-Presse, filiale du groupe Bertelsmann, en tant que Directeur Général au côté de son créateur Axel Ganz. Je suis également resté 18 ans chez Prisma-Presse où j’étais en charge de la gestion du groupe à l’exception du contenu éditorial. A mon départ en 2009, la société comptait 1000 collaborateurs et publiait 24 titres de presse magazine.
A l’aune de cette expérience comment analysez-vous la crise de la presse ?
La presse a la chance de bénéficier de deux sources de revenus : la vente de ses produits et celle d’espaces publicitaires. Au fil des années, les groupes sont devenus « publicité-dépendants », ce qui, avec la baisse brutale des recettes publicitaires a rendu le modèle économique de la presse fragile. L’irruption d’Internet et son essor n’ont pas été assez rapidement pris en compte par les groupes de presse, provoquant une chute continue des ventes en kiosques et une baisse des résultats d’exploitation. Tous les groupes de presse, ou presque, ont en outre donné gratuitement accès à leurs contenus sur le net, sans anticiper les transferts du print vers le numérique, rendant les formules payantes sur le net difficiles à mettre en place par la suite. D’où la crise actuelle.
Comment «manager» des journalistes ?
Le plus compliqué consiste à trouver la parfaite adéquation entre la liberté éditoriale et les contraintes publicitaires. Les intérêts des deux parties sont souvent antagonistes ! L’autre problème est que les journalistes sont souvent très conservateurs par rapport à la notion même de changement et de modernisation. D’où le retard des rédactions dans la maîtrise du web et du mobile. A notre époque, où tout change vite, et la consommation des médias en premier lieu, c’est une peur qu’il faut dépasser si l’on ne veut pas offrir un contenu rapidement obsolète.
A la lumière de votre riche carrière que pensez vous du métier de manager de transition ?
Le management de transition devrait être davantage utilisé par les managers en recherche d’emploi parce qu’il permet de continuer de travailler tout en recherchant un nouveau poste. Devenir manager de transition peut également servir de pré-embauche dans la société où ils exercent leur métier. Ces missions sont difficiles car les contextes dans lesquels ils interviennent sont souvent délicats et nécessitent une prise de fonction extrêmement rapide et efficace. Si une proposition de ce type se présentait et qu’elle rentrait dans le cadre de mes compétences, je pourrais sans doute me laisser tenter.
Le manager de transition est un super chef d’orchestre
Le Manager de Transition, le chef d’orchestre du changement.
Manager de Transition depuis 2003, en tant que DRH, Michèle Sully apprécie particulièrement la dimension impliquante de ses missions ainsi que la liberté intellectuelle qu’elle procure.
Dans quelles circonstances êtes-vous devenu Manager de Transition ? Une vocation ? Une opportunité ?
Je suis une professionnelle de la fonction RH. J’ai obtenu un master dans cette discipline à l’issue de mes études. Ensuite, sur un plan professionnel, j’ai vécu deux cycles de 10 ans chacun. Tout d’abord dans un grand groupe anglo-saxon où j’ai exercé, tour à tour, l’ensemble des métiers de la fonction RH (recrutement, développement, paie…) puis au sein d’une des activités d’un groupe du CAC 40 dans laquelle j’étais DRH et où j’ai eu à gérer des restructurations et des fusions. J’ai même exercé, pendant quelques années, la fonction de Directeur Général d’une des entités de cette activité. Une fois sur le marché du travail, après ces vingt années d’expérience, les recruteurs m’ont suggéré de devenir manager de transition en raison, selon eux, de mon profil «sur-dimensionné». J’ai donc démarré, depuis 2003, les missions en management de transition RH, impliquée dans des missions « courtes et à enjeux forts » selon l’expression d’un chasseur de tête que j’ai rencontré. En 9 ans, j’ai mené 7 missions, de 6 mois à un an, en moyenne.
Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon manager de transition ?
L’expérience est, évidemment, un pré-requis. En management de transition on doit aller vite. Il faut aller à l’essentiel. Dans sa carrière précédente, le manager de transition a, en principe, géré des dizaines de fois le type de mission qu’on lui propose. Etant positionné sur un poste pour une durée précise et limitée dans le temps, il ne passe pas son temps à spéculer sur l’avancée de sa carrière dans l’organisation. En quelque sorte, il n’a ni passé ni futur dans l’entreprise. Ceux qui intriguent pour éventuellement se « placer » dans l’organigramme se trompent. Le manager de transition est, en revanche, obsédé par le résultat à atteindre. Dilettante s’abstenir ! C’est un super-chef d’orchestre à qui l’on va confier le soin de gérer des solistes. Le métier est passionnant, très impliquant, et permet d’avoir une véritable liberté intellectuelle. Autres qualités : le courage, la loyauté et l’empathie.
Pouvez-vous évoquer des missions récentes qui vous ont marquées ?
Il y a quelques mois, j’ai remplacé le DRH d’un grand groupe qui était malade. Son équipe était traumatisée, déstabilisée, craignant que l’organisation ne se grippe. J’ai dû m’approprier tous les dossiers en quelques jours et faire fonctionner la direction, notamment sur le plan du dialogue social et du recrutement, comme si je faisais partie de l’entreprise depuis 20 ans alors que ma mission n’était longue que de 9 mois. Le DRH, guéri, est revenu. Je lui ai «repassé les clés ». Si je peux me permettre cette métaphore, la voiture était en parfait état de marche, prête à redémarrer. Il y a quelques mois, dans une autre grosse entreprise, j’ai conseillé un DRH dans le cadre d’un rapprochement de deux entités à la culture et aux pratiques RH (ex : périphériques de rémunération) très hétérogènes. Difficile mais passionnant !
Comment gérez vous les intermissions ?
Afin d’éviter un laps de temps trop conséquent entre deux missions, source potentielle de stress, il est impératif de se reposer sur une structure et un réseau qui vont nous aider à trouver des missions mais aussi à répondre à des problématiques complexes (partage de bonnes pratiques) qu’un manager de transition peut rencontrer. A titre personnel, je n’aime guère les intermissions car intellectuellement, je suis « accro » à mes missions, aux défis qu’elles génèrent. Que pensez-vous de l’image des managers de transition dans le monde des entreprises ? Il faut « tester » une fois pour ne plus pouvoir s’en passer (rires). Côté collaborateurs, ceux qui ne connaissent pas la spécificité de notre métier, en ont parfois une image déformée car ils s’imaginent que nous sommes recrutés pour effectuer des choses que l’entreprise n’ose pas faire. Cela n’est pas toujours faux, mais c’est rare. Depuis 2003, en tant que DRH de transition, je n’ai par exemple, jamais eu à gérer de plans sociaux !
Savoir vite repérer les freins et les moteurs dans l’organisation
Marie-Christine Sentis, Manager de Transition depuis un an.
Marie-Christine Sentis a choisi cette aventure pour concilier son projet professionnel et son projet de vie et nous explique comment repérer les freins et les moteurs dans l’organisation.
Depuis combien de temps êtes-vous manager de transition ?
Devenir manager de transition, c’est ce que j’ai fait en 2011. Auparavant, j’ai effectué une grande partie de ma carrière (25 ans) au sein du groupe Schneider Electric en tant que professionnel des ressources humaines. Au sein de l’entreprise j’ai occupé un grand nombre de postes : RRH (Responsable Ressources Humaines) en usine, gestion des cadres au sein d’une division, gestion de projets RH, DRH Europe d’une des filiales,…. En 2009, suite à la crise économique de 2008, le groupe a mis en place un plan de départs volontaires. Mon époux prenant sa retraite au même moment, je me suis portée volontaire pour ce plan car nous avions le projet de construire un bateau et de naviguer la moitié de l’année. C’est ce que nous avons fait dès 2010. Dans ces conditions la souplesse de la formule du management de transition RH me semblait tout à fait adaptée. A 55 ans, dixit les chasseurs de têtes que je rencontrais, ma séniorité et mon expérience auraient eu tendance à quelque peu «effrayer » les entreprises susceptibles de me recruter en CDD pour remplacer de jeunes RRH en congés maternité par exemple.
Comment avez-vous découvert le management de transition ?
J’ai découvert ma première mission en tant que DRH de transition sur un site d’annonces d’emploi. L’annonce émanait d’un cabinet spécialisé dans le management de transition. Le poste était attractif : DRH Europe du Sud pour un grand groupe américain d’agro-alimentaire. Le DRH en place avait quitté son poste pour raison personnelle et il fallait donc le remplacer. Ma mission a consisté à coordonner la politique RH de 4 usines qui, chacune, était staffée avec un RRH. La mission a duré 6 mois. J’ai été ravie de découvrir un nouveau contexte professionnel et de constater que mes compétences RH étaient reconnues et adaptées dans un autre environnement. Par ailleurs, j’ai éprouvé du plaisir à pratiquer à nouveau mon métier, à manager une équipe, à utiliser à nouveau l’anglais. Cela c’est très bien passé. La direction a voulu prolonger mon contrat mais j’avais le projet de repartir en bateau. J’ai dû décliner.
Votre deuxième mission a-t-elle été difficile à trouver ?
Nous sommes revenus en avril 2012, en plein cœur des élections présidentielles françaises, en plein attentisme. Donc, la recherche fût plus difficile. J’ai finalement décroché une mission dans un grand groupe familial spécialisé dans la distribution électrique qui avait connu un fort développement ces dernières années, avec notamment, un grand nombre d’acquisitions. J’ai été chargé de développer les ressources humaines au niveau du groupe et ai notamment mis en place un système de positionnement des postes clés au niveau international. Cette mission a duré 5 mois.
Quelle attitude adopter pour réussir une mission de transition ?
Dès le départ, il faut faire preuve d’écoute active et observer le milieu environnant. Il faut être humble et ne surtout pas se présenter avec une attitude de « science infuse ». Il est primordial de bien se faire expliciter les attendus de la mission et repérer les freins et les moteurs dans l’organisation. Ensuite, il faut se montrer rapide et concret car le temps est compté, à l’inverse d’une embauche classique où on laisse, en moyenne, trois mois au candidat pour s’installer, pour trouver ses marques. Dans une mission de management de transition, on est aussi plus libre, moins soumis au stress car les enjeux de carrière à long terme n’existent pas.
Comment réagissent les collaborateurs de l’entreprise à votre endroit ?
Certains nous voient comme des gens de passage. A l’inverse, certains n’hésitent pas à nous faire des confidences sur l’entreprise. En tous les cas, ils sont intéressés par notre regard extérieur. A la différence du consultant, un manager de transition fait du sur-mesure. Il n’est pas là pour vendre une méthode estampillée.
Si vous deviez définir le management de transition ?
Pour moi, c’est un projet de vie. Je dois me remettre en question à chaque mission et m’adapter à un nouvel environnement, ce que je trouve passionnant.
Parcours d’Alain Viot, Directeur Général de transition dans le secteur du luxe & membre du Club Delville
Alain Viot, professionnel du secteur du luxe et membre du Club Delville, organe de rassemblement des managers de transition du cabinet de management de transition Delville Management, est aujourd’hui à la tête de sa propre société. Il a décidé de nous parler du management de transition dans le secteur du luxe.
Avant de devenir Directeur général de transition : Quel est votre parcours ?
J’ai 25 ans de carrière dans le secteur du luxe, dont 17 ans chez Cartier, à différentes fonctions de direction. À l’origine j’étais dans le marketing, responsable du développement et du lancement des produits sur le marché. Je suis ensuite passé à la direction de filiales : l’Espagne puis les États-Unis. J’ai ensuite quitté le groupe Richemont, pour prendre la direction de marques globales dans un environnement d’entreprise de taille moyenne et familiale. Ma première expérience fut une marque de porcelaine de luxe LLADRO. Cette marque n’est pas forcément connue en France mais elle est implantée dans le monde entier, dans les marchés anglo-saxons, en particulier aux Etats-Unis et en Asie, avec un vrai savoir-faire dans la porcelaine décorative. Le cœur de métier était la figurine en porcelaine, travail artisanal de qualité exceptionnelle. Ce sont des produits hauts-de-gamme à forte valeur ajoutée. Je suis ensuite revenu à Paris où j’ai pris la présidence de Weston.
Quelle est votre plus grande fierté ?
J’ai réussi à vendre de la porcelaine espagnole à des Chinois, qui l’ont inventée 800 ans avant les Européens.
Quels sont vos domaines d’expertises ?
Dans mes fonctions et à travers mes projets, j’ai toujours eu la volonté de construire l’avenir. Pour ce faire, il est important de gérer le temps, d’avoir une capacité de vision à long terme, mise en œuvre à court terme.
La construction de l’avenir est valable dans des périodes de développement, comme en Espagne où on a multiplié par 3 le chiffre d’affaires avec la construction des équipes pour assurer le développement des ventes. Mais c’est aussi valable lors des périodes de crises – j’ai vécu en direct le 11 septembre à NYC- humaine et d’entreprise. C’est à ce moment là qu’il faut reparler d’avenir, le redéfinir et remobiliser les équipes dessus. Pas uniquement sur la gestion de crise. En effet, construire l’avenir dans le luxe, c’est aussi mettre en œuvre des projets de façon durable.
Quand j’ai développé une montre chez Cartier, on souhaitait soigner tous les détails : le projet a mis 3 ans à se réaliser. Mais c’est devenu le best-seller de Cartier pendant des années.
Cette idée de construire l’avenir avec des équipes m’a toujours passionné, soit dans des moments favorables ou lors d’exercices de crise. Je citerai Saint-Exupéry : « Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail mais réveille au sein des hommes le désir de la mer, grande et belle. »
Quelle est votre situation actuelle ?
Après avoir quitté Weston en 2009, j’ai crée ma propre société avec plusieurs activités : une activité de consultant, une activité de formation sur l’international dans le marché du luxe, le projet de reprises d’entreprises dans le secteur du luxe, et des missions de management de transition luxe en cas de besoin.
Parcours d’Eric Rhodes Directeur RH de transition
Quel est votre parcours ?
Eric Rhodes, DRH de transition : J’ai acquis une formation scientifique qui m’a conduit à un diplôme d’Ingénieur de Centrale Marseille, anciennement École Supérieur d’Ingénieur de Marseille. J’ai complété cette formation initiale par un troisième cycle, un Master en Commerce International du Centre d’Études et du Commerce Extérieur : je voulais à l’époque faire un job d’ingénieur à l’international (J’ai à cette occasion passé quelques mois sur des plates-formes pétrolières en Irak en 1980… et vendu du vin au Japon !). Beaucoup plus tard, je me suis formé, en complément, à la gestion des ressources humaines. Puis, il y a sept ans, au coaching de cadres dirigeants auprès de l’Académie du Coaching dont j’ai été certifié en 2005. Après quoi, j’ai complété ma ‘boîte à outils’ de coach en approfondissant avec Process Com un modèle de personnalité issu de l’Analyse Transactionnelle, et des outils de coaching d’équipes comme TMS (Team Management System).
Quelles ont été vos responsabilités ?
J’ai démarré en 1983 comme consultant en organisation, chez Eurequip. Mes missions se sont déroulées en France et en Europe, essentiellement dans l’industrie. J’étais passionné par le facteur humain et son rôle fondamental dans la conduite du changement. J’ai ensuite créé le poste de Directeur des Ressources Humaines du groupe qui allait s’appeler GrandVision : en 1988, ce groupe comprenait les enseignes Photo Service et Photo Hall. En tant que DRH, j’ai participé au lancement et au développement de Grand Optical, Générale d’Optique, Solaris, etc.
En 1995, j’ai rejoint LVMH, d’abord comme DRH du groupe Le Bon Marché avec Le Bon Marché, La Grande Épicerie et Franck & Fils. Puis en 1999, comme DRH de Louis Vuitton France et International, pour l’ensemble de ces activités de création, de fabrication et de distribution. J’ai également eu des responsabilités opérationnelles, de Directeur Général de Louis Vuitton Espagne, Portugal et Maroc et de Directeur Talents, Opérations et Produits au sein de la société Chateauform’.
De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière professionnelle ?
J’ai une grande fierté d’avoir accompagné le développement du groupe GrandVision (de 200 à 2000 personnes en 6 ans), en ayant créé et développé la fonction Ressources Humaines, au coté de dirigeants visionnaires (Daniel Abittan et Michael Likierman). J’y ai appris non seulement un deuxième métier, celui de DRH, mais aussi celui du service.
En tant que DRH, j’ai également eu une grande fierté à faire passer l’équipe de Louis Vuitton d’une logique de RH gestionnaires nationaux à des RH globaux et internationaux. Les projets que nous avons pu impulser ont permis d’accompagner une forte croissance (1000 emplois par an). J’ai également eu beaucoup de plaisir à accompagner le développement européen de Chateauform’, véritable référence en matière de qualité de service.
Et enfin, j’ai une grande fierté d’avoir créé, en 2005, ERCEOR, entreprise de conseil à la fonction RH et d’accompagnement de cadres dirigeants. Je peux y conjuguer mon expérience opérationnelle acquise en comité de direction, mon expertise RH et mon métier de conseil et de coach.
Quels secteurs d’activités connaissez-vous le mieux ?
En tant que DRH, c’est essentiellement le Service et la Distribution : que ce soit la distribution succursaliste ou avec franchise, multi-enseignes, le Grand Magasin, et la distribution totalement intégrée comme Vuitton.
J’ai également une pratique des secteurs industriels puisque je suis intervenu dans le nucléaire, dans l’électronique de défense et puis dans l’industrie manufacturière ! Vuitton avait à l’époque 14 sites de production avec 4000 salariés.
Pouvez-vous nous parler plus en détail de votre activité actuelle ?
Aujourd’hui, le cabinet ERCEOR, que j’ai fondé en 2005, intervient d’abord comme conseil à la fonction RH. Une sorte de face à face, de miroir pour les dirigeants de la fonction RH qui sont, selon la taille d’entreprise, DRH, secrétaire général, directeur administratif et financier ou chef d’entreprise. Ce rôle de miroir (sorte de coach ou de mentor), complété par un diagnostic RH, leur permet d’avancer dans leur propre réflexion, et de travailler sur leurs priorités. ERCEOR intervient aussi pour décliner une stratégie d’entreprise en stratégie RH, pour penser l’organisation RH et l’adapter à la donne de l’entreprise : définition et mise en place de processus RH, professionnalisation des équipes RH, etc.
Nous intervenons également sur des problématiques plus transverses comme l’intergénération, l’accompagnement des problématiques séniors et toutes les problématiques de diversité et de risques psycho-sociaux. J’agis aussi sur tout ce qui est coaching et accompagnement de cadres et d’équipes dirigeantes sur des problématiques diverses : rachat d’une entreprise, changement d’actionnaires, mais aussi, promotion d’un manager vers un comité de direction ou d’un expert qui prend une responsabilité de manager d’équipe.
Dernier champs sur lequel j’interviens : tout ce qui porte sur la capitalisation et la diffusion de ‘bonnes’ pratiques dans l’organisation – ce qu’on appelle l’organisation apprenante. J’accompagne les personnes pour, à la fois capitaliser sur leur expérience, et pour transformer ces expériences en de bonnes pratiques que l’on va pouvoir diffuser dans l’organisation.
Lire l’interview d’Eric Rhodes: Le management de transition vu par un coach RH
Mission de transition dans l’industrie pharmaceutique
Notre manager de transition, membre du Club Delville, explique la mission de management de transition qui l’a amené à réorganiser le site d’une grande entreprise pharmaceutique.
Dans quel contexte avez-vous été amené à réorganiser la société ?
En arrivant sur le marché français, l’entreprise a racheté des activités, et dans la « corbeille de la mariée » se trouvait l’usine de Sens. Son avenir était incertain. L’usine était formatée pour produire des princeps ; le passage à la production de médicaments génériques avait multiplié par 10 le nombre de références et la période de transition où se côtoyaient princeps et génériques s’annonçait mal.
Après avoir rencontré la Présidence France, je me suis rendu à Jérusalem pour discuter avec le VP Ressources Industrielles Corporate qui m’a confié l’avenir du site français.
Quelles étaient les problématiques ?
Quand j’ai intégré l’usine, l’outil de fabrication était mis sous demeure par l’Affsaps, la fiabilité était aléatoire (productivité, qualité, taux de retour,…). Mais avant tout, il y avait un vrai problème de management avec des effectifs pléthoriques dans des secteurs dits tertiaires.
L’entreprise est une société allemande extrêmement structurée et rigoureuse, dans un système de production de princeps : tout est très hiérarchisé. La production des médicaments génériques, pilotée par des Israéliens, a une structure beaucoup plus horizontale que verticale ; la collaboration horizontale entre les différents partenaires ne se faisait pas et chacun s’accrochait à ses secrets d’entreprise.
« L’écoute a permis d’intégrer les raisons du retournement »
Qu’avez-vous mis en place ?
D’un commun accord, j’ai procédé à un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui touchait une vingtaine de personnes dans des fonctions très spécifiques, avec des cadres qui possédaient une partie de l’histoire de l’entreprise. Il fallait également renouveler l’effectif du comité de direction. Je me suis entouré de ceux qui incarnaient l’avenir de l’entreprise, avec autant de femmes que d’hommes.
Nous avons remis en conformité les outils techniques. Avec les médicaments génériques, on peut avoir 4 changements de formats dans la journée. Et en passant à une production de 30 à 150 références, il faut de la flexibilité et de la réactivité. Or quand je suis arrivé, les changements de format étaient souvent plus longs que le temps de production lui-même. Il a fallu trouver des astuces techniques pour réduire ces temps de changement de format, raccourcir les séries, mettre en place du « lean management », etc.
Quelles difficultés avez-vous surmontées ?
Quand on centre les débats sur les personnes et qu’on parle d’un PSE, on doit passer beaucoup de temps à tout expliquer, y compris l’économie de la société pour que chacun intègre bien tous les paramètres. Tout le monde a accès à l’information et si la communication n’est pas maîtrisée, tout sera raconté, déformé, dénué de bon sens. L’écoute a permis d’intégrer les raisons du retournement. Les employés ont finalement compris qu’on ne pouvait plus rester sur les bases d’une activité pérenne et qu’il fallait passer à l’ère du générique, se remettre en cause en permanence.
De plus, il faut s’occuper des personnes qui restent, mais également de ceux qui s’en vont. 90% des personnes concernées par le PSE ont retrouvé un emploi grâce à notre accompagnement ; les 10% restants ont choisi d’arrêter de travailler.
Quel a été le résultat ?
Le bilan était positif. On a redéfini le fonctionnement de l’usine et les comptes sont rapidement repassés dans le vert. Cela montrait donc au siège que cela fonctionnait et il a donc décidé de garder le site.
Une fois que la machine était repartie, on s’est alors attelé à d’autres projets : la réintégration de la Supply Chain, le transfert de la production vers un autre site de production en se recentrant sur l’activité de conditionnement, la validation des dossiers techniques et qualité européens, la définition des articles de conditionnement…Bref, le site a regagné sa crédibilité.
« Le jeu de dominos est en train de se mettre en place »
Quels sont les enjeux du secteur pharmaceutique ?
L’industrie pharmaceutique est confrontée au déclin des princeps face aux génériques. La période à venir est une période d’adaptation des entreprises où les deux secteurs vont se rejoindre. Mais même si l’Etat a une grande emprise sur le secteur, cela ne va pas changer facilement la mentalité des personnes.
Quelles sont les conséquences ?
Les laboratoires pharmaceutiques (GSK, Sanofi, Merck ou Pfizer) conservent généralement leurs composantes commerce, marketing, R&D mais ont tendance à sous-traiter la production et le conditionnement de leurs médicaments à des entreprises comme Famar ou Delpharm, qui ont auparavant racheté les usines de leurs clients. Les coûts fixes sont plus faibles, ce qui redonne une compétitivité à leurs produits. De plus, les entreprises ont tendance à se consolider et se diversifier vers d’autres métiers par le biais de fusions-acquisitions. Sanofi a par exemple racheté Oenobiol et Genzyme, axés sur les compléments alimentaires et la biotechnologie. L’entreprise, leader mondial des médicaments génériques, a de son côté racheté Ivax (2006), Barr Pharmaceuticals (2008), Ratiopharm (2010) et Céphalon (2011).
Le jeu de dominos est en train de se mettre en place.
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Parcours d’un DRH de transition, Eric Constant
Quel est votre parcours ?
Eric Constant, DRH de transition : Juriste de formation, j’ai une expérience de plus de vingt ans dans les ressources humaines comme DRH de ligne de produit mondiale ou de société industrielle auprès d’une direction générale. Mon expérience est essentiellement internationale et j’ai passé 6 ans de ma vie aux USA et en Asie dans le cadre de mes fonctions. Durant ma carrière j’ai été confronté à une grande variété de situations dans des secteurs d’activité différents et à des étapes différentes de la vie d’une société. Cela m’a permis de mobiliser des compétences très diverses dans le domaine des ressources humaines mais également du management général.
Quelles ont été vos grandes responsabilités ?
J’ai participé à une opération de spin-off filialisation d’une activité d’un grand groupe et également à une opération d’absorption d’une société japonaise.
Quels sont vos éléments de fierté dans votre carrière professionnelle ?
Professionnel solide, nourri de valeurs fortes, je jouis d’une réputation de réalisateur opiniâtre mais adaptable, à l’aise dans la dimension politique des choses mais également capable de faire avancer les sujets par une contribution de terrain appréciée des opérationnels. Homme de convictions, doté d’un bon sens de l’humour, je suis capable de prendre du recul et de désamorcer la pression en situation de gestion de crise. Je pense que ce sont là des qualités essentielles quand on évolue dans le management de transition RH.
Quels sont vos domaines d’expertises ?
Je suis un homme d’industrie principalement. J’ai travaillé dans l’aéronautique et l’automobile, mais aussi dans l’informatique dans des fonctions ressources humaines. J’interviens sur des problématiques de changement, sur le plan individuel ou collectif et dans la définition et la mise en œuvre de stratégies de ressources humaines dans des contextes de fusion-acquisition, de retournement d’entreprise en support aux directions générales ou aux directions des ressources humaines confrontés à des situations de changement critiques ou de crise.
➤ N’hésitez pas à compléter votre lecture avec le témoignage d’Isabelle Pinquet
et de la mission qu’elle a porté en tant que DRH de transition en retournement d’entreprise.
Quelle est votre situation actuelle ?
Actuellement, en parallèle de mon activité de manager de transition pour le cabinet de management de transition, Delville Management, j’ai une activité de conseil et d’accompagnement de dirigeants et d’équipes de direction au sein de ma société URDAR.
Retrouvez l’interview d’Eric Constant sur le soutien d’une direction de production par un manager de transition
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La direction de production renforcée par un manager de transition
Le Directeur de production d’un site tchèque ne pouvait plus gérer de gros problèmes de qualité. Eric Constant, DRH et membre du Club Delville, a donc fait appel à un manager de transition.
Dans quel contexte avez-vous été amené à faire appel à un manager de transition?
Nous avons fait appel au management de transition lors d’une crise de qualité dans un établissement industriel situé en République Tchèque, alors que le siège de la division est basé au Japon. Nous étions en phase de recrutement d’un Directeur Général et le Directeur de production (qui assurait l’intérim) ne faisait plus face à la situation. Les problèmes de qualité impactaient le niveau des livraisons. Cela entraînait des pénalités de retard client et les mesures correctives étaient complexes à mettre en œuvre. Les processus de fabrication (usinage et montage) n’étaient pas stabilisés et engendraient des pertes abyssales pour le site.
Quel a été son rôle ?
Le manager de transition engagé était un renfort en expertise technique et en animation d’équipe. Il devait remettre en ordre des gammes de fabrication et animer des groupes de travail sur les problèmes rencontrés. Son rôle était un rôle de support et d’amélioration, rôle que le directeur production n’avait plus le temps d’assumer. Mais le manager de transition n’avait pas de rôle hiérarchique sur les chefs d’ateliers qui restaient, eux, rattachés au Directeur de production.
Quels ont été les résultats de son action ?
La mission a duré 6 mois avec des résultats tangibles sur l’amélioration attendue. Elle a permis à l’usine de traverser cette crise sans s’arrêter et a progressivement permis la mise en œuvre des améliorations identifiées. A la fin de la mission, des problèmes subsistaient mais, les processus de fabrication modifiés, l’usine était sur la bonne voie.
Pourquoi avoir choisi le management de transition ?
Nous n’avions pas de ressources à mettre sur le sujet. Les équipes techniques centrales de la société étaient déjà mobilisées et toute la structure était extrêmement tendue. Localement, nous n’étions pas en mesure de recruter la personne ad hoc dans les délais. Le processus de recrutement classique et la courbe d’apprentissage sont trop longs dans une telle situation. Il nous fallait une ressource disponible et opérationnelle immédiatement.
Dans quelles situations un manager de transition peut-il intervenir ?
Je pense qu’un manager de transition intervient typiquement dans des circonstances de crise et d’urgence où les ressources internes de l’organisation ne suffisent plus pour résoudre les problèmes. Il apporte sa compétence sur les sujets en jeu et peut intervenir soit en responsabilité d’équipe soit en support, comme c’était le cas pour cette mission.
Quelle est sa valeur ajoutée ?
Le manager de transition a une vision neuve de la situation rencontrée. Il n’est pas noyé dans l’action et peut prendre le sujet avec la hauteur de vue et le recul nécessaires pour apporter les solutions au problème rencontré. Il identifie immédiatement des voies de solutions, parfois simples, mais que l’on ne voit pas.
Direction générale : la gestion des relations avec la holding
Grâce à ses 27 années d’expérience, dont 10 à l’étranger, Didier Douziech, diplômé de l’ENSAM et de l’INSEAD nous éclaire sur le cas particulier de la situation d’un manager de transition à la direction générale d’une filiale.
Didier Douziech, quelle relation a-t-on avec une holding quand on est au sein d’une de ses filiales ? Quels sont les liens privilégiés à créer ?
Je dirais qu’il y a trois types de relation. La première est plutôt la fonction stratégique du management. On représente le groupe, avec sa stratégie à mettre en application. Le deuxième point est l’aspect financier. En général, on intervient pour amener des bénéfices au groupe qui possède la filiale. Cet aspect est toujours très important. Puis il y a d’autres liens différents suivant les situations, de type technique ou marketing, parce que la filiale s’intègre dans une démarche globale au niveau marketing par exemple.
Il n’y a donc pas de lien spécifique à chaque industrie ?
En tant que manager de transition, il faut savoir s’adapter. Il y a des cas de groupes très intégrés où il faut vraiment travailler en équipe avec les autres filiales et les services-support du groupe. On peut aussi travailler dans une filiale devant respecter de nombreuses règles de fonctionnement, ou au contraire être fortement indépendant, avec peu de contact avec la maison mère et la nécessité de se débrouiller tout seul dans de nombreux domaines.
Dans chaque cas, quel mode de reporting faut-il apporter et mettre en place avec le siège ?
Dans tous les cas, il y a au minimum un reporting financier mensuel. Pour ce qui est du management, dans une situation stable, le rythme est mensuel. En cas de crise, comme souvent en mission de transition, le reporting est hebdomadaire. Dans mon cas, je mets en place des communications hebdomadaires téléphoniques et un compte-rendu mensuel sur les principaux évènements de la société.
Vous créez donc votre propre méthode de reporting ?
Le reporting financier est souvent imposé par le Groupe. Pour le reste : le management, les événements de la société, l’aspect stratégique, c’est moi qui le mets en place. J’ai peu vécu de cas où l’on m’imposait une façon de faire. J’arrive avec mes outils, mis au point au court de mon expérience professionnelle. Et ils sont acceptés pratiquement à chaque fois.
Qu’est-ce que la maison mère peut apporter au manager de transition ?
La holding peut apporter une méthodologie. Pour l’aspect financier, tout dépend de la qualité du Directeur financier de la filiale. J’ai déjà vécu une expérience où le DAF n’était pas compétent. Dans ce cas, faire appel à un DAF de transition peut être une solution. Dans mon cas, je me suis alors impliqué dans ce domaine, bien que n’étant pas financier, j’avais donc besoin de la maison mère pour m’apporter la méthode afin de mener à bien cette fonction. En revanche, si le DAF est à la hauteur, il s’établit alors une relation de confiance et je me repose fortement sur lui pour la communication avec le groupe sur les aspects financiers.
La maison mère peut aussi apporter de l’aide au niveau commercial. J’ai vécu une expérience de direction générale d’une société dont la maison mère apportait des commandes et où je me reposais en grande partie sur elle sur le plan commercial. Il y a d’autres cas où elle apporte son savoir-faire au niveau de la technologie, ou la logistique, etc.
Il semble qu’il puisse y avoir des risques dans cette relation. Quelles divergences peut-il exister entre une holding et sa filiale ?
Cela se situe encore une fois dans le domaine financier. Si on ne rentre pas dans le budget par exemple, il y a des pressions, des demandes d’explications. La maison mère est souvent géographiquement loin, on y voit les choses d’un point de vue global ou biaisé. Dans ce cas, il faut savoir communiquer, expliquer la situation sur le terrain. La communication est très importante. Les divergences peuvent être stratégiques. Par exemple, la filiale peut avoir besoin de s’attaquer à de nouveaux marchés, démarche qui peut déranger le Groupe. Il y a parfois une stratégie globale, un cadre dont la filiale ne doit pas sortir. Même si la filiale a besoin de se diversifier pour survivre, si cela dérange d’autres acteurs puissants dans le groupe, la diversification peut être bloquée. Dans ce cas, les relations peuvent être tendues.
« Le manager de transition est une courroie de transmission entre le groupe et la filiale »
Comment gérez-vous cette situation ? Vous négociez ?
Il faut anticiper. Il faut connaître le groupe, sa stratégie, les acteurs clés. Une fois que l’on connaît bien la société que l’on dirige, il faut communiquer avec le groupe sur ce dont on a besoin, sur le domaine sur lequel on va travailler, sur les orientations que l’on va prendre. Les conflits s’évitent en les anticipant. Et s’il y a conflit, il faut défendre ses intérêts et les faire comprendre au groupe.
Quelle est votre valeur ajoutée en tant que manager de transition dans ce type de contexte ?
C’est l’expérience de situations de transition. Un dirigeant adapté à ce métier a la capacité d’être l’intermédiaire entre la direction du groupe et les troupes. Souvent dans les filiales, il y a une incompréhension au niveau de la base, sur les orientations de la maison mère et ses relations avec la filiale. En plus, il y a parfois des rancœurs faisant suite à l’acquisition de la filiale par le groupe par exemple. Il faut arriver à communiquer sur le terrain pour décoder ce qu’impose la holding. Le manager de transition est une courroie de transmission entre le groupe et la filiale.
C’est donc le liant entre la holding et la filiale pour créer la cohésion dans le groupe ?
Je ne dirais pas pour créer une cohésion. C’est un liant, oui. Mais c’est surtout pour atteindre l’objectif qui a été fixé par la maison mère. A noter aussi que lorsque l’on est dirigeant de transition, on choisit rarement l’équipe avec laquelle on travaille. On doit parfois faire avec les moyens existants, sans pouvoir améliorer la situation par l’apport de compétences extérieures.
Et comment mène-t-on ce redressement avec succès ?
Je pense qu’il faut avoir de l’expérience de situations de gestion de crise, d’urgence ou d’amélioration de performance. J’ai crée une méthodologie au fur et à mesure de mes expériences, que je résumerai ainsi : 1. Bien choisir sa mission, 2. Bien se préparer à la mission : récolter le maximum d’informations pour être en position de force, 3. Réussir son entrée, s’imposer 4. Gérer l’urgence et en même temps établir le plan d’action 5. Dérouler le plan d’action, via une bonne communication. Enfin 6. Réaliser le passage de relais avec le manager qui prend la suite. On n’est là que pour 2 ans maximum, donc il est important qu’il y ait une suite à la mission qui se passera bien.
Cela fait partie de la responsabilité d’un manager de transition ?
Oui. Pour moi, on peut même être en situation de recruter le futur dirigeant. Il faut s’assurer que tout est mis en œuvre pour que cela se passe bien après la mission.
Vous avez dit qu’il faut s’imposer le premier jour pour ensuite gérer l’urgence. Quelle est la manière ?
C’est déjà être dans le style de la boîte. Par exemple, c’est porter ou non une cravate. Être décalé par rapport au style de la maison crée une barrière entre le manager et ses équipes. Il faut s’informer avant d’arriver sur le style de l’entreprise: le style vestimentaire, le tutoiement ou vouvoiement, le type de relations etc., de façon à faciliter son intégration. Il faut bien préparer cet aspect culturel. Il faut aussi montrer du respect, à tous les niveaux de la société. On doit aussi repérer sur qui on peut se reposer- ce qui n’est pas toujours facile- car la gestion d’une situation difficile ne se fait pas tout seul.
Lors du redressement d’une de ses filiales, quelles sont les attentes de la maison mère envers le manager de transition ?
Elle veut un directeur général de transition qui va la débarrasser d’un problème qu’elle a sur les bras. Clairement, elle veut l’homme de la situation qui la fasse respirer. Même si le problème persiste un certain temps, il y a un soulagement parce que quelqu’un a pris les choses en mains.
Selon vous, comment mener une mission de transition avec succès ? Quels sont vos conseils ?
Il faut de la méthode, être bon communicant, être humble. Il faut être réactif et comprendre très vite la situation. Il faut enfin être orienté action-résultat.
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« Je trouve que le Club Delville est rafraîchissant »
Comment vous avez connu Delville Management ?
Je suis toujours branché sur les réseaux internet ou relationnels pour être au courant de ce qui se passe concernant le métier de manager de transition. Delville est donc rentré dans mes radars : par le web ou par un de mes collègues. C’est moi qui suis allé vers Delville.
Pourquoi vous avez donc souhaité intégrer le Club Delville ?
Je vais être franc. Dans un métier où les chances de trouver des missions sont très rares, dès que je vois une nouvelle organisation j’établis le contact.
Qu’est ce qui différencie le Club Delville ?
Je trouve que le cabinet de management de transition Delville Management est rafraîchissant sur ce marché. Il arrive avec de nouvelles méthodes. J’ai déjà vu des projets de clubs de managers ailleurs, mais je trouve que le vôtre est le plus abouti, tout en respectant et en ayant de bonnes relations avec les autres cabinets. Des évènements organisés régulièrement, c’est très appréciable. Il y a un vent de jeunesse aussi.
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La gestion RH d’une entreprise en croissance
Marie-Anne ARMAND, directrice des ressources humaines, consultante indépendante
Comment gérer la croissance d’une entreprise d’un point de vue des Ressources Humaines ?
A mon sens, il faut avant tout travailler sur le portefeuille de compétences en faisant accepter le principe de « mobilité métier » comme un élément d’une dynamique de croissance. A la fois, il faut que ce principe soit acquis chez le manager et complètement inscrit dans sa responsabilité managériale. En permanence, il doit faire bouger son équipe. Souvent, la propension est de conserver un bon élément sans investir pour le faire évoluer afin qu’il soit un atout pour l’entreprise. Les salariés doivent également disposer d’outils pour travailler à une mise en perspective de leur parcours professionnel. Cette « mobilité métier » doit donc être travaillée au niveau du manager et du salarié.
Quels sont le rôle et l’influence du Directeur des Ressources Humaines dans cette phase ?
Son rôle est déterminant. Le Directeur des Ressources Humaines (DRH) doit exprimer l’autorité nécessaire pour persuader du bien fondé des dépenses et de la nécessité de les réfléchir comme des investissements, le budget formation en est un exemple. Il doit démontrer sa capacité à soutenir des actions de transformation s’exerçant dans les différents métiers de l’entreprise. En permanence, il doit être un soutien de ses homologues dans cette mise en dynamique. Le DRH doit avoir à la fois des réponses générales et ciblées qui s’inscrivent dans l’action globale menée par la direction générale. Il doit apporter des solutions innovantes et pertinentes aux problématiques de l’entreprise, à ses objectifs, à son plan stratégique. Il a également à montrer sa parfaite maîtrise de tous les piliers de la fonction RH, qui sont pour moi au nombre de trois : le développement des compétences ou gestion des RH l’administration du personnel les relations sociales. Pour accompagner une entreprise dans sa transformation, l’administration du personnel doit être maîtrisée. Même si la paye est externalisée, il faut être capable de dominer tous les process administratifs qui vont permettre non seulement de gérer dans le respect des obligations légale, conventionnelle et contractuelle, la vie du salarié dans l’entreprise mais aussi de traiter les données sociales de telle sorte que les éléments de pilotage et de reporting soient fiables. C’est un travail rébarbatif et souvent abandonné par les DRH au profit de sujets plus « séduisants ». Il ne suffit pas de sous-traiter la paye, voire le SIRH complet, pour évacuer le sujet de l’administration du personnel. Au contraire, une attention toute particulière doit être portée aux process administratifs pour les mettre sous contrôle. Sinon, les outils de pilotage extrait des SIRH ne reflètent pas la réalité de l’entreprise. Une direction générale ne peut pas prendre de décision pertinente et adaptée, à commencer par l’évolution de sa masse salariale. En ce qui concerne les relations sociales, la France a le monopole d’un droit social compliqué et d’une histoire syndicale complexe. C’est donc un sujet de préoccupation permanente pour un DRH, parfois lourd à porter mais pas insurmontable. Cela nécessite une attention permanente à communiquer et à dialoguer avec les Organisations Syndicales, les représentants des instances – comité d’entreprise, comité hygiène et sécurité (dont les prérogatives sont de plus en plus importantes dans les entreprises). Il est donc indispensable de bien savoir maîtriser ces sujets et en particulier dans toutes les phases de développement ou de transformation de l’entreprise.
Comment bien mener plusieurs projets RH ?
Il faut savoir être un chef d’orchestre. Pour diriger plusieurs projets, un DRH doit être organisé, être centré sur l’objectif, avoir un système de veille permettant d’alerter et d’anticiper, être agile et ne pas être dans la reproduction systématique de ce qui a déjà été réalisé. Souvent, il faut savoir être opportuniste c’est-à-dire saisir le sujet par là où il se présente. La situation idéale pour travailler un sujet est quasi improbable. Aussi, à quelques rares exceptions, il ne faut jamais être dans un passage en force. Cela ramène au sujet de la communication, du dialogue régulier, des échanges informels, d’explication, voire de ré-explication, dans une démarche pédagogique pour faire en sorte de limiter les rapports conflictuels.
« Relations extérieures et la direction des ressources humaines… »
En tant que DRH, quelle est l’importance de fédérer des contacts de haut niveau dans le monde politique et administratif ?
C’est un point extrêmement important que j’ai eu l’occasion de vérifier dans plusieurs expériences professionnelles. Il ne faut pas attendre la situation de crise pour rencontrer des représentants de la direction générale du travail, à commencer parfois par le directeur de la DIRECCTE (ex DDTE). Outre l’inspecteur du travail, indispensable dans les premiers contacts, il faut travailler à d’autres niveaux selon la taille de l’entreprise : démontrer que l’on est professionnel, avoir le souci de présenter la situation de l’entreprise à l’instant « t » et faire comprendre ses enjeux à moyen terme. Lors de mes rencontres avec l’administration, très souvent accompagnée par un patron opérationnel, nous avons été extrêmement bien accueillis par le directeur de la DIRECCTE ou un chargé de mission de la direction générale du travail. Ils apprécient beaucoup d’avoir régulièrement de l’information sur ce qui se passe sur le terrain économique et social des entreprises. Aussi, le jour où l’entreprise rencontre des difficultés, les prises de contact en amont facilitent la compréhension d’un dossier de transformation ou de restructuration. L’échange n’est plus qu’avec l’inspecteur du travail – qui généralement n’a pas la volonté d’être dans l’accompagnement de l’entreprise mais est plutôt dans la confrontation et la constitution d’un rapport de force favorable aux organisations syndicales. Le fait donc d’avoir échangé au préalable avec des interlocuteurs de haut niveau, facilite le travail. Sur des fermetures de sites industriels, le politique a énormément d’importance mais ne peut pas être travaillé en amont et de façon permanente. Par exemple, le préfet qui est indispensable lors de cette action en raison des impacts sur le bassin d’emploi, ne reçoit que lorsque la restructuration s’engage. C’est donc une façon de renvoyer du professionnalisme, de faire comprendre les contextes d’entreprises à des interlocuteurs de haut niveau de l’administration. Cela permet de travailler sur l’image de l’entreprise, de préparer le terrain en cas de problématiques difficiles ultérieures.
Quel est le poids des Organisations Syndicales en phase de croissance ?
C’est aux entreprises, et plus précisément aux DRH, et par une action volontariste de leur part, de faire grandir les Organisations Syndicales (OS). On ne pourra pas sortir d’un système de fonctionnement par confrontation tel qu’il s’exprime depuis plus d’un siècle en France, si on ne donne pas aux OS la possibilité de comprendre le monde économique dans lequel l’entreprise évolue. La compréhension des enjeux économiques et sociaux passe par une culture économique forte et passe donc par des formations des acteurs syndicaux. Il faut également travailler à deux niveaux : les OS appartenant à l’entreprise et les OS des fédérations professionnelles par branches d’activités, voire éventuellement au niveau des confédérations – plus rare. Les représentants des OS au niveau d’une fédération professionnelle ont, en général, une vision plus claire des enjeux économiques et sociaux au niveau des branches d’activité contrairement au représentant syndical d’une entreprise. Au sein de l’entreprise, le DRH a la responsabilité de faire évoluer ses représentants du personnel par des plans de formation adaptée à leur double responsabilité (salarié + mandaté). Dans les phases de croissance, il faut donc continuer à informer, à communiquer, à expliquer avec une réelle démarche pédagogique, y compris lors des présentations en comité d’entreprise. Il ne faut donc pas négliger les OS dans ces périodes là et travailler avec elles dans les phases calmes pour constituer le dialogue et avoir un terrain « plus compréhensif » lorsque les tempêtes se présentent.
Comment gérer au mieux la relation avec les Organisations Syndicales ?
Il faut informer, être pédagogique dans les démarches que l’on met en œuvre. Bien entendu, il est indispensable d’instaurer une relation de confiance, de les considérer comme des partenaires et d’avoir un dialogue ouvert sans oublier d’exprimer son autorité. Le « parler vrai » a le mérite de rendre responsable ses interlocuteurs. Savoir rappeler régulièrement avec doigté que le chef d’entreprise est maître à bord est indispensable. De façon plus générale, nous souffrons dans bon nombre d’entreprises d’une perte d’autorité qui laisse le champ libre à des expressions anarchiques voire de désespérance chez des collaborateurs qui ont besoin de sentir une colonne vertébrale s’exprimer au travers de leur ligne managériale. Les OS peuvent parfois et de façon intéressante vouloir challenger la direction générale mais restent souvent au niveau de la critique sans apports constructifs. Les réunions « off » permettent de débloquer des situations de crispations et de favoriser des expressions plus constructives.
Quel est l’apport du Management de Transition dans ce contexte ?
Souvent, on fait appel à une compétence surdimensionnée afin que très vite s’exprime la capacité de mettre en œuvre des actions. L’expérience antérieure a permis au MT d’être un chef d’orchestre avisé. Les managers de transition sont souvent sollicités pour régler des sujets de tensions fortes dans l’entreprise, réorganisation voire restructuration. Finalement ce qui est important c’est que la personne ne soit pas marquée par l’histoire de l’entreprise. Elle peut donc être plus facilement acceptée dans ses prises de position par ses interlocuteurs – management ou Organisations Syndicales – elle peut faire davantage autorité. Chacun sait que nul n’est prophète en son pays et qu’un DRH installé depuis longtemps dans sa fonction, pourra être moins écouté par un Directeur Général lors de recommandations que ne peut l’être un manager de transition tenant le même discours. Le manager de transition a donc cette capacité à favoriser le passage des messages et à pouvoir mettre en œuvre très rapidement.
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Comment vous avez connu Delville Management ?
J’ai connu ce cabinet par hasard, par une recherche que Delville effectuait en décrivant un poste au travers d’un mail qui a été transmis à plusieurs personnes différentes et de façon incidente, j’ai reçu cette offre. J’ai donc pris contact.
Pourquoi avez-vous intégré le Club Delville ?
C’est une initiative qui m’a semblée extrêmement intéressante. Contrairement aux divers clubs existants de DRH et dans lesquels je n’ai pas trouvé suffisamment de « nourriture », j’ai découvert que la pluridisciplinarité de ce club permettait de s’enrichir des réflexions, des analyses, des problématiques de personnes qui sont sur d’autres métiers. Chaque trimestre, on se voit autour d’une problématique donnée et partagée. On s’enrichit. Et là, on est au cœur de l’entreprise et de son activité. C’est ce qui est intéressant dans ce Club : la création de richesse et d’intelligence collective.
L’intéret des réseaux sociaux pour un manager de transition
Jean-René RIVIÈRE, membre du Club Delville et Directeur Financier – manager de transition.
Quelle est l’importance d’avoir un réseau quand on est manager de transition ?
Être manager de transition signifie que nous n’avons pas de patron, nous n’avons pas de salariés et nous n’avons pas d’entreprise. Je suis tout seul dans une région du monde, cela peut être Brest ou Alger par exemple. Coupé du monde de la recherche d’emploi avec des missions durant entre 6 et 12 mois, il faut absolument rebondir derrière. C’est là que le réseau est primordial. En effet, avant la fin d’une mission, il est extrêmement important d’avoir de la visibilité sur les prochaines responsabilités qui pourraient m’être confiées. C’est à ce moment-là que j’active mes contacts dans le monde professionnel : recruteurs, chasseurs de têtes, cabinets de management de transition. Pour moi, c’est vital, parce que je suis seul et loin des décideurs. Je me raccroche ainsi aux réseaux que je me suis créés.
Comment développez-vous votre réseau ? Comment le cultiver et le fidéliser ?
Aujourd’hui, j’ai un réseau d’environ 400 personnes dans différents cabinets en France et à l’étranger. A chaque fois que je démarre une mission, j’informe ces 400 personnes, de la durée de cette mission et de son contenu. Un mois avant de la terminer, je contacte par email ces 400 personnes pour les informer de ma future disponibilité, de penser à moi et je leur demande si l’on peut coopérer ensemble. Dès que j’ai terminé ma mission, parmi ces 400 personnes, j’ai un noyau d’une soixantaine de contacts (le « Top 60 ») que j’appelle tout de suite pour tenter d’obtenir des rendez-vous, tâter le terrain et mieux connaître leurs opportunités de missions. Parmi ces 60 personnes, j’ai également un « Top 10 » avec qui je reprends contact et je fixe avec eux des rendez-vous, autour d’un petit déjeuner ou bien d’un déjeuner. Je leur apporte mon CV mis à jour, je leur explique ce que je fais de manière à ce qu’ils soient prêts à me faire travailler chez un de leurs clients.
Que vous apporte ce réseau dans votre position de manager de transition ?
Première chose, je suis très terre-à-terre comme beaucoup de financier. C’est la mission de demain : je suis tout le temps en train de réfléchir à ce que je vais faire demain, où je serai basé, avec quel moyen, etc.
Pour moi, travailler est essentiel, c’est mon gagne-pain. En définitive, je compte vraiment sur mon réseau pour ça.
Quand je suis en mission, c’est d’avoir un réseau sur qui m’appuyer et qui peut m’aider. C’est la seconde raison. J’ai aussi un réseau de Directeur Financier, à travers une association de 3000 Directeurs Financiers en France. Je peux avoir une lacune dans un domaine particulier, fiscal, comptable ou autre. Je me permets de solliciter certains membres de cette association pour leur poser des questions, se rencontrer et m’aider à résoudre mon problème en entreprise.
Deux types de réseau sont là pour m’aider : un professionnel, assez technique et un cabinet de management de transition/recruteur pour mon avenir professionnel.
Quelle est l’utilité des réseaux sociaux quand on est manager de transition ?
L’utilité des réseaux sociaux est la visibilité : rester visible et actif. Je me dois d’informer de ma situation actuelle aux personnes en charge du recrutement dans les différents cabinets. Aussi, les personnes en charge de rechercher des compétences sont de plus en plus présentes sur ces réseaux, j’en donne pour exemple un des confrères de DELVILLE qui chaque mois fait paraître un article sur VIADEO, ou un autre qui positionne certaines annonces sur LinkedIN. Dans les 2 cas, connaissant les dirigeants de ces 2 cabinets, je leur réponds régulièrement sur les réseaux. Et ainsi, j’espère rester en haut de « l’affiche ».